Janvier en blanc et gris

Le mois de janvier a été froid à Paris, froid et gris. Il parait qu’on n’a vu le soleil pas plus d’une minute par jour et le moral des gens s’en est parfois ressenti. En ce qui me concerne j’étais trop occupée par mes révisions pour vraiment m’en apercevoir, je n’ai compris que le soleil m’avait manqué que quand il est réapparu. Et Boudiou ce que ça faisait du bien !

Tout hivernal qu’il était mon mois de janvier a été rempli de découvertes, culturelles évidemment, car quoi de mieux que de plonger sous la couette avec un bouquin quand il pleut, ou arpenter les salles tamisées des musées pour se réchauffer ?

 

 

 

Il parait que ce qu’on fait le premier jour de l’année est à l’image de l’année qui va se dérouler, et cette année je l’ai voulue culturelle. Malgré le froid et le vent j’ai réussi à convaincre mon copain de sortir le 1er pour nous rendre au Palais de Tokyo où se tenaient les derniers jours de l’exposition « carte blanche à Saraceno » ; arrivés devant le musée, la longue queue qui longeait le bâtiment m’a vite fait déchanter : hors de question que je fasse la plante pendant une heure dans le froid. Il a donc fallu trouver un plan B, il se trouvait à quelques mètres à peine : le musée national des arts asiatiques Guimet !

 

 

 

 

Départ pour l’Asie: voyage au Musée national des Arts asiatiques

Il n’y avait personne pour visiter l’exposition « l’ère Meiji » et j’ai eu la bonne surprise d’avoir droit à une seconde entrée dans les dix jours pour aller visiter les collections permanentes. L’exposition Meiji m’a rappelé combien l’art japonais était fin et élégant ; j’avais envie de tout peindre et tout photographier, j’étais presque en extase devant les laques et les paravents. Bref c’était BEAU !

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Une semaine plus tard alors que mon amie Margot du blog Les voix vibrantes s’envolait pour la Thaïlande j’ai décidé de ne pas être en reste et de voyager un peu aussi en passant ma pause midi à déambuler dans les galeries d’Asie du sud-est et du sous-continent indien dans ce même Musée Guimet. Armée de mon appareil photo cette fois ci, j’en ai profité pour essayer de photographier ces objets qui font rêver et ça m’a permis de les peindre en aquarelle ensuite. A noter : faire des photos au musée est finalement une bien bonne idée, ça prolonge la visite.

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Le musée Guimet est en train de devenir un de mes musées préférés. On se prend pour Alexandra David-Neel en se promenant parmi les bouddhas, on admire les représentations multiples de Shiva et Brahma, on se pâme d’admiration devant les statuettes chinoise du début du Moyen-Âge. J’étais alors presque seule au musée et j’ai quitté l’espace d’une bonne heure ce Paris gris pour partir sous des cieux chargés d’une histoire et d’une spiritualité qui me sont inconnues.

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Le 1er dimanche du mois, c ‘est musée – La cité de l’architecture et du patrimoine.

Pour poursuivre mon odyssée des musées on a décidé avec Jéromine de profiter des premiers dimanches du mois gratuits pour voir un maximum de lieux (musées ou châteaux) ; nous nous sommes donc retrouvées ce premier week-end de l’année devant le palais de Chaillot pour y visiter la cité de l’architecture.

Des années que je voulais me rendre dans ce musée et je n’ai pas été déçue : si vous n’avez que quelques jours à passer en France je vous le conseille vivement. Dans ce musée on trouve les plus grandes œuvres architecturales de France à l’échelle 1/1 : la plupart des moulages médiévaux ont été faits au cours des XIXe et  XXe siècles et il est plaisant de pouvoir admirer la chartreuse de Champmol à côté du tympan de la cathédrale de Chartres sans avoir à faire 500 kilomètres. Même si ces œuvres prennent une autre dimension dans leur lieu originel, elles sont bien mises en valeur et on peut plus facilement en admirer les détails.

La seconde partie du musée, à l’étage, concerne le patrimoine architectural plus moderne : art nouveau, Le Corbusier, le centre Pompidou. On y trouve surtout des maquettes et je suis toujours aussi surprise de trouver certains bâtiments superbes en maquette et assez moches en réalité.Le gros plus de cet étage c’est la visite grandeur nature d’un appartement de la cité radieuse de Marseille, je ne suis pas une fan de l’architecture de Le Corbusier mais ça m’a donné envie de connaître mieux son travail et de me rendre à la villa Savoye à Passy.

