Randonnées autour de Briançon

Après avoir visiter Briançon en hiver j’y suis retournée cet été pour une mini-étape de deux jours avant d’aller en Italie. Deux jours de randonnées à la découverte des environs de Briançon avec un pied-à-terre à Val-des-Près, à l’entrée de la belle vallée de la Clarée.

1er choc : Briançon n’a pas du tout le même aspect en été qu’en hiver. Oubliez l’aspect de bout du monde que la ville arbore sous la neige et le soleil glacé en été Briançon apparait comme une grande ville, centre d’activité de toutes les vallées autour, et elle est bien plus peuplée avec les nombreux touristes qui y posent leurs bagages pour arpenter les sommets environnants.

Vue du fort Vauban depuis la route de Montgenevre

Voici donc en quelques photos les deux rando qu’on a faites : la première dans la vallée de la Clarée au refuge du Chardonnet, la seconde au-dessus de Villard Saint Pancrace vers le lac de l’Orceyrette. N’étant pas une lève-tôt, on a commencé la rando au pire moment de la journée, à midi. Le soleil écrase donc les montagnes et les reliefs ne sont pas à leur avantage, mais je n’avais pas le courage de retoucher toutes les photos. Sorry not sorry.

  1. Randonnée au refuge du Chardonnet

Durée : 3h30 sans arrêt

Dénivelé : 400m pour aller au refuge

Conseil : prendre des bâtons ou des chaussures qui tiennent bien pour la descente

Conseil bis: en juillet/août la vallée de la Clarée est fermée aux voiture à partir de Névache dès 10h pour éviter l’afflux de voiture. Des bus sont mis en place pour acheminer les randonneurs dans la vallée et dans la vallée étroite.

Conseil ter : passer la nuit au refuge si on veut avoir de belles photos avec la lumière du soir ou du matin.

La randonnée commence au camping de Fontcouverte, le chemin est indiqué dès l’entrée, ne croyez pas le panneau qui indique 1h de montée, et si vous n’êtes pas un gros sportif comme moi comptez plutôt 1h45 pour la faire tranquillement à votre rythme.

Enfin sous les arbres après une montée fatiguante au soleil

Une montée pas si facile qui commence sous les arbres avant d’arriver sur des alpages – donc en plein soleil. Si cette partie n’est pas très longue elle n’en demeure pas moins fatiguante en plein milieu d’après-midi et on est bien contents d’avoir prévu plusieurs bouteilles d’eau. Néanmoins les paysages sont superbes et on prend plaisir à se poser sous les arbres après cette petite montée.

La suite de la rando s’effectue en pente douce en forêt, on passe même sur un mini pont de bois pour franchir le ruisseau, jusqu’à atteindre une sorte de plateau d’où s’élèvent des pics formant un cirque autour du refuge. D’ici deux options s’offrent au randonneur: monter encore plus haut jusqu’au pic du Chardonnet (compter 350m de dénivelés de plus) ou faire le tour du plateau vers ce qui était surement un lac il y a quelques années avant de redescendre en faisant une boucle. Evidemment nous avons commencé par faire une pause pique-nique/bière/dessert au refuge parce que ça reste tout de même ce que je préfère en rando : manger avec une belle vue !

Le refuge du Chardonnet

On n’avait pas prévu de monter jusqu’au col, pour une première randonnée j’étais moyennement enthousiaste à l’idée de faire 6h de rando, on est donc partis pour le petit tour. Attention, la descente permet de voir de beaux paysages mais on passe par un pierrier vraiment pas sympathique pour ceux qui n’aiment pas trop les descentes. Vivent les chevillères et les bâtons pour s’aider! A noter qu’il est aussi possible de s’arrêter pour la nuit au refuge pour monter au col le lendemain. Une rando qui peut se faire à la journée mais je me demande si on n’y prend pas plus de plaisir sur deux jours.

Ca devait être un lac avant, maintenant ça ressemble plutôt à des marécages

2. Randonnée au lac de l’Orceyrette

Durée : 3h30

Dénivelé : 400m

Conseil : possibilité de se rendre directement au lac ou juste de monter du parking au lac pour les enfants.

Autre journée, autre vallée. Nous sommes partis cette fois-ci du côté de Briançon, au-dessus du village de Villard Saint Pancrace. La route est longue et sinueuse, une vraie route de montagne avec une vue impressionnante mais mieux vaut ne pas avoir le vertige (au moins pour le conducteur). Arrivés dans une grand parking sans vraiment d’ombre – il est encore midi – nous sommes ravis de voir que le chemin monte vite dans la forêt. Une forêt pas trop touffue, juste ce qu’il faut pour apercevoir la montagne tout en étant à l’ombre. La montée est régulière, je n’ai pas le souvenir de passages difficiles, et de nombreux points de repos sous les arbres sont possibles.

Une montée presque intégralement à l’ombre mais avec de jolies vues

On arrive enfin à un chalet qu’on contourne sur la droite pour se diriger vers quelques alpages. C’est ici qu’on fait la fameuse pause pique-nique, plus courte que la vieille car on ne trouve point de buvette ici. Mais il fait frais, les sandwichs sont bons et les tomates aussi.

On repart pour la descente : quelques mètres de chemin avant d’arriver sur un chemin forestier. Je râle parce que je déteste ça, c’est en plein soleil et j’y trouve assez peu d’intérêt pour ce qui est de la marche. Je suis persuadée qu’on s’est trompés de chemins, mais non… il faut faire près d’1,5km sur ce chemin où on croise quelques voitures avant d’apercevoir le lac plus bas. Je suis un peu rassurée mais le fait que le lac soit accessible en voiture en gâche un peu la beauté. De loin du moins.

C’est très minéral et le soleil de milieu de journée ne rend pas justice à cette jolie montagne.

Heureusement, peu avant le lac on trouve … une buvette !! A nous les fromages blancs aux myrtilles et les grenadines, avec cette fois-ci une bien belle vue sur le cirque derrière nous.

C’est finalement quand on s’approche du lac que celui-ci se montre sous son meilleur jour : des nuances de bleu et de vert qui donnent envie de se plonger dedans. Je n’y mets que les pieds et j’ai déjà le sang qui se glace, on n’est tout de même à 1900m d’altitude déjà.

Pour finir la randonnée il faut longer le lac sur la droite, la rive est plus belle et évite les voitures, avant de redescendre le ruisseau jusqu’au parking. C’est le moment le plus agréable de la rando. Le doux bruit de l’eau qui coule, les montagnes au-dessus qui commencent à prendre des couleurs avec le jeu des nuages, le calme et un chemin juste comme il faut -attention aux racines tout de même.

Accessible en voiture le lac est loin d’être vide de monde, cette rando vaut peut-être plus le coup hors saison.

Vert/bleu, le lac de l’Orceyrette a de belles nuances tout au long de la journée.

Autres idées de randonnées dans la Clarée (pas testées personnellement mais retour d’amis): 

  • Lac Laramon – Lac du Serpent: 4h30, 600m de dénivelés et deux jolis lacs! La randonnée part du camping de Fontcouverte
  • Lac Vert : 1h30, 114m de dénivelés, un joli lac aux milles nuances de vert. Dans la vallée étroite.
  • Le Mont-Thabor: 7 heures (4h de montée et 3h de descente pour les lents comme moi), 1200m de dénivelés. Très minéral mais superbe vue sur les Alpes. Pour plus d’infos et de photo voici le lien sur l’article de Trace-ta-Route.

En espérant que ce mini article de randonnées vous donne des idées et des envies. Je rappelle que je ne suis pas du tout une pro de la randonnée et j’ai du mal à marcher plus de 4h donc les randos proposées ici sont de niveau facile à moyen. Elles nécessitent néanmoins du bon matériel parce que ça reste de la montagne, et on ne rigole pas du tout avec ça ! (Par exemple la rando du mont thabor en plein mois de juillet peut voir passer des orages de neige, donc on reste prudent et on se renseigne ABSOLUMENT sur la météo). N’hésitez pas évidemment à commenter si vous avez des questions.

Mes dernières lectures – Essais

J’ai commencé à lire des essais il y a seulement deux ans. Auparavant j’avais du mal à comprendre comment on pouvait préférer se caler dans son fauteuil avec un livre qui demandait de réfléchir et d’être en contact constamment avec la société ou la science plutôt qu’avec une bonne oeuvre de fiction qui permettait de s’évader un peu.

Et puis j’ai lu “Sorcière” de Mona Chollet, et je me suis sentie plus intelligente. Plus que ça, la lecture d’essais procurait une sensation agréable car elle m’obligeait à lire plus lentement, à prendre mon temps, alors que je peux avoir tendance à dévorer trop rapidement les fictions – surtout que je lis beaucoup de fictions jeunesse. Finalement lire des essais était un prolongement assez logique à l’écoute plus régulière de podcasts: j’entends quelqu’un qui m’intéresse, je vois qu’il.elle a écrit un livre, j’ai envie d’approfondir la réflexion sur ce sujet.

Peu à peu je m’aperçois que j’ai presque toujours au moins un roman et un essai à lire en même temps, et ma pile à lire devient de plus en plus préoccupante! Comme beaucoup je n’ai pas vraiment lu pendant le confinement, j’ai commencé à reprendre un peu après avec l’ambition de pouvoir vraiment me replonger dans la lecture pour les vacances. Pour vous donner envie je vous présente aujourd’hui quelques essais que j’ai pu lire cette année, de quoi emporter dans votre valise si vous voulez changer des romans!

Sylvia Pankhurst, Mari-Hélène Dumas, éditions Libertalia

Une biographie comme on les aime. En quelques phrases nous voici plongés dans la vie de Sylvia Pankhurst, figure méconnue du mouvement des suffragettes – on entend davantage parler de sa mère Emmeline, mère du mouvement des suffragettes. Deuxième fille de cette famille militante, Sylvia mériterait pourtant  d’être mieux connue. A la fois féministe, communiste et anti-colonialiste, elle prend part à de nombreux combats du début du XXe siècle et demeure toujours fidèle à ses idées souvent novatrices et à sa manière de lutter, quitte à rompre avec sa famille.

On dévore ce livre rapidement. Au fil d’une écriture originale qui donne un aspect romanesque, on suit Syliva Pankhurst à travers ses luttes, ses séjours en prison, ses rencontres avec d’autres militants – Lénine par exemple – et à travers elle on suit l’histoire de idées politiques de gauche au Royaume-Uni dans l’entre-deux-guerre. Un fascinant voyage à la découverte d’une femme remarquable et trop peu remarquée.

