Lago de Atitlan – le roi des lacs?

Après notre halte sur le lac Peten à Flores je me suis aperçue à quel point j’adorais les lacs, plus calmes et reposants que les bords de mer. Après la quiétude de cette après midi passée à ne rien faire les pieds dans l’eau on peut dire que j’attendais beaucoup de ce séjour au bord du lac Atitlan, roi des lacs d’Amérique centrale, surtout que mes jambes ne s’étaient toujours pas remises du trek à l’Acatenango.

Le Lac Atitlan est décrit comme l’un des plus beaux lacs du monde, rien que ça. Entouré de volcans, le lac est en fait un gigantesque cratère lui-même, ce qui lui assure d’avoir des pentes bien vertes et fertiles vite cultivées par des  tribus toltèques venues du Mexique. Atitlan nous promettait donc un cadre idyllique pour faire une bonne pause de farniente au milieu de notre périple.

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Vue du lac depuis la colline du “nez de l’indien”
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Avant de partir dernière vue sur le lac et le volcan San Pedro depuis Panajachel

2h de minibus depuis Antigua, plus une heure à attendre le passage d’un « barrage » en pleine montagne, et l’exaltation de nous rendre sur ce fameux lac commençait à légèrement se dissiper. Quand tout à coup le minibus atteint le sommet de la montagne, du volcan si vous préférez, et bascule sur le lac ; impossible de retenir un petit cri de bonheur à la vue de cette immense étendue d’eau scintillante ceinte de dizaines de sommets aux pieds desquels s’accrochent quelques villages. La route fait un peu peur mais c’est un ravissement – et je pèse mes mots – à chaque virage. Le Lac Atitlan se découvre alors qu’on ne l’attendait plus et au premier coup d’œil il comble toutes nos attentes.

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Les pilotis c’est toujours photogénique
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Fin d’après-midi, San Juan est vite cachée du soleil qui illumine encore le volcan San Pedro

Il  faudra encore une bonne heure à notre minibus pour parcourir les villages sur des routes poussiéreuses, déposant les touristes ici et là, avant d’arriver à  destination : San Pedro. Parmi les nombreuses cités lacustres nous avions décidé initialement de poser nos valises à San Juan, malheureusement le village étant plus petit et moins bien desservi que les autres nous échouerons à San Pedro, temple des touristes en mal de fête, et qui aiment déambuler pieds nus à toute heure du jour et de la nuit. On est un peu déçues de l’ambiance générale du village. Sans vouloir se la jouer « on déteste les touristes », on apprécie assez peu le côté mi Peace mi fête du lieu, on apprécie surtout très peu d’être réveillées toute la nuit par des gens qui chantent et qui hurlent. Les rabats-joie sont de retour !

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Je ne me lasse pas de cette vue
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Manger israëlien en profitant de cette vue, what else?

A Atitlan on va retrouver  toutes les personnes les plus sympas qu’on a vues du séjour : à commencer par Lisa et Vérina, deux de nos acolytes du trek qui ont eu la merveilleuse idée, comme nous, de venir au bord du lac pour ne rien faire. Et si je n’aime pas cette ambiance pour touristes il y a cependant un spot que j’ai adoré et où nous avons passé la majeure partie du séjour : Soboba, l’un des restaurants israéliens du village. Il faut savoir qu’une grosse diaspora israélienne a émigré au Guatemala, ce n’est pas pour rien que cet état a si rapidement emboîté le pas aux Etats-Unis pour reconnaître Jérusalem capitale d’Israël. Cette immigration a un gros intérêt pour moi : manger de la nourriture israélienne et …le serveur du restaurant qui est vraiment vraiment pas mal !

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Soboba, l’un de mes meilleurs souvenirs de restaurant en voyage

Entre la nourriture et la vue j’ai gardé un excellent souvenir de ces heures passées à papoter entre copines de tout et de rien. C’est toujours agréable de rencontrer des gens en voyage, ça l’est encore plus lorsqu’on s’entend tellement bien avec eux qu’on sait avec certitude qu’on serait devenus amis même en se croisant dans nos univers familiers. Mais trêve de bavardage, Atitlan ce n’est pas que du farniente.

Les Villages lacustres

Dès le lendemain nous entamons les visites des villages qui entourent le lac, en compagnie de Gaël et Célia du blog mi-fugue mi-raison – nos seconds super compagnons. Le passage d’un village à l’autre se fait par lancha, et les eaux du lacs ne sont pas aussi calmes qu’elles y paraissent. Nous sommes rapidement secoués dans tous les sens et trempés par les éclaboussures de la barque frappant l’eau. Mais nous arrivons sains et saufs à San Marco, patrie des bouddhistes et autres spiritualités. Dès l’arrivée à l’embarcadère le ton est donné : les rues auraient pu être mignonnes mais les affiches proposant mille expériences spirituelles variées rendent le lieu un peu trop cliché à mon goût. Si je conçois bien que l’on puisse sentir un certain apaisement dans ce lieu et vouloir y pratiquer ces sagesses asiatiques, transformer un village en lieu de spiritualité spécial pour occidentaux manque cruellement de finesse. Déçus de ce village nous ne tardons pas trop à rentrer à San Pedro ;

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la rue principale de San Juan

Nous nous rendons le second jour dans le village de San Juan, le plus proche de notre location. San Juan est connu pour être un peu différent des autres villages : moins touristique, il est centré sur l’artisanat du textile et est décoré de fresques naïves qui justifient une balade. En venant en fin d’après-midi les derniers touristes sont pratiquement tous partis, à part nous, et l’ambiance nous parait vraiment calme et, enfin, apaisante. On y fait nos premières emplettes sans être pressées d’acheter, bien au contraire on peut prendre le temps de parler avec les vendeurs de leur travail, d’essayer la moitié de la boutique et de profiter des conseils avisés.

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San Juan, ville artistique

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Ce n’est pas une fresque mais cette “affiche” du parti patriote est présent dans tous les villages et rappelle les années difficiles qu’à traversé le Guatemala il y a peu

A l’aube sur le nez de l’indien 

Atitlan étant entourée de volcan vous vous doutez qu’on allait forcément essayer de grimper sur l’un d’eux. Oui, mais en fait non… Les guides insistent sur le fait que des bandits de grands chemins circulent sur les circuits de randonnée et qu’il vaut mieux éviter de s’y rendre seul. Adieu donc petite randonnée, nous n’avons aucune envie de payer de nouveau un guide pour une rando de 7h alors que j’ai toujours du mal à monter de escaliers. Mais on ne se laisse pas abattre, à défaut d’une marche nous irons au moins voir un lever de soleil.

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Nous retrouvons Gaël et Célia de – trop – bon matin, la tête enfouie dans la polaire, les yeux pas tout à fait en face des trous, et nous grimpons dans un van : direction le Nez de l’indien. Le Nez de l’indien c’est une colline qui se dresse au-dessus de San Juan et qui aurait le profil d’un homme maya. Depuis le parking du van nous devons grimper une bonne demi-heure dans la nuit, nos lampes frontales nous indiquant le chemin entre les pierres et le vide. Arrivés en haut nous avons droit, comme d’habitude, à un peu de café guatémaltèque, les plantations autour du lac étant principalement des plantations de café. Et comme cette petite tasse chaude faisait du bien !

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Le soleil n’est pas encore levé, on aperçoit les premiers rougeoiements du soleil au loin, et on distingue très bien les silhouettes de l’Acatenango et du Fuego. On se demande un moment si ces lueurs rouges ne sont pas le signe des éruptions du Fuego. Le lac parait si calme, les pâles lueurs dévoilent peu à peu ses eaux ridées par le vent. Les oiseaux se sont réveillés mais il n’y a encore que le soleil qui bouge, le soleil et nos petites mains qui se réchauffent contre le mug de café. Enfin il apparaît sur des cimes qui se parent de doré pour l’occasion ; les pentes des volcans sont d’un vert brillant, un oiseau tente enfin le premier vol au-dessus des eaux qui ne tardent pas à s’agiter sous le passage des premières lanchas.

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Ce nouveau lever de soleil sur les volcans nous en aura mis plein les yeux. Alors qu’on redescend gaiement vers San Pedro la vie se réveille dans les villages, les tons rosés disparaissent et laissent place aux couleurs de la journée. Du Nez de l’indien on comprend mieux pourquoi c’est bien le plus beau lac du monde. Mais il est déjà temps de dire au revoir à nos compagnons de voyage et de jeter un dernier regard au lac: nous reprenons la route à deux en direction du nord.

“We are poor lonesome cowgirls far away from home”

Mon avis :

Il est impensable de se rendre au Guatemala sans passer par le lac Atitlan, mais c’est bien depuis les sommets des collines ou des volcans que ce lac est le plus majestueux, il est donc intéressant de réserver une excursion de type trek pour profiter du spectacle incroyable qu’offre cette caldera ceinte de volcans.

San Pedro est pratique mais n’est pas le meilleur endroit pour loger : si vous préférez la tranquillité visez plutôt San Juan ou d’autres villages plus difficiles d’accès comme Jaibalito ou Tzununa. Enfin il y a sans doute des établissements de rêve, perdus au milieu de la nature où vous pourrez profiter à la fois de la vue et du calme, mais il vous faudra chercher un peu, et probablement payer plus cher.

Comme toujours je vous conseille vivement d’aller visionner la vidéo de notre vlog sur ce séjour au lac Atitlan sur la chaîne youtube de l’archivoyageuse

 

Janvier en blanc et gris

Le mois de janvier a été froid à Paris, froid et gris. Il parait qu’on n’a vu le soleil pas plus d’une minute par jour et le moral des gens s’en est parfois ressenti. En ce qui me concerne j’étais trop occupée par mes révisions pour vraiment m’en apercevoir, je n’ai compris que le soleil m’avait manqué que quand il est réapparu. Et Boudiou ce que ça faisait du bien !

Tout hivernal qu’il était mon mois de janvier a été rempli de découvertes, culturelles évidemment, car quoi de mieux que de plonger sous la couette avec un bouquin quand il pleut, ou arpenter les salles tamisées des musées pour se réchauffer ?

 

 

 

Il parait que ce qu’on fait le premier jour de l’année est à l’image de l’année qui va se dérouler, et cette année je l’ai voulue culturelle. Malgré le froid et le vent j’ai réussi à convaincre mon copain de sortir le 1er pour nous rendre au Palais de Tokyo où se tenaient les derniers jours de l’exposition « carte blanche à Saraceno » ; arrivés devant le musée, la longue queue qui longeait le bâtiment m’a vite fait déchanter : hors de question que je fasse la plante pendant une heure dans le froid. Il a donc fallu trouver un plan B, il se trouvait à quelques mètres à peine : le musée national des arts asiatiques Guimet !

 

 

 

 

Départ pour l’Asie: voyage au Musée national des Arts asiatiques

Il n’y avait personne pour visiter l’exposition « l’ère Meiji » et j’ai eu la bonne surprise d’avoir droit à une seconde entrée dans les dix jours pour aller visiter les collections permanentes. L’exposition Meiji m’a rappelé combien l’art japonais était fin et élégant ; j’avais envie de tout peindre et tout photographier, j’étais presque en extase devant les laques et les paravents. Bref c’était BEAU !

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Une semaine plus tard alors que mon amie Margot du blog Les voix vibrantes s’envolait pour la Thaïlande j’ai décidé de ne pas être en reste et de voyager un peu aussi en passant ma pause midi à déambuler dans les galeries d’Asie du sud-est et du sous-continent indien dans ce même Musée Guimet. Armée de mon appareil photo cette fois ci, j’en ai profité pour essayer de photographier ces objets qui font rêver et ça m’a permis de les peindre en aquarelle ensuite. A noter : faire des photos au musée est finalement une bien bonne idée, ça prolonge la visite.

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Le musée Guimet est en train de devenir un de mes musées préférés. On se prend pour Alexandra David-Neel en se promenant parmi les bouddhas, on admire les représentations multiples de Shiva et Brahma, on se pâme d’admiration devant les statuettes chinoise du début du Moyen-Âge. J’étais alors presque seule au musée et j’ai quitté l’espace d’une bonne heure ce Paris gris pour partir sous des cieux chargés d’une histoire et d’une spiritualité qui me sont inconnues.

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Le 1er dimanche du mois, c ‘est musée – La cité de l’architecture et du patrimoine.

Pour poursuivre mon odyssée des musées on a décidé avec Jéromine de profiter des premiers dimanches du mois gratuits pour voir un maximum de lieux (musées ou châteaux) ; nous nous sommes donc retrouvées ce premier week-end de l’année devant le palais de Chaillot pour y visiter la cité de l’architecture.

Des années que je voulais me rendre dans ce musée et je n’ai pas été déçue : si vous n’avez que quelques jours à passer en France je vous le conseille vivement. Dans ce musée on trouve les plus grandes œuvres architecturales de France à l’échelle 1/1 : la plupart des moulages médiévaux ont été faits au cours des XIXe et  XXe siècles et il est plaisant de pouvoir admirer la chartreuse de Champmol à côté du tympan de la cathédrale de Chartres sans avoir à faire 500 kilomètres. Même si ces œuvres prennent une autre dimension dans leur lieu originel, elles sont bien mises en valeur et on peut plus facilement en admirer les détails.

