Mykonos, les ch’tis et nous.

Le port de Mykonos

Mykonos, la fêtarde.

Arrivées à Mykonos après six heures de bateau, la nuit tombe, on a un peu peur de ne pas trouver le propriétaire de notre pension, John. Finalement c’est lui qui nous repère, sans être méchant, John n’est pas la personne la plus aimable du monde et il tente tout de suite de nous vendre des bijoux, apparemment tous les habitants de l’île tiennent un bijouterie. Le côté commercial nous déplaît assez.

Dès que nos affaires sont posées nous repartons vers le centre de la ville, à Chôra, à pieds. On doit longer la route pendant quelques kilomètres, tout près d’un précipice. Pas rassurant, surtout que Mykonos est une île très venteuse, et une bourrasque pourrait nous faire facilement perdre l’équilibre.

Les rues de Mykonos sont minuscules et remplies de boutiques pour touristes. On sent que l’atmosphère Jet-Set est très présente, pas étonnant que les Ch’tis aient tourné ici, c’est le Ibiza de la mer Egée. On en s’attarde pas bien longtemps, et épuisées de n’avoir rien fait, on retourne vite se coucher.

Mykonos est beaucoup plus agréable au matin ou en milieu de journée: tous les touristes dorment ou sont à la plage. Les rues sont plus calmes, moins encombrées, on peut enfin prendre un peu de plaisir à errer dans les ruelles blanches et bleues, et croiser au coin d’une rue le symbole de l’île: un pélican.

Délos, sanctuaire panhellénique. 

La vraie raison de notre passage à Mykonos c’est la visite de Délos, le sanctuaire panhellénique, l’île où fut déposé le trésor de la ligue de Délos, fondée par les cités grecques pour lutter contre l’envahisseur Perse.

Nous arrivons à Délos à 9h, parées de bouteilles d’eau et de chapeau, s’attendant malgré la bonne heure à une chaleur sèche et suffoquante. Erreur. Le soleil tape peut-être mais l’île de Délos est entièrement sous le vent, il est impossible de porter un chapeau, et je manque de perdre le mien à plusieurs reprises. A notre arrivée le site est encore vierge, nous fuyons vite la masse de touristes qui nous suit pour aller dans l’autre direction en empruntant l’allée des processions pour se retrouver au sanctuaire d’Apollon. Lorsqu’on a passé un an à étudier l’hégémonie grecque, les guerres médiques et la toute puissance athénienne, c’est assez incroyable de se retrouver dans ce lieu que l’on pense connaître pourtant si bien par tous ces textes, ces témoignages lus et commentés.

Le problème est que Délos est avant tout un champ de ruines: l’île est vide et jonchée de colonnes tombées. Encore quelques pieds de statues, quelques portes de temples et les lions. LA Terrasse aux lions! Le symbole de l’île, ceux qui se trouvent sous nos yeux (et sur la photo) sont des faux, les vraies sont conservés au musée, à quelques pas derrière.

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Il semble que les hauteurs soient mieux conservées. On erre entre les ruines de maisons, on croise quelques mosaïques, au loin on aperçoit le théâtre, bien conservé mais malheureusement inaccessible. On finit par se perdre sans retrouver d’où l’on vient, on marche alors entre des hommes qui nettoient les ruines et font quelques fouilles, un peu mal à l’aise, conscientes d’être là où le public n’a pas le droit d’aller.

Pleines de motivation et pour profiter jusqu’au bout de cette excursion nous montons à travers un petit chemin broussailleux où nos jambes se font griffées par les ronces et les herbes hautes. Jéromine n’est pas tout à fait rassurée, ce chemin n’est surement pas pour le public non plis. On parvient de le temple d’Aphrodite d’où pars un plus grand chemin, le bon cette fois. Vu d’un peu plus haut le temple d’Aphrodite est superbe, sur deux étages avec des colonnes adossées à la colline. Plus haut (toujours plus haut) nous arrivons à la porte d’Isis, celle que l’on voit dès l’entrée dans le port et qui semble alors si lointaine, perdue seule dans les hauteurs. C’est d’ici qu’il y a la plus belle vue sur l’ensemble du site.

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Le retour en bateau est lui même un attraction: la mer est si agitée par le vent que le navire se retrouve par moments à la verticale, tour à tour nous ne voyons que le ciel, puis la mer. Mieux que des montagnes russes, du moment que ça ne dure pas plus longtemps.

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