Se défendre. Une philosophie de la violence, Elsa Dorlin, éditions La Découverte

Cet ouvrage m’a sauté aux yeux alors que j’errais dans une librairie d’Arras. La photo de couverture invitait à la lecture alors que le monde était traversé de manifestations BlackLivesMatter. Mais cet essai de philo ne parle pas QUE de la question noire et de la violence policière. Ce n’est pas non plus une apologie de la violence il s’agit d’un essai plus large sur la violence et la défense en règle générale. Bien sûr les thèmes de la supposée violence noire, de la violence policière, de la violence faite aux femmes sont régulièrement évoqués pour illustrer les propos de l’auteur, mais tout l’intérêt de cette lecture est de nous faire réfléchir à la signification de la violence en elle-même et à ce qu’elle a de politique, quitte à bousculer nos idées héritées d’une certaine morale.

J’ai pris mon temps pour savourer chaque chapitre mais j’ai adoré ce livre et je le conseille à toute personne un peu militante ou qui a juste envie de se poser des questions sur des notions qui paraissent évidentes…et le sont rarement. Le premier chapitre était un peu ardu à lire, il s’agit d’un livre de philosophie et il peut être difficile d’appréhender certains concepts. Mais il ne faut pas avoir peur des mots car l’autrice explique généralement avec des exemples clairs qui permettent de ne pas être bloqué. Comme souvent avec la philo, on se pose plus de questions après avoir lu qu’avant, mais cette question de la violence est plus qu’importante dans notre monde actuel et le retour historique sur l’esclavage, la ségrégation, la création des techniques d’auto-défense, permettent de contextualiser et de mieux comprendre l’histoire juridico-politique de la violence… pour mieux la penser !

Les besoins artificiels. Comment sortir du consumérisme, Razmig Keucheyan, éditions Zone

J’ai acheté ce livre après avoir écouté l’auteur lors d’un entretien sur France culture. Son propos m’avait semblé justement fort à propos dans une période où les problèmes climatiques nous invitent à repenser notre fonctionnement économique et nos modes de vie.

L’auteur mène ici une réflexion sur ce que sont les besoins authentiques, c’est-à-dire nécessaires, et les besoins artificiels dans notre monde actuel. Car s’il est compliqué voire impossible de se couper des besoins authentiques qui sont essentiels au bien de tous, les besoins artificiels sont ceux qui promeuvent un consumérisme sans borne qui pourrait poser problème sociologiquement, économiquement, écologiquement, politiquement. Alors que faire ?

Après avoir défini ces deux états (authentique/artificiels) l’auteur s’intéresse à des propositions juridiques et économiques très concrètes pour parvenir à limiter ce consumérisme et tendre vers un nouveau mode de production et de consommation. Cet ouvrage est assez facile à lire puisqu’il propose des exemples concrets et originaux (le premier chapitre est entièrement consacré à la question de la pollution lumineuse), associés à une théorie des besoins qui pousse à aller plus loin dans la réflexion. Loin d’être déprimant, l’auteur invite à penser que des solutions sont possibles pour créer une société démocratique et écologiquement viable, et nous conduit à réfléchir à ces solutions .

Mon livre de confinement, que j’avais commencé quelques jours avant d’être enfermée chez moi, comme si un sixième sens me conseillait de me replier un peu sur moi-même pour une période.

J’ai adoré ce livre. Tous les chapitres. Comme souvent j’ai eu l’impression que Mona Chollet savait exprimer ce que je n’arrivais pas moi-même à exprimer – en particulier sur les premiers chapitres qui traitent de notre rapport aux réseaux sociaux et à notre intimité.

« Chez soi » ne parle pas uniquement de son intérieur ménager mais de son intérieur de manière général. Dans cet ouvrage l’autrice aborde autant la question de son rapport à soi, que de son rapport à son logement, des injustices sociales et économiques quand à cette capacité de s’occuper de soi, des problématiques de genre et de charge mentale liées à l’entretien d’un foyer pour finir par évoquer la question de l’architecture elle-même.

Cet essai original montre combien de questions sont relatives à la notion même de foyer, combien ce « foyer » est essentiel dans nos vies, ou combien il devrait l’être. Ce sujet résonnant davantage encore en temps de confinement, alors que les inégalités pointées du doigt par Mona Chollet étaient devenues si visibles.

J’ajouterai que selon moi cet ouvrage devrait être lu par tous les architectes, en particuliers les architectes qui travaillent, par exemple, sur les constructions de bibliothèques et donc sur ces notions de bien-être, de chez-soi (cf. Si ça vous intéresse les bibliothèques ont aujourd’hui tendance à vouloir être des tiers-lieux, c’est-à dire des lieux qui ne sont ni l’espace public, ni l’espace de travail, ni le foyer mais presque un lieu qui peut proposer ces trois types d’ambiances). Cette dernière partie est peut-être plus difficile d’accès mais permet de découvrir plein d’architectes et personnellement…j’adore ça !

Cette petite session lecture est finie, j’espère que ça vous aura donné envie de lire ces ouvrages, la plupart sont disponibles sur liseuse – donc dispo si reconfinement – et sinon n’hésitez pas à demander à votre médiathèque de les acheter.

Si vous avez des conseils à me donner pour d’autres essais ou des documentaires je serais plus que ravie, c’est bientôt les vacances et je devrais avoir moult temps pour lire de nouveau.

Mon tour de France des départements #1

Je vous ai demandé sur instagram il y a quelques jours de m’indiquer 3 départements que vous conseilleriez de visiter. Vous avez été nombreux à vous concentrer sur quelques parties de la France : que des départements du sud-est, ou bien que du sud-ouest, certains m’ont parlé de départements dans lesquels je n’avais jamais pensé à mettre les pieds (la Nièvre pour ne pas la nommer), et une seule personne m’a mentionné un département d’outre-mer. Bref, devant la diversité des découvertes à faire en France j’ai trouvé qu’il était intéressant de s’emparer du sujet du tourisme en France par le prisme du département.

La basilique de Vézelay qui surveille le Morvan et les chemins de Saint-Jacques du haut de sa colline

Quand on travaille dans la fonction publique territoriale on en vient vite à penser la France en terme de collectivités territoriales. Régions, départements, métropoles, intercommunalités, communes, tout ça nous apparaît comme un grand puzzle dont chaque élément a ses particularités, sa sociologie, sa culture. J’ai d’ailleurs développé un certain intérêt pour les noms d’intercommunalités qui rivalisent d’originalité ou de mauvais marketing pour tenter de tirer leur épingle du jeu de la dure concurrence territoriale (gros coup de cœur pour les communautés de communes d’Osartis Marquion dans le Pas-de-Calais, et de L’orée de la Brie en Essonne).

Mais revenons-en à nos moutons, enfin à nos départements : j’ai particulièrement apprécié ma petite expérience professionnelle à l’échelon départementale (dans les Hautes-Alpes), et j’ai trouvé que c’était un cadre parfait pour découvrir un territoire, percevoir ses particularités, sa diversité mais aussi ce qui lui donne une cohérence, une cohésion. Les départements ce ne sont pas seulement des entités géographiques administratives, ce sont aussi des entités qui s’inscrivent dans l’histoire puisqu’ils sont créés à la Révolution en 1790 pour remplacer les provinces (Bearn, Poitou, Provence, nomenclature encore très utilisée chez les éditeurs de guides touristiques), ils sont peu ou prou les mêmes aujourd’hui. (Ils étaient 83 en 1790, sont montés jusqu’à 130 sous Napoléon et nous en comptons aujourd’hui 101. Je vous épargne les questions de métropolisation et fusions de départements même si c’est assez fascinant quand on s’y plonge).

L’arrivée à Briançon depuis le train

Voici donc 5 départements que je recommande de visiter ! Beaucoup de répétitions par rapport à mes précédents articles sur la France, la faute en partie à mon disque dur qui m’a lâché, je ne dispose donc que de quelques destinations en photos. J’espère pouvoir vous proposer des choses plus variées lors d’un prochain article. Et bien entendu j’attends vos avis et vos envies dans les commentaires pour me donner tout plein d’idées !

05 – Les Hautes-Alpes

C’est le département qui est revenu le plus souvent dans la liste parmi mes proches, et je n’ai pas hésité une seconde avant de le présenter ici. Sans doute est-ce lié à une enfance passée aux Vigneaux doublé d’une super expérience de stage à Gap. C’est le département numéro un que je recommande pour des vacances. Des paysages variés et magnifiques, deux villes qui valent la peine de s’y arrêter un peu, il y a de quoi passer entre 2 et 3 semaines sans s’ennuyer dans ce département dont j’ai parlé plus longuement ici : https://galswind.com/2020/04/28/10-choses-a-voir-dans-les-hautes-alpes/

13 – Les Bouches du Rhône

Marseille. Ville souvent décriée mais que j’ai beaucoup aimée, je n’y suis allée que deux fois mais j’ai adoré tâter le pouls des différents quartiers, du touristique panier, à l’animé Cours Julien. Je ne pensais pas être autant charmée par Marseille, par son ambiance et par son environnement : du centre-ville on voit les falaises et la mer, et en quelques minutes on atterrit dans les Calanques qui valent à elles seules le détour dans ce coin de France.

Mais les Bouches-du-Rhône ce n’est pas seulement la mer, ce sont aussi les terres et la belle Provence : Aix-en-Provence et le massif de la Sainte-Victoire à l’est, Les Baux-de-Provence et les Alpilles au nord. Le département est ceint de falaises et de petits massifs montagneux où on peut randonner en se prenant pour Marcel Pagnol. A l’ouest enfin se dessine le parc régional de Camargue au pied de la belle Arles et de son patrimoine antique. Un parfait mélange de nature et de ville, pas de quoi s’ennuyer dans ce département trop souvent associé à la seule ville de Marseille.

59 – Le Pas-de-Calais

Vert, orange, bleu. Des champs, de la brique et un beau ciel dégagé, voilà la vision que j’ai quand je pense au Pas-de-Calais. En l’espace de deux ans j’ai traversé deux fois le Pas-de-Calais et je m’y suis rendue trois fois, la dernière fois remonte à quelques semaines puisque j’ai passé 3 semaines à Arras pour un stage. A chaque fois j’ai été séduite par ce que je découvrais de ce pays et j’ai eu envie d’y rester plus longtemps.