La seconde partie du musée, à l’étage, concerne le patrimoine architectural plus moderne : art nouveau, Le Corbusier, le centre Pompidou. On y trouve surtout des maquettes et je suis toujours aussi surprise de trouver certains bâtiments superbes en maquette et assez moches en réalité.Le gros plus de cet étage c’est la visite grandeur nature d’un appartement de la cité radieuse de Marseille, je ne suis pas une fan de l’architecture de Le Corbusier mais ça m’a donné envie de connaître mieux son travail et de me rendre à la villa Savoye à Passy.

 

 

 

 

 

Lecture – Leigh Bardugo et la trilogie Grisha

En période de révision c’est toujours agréable d’avoir une activité pour s’aérer totalement l’esprit : du sport, une bonne série à regarder ou encore un bon bouquin pas prise de tête. Pour moi ce fut la trilogie Grisha de Leigh Bardugo, un récit de fantasy jeunesse dans lequel on se plonge facilement et qu’on lâche difficilement.

 

Synopsis : Dans le royaume de Ravka en guerre contre ses voisins depuis des décennies Alina et Mal, deux orphelins recrutés dans l’armée, rejoignent le camp militaire de Kribirsk avec pour mission d’entrer dans le Fold – cette immense mer de néant qui divise le royaume en deux et l’affaiblit jour après jour. Lors de cette traversée, leur navire est attaqué par des volcras, ces bêtes sauvages qui vivent dans le Fold, mais Alina parvient à les repousser et à sauver l’équipage. De retour à Kribitsk la nouvelle se répand vite et parvient jusqu’aux oreilles des Grishas, les magiciens de l’armée, et de leur chef : le Darkling. Qui est Alina ? Son pouvoir pourrait-il enfin permettre de réunir le royaume et sauver Ravka toute entière ?

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L’histoire n’a rien de bien original, une orpheline qui se découvre un pouvoir super puissant et qui va potentiellement sauver le monde et pourtant tous les détails qui en font une bon récit sont présents. Un monde magique qu’on apprend à connaître peu à peu, des personnages ambigus qui feront douter l’héroïne plus d’une fois, des légendes et des contes oubliés qui deviennent réalité, Leigh Bardugo parvient à créer un monde cohérent qui laisse au lecteur une grande part d’imagination. Les péripéties sont bien dosées et souvent intrigantes, l’évolution des personnages paraît parfois un peu lente mais on prend plaisir à découvrir leurs caractères, et les histoires amoureuses, bien que clichées, font toujours battre mon petit cœur de jeune fille. En gros on sait ce qu’il va se passer mais on éprouve toujours autant de ravissement quand ça arrive !

J’ai adoré le monde de Leigh Bardugo, qu’elle fait naître dans la trilogie Grisha et qu’elle poursuit dans Six of Crows. Ravka est une sorte de Russie légendaire, terre millénaire constamment en guerre qui est aidée par le pouvoir des Grishas, ces sorciers maîtrisant la matière, le corps humain et les éléments et qui sont pourchassés dans les autres pays pour leurs pouvoirs effrayants. Les Grishas demeurent néanmoins des humains en proie à la jalousie, l’orgueil et l’avidité, et dont on apprend peu à peu l’histoire.

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Même si l’auteur ouvre de nombreuses portes et des possibilités infinies pour le lecteur de s’imaginer d’autres histoires, la trilogie Grisha comporte bien une fin qui nous rend un peu nostalgique lorsqu’on referme la dernière page.

Rédigée à la première personne du point de vue d’Alina, l’écriture comporte quelques défauts : malgré un style parfois simple qui s’adresserait plutôt à des pré-adolescents, les questionnements de l’héroïne portent par moments sur des sujets qui toucheraient plus les 15/16 ans. L’auteur a sans doute eu du mal à se positionner, ce problème ne se pose plus dans Six of crows qui s’adresse davantage à un public « young adult ». En voulant dévoiler toutes les dimensions de ce nouveau monde l’auteur oublie de donner de la consistance à certaines d’entre elles : c’est le cas pour la partie historique et relations internationales du Royaume de Ravka qui n’est pas assez aboutie à mon goût.

Qu’on soit adolescent ou adulte, si on aime la fantasy on passe un très bon moment en compagnie d’Alina et des Grishas et on a hâte de se plonger dans les autres romans de cette auteure se déroulant dans le même univers.

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Des bibliothèques un peu, beaucoup, à la folie.

En janvier je me suis enfin bien amusée à vous faire découvrir sur instagram les plus belles bibliothèques du monde. Du Trinity college à la bibliothèque de Rio les bibliothèques sont souvent des bijoux d’architecture intérieure qui donnent envie de se replonger dans les études seulement pour fréquenter ces superbes salles remplies de bouquins du sol au plafond.

Par la même occasion j’ai pris plaisir à exhumer les vieux bouquins que nous avions dans les propres fonds de notre bibliothèque et j’ai super envie d’en apprendre plus sur la reliure, le papier, l’écriture, l’édition, bref tout ce qui concerne le monde du livre et que j’ignore encore pour cause de pas d’études dans ce domaine là.

 

 

 

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Ce bilan du mois de janvier est enfin fini, mieux vaut tard que jamais, et je vais m’atteler le plus vite possible à rédiger celui de février…qui sait, j’arriverai peut-être à le publier avant la fin du moi de mars !

Oslo-Bergen Railway – la Norvège à travers la vitre

Après avoir fait mon bilan où je vous parlais de mes moyens de transports préférés et de ma culpabilité de trop polluer en voyage je me suis rendue compte que j’avais vraiment très envie de vous parler de mon expérience du train en Norvège, qui fait partie de mes meilleures découvertes de l’année. J’ai toujours adoré prendre le train et j’étais même assez triste quand les 2h30 pour aller de Paris à Strasbourg ont été réduites à 1h50; alors prendre le train en voyage était une idée qui m’a assez vite séduite et les vues sur l’incroyable paysage norvégien depuis les fenêtres du train menant d’Oslo à Bergen hissent ce moyen de transport au sommet de mon TOP.

Malheureusement qui dit train, dit fenêtre et vitesse, et je n’ai pas un niveau suffisant en photographie pour rendre correctement ce que j’ai vu, mais je suis finalement assez contente de ces clichés pris sur le vif et qui rendent, si ce n’est la beauté, au moins l’ambiance de cette journée.

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Suivez-moi : on enfile ses après-skis, on remet son bonnet et ses moufles et en route pour traverser le centre d’Olso en direction de la gare par un frais matin d’octobre où l’aube ne s’est pas encore levée.

Nous avions prévu ce long week-end en Norvège – 5 jours – au dernier moment et comme Oslo ne me faisait pas particulièrement rêver j’avais décidé de vite lever le camp pour aller à Bergen, capitale des fjords, qui nous rapprochait des paysages majestueux que j’avais envie de voir en cette fin d’automne. Après avoir regardé quelques blogs j’ai pris connaissance d’une ligne de chemin de fer, parmi les plus belles du monde disait internet, qui joignait les deux villes en 6h30, en passant par le plus haut plateau d’Europe, la Hardangervidda, royaume des rennes.

J’ai, par la même occasion, découvert qu’il y avait un réseau de chemins de fer plus que conséquent en Norvège et que malgré le coût de la vie plutôt TRES élevé, le prix du train restait parfaitement abordable grâce aux mini-prix – un Aller Oslo/Bergen est à 45€, un peu moins que les tarifs de la SNCF. Même en m’y prenant au dernier moment j’ai réussi à obtenir ces billets. J’ai fait attention à prendre des horaires qui nous permettaient de voir le paysage, c’est-à-dire pas l’après-midi alors que le soleil se couche extrêmement tôt à cette latitude.

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8h – le Samedi 27 octobre 2018

Nous voici donc à la gare, un café dans une main et les billets dans l’autre, prêts à monter dans le train, à la fois fatigués et excités. Hélas première déception : les places que j’ai réservées ont visiblement changé et je ne suis pas du tout où je voulais. En bon Français on décide tout de même de s’attribuer la place tant voulue – face à face, avec une tablette – tout en surveillant à chaque arrêt si quelqu’un souhaite récupérer sa place. 6h plus tard personne ne nous a rien demandé et on aurait pu se passer de ces petits moments d’angoisse à chaque arrêt en station.

Le train siffle, s’ébranle, et nous voilà partis. J’ai prévu dans mes oreilles « Peer Gynt », l’opéra d’Edvard Grieg, l’un des grands compositeurs norvégiens. Mes parents m’avaient plus ou moins imposé cette musique lors de notre premier séjour en Norvège il y a dix ans et j’avais adoré. Cette œuvre a été faite pour les paysages de ce pays et j’ai l’impression de vivre l’âme de la Norvège en mêlant l’ouïe et la vue. Mais j’attends un peu avant de plonger des deux pieds dans l’imaginaire scandinave, pour le moment j’observe la banlieue d’Oslo que nous quittons lentement pendant que les premières lueurs apparaissent sans parvenir à chasser la lune.

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Très vite nous quittons la ville, Oslo est construite autour d’un fjord et la nature n’est jamais loin. J’essaie de suivre sur une carte où nous sommes mais j’abandonne vite. Drammen, Nesbyen, Geilo, les stations aux noms inconnus se suivent et nous emportent au cœur de la Norvège. J’avais peur que l’automne soit déjà achevé à ces latitudes mais nous longeons des bois, des fjords et des rivières où les arbres dorés tranchent sur les eaux d’un bleu profond. Pendant plus d’une heure c’est un festival de couleurs automnales que je n’ai évidemment pas le temps de capturer en photo.

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Le soleil monte en même temps que le train : les arbres multicolores font place à des forêts de conifères, les fjords ou lacs se suivent et ne se ressemblent pas, ils deviennent de plus en plus impressionnants. Le paysage se fait plus vaste, plus vallonné et sur les panneaux du train l’altitude continue de grimper.

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11h – Geilo

A quelques endroits on commence à percevoir de la neige, ici les forêts ont été coupées, les habitations se font plus nombreuses et l’ensemble est aussi moins harmonieux, plus triste. J’ai enfin installé Peer Gynt dans mes oreilles, et ce paysage un peu morne est ravivé par le chant de Solveig. L’altitude n’en finit plus de monter : 400m, 600m, 800m… Puis nous arrivons dans un tunnel. Je trépigne d’impatience en me demandant quand est-ce qu’on va enfin arriver sur le fameux plateau de la Hardanggervida où se trouve l’un des plus grands troupeaux de rennes sauvages du monde. Même si je devine bien qu’avec le bruit du train et la proximité des habitations aucun renne n’ira s’aventurer jusqu’à nous.

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Pour tromper notre attente on sort notre repas du midi qui se réduit à quelques tranches de jambon achetées la veille avec des galettes de maïs suspectes qui s’avèrent être à la fois excellentes et très consistantes. Les prix sont tels en Norvège que c’est bien se nourrir qui nous a causé le plus de soucis, et à part ces galettes, on n’est pas vraiment ravis de notre maigre pitance. A peine le repas achevé la lumière du jour revient, nous sommes sortis du tunnel. En l’espace de quelques dizaines de minutes nous avons totalement changé de saison et de planète.

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Devant nous un immense lac d’un bleu pâle s’étend sous le blizzard qu’on entend souffler à l’intérieur même du train. Nous sommes arrivés en hiver, les collines qui marquent l’horizon sont blanches et se fondent dans le nuage de neige qui recouvre la toundra. Tout semble désert et sauvage, peu de traces humaines, seulement les éléments qui malmènent un peu le train. On reste le nez scotché à la vitre de peur de perdre une miette de ce spectacle auquel on ne s’attendait pas. J’espérais bien voir de la neige mais je n’avais pas pensé que la Hardangervidda en serait intégralement recouverte.

Fin octobre, début novembre est une période impossible à prévoir en Norvège: c’est le moment où l’hiver arrive et s’installe durablement, d’un jour à l’autre le paysage peut totalement changer et on ne sait jamais si les routes et les randonnées seront ouvertes le jour même. On apprendra par la suite que de fortes chutes de neige ont eu lieu les jours précédents, ce qui a donné au plateau cet aspect de bout du monde.

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Depuis toujours la vue de grandes étendues blanches m’apaise, et la simple mention des territoires du grand nord, de Svalbard, du Groenland ou de la Laponie m’emporte dans des rêveries qui me redonnent à coup sûr le sourire. Je ne peux pas vraiment vous exprimer mon ravissement quand des heures durant l’Oslo-Bergen traverse lacs et champs devenus immaculés sous le regard des quelques collines et montagnes qui s’élèvent par endroits. Le train continue de monter tandis que la tempête de neige s’abat sur nous toujours plus forte, le paysage disparaît à certains moments pour réapparaître dans un halo de lumière. Le soleil n’est jamais bien loin. Quelques cabanes norvégiennes longent les voies de chemin de fer et je me demande comment ces cahutes sont accessibles en plein mois d’hiver. Je ne vois aucune route, aucun chemin, tout a été recouvert par la neige, aucune voiture ne semble  pouvoir arriver jusqu’ici.