 

 

 

 

 

Lecture – Leigh Bardugo et la trilogie Grisha

En période de révision c’est toujours agréable d’avoir une activité pour s’aérer totalement l’esprit : du sport, une bonne série à regarder ou encore un bon bouquin pas prise de tête. Pour moi ce fut la trilogie Grisha de Leigh Bardugo, un récit de fantasy jeunesse dans lequel on se plonge facilement et qu’on lâche difficilement.

 

Synopsis : Dans le royaume de Ravka en guerre contre ses voisins depuis des décennies Alina et Mal, deux orphelins recrutés dans l’armée, rejoignent le camp militaire de Kribirsk avec pour mission d’entrer dans le Fold – cette immense mer de néant qui divise le royaume en deux et l’affaiblit jour après jour. Lors de cette traversée, leur navire est attaqué par des volcras, ces bêtes sauvages qui vivent dans le Fold, mais Alina parvient à les repousser et à sauver l’équipage. De retour à Kribitsk la nouvelle se répand vite et parvient jusqu’aux oreilles des Grishas, les magiciens de l’armée, et de leur chef : le Darkling. Qui est Alina ? Son pouvoir pourrait-il enfin permettre de réunir le royaume et sauver Ravka toute entière ?

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L’histoire n’a rien de bien original, une orpheline qui se découvre un pouvoir super puissant et qui va potentiellement sauver le monde et pourtant tous les détails qui en font une bon récit sont présents. Un monde magique qu’on apprend à connaître peu à peu, des personnages ambigus qui feront douter l’héroïne plus d’une fois, des légendes et des contes oubliés qui deviennent réalité, Leigh Bardugo parvient à créer un monde cohérent qui laisse au lecteur une grande part d’imagination. Les péripéties sont bien dosées et souvent intrigantes, l’évolution des personnages paraît parfois un peu lente mais on prend plaisir à découvrir leurs caractères, et les histoires amoureuses, bien que clichées, font toujours battre mon petit cœur de jeune fille. En gros on sait ce qu’il va se passer mais on éprouve toujours autant de ravissement quand ça arrive !

J’ai adoré le monde de Leigh Bardugo, qu’elle fait naître dans la trilogie Grisha et qu’elle poursuit dans Six of Crows. Ravka est une sorte de Russie légendaire, terre millénaire constamment en guerre qui est aidée par le pouvoir des Grishas, ces sorciers maîtrisant la matière, le corps humain et les éléments et qui sont pourchassés dans les autres pays pour leurs pouvoirs effrayants. Les Grishas demeurent néanmoins des humains en proie à la jalousie, l’orgueil et l’avidité, et dont on apprend peu à peu l’histoire.

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Même si l’auteur ouvre de nombreuses portes et des possibilités infinies pour le lecteur de s’imaginer d’autres histoires, la trilogie Grisha comporte bien une fin qui nous rend un peu nostalgique lorsqu’on referme la dernière page.

Rédigée à la première personne du point de vue d’Alina, l’écriture comporte quelques défauts : malgré un style parfois simple qui s’adresserait plutôt à des pré-adolescents, les questionnements de l’héroïne portent par moments sur des sujets qui toucheraient plus les 15/16 ans. L’auteur a sans doute eu du mal à se positionner, ce problème ne se pose plus dans Six of crows qui s’adresse davantage à un public « young adult ». En voulant dévoiler toutes les dimensions de ce nouveau monde l’auteur oublie de donner de la consistance à certaines d’entre elles : c’est le cas pour la partie historique et relations internationales du Royaume de Ravka qui n’est pas assez aboutie à mon goût.

Qu’on soit adolescent ou adulte, si on aime la fantasy on passe un très bon moment en compagnie d’Alina et des Grishas et on a hâte de se plonger dans les autres romans de cette auteure se déroulant dans le même univers.

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Des bibliothèques un peu, beaucoup, à la folie.

En janvier je me suis enfin bien amusée à vous faire découvrir sur instagram les plus belles bibliothèques du monde. Du Trinity college à la bibliothèque de Rio les bibliothèques sont souvent des bijoux d’architecture intérieure qui donnent envie de se replonger dans les études seulement pour fréquenter ces superbes salles remplies de bouquins du sol au plafond.

Par la même occasion j’ai pris plaisir à exhumer les vieux bouquins que nous avions dans les propres fonds de notre bibliothèque et j’ai super envie d’en apprendre plus sur la reliure, le papier, l’écriture, l’édition, bref tout ce qui concerne le monde du livre et que j’ignore encore pour cause de pas d’études dans ce domaine là.

 

 

 

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Ce bilan du mois de janvier est enfin fini, mieux vaut tard que jamais, et je vais m’atteler le plus vite possible à rédiger celui de février…qui sait, j’arriverai peut-être à le publier avant la fin du moi de mars !

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