La côte d’Opale
La Grand’Place de Béthune

Le Pas-de-Calais fait partie de ces départements qu’on connait mal et qui sont pourtant parfaits pour passer de longs week-ends (ou toute une vie) : de belles villes avec un riche patrimoine (Arras, Béthune, Douai, Calais) -il s’agit d’un des départements avec la plus grande densité de sites classés-, une superbe côte avec des champs colorées qui surplombent une mer turquoise, des villages de briques dont les beffrois nous toisent du haut de leurs collines, et des montagnes de terril qui décorent le bassin minier, le Pas-de-Calais est définitivement l’un des départements qui me charme le plus en France. D’ailleurs j’avais écrit tout un article sur ma visite du bassin minier: https://galswind.com/2018/04/29/au-nord-yavait-des-corons-weekend-dans-le-bassin-minier/

75 – Paris

Oui ce n’est pas du jeu, mais difficile de ne pas inclure Paris dans cette première liste des départements à aller visiter. Je n’arriverais pas à vous dire pourquoi et comment il faut visiter Paris, je ne pourrais même pas vous parler de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel puisque je n’y suis jamais montée. J’aime Paris d’amour, encore plus avec tout ce qui s’y est passé cette dernière année : du brasier de Notre-Dame à Paris en grève, de Paris vide à Paris pleine de piétons et de cyclistes, Paris en hiver, au printemps, en été et en hiver. Paris est tout le temps intéressante et belle. Je me suis délectée pendant deux ans de traverser le pont de la Concorde, auparavant j’avais passé moult années au cœur du quartier latin – et mes pas m’y ramènent toujours-, je découvre le XIIIe un peu plus chaque année, je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps d’arpenter davantage Belleville et Ménilmontant…

S’il fallait vraiment vous faire une petite liste de deux trois choses à faire à Paris pour un long week-end voici ma liste toute personnelle : un pique-nique aux butte Chaumont, emprunter la ligne 6 du Trocadéro à Bercy et la reprendre dans l’autre sens pour bien voir toutes les fresques murales du XIIIe, prendre une glace rue Mouffetard avant de se promener jusqu’aux quais, se balader la nuit tombante entre St-Michel et Austerlitz (printemps/été), prendre une thé à la Grande-mosquée, se rendre sur la terrasse de l’Institut du monde arabe (gratuit) pour une jolie vue, aller au musée du Louvre ou au musée d’Orsay, se promener en automne au Père-Lachaise, prendre un dernier verre en haut du parc de Belleville.

89 – L’Yonne

A proximité de la région parisienne on trouve l’Yonne, porte d’entrée de la Bourgogne ce département se prête particulièrement bien aux weekends improvisés pour Parisiens en mal de patrimoine et de nature. A la même période ces champs diffèrent totalement de ceux du Pas-de-Calais : pas de verdure ici, l’horizon est d’or et il se meut au rythme du vent qui balaie les blés.

Les champs de l’Yonne parcourus d’éoliennes
La Fabuloserie – musée d’Art Brut ou Art Hors norme. Aussi surprenant que touchant.

Depuis Auxerre, la préfecture, il n’est pas difficile de rayonner dans le reste du département pour aller à la recherche des nombreux sites culturels dont voici une liste non exhaustive: l’abbaye de Pontigny au nord d’Auxerre, la basilique de Vézelay au sud du département, la Fabuloserie – un musée d’art brut – à Charny, la maison de Colette, et surtout l’étonnant château fort de Guédelon reconstruit avec les méthodes traditionnelles et en temps réél, un must avec les enfants. L’Yonne regorge de sites patrimoniaux, c’est une destination idéale pour les fans d’histoire médiévale ou tous ceux qui aiment les vieilles pierres.

Guédelon – un château fort construit en temps réél, on est actuellement en 1251!

Pour ceux qui aiment mieux la Bourgogne viticole, plusieurs chemins de randonnées parcourent les vignes au sud d’Auxerre, notamment le vignoble de Chablis, avec dégustations, évidemment. Et à noter pour plus tard : une partie du canal de Bourgogne passe par ici, je suis de plus en plus intéressée par l’idée d’un tourisme fluvial (même si ça signifie avoir un bon anti-moustique), et l’Yonne peut-être une bonne idée pour aller découvrir ça de plus près.

Auxerre vue depuis les bords de l’Yonne

Et mes envies 2020 ?

On voyait de plus en plus de blogueurs se tourner vers le voyage en France pour des raisons écologiques, les récents événements ont confirmé cette tendance et nous risquons fort d’être envahi d’images de la France pour les prochains mois, et tant mieux puisqu’il y a tant à voir ici. J’ai d’ailleurs déjà élaboré une petite liste des prochains départements que j’aimerais découvrir, des départements touristiques et d’autres un peu moins. Pêle-mêle voici mon top 5 du moment : le Gard, les Ardennes, la Manche, le Cantal, les Yvelines.

Et vous alors, quels sont les départements que vous conseilleriez ?

11 choses à voir dans les Hautes-Alpes

Avant le confinement et la crise du covid -19 je suis partie un mois en stage en février/mars à la bibliothèque départementale des Hautes-Alpes, dans la ville de Gap. J’avais choisi de partir à la montagne parce que j’adore ça et que c’était l’occasion de voir comment on vivait quotidiennement dans un endroit où je ne passe habituellement que quelques semaines de vacances. Et puis vu la période j’espérais aussi pouvoir y faire du ski.

Enfin on m’avait également vendu le département comme l’un des plus ensoleillés de France en cette période de l’année, c’est vrai que j’ai pu beaucoup profiter du ciel bleu mais j’ai aussi eu un bel épisode neigeux qui m’a permis de voir la montagne dans tous ses états, et surtout de passer une journée à regarder les caméras du département qui montrent en temps réel l’état des principaux axes-routiers. C’est addictif.

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La vue en sortant du travail

Mon stage étant tout sauf sédentaire j’ai pu bien arpenter le département, même si je n’ai pas pu me rendre dans les lieux les plus éloignés. Un mois c’est long mais c’est finalement assez court quand on travaille. Néanmoins j’ai découvert des coins des Hautes-Alpes que je ne connaissais pas du tout, je me suis mise à pouvoir ENFIN situer les sommets sur les massifs les plus proches de Gap, j’ai dans ma tête la géographie du territoire et je me prends pour une Haute-Alpine en ne prononçant pas le S de Queyras.

Pour changer un peu des récits de voyages habituels j’ai eu envie de vous proposer un article sous forme de liste, sur le modèle de ce que fait My Sweet Escape qui propose régulièrement des best-of de choses à faire et à voir dans les Hauts-de-France. Voici donc 10 excursions qui valent le détour dans ce superbe département des Hautes-Alpes.

  1. Gap, la grande ville du département

Ce serait une erreur de ne pas profiter de la douceur de vivre de Gap. Je ne vais pas vous mentir, la ville est franchement déprimante quand il pleut, mais c’est plutôt rare et quand il fait beau il est bien agréable de faire une petite balade dans son centre ville coloré. Je ne savais pas du tout à quoi ressemblait la ville, je ne m’attendais pas à trouver une place centrale pleine de terrasses, d’où partent des rues piétonnes ceintes de vieilles maisons au style presque provençal. La ville témoigne de cette double identité du département, entre région très montagneuse et petites montagnes provençales.

  1. Les domaines de Charance et de Céüze

Si vous séjournez à Gap, quoi de mieux que de profiter des deux domaines qui sont à moins de 30min de voiture : Céüze et Charance. Il s’agit des deux montagnes les plus reconnaissables depuis Gap. Céüze c’est cette montagne qui se dresse au milieu de rien. Anciennement station de ski, le manque de neige a conduit à la fermeture de la station. On peut aujourd’hui s’y balader en été comme en hiver et profiter de la station fantôme où tous les Gapençais ont appris à faire du ski. (oui parce qu’ici c’est le sport national évidemment).

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La meilleure vue de Céüze: depuis ma fenêtre

Charance est encore plus près puisqu’une partie de la ville repose sur son flanc. Un bus municipal (gratuit) permet de rejoindre le parking principal d’où partent plusieurs chemins de randonnées. Je me suis contentée de me balader le long du canal, une balade qui offre déjà de belles vues sur la vallée et sur les montagnes plus lointaines.

Pour les plus courageux des randonnées bien plus difficiles et plus longues permettent de rejoindre le pic de Charance ou le col de Guizières.

https://www.gap-tallard-vallees.fr/fr/decouvrir/nature-et-decouvertes/parcs-et-domaines/domaine-de-charance/

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LA vue depuis Charance
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Le vieux Chaillol qui n’est jamais bien loin
  1. Le Champsaur et ses stations familiales

Juste après le col de Manse en venant de Gap vous accédez à un paysage de bocages planté au milieu des montagnes : bienvenue dans le Champsaur. Ce coin des Hautes-Alpes est connu pour un phénomène météorologique appelé la barre du Champsaur, et qui permet à Gap d’être ensoleillée presque toute l’année.  Grosso modo, deux courants atmosphériques (de Grenoble et de l’Italie) se rejoignent ici et font qu’une grande traînée de nuages se pose sur les cols entourant le Champsaur, permettant au sud du département d’éviter les nuages.

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En route pour Pont-du-Fossé
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En se promenant dans le Champsaur

Mais le Champsaur est aussi connu pour ses belles stations familiales : Saint-Léger-les-Mélèzes, Saint-Michel-de-Chaillol, Ancelle et Orcières qui s’étalent dans une vallée facilement accessible, même par temps de neige.  Ces petites stations sont parfaites quand on a des enfants et qu’on n’a pas envie de skier toute la journée sur des grosses pistes. C’était un plaisir fou de partir en voiture sur les routes du Champsaur pour le travail. Après l’avoir traversé en long et en large en hiver j’ai hâte de pouvoir y retourner l’été et faire une des belles randonnées le long de la Drac, ou pourquoi pas de monter au Vieux Chaillol, le grand sommet qui contemple la vallée.

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La jolie station de ski d’Ancelle
  1. Vers la Provence au sud du département

Quand on dépasse Gap en direction du sud on s’aperçoit vite que le paysage change : les montagnes se font moins hautes, on trouve des vignobles, les villages perchés sur leurs collines ressemblent à s’y méprendre à des villages provençaux. C’est un nouveau visage des Hautes-Alpes, celui où on se sent plus près d’Aix que de Grenoble ! Je me suis contentée d’aller dans le petit village de Ventavon dans le Buëch-Sisteronnais, mais il y aurait beaucoup à visiter dans ce coin : faire trempette dans les gorges de la Méouge par exemple avec ses eaux turquoises, ou randonner dans le parc des Baronnies provençales.