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Midi – Finse

J’ai ma réponse lorsque le train s’arrête en gare de Finse, la plus haute station de Norvège, qui culmine à 1222m. Nous avons atteint la plus haute altitude du voyage et l’arrêt ici se fait plus long. Finse est une vraie petite station d’altitude et les quelques voyageurs qui en descendent sont tous munis de skis de randonnée qu’ils chaussent pour atteindre leurs cabanes dispersées autour du lac. Car j’avais vu juste : la ville n’est accessible que par train, à vélo ou à ski. Que fait-on à Finse en cette période de l’année ? Est-ce qu’ils ont le wifi ici ? Comment fait-on ses courses ? Mon copain a bien du mal à s’imaginer passer des vacances ici tandis que je me verrais bien sur un fauteuil à regarder la course du soleil sans rien faire d’autre que me servir un bon thé chaud. Nous n’avons pas le temps d’étudier davantage ces problématiques que le train s’ébranle à nouveau. Nous entamons désormais la descente qui nous mènera à la mer et à Bergen.

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Le soleil est enfin de retour parmi nous et nous permet d’admirer la vallée glacière qui succède au plateau de la Hardangervidda. J’en profite aussi pour aller me chercher un autre café et découvrir le super wagon restaurant. J’ai été plutôt déçue par le confort du train, habituée aux sièges moelleux et aux moquettes chaleureuses de la SNCF, le train norvégien m’a paru plutôt rudimentaire et un peu froid. En revanche le wagon restaurant m’a convaincue : de vraies tables avec des bancs en bois et des chaises alignées le long des fenêtres pour siroter son chocolat chaud sans perdre de vue le paysage, on aurait envie d’y rester plusieurs heures.

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12h30 – Myrdal.

Myrdal est une des stations les plus connues de Norvège, c’est d’ici que part la ligne qui permet de rejoindre la petite ville de Flåm, au bord de l’Aurlandfjord par un vieux train à vapeur : le Flåmsbana. Il s’agit de la ligne la plus raide du monde sans câble et elle passe à côté de nombreuses cascades dans des gorges étroites. Ce trajet est souvent conseillé quand on dispose de peu de temps en Norvège, il est notamment accessible depuis Bergen qui ne se trouve qu’à 3h de Myrdal. Une fois à Flåm un bateau permet de faire le tour des fjords et de voir l’essentiel de la Norvège en une journée. L’excursion s’intitule d’ailleurs « Norway in a nutshell » et même si les prix semblent élevés cette option est plutôt intéressante car elle permet de ne pas se prendre la tête sur les multiples réservations.

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En ce qui nous concerne nous ne descendrons pas à Flåm, mais je sors tout de même pour sentir le froid et voir les touristes changer de quai. Il me semble être déjà passée par Myrdal en été mais je n’en ai qu’un souvenir confus. Il n’y avait aucune trace de neige à l’époque et le plateau m’avait plutôt fait penser à l’Ecosse. Impossible de reconnaitre les lieux.

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Une succession de petits tunnels nous empêche de voir vraiment le dernières traces de neige. Lorsque nous émergeons de nouveau au soleil nous traversons des forêts de conifères. Les teintes vertes ont remplacé le blanc, les maisons rouges se multiplient au cœur de vallées riantes, on se croirait arrivés au printemps. Seuls les sommets nous rappellent qu’à de plus hautes altitudes l’hiver s’est installé. Les cascades et les torrents que longent le train prennent de la vigueur et leur chant se confond avec les bourdonnements du train. Aucun nuage ne se présente à l’horizon lorsque nous atteignons Voss.

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14h – Voss

Depuis le quai de la gare la ville ne m’apparait pas particulièrement jolie, mais cette station située à mi-chemin de Bergen et Myrdal est surtout connue pour les possibilités sportives qu’elle offre, elle a même été renommée « capitale de l’aventure ». Nous longeons à présent des fermes colorées qui tranchent sur l’herbe verte. Quand nous repasserons par ici en voiture deux jours plus tard le givre aura habillé la vallée et tout paraitra pastel.

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L’altitude a fortement baissé et nous ne tardons pas à atteindre le niveau de la mer, c’est ce que je suppose en tout cas lorsque nous croisons nos premiers fjords depuis Oslo. Nous suivons le Sorfjord de Dale à Arna. La lumière de fin d’après-midi, alors qu’il n’est que 14h, rend les couleurs plus chaleureuses. Le bleu du fjord se fait plus profond, les arbres dénudés qui habillent les collines ne paraissent pas si tristes, et surtout les feuilles dorées des bouleaux volettent en tous sens comme une pluie d’or qui s’abattrait sur le fjord.

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Derrière les vitres du train on a chaud et on est bien. Difficile de se dire que ça fait déjà 6h qu’on est assis à la même place, on n’a pas du tout vu le temps passer, trop occupés à contempler chaque nouveau paysage qui se présentait à nous.

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15h30 – Arrivée à Bergen.

J’avais prévu de prendre le train tôt et d’arriver tôt pour éviter la nuit tombante. C’était sans penser que Bergen se situe bien plus à l’ouest qu’Oslo, donc le soleil s’y couche plus tard ; et que le changement d’heure n’avait pas encore eu lieu. La lumière a beau se faire rasante elle restera ainsi pendant encore trois longues heures, les dernières lueurs disparaissant vers 19h.

Nous débarquons à Bergen avec notre immense soleil et traversons la partie centrale et historique de la ville aussi ravis par notre voyage que par ce que nous découvrons ici : de jolies rues pavées bordées de maisons multicolores en bois. Là débute la seconde partie de notre séjour en Norvège, mais ce sera pour un autre article.

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Mon avis sur le voyage en train:

J’ai été plus que ravie par cette expérience de voyage en train, j’ai décidé de favoriser autant que possible ce mode de transport durant mes voyages. Malheureusement il est souvent difficile quand on n’a pas beaucoup de jours de perdre beaucoup de temps dans les transports. La Norvège se prête particulièrement bien à ce type de voyage car ce sont avant tout les paysages qui sont à voir, les villes, bien qu’intéressantes, sont rarement le but d’un voyage en Norvège.

Il n’en va pas de même dans des pays comme l’Italie où l’Espagne. Et pourtant. En Italie le réseau de train est très bien développé, surtout dans le nord, et pas très cher. Si les petits villages ne sont pas accessibles, il peut être intéressant de se renseigner pour réaliser des road trip passant par les moyennes et grandes villes du pays. A peine rentrée j’ai regardé quelles belles lignes de chemins de fer existaient en Europe mais internet est peu prolixe à ce sujet et je n’ai trouvé que la Suisse dont les trajets sont certes superbes mais un peu hors de mes prix.

Je suis donc à l’affût de toute ligne ferroviaire qui permettrait d’avoir un bel aperçu d’une région ou d’un pays ; qu’il s’agisse d’une ligne touristique ou pas (et de préférence « ou pas »), qu’elle soit en France, en Europe ou ailleurs.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Rendez-vous sur le site de la NSB pour réserver vos billets de trains – si vous voulez disposer de billets mini-prix essayez de réserver à l’avance, à moins comme nous de faire ça à une époque où personne ne va à Norvège.

Attention la Norvège n’a pas l’euro, il faut convertir en couronnes norvégiennes, actuellement 1Krn = 0.10 €

Il est possible de manger à l’intérieur du train, je n’ai pas regardé les prix puisque j’ai seulement pris un café, mais ce n’était pas plus cher que ce qu’on a vu à la gare d’Oslo donc ça peut finalement s’avérer une bonne idée. On profite au moins d’une très belle vue et d’un certain confort.

Le wifi est disponible dans le train mais marchait assez mal en ce qui me concerne.

BILAN 2018

Avant de me mettre à cet article marronnier de début d’année je me suis penchée sur celui de l’année précédente que j’avais eu du mal à rédiger : entre les nouvelles peu joyeuses et la perspective du chômage j’avais tout de même réussi à sortir le positif de cette année et j’entrais pleine d’envie et d’espoir en 2018. Je sais que cette année n’a pas été une joie pour tout le monde mais je suis assez satisfaite pour ma part de voir ce que j’ai accompli par rapport à ce que j’avais prévu. Alors petit résumé de 2018 avant de se lancer dans cette nouvelle année.

Pour le choix des photos j’ai lâchement piqué  à mi-fugue, mi-raison l’idée de prendre les photos qui résument LE MEILLEUR de l’année à la place d’un déroulement chronologique comme habituellement.

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MEILLEURES RANDONNÉES – Un petit tour dans les Calanques pour profiter de la fin de l’été
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MEILLEURES RANDONNÉES – Pas aussi longue ou impressionnante que les ascensions de volcans, la randonnée de LA TORRE a Todos Santos est TRES agréable et vous m’y voyez en bien meilleure forme que sur l’Acatenango. (Et on a vu sur tous les volcans)

Voyages : du bout du monde et du juste à côté.

On peut dire que l’année a commencé fort : un vol pour Cancun dès le 10 janvier avec un retour prévu deux mois plus tard. Le planning était exotique et enthousiasmant : le Yucatan, le Belize, le Guatemala et le Mexique à nouveau. Comment ne pas trouver l’année 2018 enrichissante quand j’ai pu avoir la chance de vivre autant d’expériences nouvelles en si peu de temps ? Ce voyage a tenu toutes ses promesses et même plus encore : je suis partie un peu réticente, me demandant si je faisais bien de quitter ma famille et mon copain pendant si longtemps, sans compter que ma sœur était dans ses derniers mois de grossesse et je prenais le risque de rencontrer mon neveu tardivement s’il décidait de présenter sa petite tête avant terme. Je me suis donc envolée le cœur lourd après une grosse nuit de pleurs mais néanmoins persuadée que ce chagrin serait surpassé par toutes mes prochaines découvertes. Un bon pari.

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MEILLEURS MONUMENTS:  Jouer à Indiana Jones entre les lianes et les ruines Mayas.
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MEILLEURS MONUMENTS – Les pyramides de Monte Alban aux abords de Oaxaca

2018 ça a donc été la découverte de l’Amérique centrale, de la culture Maya, des eaux bleu turquoise du Yucatan, de la jungle, de ce pays si incroyable qu’est le Belize. Ça a aussi été mon premier trek aussi difficile et en si haute altitude, moi qui voulais me mettre à la randonnée j’ai été servie par ces deux jours sur le Volcan Acatenango ! Enfin j’ai eu mon lot d’expériences géologiques et animales : première éruption volcanique au Guatemala, premier tremblement de terre à Oaxaca – et pas un petit puisqu’il était à 7 sur l’echelle de Richter -, et le plus inoubliable : la découverte dela  bioluminescence, ce phénomène incroyable qui nous emporte droit dans un film Disney. Oui je me suis prise pour Ariel l’espace d’un instant.

J’aurai encore mille choses à raconter sur ce voyage et je n’ai d’ailleurs toujours pas fini d’écrire les articles à ce propos, promis je m’y attelle aussi vite que possible.

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MEILLEURES PLAGES – Xpu-Ha à Playa del Carmen
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MEILLEURS PLAGES – LA côte d’Opale et ses longues étendues de sable

Comme je l’avais prévu l’an dernier j’ai poursuivi ma découverte de la France, et je continue de penser que notre pays regorge de trésors dont la plupart ne se trouvent qu’à quelques heures de chez nous. J’ai passé beaucoup de temps dans le nord : j’ai adoré visiter le Bassin-Minier et en apprendre plus sur l’histoire sociale de cette région, et j’ai découvert la beauté de la côté d’Opale lors d’un week-end un peu improvisé en mai. J’ai déjà hâte de retourner dans ce coin-là pour me balader sur la côté ou me rendre à la piscine-musée de Roubaix. Vous l’aurez deviné, le nord est un immense coup de cœur !

Emballées par notre week-end à Veracruz pendant le festival nous avons décidé avec Jéromine de nous organiser des weekends autour d’événements précis. Nous avons réussi à partir deux weekends: la première fois pour le festival interceltique de Lorient au début du mois d’Août – je rêvais de voir la grande parade et je n’ai pas été déçue du spectacle -, la seconde fois pour nous rendre au Rendez-vous du Carnet de voyage à Clermont-Ferrand. Sans poser de jours et avec des billets de train pas chers nous avons vu combien il pouvait être facile de découvrir de nouveaux coins de France et je compte bien réitérer cette année. Entre Metz, Reims, Nantes, Avignon…je ne manque pas d’idée pour l’année qui vient !

Enfin je suis retournée dans deux pays européens : l’Italie, pour voir la famille, et la Norvège sur un coup de tête.