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Vue depuis le village de Ventavon

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5. Le lac de Serre-Ponçon

Un incontournable : le lac de Serre-Ponçon. Situé au centre du département, ce lac sert de base nautique et de base d’activités aux Gapençais. En hiver on peut avoir le plaisir de skier dans les stations qui surplombent le lac, avec une vue sur l’étendue turquoise. Insolite !

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Le lac de Serre-Ponçon vu depuis le train

6. La ligne Gap-Briançon

Je me fais un devoir aujourd’hui de voyager le plus possible en train, et dans les Hautes-Alpes je n’avais pas d’autre choix puisque je n’étais pas véhiculée. Mais le département a en plus la chance de posséder l’une des plus belles lignes de chemin de fer de France : celle qui va de Grenoble à Briançon. Parce que j’ai pris cette ligne en deux étapes je vous la présente de la même manière.

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La ligne Gap-Briançon après avoir quitté Montdauphin-Guillestre (nom que j’adore)
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Dernier rayons du soleil sur les sommets des écrins

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J’ai d’abord pris le train depuis Gap pour rallier Briançon, 1h30 de paysages variés : parti du Gapençais on arrive en gare de Chorges (où Attention le quai est plus petit que le train donc on ne peut en descendre que depuis les voitures 1 et 2) ; puis on longe le superbe lac de Serre-Ponçon avec au loin la station des Orres dont on aperçoit les remonte-pentes ; enfin, après Montdauphin-Guillestre on pénètre dans la Haute-Montagne. Le paysage se fait plus rocailleux, et à L’Argentière les Ecrins tout devient blanc. On distingue de loin la citadelle de Briançon. Terminus, tout le monde descend !

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7. Briançon

2eme ville du département, perchée sur sa roche à la frontière italienne, Briançon se mérite. De nombreuses heures de voiture ou de train pour l’atteindre, mais le résultat vaut le détour. Briançon est l’un de mes coups de cœur des Hautes-Alpes !

Surplombant la ville nouvelle se tient la vieille ville à laquelle s’accroche la forteresse Vauban (encore une). La rue principale est surtout une rue commerçante et touristique, on trouve des restaurants sympas en se faufilant dans les petites artères. Attention aux chutes en hiver, il fait très froid à Briançon (-17 le jour où j’y suis allée) et tout était glacé. On a bravé le vent glacial pour se poser en terrasse d’un salon de thé avec vue sur la vallée. Un temps et une vue à vin chaud ! Ne pas manquer enfin la balade le long du chemin de ronde, avec une jolie vue sur la vallée qui mène vers le Montgenèvre, pour une ambiance romantique.

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Si on suit le chemin on part pour l’Italie

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Enfin Briançon est l’une des rares villes-stations d’Europe : un téléphérique permet de mener directement depuis le centre-ville à la station de Serre-Chevalier. D’ailleurs le train en direction de Briançon est souvent rempli de familles qui partent pour une semaine de ski. Et pour ceux qui voudraient s’y rendre en été, entre randonnées et escalade il y a de quoi faire.

8. Le parc des Ecrins

Les Ecrins j’ai l’habitude de les voir de l’autre côté, par le massif de l’Oisans, le parc national s’étend pourtant en grande partie sur les Hautes-Alpes, et c’est évidemment un incontournable pour les férus de montagne. Je n’ai malheureusement pas pu aller vadrouiller de ce côté-ci pendant mon stage, seulement apercevoir de loin la Barre des Ecrins. Mais j’ai passé un temps fou à googler tous les villages du coin – surtout ceux où il y a une bibliothèque évidemment – pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemblait : sans surprise c’est superbe. J’ai déjà inscrit dans « need to go » liste : Vallouise, Villar d’Arêne (où j’allais étant petite), La Grave, La Chapelle en Valgaudemar (rien que pour le nom).

Le Champsaur se situe également au sein du parc des Ecrins, mais j’ai décidé de le différencier ici car il s’agit d’un cadre géologique bien particulier.

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9. La ligne Gap-Grenoble

Pour revenir à Paris j’ai dû prendre le deuxième tronçon de la ligne Grenoble-Briançon, cette fois-ci en direction de Grenoble. Je ne mentirais pas en disant que cette ligne est l’une des plus belles que j’ai vues. Mais vraiment…  Ce tronçon s’appelle « La ligne des Alpes » et elle a été mise en service des 1863 – en tout cas certaines parties -, avec aujourd’hui une ligne bis qui, après la gare de Veynes, se dirige vers Valence. Un dénivelé impressionnant qui a conduit a construire pas moins de cinq tunnels et une dizaine de viaducs offrant des vues panoramiques sur les Alpes (le massif du Devoluy, l’Aiguille, l’Oisans enfin).

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En traversant le Buëch

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Partant de Gap le train traverse le Buëch, région des Hautes-Alpes qui se rapproche de la Drôme, puis on arrive dans des petites montagnes, pas de neige ici au moi de Mars, mais on commence à apercevoir des névés dans les sommets au loin. Et au col de la Croix Haute, la Haute-Montagne commence à nous apparaître. C’est beau. Mais plutôt que d’en faire le récit : je vous laisse admirer les photos !

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Je pense qu’on voit presque toutes les alpes depuis cette route en altitude
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Coucou le col de l’Aiguille et son chapeau de nuages!

10. Le Queyras

Encore une partie du département que je n’ai pas pu visiter mais qui me fait de l’œil : le Queyras ! Sauvage, difficile d’accès en hiver, ce parc régional est connu pour être l’un des plus beaux des Alpes, en tout cas l’un des moins peuplés ! Pendant mon stage il était très difficile de se rendre dans cette partie du département en raison des chutes de neige. Les caméras qui donnaient les infos sur la commune de Saint-Veran, commune la plus haute d’Europe, ne fonctionnaient même plus. Outre les communes de Saint-Veran, Molines ou Abriès, l’activité principale du Queyras c’est la randonnée. Je vous laisse regarder sur google image, ça donne envie d’enfiler son sac à dos et de partir à l’aventure.

11. Randonner dans la Vallée de la Clarée: le refuge du Chardonnet

A la sortie de Briançon, en se dirigeant vers le col du Montgenèvre et l’Italie se trouve deux petites vallées un peu éloignées de tout et idéales pour randonner: la vallée de la Clarée avec sa capitale Névache, et la Vallée étroite. Difficile à atteindre en hiver elles peuvent néanmoins être prises d’assaut en été et je conseillerais les mois de juin et septembre pour aller s’y promener.

Entre des sommets roccailleux – le Mont Thabor par exemple – et la Clarée qui dessine la vallée on se promène parmi les verts alpages et les forêts à la recherche des nombreux lacs de la région. Il y en a ici pour tous les goûts: des lacs qu’on peut atteindre en voiture, des sommets qui demandent des heures et des heures de marche (perso je conseillerais plutôt le bivouac dans ce cas, pour au moins avoir le beau coucher/lever du soleil sur les Alpes). Je n’y suis restée que deux jours et je n’ai fait qu’une randonnée dans la Clarée: celle du refuge du Chardonnet à lire ici.

IMPORTANT: en juillet-août la Vallée de la Clarée est en partie fermée aux voitures. Pour éviter les voitures qui se garent partout l’entrée de la vallée est fermée à partir de 10h au niveau du chalet de Fontcouverte, des bus sont mis en circulation pour emmener les promeneurs au bout de la vallée et vers la Vallée étroite.

 

Cap sur l’Ombrie – Itinéraire de 5 jours en road-trip

Suite à la demande expresse de mes nombreux fans (coucou Jéromine) je reprends du service sur le blog. Et pour revenir au plus près de l’actualité je vous propose un article récap d’un road-trip effectué en mai dernier…en Italie.

Pays actuellement le plus touché par l’épidémie de Covid 19, l’Italie, dont une grosse part de l’économie repose sur le tourisme, va avoir plus que jamais besoin de nous quand cette crise sera passée (et avant que la prochaine n’arrive…). Et comme on a de la chance, ce n’est pas bien compliqué d’aller en Italie, ni forcément très cher.

L’Italie c’est un pays que nous connaissons bien  mes amies et moi, on avait d’ailleurs organisé un road-trip de 5 jours aussi en Toscane il y a quelques années. Cette fois-ci on voulait découvrir une nouvelle région, moins connue mais qui pouvait se découvrir en quelques jours : on a jeté notre dévolu sur la belle Ombrie, souvent délaissée au profit de sa voisine.

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L’Ombrie a bien autant à offrir que la Toscane : cette région vue comme « le poumon vert de l’Italie » s’étend principalement le long d’une vallée où se répondent des cités médiévales et des villages perchés. En cinq jours nous n’avons évidemment pas pu tout visiter et avons donc laissé de côté certaines parties pour mieux les découvrir plus tard – notamment le parc des mont sibyllins qui m’a fait de l’œil !

Le printemps est la période idéale pour visiter l’Ombrie, pas trop chaud, ni trop froid, le temps parfait pour prendre son aperitivo en terrasse en contemplant un paysage bucolique digne des peintures romantiques. J’ai entendu dire que la région paraissait nettement moins bucolique en hiver quand les arbres sont gris.

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Transport 

Pour ce road-trip prévu au dernier moment je suis partie avec des amies, et nous sommes chacune arrivée et repartie par des lieux différents. Le bon plan c’est souvent l’aéroport de Bologne qui propose des prix moins élevés, certaines sont arrivées de Florence, Rome ou encore Milan; pour toutes se retrouver on a pu compter sur les trains italiens dont l’efficacité et les prix dérisoires n’en finissent pas de me surprendre. Bémol cependant pour le Rome-Milan qui coûte un bras – c’est un TGV. Le point de rencontre c’était la ville d’Orvieto au sud de l’Ombrie où mes amies sont passées me prendre après avoir récupéré une voiture à Rome (si un italien passe par ici, on n’a toujours pas compris les panneaux de limitation de vitesse sur fond bleu, respectés par personne, je suis preneuse si vous pouvez expliquer.)

Pas de difficultés particulières pour rouler en Ombrie, à moins de sortir des sentiers battus. Evidemment c’est ce que nous avons fait en choisissant un agriturismo perdu dans les montagnes entre Pérouse et Gubbio. Les routes se sont soudain mises à ressembler aux routes des Cévennes ; on a même eu droit au brouillard et à la pluie pour monter encore le niveau de difficulté. Globalement l’Ombrie n’est pas une grande région, l’itinéraire que je vais vous présenter ne conduit à faire qu’1h30 de trajet en moyenne par jour, souvent agrémenté de pauses. De quoi profiter vraiment de la région.

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Itinéraire :

JOUR 1 : Paris – Orvieto (direct en train depuis Bologne) – Spolète // Arrivée au top à Orvieto, on entraperçoit la ville depuis les vitres du train, il faut dire qu’elle se détache sur son éperon rocheux entouré de champs d’olivier. Vision idyllique confirmée par le déjeuner que je prends sur la place devant la cathédrale : vin blanc et bruschette. Le temps est bon, le ciel est bleu et j’attends mes copines pour aller à Spolète.

JOUR 2 : Spolète – Montefalco en passant par Trevi // Cheveux aux vents, mais pas de musique dans les oreilles parce que le son des enceintes est très mauvais, on part avec bonheur à la découverte de l’’Ombrie. Légère déception : c’est le week-end de Pâques et tous les restaurants sont pris d’assauts. A 17h on se prend une glace à Bevagna en arpentant la rue principale lors de la passeggiata traditionnelle. Le village est surpeuplé, on aura du mal à trouvé une place pour se garer. Le soir c’est terrasse et bouteille de Montefalco avant de faire une balade le long des remparts pour apercevoir en face la ville d’Assise. Ce pays est merveilleux.

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JOUR 3 – Montefalco – coin paumé entre Pérouse et Gubbio // Aujourd’hui c’est le cœur du voyage : la visite de la ville d’Assise. C’est plein de pèlerins et il pleut. Tout est cher évidemment, mais c’est un monument à voir. Pas possible de prendre des photos, tant mieux, on en profite pour regarder les magnifiques fresques de Giotto sans savoir où donner de la tête. Le reste de la ville est très photogénique aussi, et cette pluie donne des airs d’Irlande aux hauteurs de la cité. On repart pour dormir dans un agriturismo hippie perdu dans les montagnes. C’est beau mais sans wifi. On mange à Gubbio, autre ville médiévale qu’on ne verra qu’au crépuscule.

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JOUR 4 : Pérouse // 30 minutes de voiture et nous voici à Pérouse. Je tombe immédiatement sous le charme de cette cité médiévale unique. J’avais étudié la fontana maggiore qui orne la place centrale en cours d’histoire de l’art et on passe bien une heure à l’observer sous toute les coutures en savourant le retour à la civilisation. Eglises, palais, sous-terrains, Pérouse a beaucoup à offrir, et surtout la dolce vita à l’Italienne comme on l’aime. On y trouvera le meilleur spot à aperitivo, encore une fois avec une superbe vue sur toute la vallée. Le dernier Spritz a un goût de nostalgie même si je sais que je reviendrai vite au pays.

JOUR 5 – Pérouse – Paris // C’est le moment tant redouté: 3 trains et un avion pour revenir à Paris. Pérouse – Florence – Prato – Bologne. J’ai juste le temps d’aller me prendre un dernier café à Bologne avant de décoller.

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Logement

Si vous voulez être tranquille, évitez de faire la même bêtise que nous qui réservions au jour le jour, on n’est pas passée loin de la nuit dans la voiture…finalement on a atterri dans un repère hippie et avec le recul ça aurait été dommage de rater ça. L’Ombrie a beau être moins célèbre que sa voisine la Toscane, ça n’en reste pas moins une région un peu visitée, surtout au moment du week-end de Pâques, en pleines vacances italiennes. Il est par ailleurs tout à fait possible de choisir un seul logement et de rayonner dans la région avec une voiture. Evidemment je n’ai noté aucun des hôtels et auberges dans lesquelles nous avons dormi. Si vous avez les moyens, ou si vous prévoyez bien à l’avance, faites-vous plaisir avec un agriturismo. C’est l’occasion d’avoir l’impression de vivre dans un film, avec souvent des bons produits locaux en plus !

Autres conseils 

  • Renseignez-vous sur les fêtes locales ou nationales, souvent des animations sont organisées dans les villes et villages, ça peut être intéressant (j’adore ça personnellement) mais ça peut conduire à devoir réserver pour dormir ou manger.
  • Pour manger, si vous en avez l’occasion n’hésitez pas à aller chercher des produits frais dans les marchés, il y a toujours un coin où se poser pour se faire un BON pique-nique. C’est moins cher et tellement agréable.
  • Mangez autant que vous voulez, rassasiez-vous d’art médiéval, prenez-vous pour Goethe qui contemple la campagne. Enfin, profitez…

 

Plus encore en ce moment que jamais j’ai envie de faire la promotion de l’Italie, j’espère bien-sur que nous pourrons nous déplacer cet été en Europe, que la crise sera passée, même si cela semble de moins en moins probable. Mais peu-importe, un jour ou l’autre nous pourrons de nouveau nous rendre dans ce pays qui mériterait qu’on y passe toutes ses vacances (en alternance avec la France…et avec quelques escapades en Espagne et Ecosse, ok…), donc prenez le temps de rêver, et d’imaginer vos prochaines vacances. Même si elles ne sont pas pour maintenant.

Mes best of culturels 2019

Après le bilan 2019 je me lance dans le bilan culturel que je vous avais promis. Bien attablée dans un café/bateau sur les bords du quai des pêcheurs à Strasbourg, je me lance enfin dans le résumé de cette grande épopée culturelle que fut 2019.

Pour éviter de me retrouver de nouveau en 2020 à devoir parler de toute une année de lecture/visites/écoutes en un seul article je me suis acheté un petit carnet où je suis censée noter mes chroniques culturelles au fil de l’année. Gageons que je m’y tiendrai au moins un peu.

Pour ne pas trop me perdre j’ai décidé de diviser cet article en plusieurs parties en ne vous livrant chaque fois que mes TOP de l’année concernant les expositions, les livres jeunesse, les livres féministes, les BD, les autres livres (oui il y a beaucoup de livres), les films. Je m’excuse d’avance pour l’absence de photos de cet article, je n’ai absolument pas pensé à prendre en photo la plupart des ouvrages dont je vais vous parler. Espérons que ce ne sera pas trop indigeste.

 

Best of expos 2019

Outre les premiers dimanches du mois qui m’ont permis de découvrir un certain nombre de musées parisiens dont je vous ai déjà parlé dans le précédent article, j’ai essayé d’aller voir le plus grand nombre d’expositions possibles, en particulier des expos qui au départ ne m’attiraient pas particulièrement. J’ai pu ainsi découvrir des artistes, des courants artistiques ou seulement pousser un peu la réflexion sur ce qu’est l’art et sur les politiques culturelles. Sans plus attendre, voici mes préférés :

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  1. Felix Fénéon au musée de l’Orangerie – OUVERT jusqu’au 27 janvier 2020

Vous ne connaissez pas Felix Fénéon ? Moi non plus, et pourtant maintenant que j’ai vu son portrait je serais capable de vous le retrouver sur n’importe quel tableau de Matisse, Seurat ou Toulouse-Lautrec, autant de peintres avec qui il a travaillé, parce que Felix Fénéon fait partie de ces figures de l’ombre qui ont eu une place essentielle dans le développement artistique de la Belle-époque. Deux expositions ont été consacrées à ce critique d’art anarchiste qui compte parmi les premiers collectionneurs des arts premiers. La première expo au musée du Quai Branly manquait un peu d’intérêt, comme toujours les œuvres sont montrées sans vraiment d’explication mais cette expo a au moins eu le mérite de nous faire découvrir la personnalité et l’histoire de Felix Fénéon. La seconde expo, qui se tient actuellement au musée de l’orangerie, m’a, au contraire, ravi les pupilles ! On y présente des pièces se rapportant à son inscription sur les registres des anarchistes, ou à sa qualité de rédacteur en chef d’un journal d’art, des tableaux qui le représentent, d’autres qui lui ont été offerts, des artistes qu’il a aidé à se développer. Beaucoup de pointillistes, mais plus largement on s’aperçoit que Felix Fénéon a côtoyé tout le beau monde littéraire et artistique de cette époque. Et si vous décidez d’aller voir l’expo Toulouse-Lautrec par la suite vous pourrez chercher où est Felix sur les œuvres.

  1. Rouge au Grand-Palais

On peut dire que je ne connaissais absolument rien au constructivisme ou au suprématisme russe – étonnant non ? – mais après lu Svetlana Alexievitch, une autrice russe prix Nobel de Littérature, j’ai eu envie d’en découvrir un peu plus sur la « civilisation soviétique », et quoi de mieux que d’aller visiter l’expo Rouge sur l’art soviétique ?

L’exposition était très complète, beaucoup de dates, beaucoup d’explications, des supports de tout type. Il faut dire que le théâtre ou le cinéma furent aussi importants, voire plus, que la peinture dans le régime soviétique. Il est amusant de constater également que la même idée, c’est-à-dire que l’art doit être plus proche des gens et ne plus seulement être un art esthétique, touche un peu toute l’Europe au même moment : les Nabis et l’Art Nouveau à l’ouest de l’Europe, les futuristes en Italie et les constructivistes en Russie. Toute en noir, rouge et blanc, l’exposition aborde autant l’histoire soviétique que l’histoire de l’art et permet de faire connaître des œuvres qui ne sont jamais venues en France. Une exposition de grande valeur.

  1. Le modèle noir au Musée d’Orsay

Même si cette exposition peut être critiquée sur bien des points – la faible présence d’artistes noirs notamment – elle a le mérite de questionner au moins une dimension de l’histoire de l’art : le rapport des artistes au modèle noir.

La mise en parallèle de certaines œuvres, l’évolution de ce modèle noir au fil des siècles, la présentation de figures majeures, la présence de divers supports – peinture, sculpture, films – donnent à cette exposition une certaine variété qui la rend intéressante bien que largement perfectible.