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MEILLEURS SPOTS – Un restaurant israélien avec vue sur le lac Atitlan. De quoi passer ses journées à papoter sans se lasser.
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MEILLEURS SPOTS – Un hamac au bord du Lac Peten Itza et une bonne journée de farniente.

Et le stress ça va mieux ?

Si je ressens globalement une plus grande tranquillité vis-à-vis de ma recherche de travail ce n’est toujours pas le top. Je suis sortie de ce grand voyage avec plus de confiance en moi, d’abord parce que savoir que je m’en sors et que j’arrive à m’adapter même perdue au fin fond du Belize me rappelle que j’ai des atouts et que je ne suis pas juste une grosse nulle ; ensuite parce qu’encore une fois je savais au moins où diriger mes recherches à mon retour en France. Je n’ai d’ailleurs pas mis  longtemps avant de retrouver un emploi, pour un an cette fois-ci, ce qui m’a permis pour la première fois de faire des projets à plus long terme et de souffler un peu.

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MEILLEURS FESTIVALS – L’interceltique de Lorient et sa grande parade.
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MEILLEURS FESTIVALS – Le Carnaval de Veracruz et ses mille écoles de danses qui défilent.

J’ai commencé à préparer plus sérieusement les concours de la fonction publique et même si je n’ai que peu de chance de les avoir je dois dire que je suis assez fière d’avoir réussi à m’y mettre de façon plutôt régulière alors que j’étais au chômage. J’avoue même avoir beaucoup aimé me replonger dans des livres et apprendre de nouvelles choses tant sur les bibliothèques que sur la philosophie, la culture, la sociologie.

Malgré de fréquentes crises d’angoisse force est de constater que maîtriser mon planning et ne dépendre que de moi chaque jour ne m’a pas empêcher de travailler et je suis particulièrement fière de me découvrir apte à m’imposer des règles et une routine. Là où le bât blesse c’est que ces révisions se sont avérées bien plus difficiles à partir du moment où je faisais 35h par semaine. Alors que les dates fatidiques approchent et que je ne suis pas prête du tout j’ai beaucoup de mal à prendre du recul et à travailler correctement.

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MEILLEURS LEVERS DE SOLEIL – 3976m sur l’Acatenango, ça valait bien ces deux jours de marche!
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MEILLEURS LEVERS DE SOLEIL – Sur le “nez de l’Indien” pour un réveil au milieu des volcans, surplombant le lac Atitlan. (PS: un mi-fugue et une mi-raison se cachent sur cette photo. Saurez vous les retrouver?

Mon ambition pour l’année à venir est de parvenir à relativiser et ne prendre que ce qu’il y a de bien dans mon travail. J’aime toujours autant découvrir ce travail de bibliothécaire et j’espère pouvoir faire des formations sur des sujets que je ne maîtrise pas du tout. Peu à peu je me sens plus légitime dans ces missions et ça me plait d’imaginer une carrière dans ce milieu. Même si je crains toujours que mon contrat ne soit pas renouvelé, cette possibilité m’effraie moins qu’avant. Je m’en sortirai bien !

De réflexions en révoltes

Cette année fut aussi celle de nombreux questionnements : sur la cause des femmes et sur l’environnement principalement. Lire des ouvrages féministes, voir cette cause prendre de l’importance sur les réseaux sociaux et dans l’espace public, manifester son mécontentement et son besoin de changement lors de la marche violette. De podcasts en discussions cette cause féministe a sans nul doute pris plus d’importance dans ma vie. La naissance de mon neveu m’a aussi questionné sur l’éducation des garçons, sur l’homme que j’aimerais qu’il devienne – même si avec sa super maman et son super papa je doute qu’il puisse devenir un gros machiste – et j’en sors pleine d’espoir, avec l’impression de pouvoir agir tout de même, à mon petit niveau.

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MEILLEURS MOYENS DE TRANSPORTS – 6h de train entre Oslo et Bergen, et la Norvège plus belle que jamais.
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MEILLEURS MOYENS DE TRANSPORT – Les Chicken Bus qui vous baladent de la frontière Mexicaine au Guatemala en passant par le Belize.

L’environnement me pose plus de problème car cette cause entre en contradiction avec mon mode de vie : les voyages. J’aime voyager et c’est le sujet de mon blog. Mais en prenant mes billets pour la Norvège en octobre j’ai éprouvé une immense culpabilité qui ne s’efface toujours pas, même si je paie pour replanter des arbres j’ai bien conscience que je dois changer les choses. Ai-je le droit de faire l’apologie des grands voyages sur mon blog alors que cela promeut un mode de vie non écologique ? Dois-je simplement cesser de voyager ? Ou est-ce que ce que je produis en déchet n’est rien par rapport aux émissions des grandes industries ? Dois-je enfin me priver parce que ceux qui devraient se limiter ne le font pas ?

Sans trouver de réponse à ces questions j’ai néanmoins tenté de m’améliorer sur d’autres plans : acheter plus d’éthique ou de local en ce qui concerne les vêtements, manger beaucoup moins de viande, acheter du bio, participer aux marches pour le climat etc…

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MEILLEURS PAYSAGES – Sans savoir pourquoi je suis tombée en amour de cette route italienne avec vue sur les champs de blé du Tavoliere
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MEILLEURS PAYSAGES – “Majestueuse” c’est l’adjectif qui me semble le plus approprié à la Norvège, aussi belle en automne qu’en été.

J’ai aussi redécouvert les joies du voyage en train en Norvège et nul doute que si je disposais de plus de vacances je choisirais ce moyen de transport autant que possible : j’envisage par exemple le train pour me rendre en Italie cet été, et je souhaite promouvoir les voyages en France pour cette raison simple qu’ils polluent globalement moins. Il reste difficile de trouver un modèle idéal et de se poser la question de l’existence même de son blog et sa source de créativité, je serais donc ravie d’avoir vos avis à ce sujet !

Se faire du bien

J’avais souffert l’an dernier de ne pas avoir réussi à me rendre au sport de façon régulière et surtout avec plaisir. Je n’ai pas forcé les choses cette année et j’ai simplement décidé de laisser tomber. Même si le test de danse tahitienne avec Vai m’a beaucoup plu je n’ai pas le temps pour le moment, cette activité reste dans un coin de ma tête pour plus tard.

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MEILLEURS COUCHERS DE SOLEIL – Une longue plage avec personne sur la côté pacifique, des vagues qui s’écrasent sur le sable et  une belle lumière dorée. Bienvenue à Chacahua.
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MEILLEURS COUCHERS DE SOLEIL – Depuis le balcon de mon village en Italie. La Vallée de Liri prend un aspect enchanteur.

En ce qui concerne la culture je n’ai pas fait de grandes découvertes cette année : comme toujours j’ai du mal à sortir de chez moi l’hiver pour aller au cinéma et les concours ne me permettent pas d’avoir une grande activité littéraire. J’ai pourtant répondu à une offre pour faire partie, bénévolement, d’un comité lecture jeunesse. Même si je ne peux pas encore m’investir autant que je le voudrais  je suis assez contente de savoir que je vais devoir chroniquer régulièrement des livres  ce que j’adore faire pour le blog – et que je vais garder un pied dans la littérature jeunesse, ou plutôt ado, que je connais encore mal.

Pour 2019 ma résolution est d’accorder toujours plus de place à la culture dans ma vie : livres – je me suis inscrite sur goodreads et je passe mon temps à ajouter des idées lectures, cinéma, spectacles mais aussi musées. On a d’ailleurs décidé avec Jéromine de profiter des premiers dimanches de chaque mois pour découvrir de nouveaux musées nationaux.

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MEILLEURES VILLES – Oaxaca au centre du Mexique, ville coloniale vivante et agréable à vivre.
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MEILLEURES VILLES – Bergen sous le soleil. Les rues adorables, les randonnées à deux pas du centre ville et une excellente soupe de poissons!

Enfin cette année se faire du bien c’était surtout rester chez moi, à deux ou en famille. Parce qu’aussi niais que ce soit, cette année est devenue fabuleuse en partie grâce à mon neveu. Je ne suis même pas mère et pourtant j’hallucine d’éprouver autant d’amour pour un être humain, je l’adore, je passerais des heures à l’avoir dans les bras – enfin non parce qu’il devient lourd -, je trouve ça passionnant de le voir évoluer, apprendre peu à peu les choses, découvrir le monde. Et même si parfois j’avoue que je suis jalouse de ne plus avoir ma sœur rien que pour moi, c’est assez merveilleux de sentir tout cet amour en soi. Voilà, chapitre niaiserie clos ! Je vous promets !

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MEILLEURS MUSEES – La mine de Lewarde près de Douai, une plongée dans le monde minier du Nord-Pas-De-Calais.
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MEILLEURS MUSEES – Le musée Folklorique d’Oslo. Meilleur moyen pour faire un voyage historique en Norvège quand on a très peu de temps.

QUID DE PREVU POUR 2019 ?

Je n’ai rien de particulier qui soit prévu pour 2019, je ne suis pas sûre d’avoir le temps de publier beaucoup sur le blog mais je continuerai à faire du microblogging, c’est certain. Comme mon avenir reste encore incertain je ne prévois pas de grandes choses ou de grandes vacances mais des weekends autant que possible. Je vais tenter de faire un trek en France, moi qui en parle depuis si longtemps j’aimerais enfin me confronter à ce projet. Si vous avez des idées je suis d’ailleurs preneuse : cela se fera sûrement à la fin du mois de mai sur 3 ou 4 jours, et mon niveau de marche est loin d’être excellent.

Je souhaite surtout profiter de la vie quotidienne, du retour de Jéromine à Paris pour enfin sortir toutes les deux, après avoir passé plusieurs années à se fuir l’une, l’autre ; J’ai prévu cette année de tester des restos, me prélasser dans mon canapé ou mon lit, admirer les bâtiments parisiens en allant au travail, faire des soirées jeux. Comme on dirait à la Nouvelle-Orléans, cette année  je souhaite laisser le bon temps rouler.

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MEILLEURS SELFIES – 1er jour en bateau pour Isla Mujeres. Je ne m’arrête pas de rire en regardant ce selfie (parce que c’est un sacrément bon souvenir quand même)

 

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MEILLEURS SEFLIES – LA plage de Chacahua au coucher du soleil!

Pour finir je vous donne les quelques chiffres du blog:

Cette année plus de 8000 visiteurs sont venus, même si c’est bien peu c’est tout de même quatre fois plus que l’an dernier (2500 visiteurs) et ça aurait sans doute pu être davantage si je n’avais pas cessé de publier à partir de septembre. Mes vues ont drastiquement chuté mais tant pis, je n’avais pas le temps pour rédiger des articles et traiter les photos.

Les visiteurs viennent principalement de France, du Monténégro, de Belgique et d’Italie.

Les articles les plus lus sont toujours les mêmes: le Monténégro et l’Italie. Ça m’embête un peu parce qu’ils commencent à être datés, j’espère que les infos données ne sont pas obsolètes.

 

 

 

 

Antigua – la plus belle ville d’Amérique?

Une ville colorée, entourée de superbes volcans et assez sympa par y faire une halte prolongée ? J’ai nommé Antigua, ancienne capitale du Guatemala et aujourd’hui capitale de ceux qui veulent faire un stop de plusieurs mois pour apprendre l’espagnol.

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Quand on pose enfin nos fesses après deux jours de randonnée sur le volcan, on est plus que contentes d’être enfin dans une ville à taille humaine où on va pouvoir se reposer. Antigua nous a charmées dès notre arrivée dans la nuit l’avant-veille avec ses pavés qui font vibrer la voiture, ses maisons basses dont on perçoit déjà les couleurs, ses petites échoppes fermées à cette heure mais qui donnent déjà envie de s’attabler:  rien à voir avec Guatemala City, la capitale, connue pour être plutôt dangereuse et que nous avons traversée quelques heures plus tôt sous les recommandations d’une Guatémaltèque super inquiète pour nous. La ville semblait tentaculaire et pauvre, on nous a presque interdit de sortir du taxi. Bref on n’a pas eu très envie de s’attarder.

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De retour du trek on fait l’effort de ne pas se recoucher tout de suite et de vite ressortir pour arpenter la ville, faire quelques emplettes et se poser pour déguster un cappuccino – qui avait un vrai goût de cappuccino – en écrivant ENFIN quelques cartes postales. Du Zocalo avec ces belles arcades à l’Eglise de la Merced, du marché à la colline Cerro della Cruz, on aura marché pendant plusieurs heures sans vraiment se lasser de la beauté de cette ville.

Fondée en 1543 par les Espagnols, Antigua est vite devenue le siège d’un territoire immense s’étendant du Chiapas au Panama – c’est-à-dire toute l’Amérique centrale. Malheureusement deux violents séismes la ravagent au XVIIIe siècle et la capitale est transférée à Ciudad de Guatemala.