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1ère abolition de l’esclavage en 1794

  1. Avis sur des expositions en cours :
  • Toulouse-Lautrec – Grand Palais jusqu’au 27 janvier 2020 : exposition très complète, elle ne m’a pas marquée parce que j’ai déjà visité le musée Toulouse-Lautrec d’Albi, mais pour ceux qui n’auraient pas prévu d’aller à Albi, autant aller à l’expo de Paris, il y a tout de même un certain nombre d’œuvres intéressantes.
  • Le Greco – Grande Palais  jusqu’au 10 février 2020: Je ne connaissais pas du tout Le Greco, je suis contente de l’avoir découvert et j’apprécie notamment ces portraits d’hommes d’église qui diffèrent des canons de l’époque. Je ne suis cependant pas une grande fan du style, et surtout l’exposition est presque tout le temps FULL.
  • Tolkien – BnF jusqu’au 16 février 2020 : ALLEZ-Y ! Elle est belle, elle est intéressante, on y voit des pièces inédites de Tolkien, mais aussi de belles pièces des fonds de la BnF, c’est vraiment une super expo pour tout fan de Tolkien, mais aussi pour toute personne qui s’intéresse à la fantasy ou à la linguistique.
  • L’âge d’or de la peinture anglaise – Musée du Luxembourg jusqu’au 16 février 2020 – Voici une expo que j’attendais impatiemment depuis ma découverte de Bath cet été. Comme toujours on est un peu déçu des expos du musée du Luxembourg, l’espace d’exposition est en effet très petit et les billets sont chers (sauf si vous avez une carte Sésame). Pour celle-ci il y a trop de portraits alors qu’on attendrait des paysages de Gainsborough ou Turner. On ne s’en met vraiment plein la vue que dans la dernière salle. Mais si vous aimez les portraits à la mode de Jane Austen…allez-y !

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Je n’en parle pas dans cet article parce que je l’ai fini la semaine dernière, mais je n’avais rien pour illustrer

Best of livres jeunesse

Cette année j’ai fait partie d’un comité de lecture jeunesse pour la revue « Lecture jeunesse ». J’ai donc eu l’occasion de me gaver de livres jeunesse d’un peu pour  tous les âges etde  tous les genres, même si je préfère les livres de Fantasy Ado. Voici une petite sélection de ce que j’ai pu dévorer, comme seuls des livres jeunesses se dévorent :

  • Six of Crows ; le trilogie Grisha ; King of Scars de Leigh Bardugo

JE vous ai déjà parlé dans cet article de ma découverte de la trilogie Grisha, je ne vais donc pas revenir dessus. Je ne dirais pas que les ouvrages de Leigh Bardugo sont un must read, contrairement à la saga de la Passe-Miroir, mais j’apprécie le monde que l’autrice à créé et qu’elle continue de développer avec son dernier opus. Je suis un peu déçue du cliffhanger de King of Scars parce que l’histoire semble se répéter un peu, pourtant j’avais apprécié le rythme un peu plus lent et le développement psychologique de personnages secondaires qui faisaient, à mon sens, grandir le livre. J’attends tout de même avec impatience la suite des aventures de Nikolai, Nina et des autres Grishas !

 

  • 24 épisodes pour lui plaire, Maurene Goo

Parfois on prend un livre dans les mains juste parce qu’on sait qu’il ne sera pas prise de tête et on finit par passer un excellent moment et le recommander à tout le monde. C’est ce qu’il s’est passé pour moi avec ce livre de teenage girl. Comme l’indique le titre il s’agit d’une histoire d’amour, ou plutôt une histoire de conquête amoureuse. L’héroine, jeune américaine d’origine coréenne qui excelle en tout, est incapable de se trouver un copain. Elle décide de faire comme pour toute discipline scolaire : se construire une méthodologie et s’y tenir, et pour cela quoi de mieux que de piocher dans les Drama Coréens ? Un roman léger, qui ne se prend pas au sérieux, et une formidable ouverture sur la culture coréenne à travers ses dramas. D’ailleurs Netflix vient d’ajouter plein de dramas pour 2020 : un signe.

 

  • L’éblouissante lumière de deux étoiles rouges – Davide Morosinotto

Un roman pour les plus jeunes, 12-13 ans, mais bons lecteurs car le livre pèse son poids. A la fois très beau, l’ouvrage multiplie les écritures sous la forme d’un dossier, très poétique, historique et plein d’aventures. C’est l’histoire d’un frère et d’une sœur vivant à Léningrad pendant la seconde Guerre mondiale et qui se voient séparés et éloignés de la ville pendant le fameux siège. Le roman est très juste et on y apprend plein de choses sur le siège de Leningrad. Excellente découverte !

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Lectures féministes et autres essais

Une rubrique qui revient de plus en plus, cette année j’ai pris goût à la lecture d’essais, ça change des romans et je me sens souvent plus intelligente après avoir lu les réflexions des gens…même si ce n’est qu’une impression. Sans plus attendre voici les découvertes de 2019 que vous avez sûrement vues sur plein d’autres comptes insta /blog.

  • Il fallait que je vous le dise – Aude Mermillot

Une BD qui fait du mal et du bien : on n’entend pas si souvent les récits d’avortement, ce droit a beau être reconnu en France c’est toujours assez tabou d’en parler, et cet ouvrage permet de mettre des mots sur cette expérience. La BD se compose de deux parties : dans la première l’autrice parle de son propre avortement et de son histoire, la deuxième partie est vue du point de vue d’un médecin, le bien connu Martin Wrinckler, qui expose comment sa vision de l’avortement et de la relation avec le patient en général, avec les femmes en particulier, a évolué. Ma conclusion : j’ai très envie de lire Martin Wrinckler maintenant.

  • Tant pis pour l’amour – Sophie Lambda

Encore une BD qu’on a vue un peu partout ces derniers temps, et pour cause : elle est d’utilité publique. Son échelle des relations devrait être distribuée auprès de tous les adolescents et adolescentes de France. Pour faire vite l’autrice raconte son histoire avec un pervers narcissique manipulateur et s’attache dans un deuxième temps à expliquer le fonctionnement  psychologique des victimes et des coupables en se basant sur sa propre expérience psy. Certains passages rendent vraiment très mal à l’aise, on a quelques nausées qui montent, mais ce témoignage permet là encore de parler d’ un sujet quelque peu tabou dans les relations.

  • On ne naît pas soumise on le devient – Manon Garcia

Ce n’est pas un essai facile, sans mes heures d’écoute des chemins de la philo je n’aurais sans doute pas autant savouré cet essai. Mais il donne la sensation de réfléchir plus en profondeur à cette question de la domination, et on se sent vraiment moins bête quand on referme cet ouvrage. Cet essai explique Beauvoir et le deuxième sexe en abordant le thème de la soumission, très peu étudié en philosophie. J’ai l’impression d’avoir enfin compris Beauvoir, et rien que pour ça, ça fait plaisir.

  • Les besoins artificiels – Razmig Keucheyan

Dernier essai de 2019 acheté après avoir écouté l’auteur sur France culture, et parce que l’ouvrage est paru dans la collection Zone que j’aime bien. L’auteur, un sociologue, réfléchit sur le concept de « besoin » aujourd’hui et sur son évolution, il s’intéresse enfin à la façon dont on pourrait agir sur ces besoins pour s’intégrer dans une politique écologique et sociale plus durable. Certains points sont plus développés que d’autres et donnent envie de se renseigner d’avantage : il évoque notamment la pollution lumineuse et ses conséquences sur la santé ; ou encore l’ allongement des garanties pour les objets ménagers ce qui obligerait à modifier le fonctionnement actuel des entreprises. Un sujet d’actualité qui, même s’il n’est pas étudié de façon exhaustive dans cet ouvrage, permet d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion.

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Librairie de rêve au Pays-de-Galles

Autres livres

  • La guerre n’a pas un visage de femme – Svetlana Alexievitch

Je vous en parlais plus tôt, il s’agit du livre qui m’aura le plus marqué cette année, peut-être en partie parce qu’il ne s’agit pas d’un roman à proprement parler mais plutôt d’un récit à mi-chemin entre le reportage et la littérature. Ce livre et cette autrice mériteraient un article à eux-seuls, mais je m’étale déjà suffisamment ici. Dans cet ouvrage l’autrice donne la parole à des femmes soviétiques qui ont fait la 2nde guerre mondiale, et qui ont été largement oubliées dans la mémoire soviétique et russe par la suite. C’est prenant, pas toujours drôle et ça donne pourtant par moments un peu d’espoir en l’humanité. Si vous êtes un peu féministes, ou que vous aimez les histoires de femmes , je vous le recommande chaudement, c’est un livre qui marque.

  • Le journal d’une femme de Chambre – Octave Mirbeau

Dans la série classique il n’y a pas beaucoup d’œuvres qui m’ont subjuguée cette année, à part celle-ci. Je ne connaissais Octave Mirbeau que de nom, j’avais cru comprendre que c’était un peu un provocateur qui ne s’inscrivait dans aucun courant et se voulait subversif. En lisant ce roman j’ai compris pourquoi Mirbeau était en effet à mille lieues des autres romans de cette époque. Ecrit à la première personne ce journal retrace la vie d’une femme de chambre, sans péripéties particulières, elle y conte les aléas de la vie de domestique, les saletés qui se passent derrières les rideaux des bons bourgeois, et ses envies et rêves. On a parfois du mal à se sentir proche de cette femme qui est sur certains points totalement amorale. C’est fort et ça dénonce. Un roman classique et néanmoins original.

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BEST OF cinéma et séries

J’ai quelque peu délaissé le cinéma cette année et je me suis un peu rabattue sur Netflix pour regarder des séries hautement culturelles du type : Sabrina ! J’adore ce genre de séries donc loin de moi l’idée d’en dire du mal, mais je ne suis pas sûre que vous avez besoin d’en entendre parler vu que Netflix fait déjà suffisamment de pub dessus.

  • Mad Men – Matthew Weiner

En revanche, j’ai profité de l’après concours pour me lancer dans une série classique et souvent désignée comme l’une des meilleures séries du monde : Mad Men. Je comprends qu’on n’aime pas Mad Men, ce n’est pas du tout une série à binge watcher et on peut s’ennuyer de temps à autres. Pour moi c’est avant tout une série à savourer, prendre le temps de se délecter des tenues incroyables de Betty Draper, mettre sur  pause régulièrement pour aller se renseigner dans wikipédia sur de multiples événements de l’histoire américaine qui sont évoqués, apprécier la justesse sociologique et historique des scénaristes qui montrent l’évolution de la société américaine pendant deux décennies. Pour ceux qui ne le savent pas Mad Men c’est l’histoire de Don Draper et de sa secrétaire Peggy Olson qui travaillent au sein d’une agence de pub au moment où le marketing devient l’un des grands pouvoirs de notre temps. Dans Mad Men tous les personnages sont développés et intéressants, les personnages féminins y tiennent un rôle essentiel même quand il ne s’agit pas des héros. La série se hisse très vite au rang de mes séries préférées – derrière Buffy quand même.