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Il reste encore de nombreux vestiges des divers séismes qui ont touché la ville : certains monuments sont en ruine, les murs ont tendance à s’effriter, mais ça ne fait que rajouter du charme et de l’harmonie à l’ensemble de la ville. Bâtie selon un plan à la Millet, comme à New-York et dans les grandes villes américaines, il n’est pas difficile de se repérer dans la ville.

Les monuments les plus emblématiques sont bien entendu l’église de la Merced, cette superbe église jaune qui date du XVIe siècle; on peut rentrer dans le cloître et avoir une vue sur les toits de la ville. Comme toujours l’ambiance y est particulièrement calme et reposante et tranche avec la menace des volcans qui entourent la ville.

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Du bleu, du rouge, du vert, du jaune ; je n’avais jamais mis les pieds dans une ville coloniale et je n’ai pas été déçue, j’ai particulièrement apprécié la façon dont les grandes enseignes de type MacDo se fondaient dans l’architecture. Pas de bâtiments qui dénotent, tout est harmonieux sans pour autant faire trop ville musée. Antigua a été inscrite au patrimoine de l’Unesco en 1979 ce qui explique que les constructions soient contrôlées.

Antigua est une ville très fréquentée par les touristes et peut paraître un peu artificielle, il lui reste pourtant un petit quelque chose qui la rend vivante. Certes les cafés et restaurants sont agencés aux goûts des touristes et surtout des étudiants qui viennent ici faire des stages de langue, mais on croise également des Guatémaltèques qui se rendent au collège avec leurs uniformes, d’autres qui s’en vont au marché ; les « chicken bus » traversent la ville, tous aussi colorés les uns que les autres. Antigua n’a pas encore complètement perdu son âme, et ça fait du bien.

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Si c’est le volcan Agua qui surplombe la ville on peut de nuit apercevoir les flammes du Fuego depuis la terrasse de certains restaurants. De manière générale la ville est un bon point de chute pour ceux qui voudraient s’essayer à plusieurs treks et/ou randonnées. Le volcan Pacaya, que l’on ne voit pas depuis la ville, peut aussi faire l’objet d’une randonnée de seulement deux heures pour une superbe vue.

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Ragaillardies par ces pérégrinations citadines nous voila prêtes à repartir à l’aventure, enfin pas totalement parce que nos jambes ne nous portent encore pas bien loin, les conséquences du trek se font sentir et c’est plutôt avec une envie de farniente que nous prenons la route pour notre prochaine étape : le lac Atitlan !

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Trek sur l’Acatenango

Vendredi 26 janvier – 7h du matin sur un trottoir d’Antigua

Il ne fait pas chaud, j’ai le ventre noué et je me demande pourquoi je suis debout si tôt à attendre un minibus qui va m’emmener souffrir. Aujourd’hui on part pour un trek de deux jours.

On a réservé notre excursion au Volcan Acatenango depuis plusieurs jours sur les conseils de Françaises croisées à Flores. On a retrouvé notre nouveau meilleur ami Teng, arrivé comme nous la veille au soir à Antigua après une trop longue journée de transports (bateau, bus, taxi). Et nous voila à peine réveillés prêts à partir à la conquête de ce fameux volcan culminant à 3976m de haut.

En venant au Guatemala je m’étais imaginée enchaîner les randonnées sur les volcans, accumulant les photos en haute altitude, le cuissot se musclant et les poumons s’habituant au manque d’air. Mais quand le minibus arrive je ne fais pas la fière et je voudrais retourner me coucher. Sauf que c’est trop tard.

 

 

 

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La moitié de l’ascension se fera dans le brouillard

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Pour ce trek nous avons fait appel aux guides de Soy Tour, via whatsapp. Il s’agit d’une association locale, l’argent qui est donné sert  d’abord au paiement des guides, venus des alentours, ensuite à l’amélioration des conditions de vie dans le village qui sert de base. Après avoir fait la tournée des hôtels d’Antigua pour prendre les touristes -heureusement nous ne sommes que 13 ce jour là – le bus nous emmène au village où les guides nous font les dernières recommandations et nous proposent quelques vêtements pour le froid au cas où nous ne serions pas assez vêtus.

Il faut dire que s’il fait 25 degrés à Antigua, le temps ne sera pas le même demain matin à plus de 3000m d’altitude. Les vêtements proposés datent tous des années 90 et la plupart des futurs randonneurs reprennent la route avec un look très vintage qui nous fait oublier toute idée d’être stylées en montagne!

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Teng nous attend depuis bien une demi-heure pour manger

Début de la montée: je n’aime pas les volcans

Enfin le grand moment arrive. Le bus nous débarque au bord d’un chemin de sable qui monte tout droit vers le volcan. On loue des bâtons de dernière minute à des enfants qui attendent à l’entrée les randonneurs – grand bien nous en  a pris, ces bâtons étaient plus que salutaires. L’ascension commence.

En quelques minutes je ressens toute la souffrance d’une ascension mal préparée: je me demande mille fois ce que je fais là, pourquoi ma gorge me brûle, pourquoi mes pieds semblent s’enfoncer toujours un peu plus dans le sable sans avancer, et surtout pourquoi ce chemin monte de façon continue comme s’il n’avait aucun fin. Alors que je suis bonne dernière en train de cracher mes poumons et furieuse d’avoir voulu tenter cette épreuve, le guide s’arrête pour nous laisser reprendre notre souffle. Ça ne fait que 15 minutes qu’on monte et je vois que Jéromine n’est pas dans un état tellement meilleur que moi. Heureusement les guides sont très prévenants: un devant, un derrière, un au milieu, ils vérifient qu’on suit et surtout s’arrêtent très régulièrement.

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Cette première montée de l’Acatenango est de loin la pire: je me souviens m’être répété en boucle que je n’aimais pas les volcans et que ça n’avait aucun intérêt de faire des randos sur un tel terrain, avec une route qui ne serpentait même pas! Seuls souvenirs amusants: voir redescendre d’autres groupes affublés des mêmes tenues fluo que nous avons revêtues au début du trek.

Enfin le sable s’arrête et nous retrouvons un chemin de terre nous menant à l’entrée officielle du parc du volcan Acatenango. Le soleil ne semble pas s’être levé ce jour là et les arbres gouttent alors que nous pénétrons dans la forêt. Je ne vais pas nier que je suis déçue même si cette fraîcheur n’est pas forcément mauvaise quand on doit faire de la randonnée. Malheureusement le temps ne semble pas s’améliorer et plus nous montons plus il fait froid! Mais on ne perd pas espoir, surtout que cette deuxième partie de randonnée me plait beaucoup plus!

Les couleurs nous sont revenues, on respire mieux, et tout me parait moins difficile – mais difficile quand même! Comble du bonheur lors d’un nouvel arrêt, des guides nous attendent avec des tasses de chocolat guatémaltèque fumant. Ce sera la première fois qu’on teste ce chocolat à l’eau me rappelant la texture du café turc. Comme ça fait déjà bien trois bonnes heures qu’on marche cette pause chaude et sucrée nous requinque et grâce à elle la dernière partie de la grande montée, à priori l’une des plus difficiles, est un moment très agréable.

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Parties tout derrière  Jéromine et moi, parce que je déteste avoir l’impression de freiner les gens, on avance d’un bon pas, peu rapide mais sûr, et sans vraiment nous en apercevoir on double tous les randonneurs avant d’arriver au sommet juste derrière Teng, qui semble infatigable. C’est sa première grande randonnée, il est en jean et crapahute comme si l’altitude et l’exercice n’avaient aucun effet sur lui. De notre côté on commence à ne plus ressembler à grand chose: les joues biens rouges, la sueur qui perle et Jéromine a revêtu le superbe manteau tout droit venu de notre école primaire qui lui donne un look particulier.

On est super fières de nous! On attend les autres avant de manger ce que les guides ont préparé (du poulet froid) que je mange de fort bon appétit maintenant que je sais qu’on a fait le plus dur. Il ne reste en effet qu’une grosse heure presque à plat, presque un genre de “rando du dimanche” à nos yeux après ce qu’on a enduré le matin.

Sauf que… je me suis mal débrouillée: est-ce parce que j’ai trop mangé? Je me suis trop reposée? Le mal de l’altitude? Cette dernière heure sera la pire heure de marche que j’ai faite de ma vie. Très vite je sens que ça ne va pas. Le ciel commence pourtant à se découvrir, on entend les grondements de volcans au loin, et mes coéquipiers me dépassent tous à bonne allure, fringants et heureux de pouvoir enfin profiter du paysage, des bois, du soleil, sans que chaque pas ne leur coûte.

Au contraire pour moi chaque pas est plus difficile que le précédent. Je sens que les pleurs montent, la panique. J’avance comme un escargot et certains randonneurs s’arrêtent pour vérifier que je ne vais pas m’effondrer. J’ai de toute évidence atteint une limite et je resterai dans un état végétatif toute la soirée. Malgré le chocolat chaud, le feu qui est allumé près de notre campement et le barbecue de chamallow. Je suis hébétée.

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On surplombe la plaine d’Antigua

Le camp de base : découverte de l’agité volcan Fuego

Et pourtant le campement est parfait: situé à 3600m d’altitude, face au volcan Fuego qui n’en finit pas de gronder et de cracher ses entrailles. Des volutes de fumées s’échappent sans arrêt de son sommet et on admire le coucher de soleil qui lui donne des teintes ocres. Il commence à faire frais et on se rhabille avant de rejoindre le feu tout en profitant de la vue sur la chaîne des volcans et la plaine d’Antigua sous nos pieds.

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Le fugeo prend mille teintes à la minute quand le soleil se couche

Quand la nuit tombe c’est le début du grand spectacle: ce n’est plus de la fumée qui sort du cratère mais bel et bien d’immenses feux qui s’écroulent sur les pentes rougeoyantes du volcan. Chaque explosion est prévenue par un grondement qui s’intensifie, le show n’en finit pas et durera toute la nuit. J’aime ce bruit, le cœur qui se soulève et cette sensation de ravissement à chaque nouvelle gerbe dorée. C’est captivant.

Et pour qu’on ne perde rien du spectacle une fenêtre a été aménagée depuis les toilettes du campement (toilettes fort sales mais on va pas faire nos difficiles, surtout qu’on est venues avec les deux saint Graal que tous nous demandent: du PQ et du gel hydroalcolique, c’est presque le confort). C’est d’ailleurs le meilleur point de vue du campement et ça donne à cette activité si banale un petit quelque chose d’extraordinaire.

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Alors que je commence à peine à reprendre mes esprit je suis époustouflée par ce que je vois et en même temps j’ai un peu peur – j’ai passé la nuit à rêver de la fin de Pompéi pour vous donner une idée – et il semble que je ne panique pas à tort puisque quelques mois plus tard certains villages seront évacués et de nombreuses personnes portées disparues suite à une éruption plus forte que la normale du volcan Fuego.

Samedi 27 janvier – 4h du matin – 3600m d’altitude.

Une lampe de poche sur la tête un guide vient nous réveiller: le chocolat est prêt, le feu pas encore éteint, nous avons le temps d’en profiter un peu avant de grimper les 376 derniers mètres qui nous séparent du sommet pour y voir le lever du soleil.

Fidèle à ma super technique, je me place bonne dernière, et même si je vais bien mieux que la veille je sens que cette montée va être difficile. D’abord parce qu’il fait encore nuit, ensuite parce que je respire de moins en moins bien. Normal à cette altitude. J’ai décidé de ne pas me surpasser, tant pis si j’arrive après le soleil, je veux que cette marche reste un plaisir pour moi. Le chemin compte autant que le but. Et grand bien m’en fasse: j’ai un très bon souvenir de ces deux heures de marche presque seule dans la montagne.

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Sur la lune? Non, seulement sur le toit de l’Acatenango

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notre prochaine étape: le lac Atitlan

Très vite je m’éloigne du reste du groupe qui va trop vite et l’une des filles qui marchent avec nous est victime du mal de l’altitude, on doit ralentir et un guide reste avec nous. Une quatrième personne se joint à notre caravane: un chien abandonné qui monte et descend chaque jour avec les randonneurs. Le guide m’indique qu’il doit rester derrière et que je dois donc guider. En pleine nuit. Alors que les lumières des caravanes devant nous ont totalement disparu.

Entre panique et excitation je prends donc la tête de la cordée, notre nouveau compagnon canin me dépasse pour me montrer le chemin, et prend garde à rester toujours dans la lumière de ma lampe de poche pour que je ne le perde pas de vue. C’est un moment insolite et délicieux. Les premières lueurs du jour pointent le bout de leur nez derrière la cîme des rares arbres qu’il reste. On respire de plus en plus difficilement quand le guide, après une énième pause, nous met un peu de pression: “Les filles il reste 10 minutes avant le lever du soleil. On accélère, vous pouvez y arriver.”

 

3976m – le sommet, enfin…

Vous voyez la scène de fin du Seigneur des anneaux, quand Frodon gravit les derniers mètres le séparant de la montagne du destin, trébuchant dans le sable, se relevant avec des yeux de fous? C’était moi et ma co-randonneuse avec toute la hargne qu’il nous restait pour parvenir au sommet le plus vite possible. Moitié pleurant de fatigue, moitié mortes de rire en ayant bien conscience du spectacle qu’on donnait. Mais nous voici arrivées au sommet, haletantes et tellement heureuses. Le guide a l’air vraiment fier de nous, le soleil n’est pas encore levé. Le temps de rejoindre Jéromine et les autres et nous apercevons le soleil se levant derrière le volcan Agua, pendant que le Fuego continue de cracher tout ce qu’il peut.

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Notre ami de feu n’en finit pas de fumer
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moches, fatigués mais heureux

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La vue depuis ce sommet valait largement les difficultés de la montée: du Pacifique au lac Atitlan en passant par la chaîne des volcans du Guatemala nous avons une vue magnifique. Les nuages qui recouvrent la vallée rendent le paysage encore plus romantique. Même s’il fait froid on a du mal à partir tant on veut rester ici admirer cette vue qu’on a bien méritée. Encore aujourd’hui je ne trouve pas vraiment comment vous décrire cette félicité qu’on ressent quand on admire un tel paysage.

Il est déjà l’heure de redescendre: on glisse dans le sable pour revenir au campement en une demi-heure, c’est amusant même s’il faut faire attention. Un deuxième petit-déjeuner nous attend avant d’entreprendre la grande descente, sous le soleil cette fois, et de profiter de la forêt tropicale dans laquelle on déambule gaiement et qu’on n’a pas pu voir la veille dans le brouillard.

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Quand on voit tout ce sable en descendant on comprend pourquoi c’était si difficile à monter

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Malheureusement cette descente est loin d’être idyllique, et tout comme le début de la montée était atroce, on souffre durant ce même passage. Le chemin demande une vigilance constante et l’Américaine qui nous précède et ne cesse de parler nous tape trop sur les nerfs. On n’en peut plus, on veut arriver et on commence à faire des bêtises: des pieds qui butent dans les pierres, des chevilles qui se tordent…Nos pieds vont mettre un sacré temps à nous le reprocher puisque nous avons toutes les deux perdu des ongles de pieds (d’où l’intérêt d’être sûr de ses chaussures de rando quand on part en trek) mais on porte cette blessure comme une blessure de guerre qui nous rappellera des mois durant l’incroyable trek pour grimper l’Acatenango!

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Un dernier au revoir au Fuego

Conseil:

Pour ce qui est du matériel: de bonnes chaussures de rando (avec du compeed au cas où), un sac d’au moins 30L (on nous a demandé d’emporter 3L d’eau avec nous), des gants, un bonnet, une écharpe, des chaussettes chaudes, plusieurs couches de vêtements de montagne (on trouve tout chez Decathlon) et un coupe vent ou Soft/shell. Il fait vraiment très froid en haut et on dort difficilement à cause de ça. Nous avons grimpé en short et avons réservé nos leggin/joggin pour la nuit ou pour la montée de nuit: c’était agréable d’avoir conserver des vêtements chauds à mettre une fois qu’on se posait au camp de base.

Préférez faire ce trek en semaine, le weekend les caravanes sont très nombreuses, parfois plus de 30 personnes, ce qui rend l’expérience très impersonnelle à mon sens. Essayez de vous préparer un peu en avance avec une marche régulière car ce n’est pas un trek si facile, il est cependant faisable pour quelqu’un qui ne fait du sport que ponctuellement – comme moi – et qui est en bonne santé physique.

Pour finir je vous conseille d’aller voir le super vlog qu’on a fait sur ce trek: vous y verrez la fatigue, le maque de souffle, l’humidité et la joie. C’est notre meilleur vlog donc vraiment allez y!! C’est ici

 

Et si vous souhaitez l’avis d’autres randonneurs sur ce trek vous pouvez lire l’article de Jéromine mais aussi celui de mi-fugue mi-raison

Chronique parisienne – L’été indien loin de Paris

Ca fait un mois que je suis revenue de vacances et trois semaines que j’ai repris le boulot. On pourrait croire que c’est bon, le train train quotidien est revenu mais jusqu’à cette semaine il était encore difficile de se croire vraiment de retour et de se remettre dans la bain.

Comme pour beaucoup d’entre vous – j’en suis sûre – septembre signifie pour moi le début d’une nouvelle année. J’ai toujours été excitée par les derniers jours d’août, ceux avant la rentrée des classes où on allait acheter ses fournitures, choisir ses cours à la fac et où on prenait de bonnes résolutions pour mieux travailler, faire du sport, se coucher plus tôt etc… Cette année aussi j’ai pris quelques résolutions mais je me suis mise d’accord avec moi même pour ne les mettre en application qu’à la toute fin de l’été : le 21 septembre !

Pourquoi procrastiner tant ? D’abord parce qu’avec deux weekends prévus en France je me sentais encore en vacances, et enfin parce que la météo parisienne semblait d’accord avec moi : il a cessé de faire beau et chaud le 21 septembre très précisément. Et moi tant que je suis en sandales / robe à fleurs et que je vais boire des verres en terrassess après le boulot, c’est que je suis encore en vacances ! Voici un petit récapitulatif de cet été indien entre Paris et le reste de la France.

1. Des vacances prolongées en Normandie

Quoi de plus agréable que de prolonger ses vacances avec des weekends qui permettent d’être un peu dépaysé et de souffler ? Depuis le temps j’ai commencé à comprendre que le mois de septembre était l’un des meilleurs mois pour voyager, même si cette année on se serait plutôt cru en août. A peine rentrés d’Italie nous sommes repartis avec ma moitié (pas Jéromine, l’autre moitié, celle avec qui je vis) pour la Normandie. Ça fait quelques années que je vous vante les mérites de la Normandie pour un weekend de dernière minute, ce court séjour confirme ma vision de cette région : il y a tant de choses à y découvrir, et la vie y est douce, même quand il pleut !

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Les maisons de bois de Pont-Audemer

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Pour ce weekend on a posé nos valises à Pont-Audemer, une charmante ville coincée entre le Pays d’Auge, la côte Fleurie et le marais-vernier. Je ne vous dévoile que quelques photos car je ne désespère pas d’y refaire un séjour bientôt pour visiter plus en profondeur le département de l’Eure et faire, comme je l’ai déjà fait ici, de petits miscellanées de choses à voir en Normandie. On en a profité pour aller voir l’estuaire de la Seine, pour manger dans un super restaurant qui ne payait pas de mine, avant de filer vers le Pays d’Auge en passant par Pont l’Evêque.

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Le Phare qui surplombe l’estuaire de la Seine. Aujourd’hui fermé il devait être bien utile, perché sur son éperon rocheux.

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2 . Une pause soleil et rando bienvenue en Provence

Autre weekend, autre ambiance : j’avais enfin réservé mes billets pour rendre visite à une amie à Marseille mi septembre. Pour la première fois de ma vie j’ai posé mon vendredi et découvert la joie des weekends de trois jours. Coup de chance le beau temps était au rendez-vous et la mer encore assez chaude pour que je profite d’un dernier bain avant l’été prochain. Au programme de ce weekend : randonnée et visite culturelle.

Je suis revenue encore une fois subjuguée devant la beauté des paysages de la Provence, des Alpilles à la route des crêtes en passant par la Montagne Sainte-Victoire. J’ai très hâte d’y retourner pour d’autres randos et d’autres visites. Je ne connais ni Aix, ni Avignon, ni la Camargue et j’aimerais découvrir les calanques de Marseille et celles de La Ciotat désormais.

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la profonde calanque de Port-Miou et le cap canaille au loin

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3. Découvertes culturelles : cap sur l’Amérique

J’ai découvert assez peu de choses ce dernier mois, préférant écouter ou lire des valeurs sûres, avec une ambiance ou des thèmes que je connais et dans lesquels j’avais envie de me replonger.

Côté lecture j’ai dévoré la suite de la trilogie de Frison Roche – “La Grande crevasse” et “Retour à la montagne” – dont je parlerai sûrement dans un nouvel article sur la littérature de montagne. J’étais bien dans les alpages de Chamonix à m’imaginer me préparer pour une grande course dans les plus hauts sommets d’Europe. J’ai eu du mal à en redescendre.

Suivant les conseils d’une amie, et parce que la couverture me donnait envie je me suis aussi procuré le dernier numéro de la revue America, créée par François Busnel, le présentateur bien connu de La Grande Librairie. Si vous ne connaissez pas le principe le voici : François Busnel est un spécialiste de la littérature américaine, il est connu en particulier pour avoir mené de longs entretiens avec les grands écrivains américains contemporains. Lors de l’élection de Donald Trump il décide de créer sa propre revue qui durera le temps du mandat du nouveau président, et sera publiée tous les trimestres. 16 numéros en 4 ans pour tenter de comprendre et d’expliquer l’Amérique à travers sa littérature, mais pas seulement.

C’est sûrement la variété des articles de ce magazine qui m’a plu : articles de société, de politique, sur les séries, les films, et bien sûr la littérature. Les auteurs qui participent à America ne sont pas non plus inconnus : une chronique d’Augustin Trapenard, un article de fond signé Leila Slimani, de belles Culottées outre-atlantiques proposées par Pénélope Bagieu, etc. Il y a à la fois beaucoup à lire et à apprendre, et la qualité du papier, des photos, de l’écriture en font un objet qu’on prend plaisir à bouquiner dans son canapé. J’ai, en prime, découvert toute une littérature que je connais bien mal et j’ai désormais mille envies de lectures américaines.

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Auditorium de Vincennes – conférence écologique sur la relation de l’homme avec la nature

Pour finir le festival America se tenait ce weekend, comme chaque année, à la mairie de Vincennes. 3 jours de conférences, de débats, de dédicaces avec les plus grands auteurs des Etats-Unis, du Mexique ou du Canada, mais aussi des auteurs français. Je m’y suis rendue mais le temps de comprendre le fonctionnement je n’ai pu voir qu’une conférence, à propos de l’homme et de la nature, très intéressante, qui donnait envie de fouiller un peu plus le sujet et surtout d’aller lire les livres des trois intervenants !

Et maintenant ?

Et bien maintenant il est temps de s’y remettre. Le soleil est parti, la pluie est arrivée et l’automne avec elle. Ça signifie que les weekends seront rythmés par un peu plus de travail – je vais encore essayer cette année de passer un concours, à l’usure je finiraissûrement par en avoir un. On se propose avec l’archivoyageuse de tester les meilleurs cafés dans lesquels réviser. J’ai commencé un bullet journal qui ressemble plutôt à un agenda pour mieux m’organiser, prévoir mes articles de blog par exemple et être plus régulière.

Enfin j’annonce aussi fièrement qu’à partir de la semaine prochaine je participe à un comité lecture jeunesse avec la revue Lecture Jeune, je suis super contente de pouvoir me plonger davantage dans cette littérature souvent décriée et de pouvoir continuer à rédiger des critiques de lectures.

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Première escapade au pays du goûter: retour au classique Mamie Gateaux dans le 6e

Pour ce qui est des voyages il y en aura sûrement moins cette année que l’année précédente, j’espère cependant m’organiser régulièrement des sorties à la journée ou sur deux jours. J’ai d’ailleurs déjà réservé un weekend d’Octobre pour le festival d’histoire de Blois, et surtout nous partons à Clermont-Ferrand en novembre pour voir le Rendez-vous du carnet de voyage…En espérant avoir fini mon carnet d’ici là !

Je crois que ma bonne résolution de cette année est surtout celle-ci : ne pas essayer de tout faire car ce n’est pas possible. Il n’est pas dit que j’arrive à la tenir mais je vais m’y employer, sans laisser tomber le blog BIEN SUR !

Sur ces bons mots je vous souhaite un très bon automne, et un bon dimanche !

Le Festival Interceltique de Lorient

C’est au carnaval de Veracruz que l’idée m’est venue. Assises sur les gradins devant le défilé nous discutions  Jéromine et moi de cet événement qui nous plaisait beaucoup et en sommes venues à une question : pourquoi  ne faisions-nous jamais ça en France ? Nous étions venues à Veracruz spécifiquement pour le carnaval mais en Europe, et même en France, d’autres lieux et d’autres événements méritaient peut-être eux aussi un détour.

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Le festival interceltique de Lorient c’est pour tous les âges

 

Je me suis alors souvenue d’une vieille envie : voir de mes propres yeux la grande parade du festival interceltique de Lorient. Comme Jéromine adore la Bretagne et qu’un séjour dans un pays où l’on peut se nourrir exclusivement de crêpes et de cidre est toujours attrayant on s’est donné rendez-vous en ce début du mois d’août sous le soleil breton.

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Les bretonnes fêtent l’arrivée des G.I. américains au port de Lorient lors de la première guerre mondiale
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Pour les fan d’Outlander: ça ne vous rappelle pas quelque chose cette robe?

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Le festival Interceltique de Lorient : qu’est ce que c’est ?