  • The Office – Ricky Gervais

Un classique parmi les classiques : j’ai décidé de commencer The Office par la version britannique qui ne fait que deux saisons et… OH mon Dieu, je n’avais jamais vécu de tels moments de gêne ! Ce faux documentaire suit un manager, l’humoriste Ricky Gervais, et son équipe dans une entreprise de papiers. Tout est moche depuis le générique jusqu’aux locaux où ils travaillent. Mais tout paraît si vrai qu’on est souvent obligé d’arrêter la série tellement on a l’impression de vivre ces moments, et on aimerait ne pas les vivre. Vous avez sans doute vu Ricky Gervais lors des Golden Globe…ça vous donne une idée de son « humour » et de la façon dont il peut être cinglant et parfaitement visualiser et critiquer le monde actuel. Je suis totalement fan de cet acteur/humoriste aujourd’hui et j’ai un peu peur d’être déçue par la version américaine.

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  • What we do in the Shadows – Jemaine Clément et Taika Waititi

Encore un faux documentaire mais en film cette fois et … sur une histoire de vampire. C’est après l’expo vampire à la cinémathèque que j’ai eu envie de me regarder des films gothiques, mon copain m’a conseillé cette comédie et depuis je la conseille à tout le monde. C’est absurde et drôle, sans mettre mal à l’aise comme The Office. C’est l’histoire   d’une bande de loosers, des vampires, qui vivent en Nouvelle-Zélande et qui sont suivies pendant une période par un réalisateur de documentaires. On rit beaucoup et ça change des films gothiques habituels.

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  • Cléo de 5 à 7 – Agnès Varda

Avec la mort d’Agnes Varda je me suis forcée à regarder au moins un de ses films car le sujet risquait de tomber à mon oral, sur les conseils d’une collègue j’ai choisi « Cléo de 5 à 7 » et mon dieu ce que c’était bien ! L’actrice, le ton, les prises de vues, Paris…Tout est beau et bon dans ce film. Je compte bien découvrir d’autres Varda maintenant que j’ai vu ce chef d’œuvre.

  • Parasite – Bong Joon-Hoo

Si vous n’avez pas encore vu la palme d’or 2019 profitez qu’elle est encore en salle pour y aller. C’est rare aujourd’hui de sortir d’un film en se disant qu’il est vraiment bien réalisé mais c’est ce qui m’a marqué avec Parasite : pas de longueurs, une variation des genres qui tombe toujours juste, on rit, on a peur, on se pose des questions et on sent qu’il y a toujours une critique sociologique sur la société en général et la société coréenne en particulier.

 

J’arrive enfin au bout de cet immense article culture, vous constaterez qu’il manque un certain nombre de rubriques, je vais en effet très peu au théâtre, au concert, à l’opéra et je n’ai pas particulièrement de podcast à vous indiquer hormis les habituels La Poudre, Les savantes, les couilles sur la Table et peut-être un petit nouveau : Splash. Diffusé avec nouvelles écoutes c’est un podcast d’économie qui aborde des questions actuelles de façon très accessible avec plusieurs intervenants spécialistes du domaine. L’avantage ? Ça dure entre 18 et 30 minutes, juste assez pour bien aborder un sujet, pas assez long pour cesser de se concentrer.

Ma résolution 2020 : écrire des articles culture plus digestes et plus liés à l’actualité. (genre, vous parler d’expos que vous pouvez encore aller voir). J’attends maintenant avec impatience vos idées culturelles et vos best of de cette année pour me donner encore plus d’idées !

 

 

 

Bilan 2019 – Finir la décennie en beauté

Ça y est, on en arrive à ce moment de l’année où il convient de faire un Bilan de tout ce qui a pu se passer durant les douze derniers mois. Alors que j’achève officiellement mon contrat de travail au 31 décembre 2019, on peut dire que 2020 commence par un grand saut dans l’inconnu et je regarde 2019 avec une grande nostalgie.

Pour ne pas vous proposer un article de cinquante pages j’ai décidé de diviser ce bilan en 2 : un bilan global et un bilan culturel qui paraîtra la semaine prochaine. Pour résumer rapidement, mon année s’est déroulée en quatre temps : révisions / travail / sorties au musée / escapades. Puisque j’ai été carrément absente ces derniers temps ça n’est pas évident de vous raconter ces 12 mois de façon succincte,  je m’excuse d’avance pour les digressions mais si vous êtes ici c’est qu’à priori vous aimez bien me lire. Alors c’est parti : voici mon bilan 2019. Comme l’an dernier, les photos sont présentées sous la forme des TOP de 2019.

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MEILLEURES VILLES – Paris toujours aussi belle. Photo depuis la terrasse de l’Institut du monde arabe, prise avant l’incendie de Notre-Dame.

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MEILLEURES VILLES – Pérouse la médiévale. Impossible de ne pas mentionner la superbe ville italienne dans ce classement.

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MEILLEURES VILLES – Bath l’aristocratique. J’en suis tombée totalement amoureuse malgré son aspect très touristique.

Une année de concours

Assez peu mouvementée de l’extérieur, cette année aura été intense intellectuellement et je n’en reviens toujours pas d’avoir réussi à la mener jusqu’à son terme avec réussite. Je vous avais laissés en 2018 avec les débuts de révisions des concours des bibliothèques et une année qui promettait d’être avant tout studieuse. C’est exactement ce qui s’est passé : la tête dans les bouquins – et dans Wikipedia – l’année 2019 est passée à une vitesse folle avec pour principaux compagnons les podcasts, les repères découvertes et des tonnes de papiers que j’ai griffonnés des mois durant. Tout ça pour quoi ? Pour m’en sortir avec succès : ça y est, j’ai enfin réussi un concours de la fonction publique puisque je deviens dès le 1er janvier « Elève conservatrice des bibliothèques territoriales » et que je retourne donc à l’école dès le 6 janvier pour une formation de 18 mois à l’INET, Institut National des Etudes Territoriales.

Ma grande fierté c’était d’avoir été admise aux deux concours de conservateur des bibliothèques – Etat et territorial – même si je ne suis que sur liste complémentaire pour le 1er. Mais je suis surtout fière d’avoir su me plonger entièrement dans ces concours pendant 1 an et de voir que mon travail a payé. Je pensais être bien trop orgueilleuse en me lançant ainsi dans ces concours de haut niveau, force est de constater que j’y ai toute ma place, même si un immense syndrome de l’imposteur est d’ores et déjà en train de s’installer.

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MEILLEURES RANDOS – Pas beaucoup de randos cette année mais une belle halte dans les Gorges du Verdon!

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MEILLEURES RANDOS – La seule vraie marche de l’année: le parc de Brecon Beacons au Pays de Galles et ses étendues vertes.

Enfin je garde un bon souvenir de ces heures passées à réviser et surtout à apprendre. Merci aux chemins de la philo et à feu La Fabrique de l’histoire pour m’avoir permis de travailler mes écrits tout en étant au travail ou dans les transports. Merci au temps du débat qui m’a mieux préparé que n’importe quel manuel aux oraux de culture générale. Bref un IMMENSE merci à France Culture d’exister ! Cette année plus que jamais radio France m’a été indispensable.

J’ai en particulier apprécié bien plus que je ne l’aurais cru le mois de préparation aux oraux d’Etat. Un mois pour acquérir le plus de connaissances possible, mais aussi pour apprendre à parler devant un jury, à analyser très vite et construire un plan valable et surtout à montrer qu’on est en mesure d’exercer le métier pour lequel on postule. C’est un mois d’adrénaline et de stress qui, s’il est maîtrisé, rend l’apprentissage vraiment épanouissant. J’ai fait de gros progrès et je me suis aperçue que je n’étais vraiment pas mauvaise à l’oral, j’ose même dire que passer devant le jury était une expérience assez excitante.

Je n’avais simplement pas prévu la descente brutale après des mois chargés émotionnellement et psychologiquement où j’avais toujours quelque chose à faire, et où j’avais mis la fatigue de côté.  Je n’avais pas prévu l’immense vide que l’on ressent une fois que tout est fini. Je n’avais pas prévu que le corps allait un peu lâcher et attraper toutes les maladies qui traînaient pendant que je me vidais de larmes. Mais ça va mieux !

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MEILLEURS SPOTS – La terrasse du travail avec une vue sur tout Paris.

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MEILLEURS SPOTS – Une table de pique-nique aux abords d’un village bourguignon. De quoi profiter des débuts du printemps au son des oiseaux.

Une année de voyages à la cool

Entre une dissertation et une note de synthèse il faut aussi savoir se reposer et ne pas mettre son année complètement entre parenthèses : je me suis donc octroyée un certain nombre de vacances ou week-ends avec cependant une contrainte que je m’étais imposée : ne pas faire plus de 2 A/R en avion dans l’année.

J’ai donc tourné autant que possible mes pas vers la France en profitant du mois de mars pour aller découvrir le parc de la Vanoise sous la neige. J’aime toujours autant la montagne, en hiver ou en été et je sais déjà que je vais obligatoirement demander un stage dans les Alpes ou les Pyrénées pour vivre quelques semaines à la montagnarde en 2020.

Pour les weekends en amoureux on a privilégié encore une fois des destinations pas loin de Paris. Cette contrainte de « moins de 3h de route » permet de se tourner vers des villes ou des régions qui ne m’auraient pas attirée en premier lieu et plus je visite les contours de la région parisienne plus les idées me viennent. Nos choix se sont portés cette année sur la Bourgogne du nord et la région de Reims.

J’ai déjà rédigé un article sur ces 3 jours en Bourgogne à la recherche des abbayes et des basiliques, ce n’était pas la première fois que j’allais dans cette région mais elle me plait toujours autant. J’aimerais désormais visiter un peu plus le sud : vers le Morvan ou alors retourner dans la région de Dijon et de Beaune que mon amoureux ne connait pas.

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MEILLEURES EGLISES – Assise et ses fresques. Un haut lieu de pèlerinage qui m’a laissée scotchée.

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Reims s’est organisé au dernier moment : 1h20 de Paris, juste ce qu’il faut de visites historiques et de gastronomie, avec en prime un petit passage par les superbes vignes de la montagne de Reims en plein automne. Un weekend dépaysant et vraiment très proche de Paris qui peut s’organiser même si vous n’avez pas de voiture. Je ne m’attendais à rien de la ville et je l’ai pourtant trouvée vraiment charmante, même un 1er novembre sous la pluie ! Entre ses pierres gothiques et son architecture art déco, la ville était très vivante, avec des salons de thés, des restos et des bars qui permettent de se réchauffer entre deux balades dans la ville. Sans oublier la visite d’une maison de champagne, avec la dégustation qui fait du bien !