Le festival de Lorient, ou FIL pour les intimes, est né dans les années soixante-dix d’une compétition de bagadou, ces sortes de fanfares bretonnes qui réunissent des instruments traditionnels. Faire partie d’un bagad – singulier de bagadou – c’est loin d’être une blague : chaque ville possède un ou plusieurs bagadou qui s’affrontent lors de compétitions déterminant leur « classe », c ‘est à dire leur niveau, allant de 1 à 5. Le bagad le plus célèbre est sans aucun doute le bagad de Lann Bihoué, le bagad de la marine nationale française, né justement à Lorient, ancien port militaire et qui ouvre la Grande parade du festival.

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Le bagad de Lann Bihoué – bagad de la marine nationale
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Joueuse de Gaïta – instrument traditionnel de Galice

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Les compétitions de bagadou étant nombreuses en Bretagne, ce festival décide dès 1972 de devenir festival interceltique pour se distinguer de ses voisins et convie toutes les autres nations celtes à des festivités regroupant compétitions de bagadou, mais aussi compétitions et spectacles de danses, conférences sur l’interceltisme, concerts et bien sûr la Grande Parade.

Les nations celtes

Quand on parle de nations celtes, on a tout de suite en tête la Bretagne et les îles britanniques. Le monde celte se révèle pourtant bien plus riche et la grande force de ce festival est de faire découvrir ces autres régions celtes et leur folklore. Le FIL invite, chaque année une dizaine de nations : outre les habituels Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne sont conviés l’Île de Man, les Cornouailles, La Galice et les Asturies – deux régions espagnoles -, l’Acadie, au Canada, et l’Australie. Depuis 1994 une nation est mise à l’honneur chaque année; en 2010 l’honneur est revenu aux diasporas celtes que l’on sait nombreuses dans les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis en particulier.

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La présentation des drapeaux des nations ouvre la Grande Parade
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L’Irlande et son fameux lanceur de bâton.
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Les irlandaises se préparent à la danse

Lors des spectacles chaque nation offre à voir sa particularité folklorique tout en signifiant son appartenance au monde celte. A travers les vêtements, les danses, les instruments on s’aperçoit vite qu’il existe de nombreuses similitudes, chacun conservant des caractéristiques bien particulières ce qui explique que les Cornouailles et l’île de Man soient des nations à part.

L’interceltisme, une passion bizarre ?

Depuis des années je regardais la parade depuis mon canapé, admirant les costumes, chantonnant au son des cornemuse, étrange passion ? Peut-être ! Et pourtant je ne suis pas la seule car le FIL accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs ce qui en fait le festival le plus fréquenté d’Europe. Rien que ça.

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Je suis intéressée par le monde celte depuis mon enfance et cette fameuse découverte de l’Irlande qui m’a poussée des années plus tard à suivre des cours de danse irlandaise durant 4 ans, jusqu’à  faire de la compétition. Ce que je ne vous ai jamais dit c’est qu’avant la danse irlandaise j’avais déjà suivi 3 années de cours de danse bretonne avec ma famille et nous avons écumé les Fest-noz à Paris et en Bretagne par amour des bonnes crêpes et de cette ambiance chaleureuse et bon enfant si particulière. J’aime l’idée que des peuples venus d’un peu partout se retrouvent pour partager ce folklore commun qui est encore bien vivant.

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Et soudain: les Peaky funking Blidners débarquent à Lorient!

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Que voir, que faire au festival ?

Organisé dans le centre de Lorient, le FIL voit défiler les spectacles et autres concours durant 8 jours. Si certaines activités sont payantes – l’accès au centre vous demandera notamment de porter un badge payant à partir de 19h – la grande parade et d’autres activités sont gratuites, toutes sont indiquées avec le programme sur le site du festival.

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Ne passant que deux jours à Lorient nous avions décidé de ne payer que pour voir l’un des spectacles de danses et chants des pays celtes . Plusieurs sont organisés tout au long de la semaine et les participants au spectacles ne sont pas forcément indiqués à l’avance, ou alors nous n’avions pas regardé assez attentivement. Sous un chapiteau légérement surchauffé nous avons pu admirer les pipe band – équivalent des bagadou bretons – d’Ecosse et d’Irlande, ainsi que les danseurs et danseuses d’Ecosse et des Asturies.

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Ca danse et ça chante dans tous les sens

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Sans surprise les Irlandais sont ceux qui assurent le plus le show, c’est aussi ceux qu’on attend le plus et nous avons été déçues que les danseurs ne viennent sur scène que pour une danse – ils étaient en fait programmés plusieurs jours après pour faire leur grand spectacle. J’ai pu m’apercevoir que je ne regardais plus la danse irlandaise comme avant : au lieu d’être transportée par le spectacle je ne peux m’empêcher de regarder les pieds et d’analyser les pas, certains que je connais déjà et d’autres que j’aimerais apprendre. Les musiques irlandaises étant toujours un peu les mêmes, j’ai tellement dansé dessus que je sentais mes jambes prêtes à s’élancer toutes seules pour rejoindre les Irlandais sur scène.

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Les Asturies entrent dans le cortège

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Les Asturies étaient les moins impressionnants et pourtant j’apprécie beaucoup ce folklore plus paysan avec des costumes plus simples qui évoquent les durs travaux des champs. Les danses ne varient pas beaucoup, les chants sont souvent a cappella et m’émeuvent toujours un peu.

Quant à l’Ecosse, j’aurai presque envie de pleurer quand j’entends un pipe band jouer Amazing Grace. Même si, je dois l’avouer, au bout de deux jours on en avait plein les oreilles des cornemuses, les musiques d’Ecosse me font toujours quelque chose et j’étais ravie de pouvoir les écouter à plusieurs reprises lors du spectacle, du défilé mais aussi en ville.

Le Must Do : la Grande parade !

Dimanche matin, 10h30, nous sommes prêtes. Les appareils rechargés, les fesses posées sur le bitume aux meilleures places. Certains connaisseurs ont apporté avec eux des chaises pliantes, des bouteilles d’eau, des ombrelles. Il faut dire que la journée s’annonce chaude et ensoleillée et nous allons vite nous en apercevoir. Deux commentateurs sont installés non loin de nous, et si leurs commentaires apportent certaines connaissances ils sont la plupart du temps assez insupportables.

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Magnifiques costumes de Galice

Se succèdent alors les différents cercles bretons – oui, on ne parle pas de club ou de groupe mais de cercle celtique. Ces cercles correspondent souvent à des villes et adoptent les tissus, les motifs, les couleurs et les instruments de leur contrée. Il y a bien trop de cercles bretons pour que je puisse me souvenir de tous. Des danseurs de tout âge, des nourrissons aux vieilles bretonnes, défilent en dansant avec le sourire. Cette ambiance intergénérationnelle et bon enfant c’est exactement ce qu’on aime et on est comme des enfants à un spectacle.

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Les étoffes sont superbes, les broderies sont si colorées et les dentelles des coiffes si fines! J’adore les robes des Galiciennes même si elles sont très sobres ; certaines Ecossaises défilent dans des costumes qui rappellent la série Outlander et on se demande toujours ce qu’il y a sous les kilts de ces nombreux jeunes hommes avec leur cornemuses.

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La Grande parade dure près de 4h, nous attendons de voir les danseuses irlandaises avant de rentrer à l’auberge pour de nouvelles aventures. Ce défilé est une des choses à voir dans sa vie quand on aime un peu le folklore et les beaux costumes, et encore plus quand on aime la civilisation celte ! Je suis ravie de ce que j’ai vu et je le recommande à tous. C’était également pour Jéromine et moi une occasion de s’essayer à la photo « de rue » avec des modèles consentants – plusieurs captations pour les télés sont organisées le long du défilé – et là pour faire le spectacle.

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Ils ont des chapeaux ronds… et de belles coiffes aussi

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Lorient ce n’est pas que le festival.

On a passé la majeure partie de notre temps au festival mais Lorient est une ville intéressante sous bien d’autres aspects. Ancienne capitale de la compagnie des Indes, puis port militaire et enfin grand chantier naval, la ville a su transformer son passé en attrait touristique.

On a profité de notre dernière après-midi pour aller à Port-Louis, l’ancienne citadelle construite sous Louis XIV qui fait face à Lorient. Au bord de ses remparts on s’est baignées en regardant les voiliers rentrer sur Lorient. C’est ici que se trouve le musée de la compagnie des Indes – il était trop tard pour le visiter mais j’ai entendu dire qu’il était très intéressant.

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Le Fort de Port-Louis, aujourd’hui musée de la Compagnie des Indes

Autre lieu à visiter : la base sous-marine de Lorient. Ancien port militaire, ce qui lui a valu d’être bombardée et presque détruite lors de la seconde guerre mondiale, l’activité militaire de Lorient est aujourd’hui inexistante mais ses infrastructures sont restées et on peut y visiter la base, et surtout un sous-marin d’époque.

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Enfin la cité de la voile Eric Tabarly constitue l’un des nouveaux pôles touristiques de la ville, on trouve à ses abords de nombreux voiliers en train d’être rénovés ou réparés et le musée semble être une agréable visite pour qui est intrigué par la mer, ses métiers et ses aventuriers.

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Lorient est surtout l’un des grands ports de pêche français. Les infrastructures portuaires et la présence de navires étrangers nous le rappellent.

Ces trois jours à Lorient ont tenu toutes leurs promesses et j’ai noté scrupuleusement tout ce que j’aurais aimé faire et visiter pour y retourner bien vite – l’île de Groix me fait de l’œil et je ne vais pas attendre des années pour m’y rendre je crois.

La conclusion de ce weekend festif c’est que peu importe le moment, la Bretagne c’est toujours une bonne idée, mais si vous pouvez y être le premier week-end d’août vous y verrez ce super festival qui valait effectivement le détour.

 

 

Escale à Livingston – Guatemala

Nouveau jour, nouveau départ. Nous partons aujourd’hui en bus pour traverser le pays du nord au sud avant d’arriver au lac Izabal ou nous espérons être à temps pour monter dans un bateau, ou plutôt une lancha, en direction de Livingston.

Livingston, outre son nom qui fait immédiatement appel à un imaginaire de grand explorateur et qui est donc une promesse d’aventures, fait rêver par sa position et son histoire. Située à l’embouchure du Rio Dulce sur la côte Caraïbe, la ville n’est accessible que par bateau à travers des gorges où vivent des milliers d’oiseaux. Ça vous met l’eau à la bouche ? Nous aussi.

Livingston est aussi l’une des seules villes du Guatemala où survit la culture Garifuna, cette culture encore très présente au Bélize, qui mélange culture afro-caribéenne des anciens esclaves enfuis de Sainte-Lucie et culture maya. On était donc absolument sûres d’avoir un coup de foudre pour Livingston, c’est peut-être pour cette raison que nous avons finalement été déçues. Bien évidemment ce n’est pas du tout un endroit que je déconseillerais et les guides sont souvent assez unanimes dessus : c’est super. Nous avons d’ailleurs conseillé à chaque voyageurs qui visitait le Guatemala de s’y rendre, mais après la découverte du Belize nous avons eu un ressenti de « c’est pareil, en un peu moins bien. »

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Florès-Livingston: un trajet (presque) enchanteur

Mais revenons à notre bus. Il est tôt et nous attendons aux portes de la ville de Florès un bus qui semble assez moderne mais qui se révèlera au final pas du tout adapté au chemin. Bien installées, nos écouteurs sur les oreilles le spectacle peut commencer : après la jungle et les campagnes guatemaltèques nous traversons l’un des paysages qui m’aura peut être le plus plu du Guatemala. Au milieu d’une végétation luxuriante s’élèvent des sortes de pics karstiques que nous admirons tantôt sous une puissante pluie tropicale, tantôt sous un soleil doré. Il est impossible de rendre ces nuances de vert, les halos brumeux et les traînées de nuages qui saupoudrent ce paysage assez féerique et que nous admirons pleinement en arrivant au sommet de certaines routes. C’est par ici que se cachent les chutes de Semuc Champey que nous n’avons pas inscrites dans notre planning, avec quelques regrets mais nous ne pouvions pas tout faire.

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Le voyage s’avère bien plus long que prévu et on commence à s’inquiéter. Les immenses dos d’âne qui ne sont pas faciles à prendre en voiture obligent le bus à repasser en première très régulièrement, ce qui met nos nerfs à rude épreuve. L’heure tourne et à l’arrivée du bus nous courons vers le fleuve en espérant trouver une dernière lancha. Sans problème, nous aurons même le temps de manger un morceau !

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Les déboires du trajet ne sont pas finis. Je pensais remonter un fleuve sinueux en pleine jungle, que nenni ! Nous traversons l’immense lac Izabal et voyons très nettement un rideau de pluie se rapprocher de nous. Ca ne manque pas, nous finissons trempées par une pluie battante, rendue d’autant plus forte par la vitesse du bateau. Ce dernier claque sur les vagues du lac rappelant la désagréable sensation du tape-cul, ce jeu de parc pour enfant que j’ai toujours détesté. La tempête achevée nous retenons un cri de ravissement : nous voici arrivés dans un passage plus étroit du fleuve ou la végétation nous entoure, puis soudain les Gorges ! Des centaines d’oiseaux nous tournent autour, je suis trop occupée à m’extasier pour prendre une photo convenable.

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Livingston loin du monde

Le soleil se montre de nouveau et nous voilà arrivées à Livingston. Un homme nous emmène, à pied, jusqu’à l’hôtel traversant la ville qui nous paraît bien pauvre, à l’exception de la rue « touristique ». Nous ne sommes  pas rassurées, surtout au moment où nous apprenons qu’il faut passer par la plage pour atteindre l’hôtel. Mais ce dernier à l’air fort convenable, et possède une piscine. En vérité c’est un petit havre de paix: le lendemain matin nous nous réveillons avec pour unique bruit celui des oiseaux tropicaux dont nous ne connaissons pas les chants. Place à l’exploration maintenant !

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Un rapide tour en ville nous confirme que Livingston est une ville pauvre où on se sent un peu seules touristes par moments, et on n’est pas bien à l’aise. A cause de son isolement (volontaire) la ville n’est presque pas reliée au reste du Guatemala, seul le port de Puerto Barrios se trouve à moins d’une heure et en cas de problème l’aérodrome qui a été abandonné ne sert plus à rien. On expérimente cet isolement au moment où l’électricité et l’eau sont coupées dans toute la ville. Certains hôtels disposent de générateurs qui assurent le bon fonctionnement de leurs établissements, notamment des toilettes, pour le reste la seule indication c’est que « ça reviendra quand il fera noir ». A 23h il ne fait visiblement pas assez noir et nous rentrerons à l’auberge, par la plage toujours, à la lumière de nos smartphones.

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Randonnée jusqu’aux Siete altares

On n’avait pas bien prévu ce qu’on allait faire mais la gérante de l’hôtel nous parle d’un lieu au cœur de la forêt qu’on peut atteindre par la côte : les Siete altares. Malgré quelques soucis de santé (je vous laisse deviner lesquels) on part pour cette rando imprévue : 2heures à longer la plage avant d’atteindre le chemin dans la forêt nous menant aux fameux bassins/cascades, lieu de culte pour les Garifunas. La plage est calme, les eaux ne sont pas turquoise mais les palmiers se suivent et ne se ressemblent pas. On ne croise presque personne : un couple ici, un pêcheur, une famille qui joue dans l’eau, mais aussi des chiens qui semblent malheureusement chercher le combat. Se dégage de cette balade un sentiment de lenteur, d’apaisement que j’apprécie vraiment. On est bien loin du monde et je comprends le cliché de « slow » qu’ont les îles des Caraïbes.

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Enfin nous arrivons à l’entrée du chemin : un sentier boueux pour lequel nous ne sommes pas chaussées comme il faut. Evidemment la pluie d’hier a rendu le chemin presque impraticable mais nous tentons le coup tout de même. Dès les 10 premières minutes nous nous retrouvons face à un bras de rivière à traverser. On voulait jouer à Lara Croft ? On va être servies ! A moitié dans la boue, à moitié dans la rivière, cette petite rando se rapproche plus d’un canyoning que d’une balade dominicale. Sans compter que nous n’avons aucune indication sur le chemin à prendre et que plusieurs sentiers s’ouvrent sous nos yeux. Après plusieurs tentatives on décide de rebrousser chemin. Il nous faut encore deux heures pour faire le chemin de retour et le soleil ne va pas tarder à décliner. On a trouvé la faille de nos supers sandales décathlon qu’on abandonnera sitôt de retour sur la plage pour s’épargner davantage d’ampoules.

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Malgré ce semi-échec je suis contente de cette journée à la fois calme et aventureuse. Les siete altares, ou ce que nous en avons vu, étaient bien belles et ça vaut sûrement le coup de monter tout en haut pour voir les chutes et la suite de bassins. La forêt était superbe, les rais de lumières qui la traversaient nous rappelaient l’heure qui tourne et nous ont permis de faire des photos sympas !

 

Derniers au revoir à la mer des Caraïbes

Le lendemain nous repartons de bonne heure, cette fois ci notre bateau nous emmène vers Puerto Barrios, c’est un navire de travailleur et ils ont prévu les bâches pour nous protéger. Au pied de basses montagnes verdoyantes la grande ville bananière se rapproche. Cette vue me plait particulièrement et me rappelle les descriptions de Terrilville dans « Les aventuriers de la mer ». Déjà que je pensais m’aventurer dans le désert des pluies en venant à Livingston, je ne cesse de faire des rapprochements avec cette superbe saga de Robin Hobb ; serait-elle venue au Guatemala pour l’écrire ?

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P1090640Une dernière bonne saucée nous convainc qu’il est temps de quitter la côte des Caraïbes et de s’aventurer vers des cieux plus cléments, ou du moins plus secs !

Livingston est une halte qui peut être très agréable, si elle est un peu mieux préparée que nous ne l’avons fait. Si vous rêvez d’une cabane façon Robinson Crusoé où vous ne feriez presque rien pendant quelques jours, plusieurs auberges ou hôtels proposent des cabanons sur pilotis le long du Rio Dulce ou dans les bras de fleuves qui s’enfoncent dans la forêt. Outre les siete altares, la traversée des gorges est à faire ! D’autres activités sont également proposées dans les restaurants de Livingston, et probablement dans les auberges.

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Guatemala – au coeur du monde Maya

Nous quittons le Belize sous un temps pluvieux et parcourons en taxi les quelques kilomètres nous séparant de la frontière Guatémaltèque. La route serpente à travers les Mayas mountains, des panneaux indiquent des sites archéologiques et des grottes nous convainquant que ce pays mériterait bien quelques jours de visite supplémentaires. Nous voilà tout excitées de passer notre 3ème frontière et de découvrir un nouveau pays. La douane est tout sauf angoissante : au guichet le douanier tamponne rapidement nos passeports sans trop regarder pendant que des écrans diffusent les derniers clips de reggaeton. Pas de contrôle particulier, on entre et on sort un peu comme dans un moulin. Une famille de mennonites fait le chemin en sens inverse et ne comprend visiblement pas un mot d’espagnol ce qui complique un peu son passage, mais les autorités ont l’habitude alors on ne s’en mêle pas.

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Une fois la frontière passée nos poches se font plus lourdes – nous avons à nouveau changé de la monnaie pour passer aux Quetzals, et nous en avons beaucoup plus. Ne SURTOUT pas se précipiter dans l’un des nombreux taxis qui vous attendent pour traverser le « no man’s land », il suffit de traverser un pont à pied et ça ne vous prendra que quelques minutes. Nous trouvons un taxi collectif dans la ville frontalière. Ça y est, nous sommes au Guatemala, prêtes à prendre la route pour Florès et la jungle !

Comme beaucoup de voyageurs nous passons trois jours à Florès dans l’auberge Los Amigos. Trois jours pour découvrir la ville-île de Florès, paresser sur le lac Peten itza et surtout voir les majestueuses pyramides de Tikal, l’un des plus beaux sites Mayas enfoui dans la jungle.

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La ville-île de Florès

A la fois calme et touristique Florès a été une étape très agréable : arrivées en début d’après-midi nous avons eu largement le temps de nous étendre dans le super patio de l’auberge, d’amener nos vêtements à laver à la laverie attenante à l’auberge et de sortir photographier la ville. Je les attendais avec impatience les couleurs guatémaltèques et je n’ai pas été déçue : bien que petite,  l’île regorge de maisons colorées et de petite ruelles pavées. C’était un régal pour l’appareil photo.

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La promenade qui longe l’île au bord de l’eau est un peu fréquentée par les touristes : des restaurants passent de la musique, des canotiers proposent des tours de barque, et des stands tenus par des familles proposent à manger sur le pouce (c’est bon!), cette promenade a un air très méditerranéen. Nous devons  finalement faire demi-tour car une partie de l’île a les pieds dans l’eau et n’est accessible que par barque. Nous décidons de monter à travers les ruelles vers le Zocalo, la place centrale où de jeunes Guatémaltèques jouent au foot pendant que nous admirons la vue sur le lac.

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De retour à l’auberge nous rencontrons Alan qui nous propose de nous joindre à un groupe pour effectuer un tour en barque au coucher du soleil. Ça n’était pas prévu mais puisque nous avons fini d’explorer l’île – une grosse heure suffit – pourquoi ne pas voguer vers de nouveaux horizons ?!

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Nous voilà donc embarquées sur le lac Peten Itza, ce dernier bastion maya qui n’a été conquis qu’en 1697 par les Espagnols. Nous nous arrêtons au Mirador d’où nous pouvons voir combien l’île de Florès est minuscule, avant d’aller sur une plateforme d’où on peut voir le coucher du soleil tout en jouant à Tarzan en sautant à la corde. Malheureusement nous n’avons pas pris nos maillots,  nous devons donc nous contenter d’observer les autres avec en fond ce superbe coucher de soleil sur les eaux calmes du lac. Les rives deviennent dorées et les cabanons de bois prennent de jolies couleurs. Une journée parfaite au Guatemala.

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TIKAL – Au coeur du monde Maya

Le repos sera de courte durée car nous partons le lendemain matin avant l’aurore pour nous rendre à Tikal – une excursion organisée par l’auberge. Le bus s’enfonce dans la sombre jungle et je m’endors pour finir ma nuit mais au réveil les premières lueurs de l’aube réveillent les oiseaux et nous pouvons commencer l’exploration de ce mythique site Maya. La visite n’a rien à voir avec Lamanai, le guide est très intéressant et nous laisse du temps pour prendre des photos et  déambuler à notre guise sur le site. Ce dernier est énorme et je suppose que toute une journée ne suffirait pas pour tout voir, nous nous contentons donc de suivre le parcours « balisé » du guide et de voir les quatre principaux temples.

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Il n’y a encore pas grand monde à cette heure là ce qui rend la visite très agréable. Devant nos yeux ébahis contemplant la première pyramide le guide rit: « Attendez de voir le temple IV ! », nous dit-il. On a du mal à croire que ça puisse être aussi impressionnant que la place centrale où s’élève le temple maya le plus connu, sous lequel un roi serai enterré. Certains bâtiments sont laissés aux caprices de la nature et des arbres y poussent, voire les recouvrent intégralement, ce mélange de ruines et de jungle dans la douce lumière du matin donne vraiment au site un côté Indiana Jones !

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Nous finissons par monter tout en haut du temple IV, le plus haut, pour admirer la vue sur Tikal. Une traînée de nuages recouvre la forêt, rendant le site encore plus mystérieux. Des sommets de pyramides pointent ça et là alors que la jungle recouvre tout. Un horizon de grands arbres et de lianes d’où s’entendent par moments les cris des singes hurleurs. La vue est saisissante et j’ai vraiment du mal à redescendre. Les photos de rendent pas justice à ce site. Dommage, il vous faudra y aller !

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Farniente au Lac PETEN ITZA

Que faire de notre dernière journée ici ? Rester allongées dans la patio à bouquiner et errer sur internet ? Non, Alan a prévu autre chose pour nous : aujourd’hui nous partons en collectivo vers une autre rive du lac, à El Remate, où un de ses amis possède un hôtel.

El Remate est un petit havre de paix où se dressent des hôtels et des cabanes de bois bien cachées dans les feuillages. Le genre de lieu où on passe plusieurs jours à ne strictement rien faire en admirant les changements de couleur du lac tout au long de la journée. Un lieu que je recommande aux  voyageurs qui ont un peu plus d’argent et qui cherchent un moment de farniente totale. Grâce à Alan nous profitons du ponton gratuit et du hamac pour paresser au bord de l’eau. Il n’y a pas de meilleur moyen d’apprécier à sa juste valeur cet immense lac aux eaux calmes et nous passons une après-midi exceptionnelle.

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Le retour s’avère moins reposant : les collectivos ne circulant plus à partir d’une certaine heure, nous avons mal prévu l’heure du coucher du soleil et devons rentrer dans la nuit le long du lac avant de trouver ENFIN un bus qui accepte de nous ramener à Florès. Sachant qu’il fallait un peu plus d’une demi-heure pour rentrer à l’auberge en transport nous serions montées dans n’importe quel véhicule, y compris dans un wagon à bestiaux ! (on y a fortement songé!)

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Après ce retour qui a failli être épique, besoin de confort food: on s’arrête donc au Burger king à l’entrée du village. Parce que comme le Mexique, le Guatemala est très tourné vers les Etats Unis, vous y trouverez  les mêmes enseignes et le coca comme boisson reine.

On est vraiment ravies de ce séjour dans la région du Pétén. Tikal est vraiment LE site maya qu’il faut voir selon moi, en constante fouille archéologique, les découvertes n’en finissent pas et ce lieu est aussi intéressant que beau. Si les longues marches ne vous font pas peur vous pouvez également tenter les treks comme celui d’El Mirador, accessible uniquement après trois jours de marche dans la jungle. Ça doit valoir le coup si on dispose d’un peu plus de temps.