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MEILLEURS TRANSPORTS – Le train d’Edimbourg à Londres, 5h de paysage variés et de jolies petites villes dans le confort des trains rouges britanniques.

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MEILLEURS TRANSPORTS – Mes propres pieds qui parcourent Paris au grès des manifestations. D’Opéra à Nation en passant par République et Invalides.

Une année en Europe ?

Côté étranger j’en suis restée aux incontournables et jamais décevants : les biens aimés Royaume-Uni et Italie ! Si j’ai utilisé l’avion pour aller en Italie j’ai en revanche profité de la proximité du Royaume-Uni pour m’y rendre en voiture puis en train. On l’oublie trop souvent mais l’Angleterre est vraiment très proche, et aller au Pays de Galles prend le même temps qu’aller à Toulouse.

Après la déception des premiers résultats de concours (j’en ai passé 4), j’ai pris mes billets sur le vif pour rejoindre mes copines qui partaient cinq jours en Italie, plus précisement en Ombrie. J’ai atterri à Bologne où j’ai pris plusieurs trains pour arriver à Orvieto où j’ai attendu mes amies qui arrivaient en voiture. Vin et bruschette sous le soleil avec une vue magnifique sur la cathédrale. Ces cinq jours promettaient d’être parfaits. Et ils le furent. Si on omet le passage pluvieux à Assise. L’Ombrie est une région d’Italie souvent oubliée car reléguée dans l’ombre de sa lumineuse voisine la Toscane. Pourtant l’Ombrie regorge de villes et villages magnifiques sur un territoire pas si grand que ça. Un séjour que je conseille aux amoureux de l’Italie qui ont déjà trop vu Florence.

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MEILLEURS MONUMENTS – Evidemment le Palais Bourbon puisque c’est là où j’ai le plus été.

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MEILLEURS MONUMENTS – Notre-Dame qui nous a tiré des larmes en s’embrasant. La photo est prise ici le lendemain sur des quais bondés de badauds venus rendre hommage à celle qu’on a craint de perdre.

JE suis retournée par la suite au village de mon amoureux dans le sud du Lazio pour profiter de la dolce vita et surtout des fêtes du village. 10 jours de repos au son des cloches qui sonnent régulièrement. Un peu de plage, beaucoup de Spritz et de quoi retravailler un peu mon italien.

Pour mes vacances découvertes de l’été j’hésitais fortement entre la Corée et le Pays de Galles, mais pour 10 jours et avec la possibilité d’y aller en voiture le Pays de Galles a finalement eu ma préférence. Et encore une fois : si vous aimez aller en Ecosse, il n’y a aucun raison pour que vous n’appréciez pas le Pays de Galles. C’est la magie du Royaume-Uni que d’avoir encore tant de parcs, tant de belles côtes et tant de jolies villes et villages qui sont loin d’être envahis de touristes. Evidemment voyager au Pays de Galles coûte une certaine somme, mais il est toujours possible de camper dans ces pays là, pour peu que vous n’ayez pas peur de la pluie. L’accueil des Gallois, les paysages variés, et les scones ont achevé de me convaincre que je souhaitais y retourner très vite pour explorer la partie nord du pays.

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MEILLEURE SURPRISE – Reims, sa ville art déco et ses vignes dorées en automne.

 

Enfin dernière destination, imprévue cette fois : l’Ecosse. Quand j’ai su que j’étais reçue au concours, et que ma prochaine année serait très intense, j’ai tout de suite pensée à ma copine Caro que je n’avais pas vue depuis 3 ans, parce qu’on repousse, repousse, repousse en pensant que plus tard on aura le temps. Cette fois je savais que je n’aurais pas le temps, et en plein mini burn-out je rêvais des grands espaces écossais. Alors quand elle m’a proposé un weekend entre filles à Dundee j’ai cédé. Mais pas question de prendre l’avion. A un moment où ma vie change assez rapidement j’avais envie de prendre le temps et de tester le train : Paris-Londres puis Londres-Edimbourg. Mango and Salt l’avait fait quelques semaines avant pour aller à Glasgow, j’ai donc pris mes billets avec hâte. J’adore les longs voyages qui permettent de rêvasser avec de beaux paysages qui changent, et la traversée de l’Angleterre a comblé mes attentes. En prime j’ai noté toutes les villes que j’aimerais visiter et qui, je le sais maintenant, ne sont pas si loin en train !

Une année culture au Musée

La grande résolution de cette année 2019 c’était d’aller plus souvent au musée. A 28 ans, les musées deviennent payants et chers, on a donc décidé avec Jéromine de profiter du premier dimanche du mois pour se refaire une culture muséale, et même si on n’a pas pu le faire tous les mois, on a tout de même pu découvrir et redécouvrir un certain nombre de musées parisiens. La cité de l’architecture, la Sainte-Chapelle, le Louvre en nocturne, le musée Rodin ont fait partie de la première salve de musées visités. Je compte bien poursuivre l’expérience avec des musées moins connus comme le musée de la porcelaine de Sèvres ou le musée de la carte à jouer d’Issy les Moulineaux, cette année. J’ai en prime acheté la carte des amis du Louvre jeune et entrepris d’aller visiter une expo par semaine à partir du mois de mai. BREF on peut dire que 2019 fut pour moi l’année des Musées.

Côté lecture j’ai continué de faire partie du comité lecture de la revue lecture jeunesse ce qui offre l’opportunité de faire de belles découvertes en littérature jeunesse, et de pouvoir se vider la tête facilement quand on n’en peut plus des révisions. Pas de panique si je ne vous en parle pas davantage ici : je vous ferai un petit bilan de mes lectures jeunesses, et adultes, dans mon bilan culturel.

Une chose est sûre : j’ai de plus en plus besoin d’une stimulation culturelle régulière, j’ai adoré découvrir des artistes dont j’ignorais tout, me passionner d’un coup pour des périodes historiques que je connaissais mal, écouter des tonnes de podcast sur des sujets qui a priori ne m’intéressent pas du tout mais qui me permettent d’ouvrir un peu mes horizons. Et j’espère bien que j’arriverai encore à me motiver à aller au devant de toutes ces découvertes culturelles.

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MEILLEURS MUSEES – La nocturne du Louvre et les déambulations dans les antiquités égyptiennes.

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MEILLEURS MUSEES – Le muséoparc d’Alésia dont je n’attendais pas grand chose. Un bon rappel archéologique et historiographique sur “nos ancêtres” les Gaulois.

Une année à l’Assemblée

Ça pourrait être le thème d’une BD mais non il ne s’agit que d’un des aspects de mon année 2019. J’ai quitté il y a quelques jours mon travail de bibliothécaire à l’assemblée nationale, et plus que mon travail de bibliothécaire – dont je vais vous reparler en long et en large les prochaines années – c’est d’avoir vécu pendant toute cette année au Palais Bourbon qui m’a marqué.

Je me suis toujours intéressée à la politique et côtoyer chaque jour députés et ministres ça aide à se renseigner encore plus sur ce qu’il se passe. J’ai regardé régulièrement les questions au gouvernement, où on n’apprend jamais rien de bien passionnant, c’est plutôt une étude de la rhétorique des politiciens. J’ai mis parfois en fond les séances publiques, notamment celle de la loi bioéthique ou de la loi gaspillage. C’est un peu difficile à suivre mais ça permet de se rendre compte de l’ampleur du travail législatif et des réflexions parfois poussées qu’il faut avoir pour essayer de faire la meilleure loi possible. Je parle bien sur des amendements qui sont proposés, pas de ceux qui sont amendés.

J’ai appris plein de vocabulaire, ou plutôt de jargon parlementaire, mais je comprends aussi beaucoup mieux comment tout ça fonctionne, que font les députés, où ils sont, quand ils sont à l’assemblée, etc… Je me suis retrouvée à passer des soirées à regarder la séance depuis chez moi parce qu’on peut vite être pris dedans. Mention spéciale à l’explication de vote pour la loi bioéthique qui m’a tiré des larmes. ET OUAI !

C’est probablement le travail que j’ai eu le plus de mal à quitter, parce qu’une fois les clés de la maison rendues, les portes se referment et ne se rouvriront pas comme ça. Une nouvelle carrière m’attend aujourd’hui mais c’est avec une très grande tristesse que j’ai dit au revoir au Palais Bourbon. Et que vous soyez intéressés par la politique ou non je vous conseille d’aller visiter l’Assemblée nationale, ne serait-ce que pour sa belle bibliothèque !

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MEILLEURES BALADES URBAINES – Paris de nuit à travers les Tuileries où jusqu’aux Grands Boulevard. En particulier à Noël quand la ville devient ville lumière.

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MEILLEURES BALADES URBAINES – Le cimetière du père Lachaise sous son feuillage automnal.

2019 en lutte

Impossible de faire le bilan de l’année sans parler de ces derniers mois de lutte. J’ai fait pas moins de 4 manifestations en l’espace d’un mois, inaugurant la saison des manifs par la marche #noustoutes du 23 février que j’ai eu le plaisir de faire en compagnie de ma team préférée qui s’accroît chaque année. J’ai découvert avec un peu de retard le collectif des chianteuses qui entament des chants variés avec des paroles féministes – ça va d’Amel Bent aux chants révolutionnaires – ce qui rend la manif super vivante, et on se sent pleine d’amour pour cette sororité. Le bilan des féminicides est quant à lui plus qu’affligeant : 149 en 2019. Sans m’arrêter plus longtemps sur le sujet, j’aurais bien aimé ne pas avoir à manifester en 2020 pour la cause féminine mais il semble que le rendez-vous soit déjà pris, alors soyez prêtes pour novembre 2020.

J’ai enfin manifesté pour la réforme des retraites. Parmi les plus grosses manifestations que j’ai faites dans ma vie, sans trop de heurts de mon côté, avec de très belles images qu’on a pu voir devenir virales sur les réseaux sociaux. J’ai toujours de petites larmes qui viennent quand je vois les performances de l’Opéra sur les parvis de Bastille ou de Garnier. Comme les cheminots, les 4 corps de l’opéra de Paris sont en grève depuis le 5 décembre, c’est une grève lourde, qui a des conséquences pour beaucoup. Psychologiquement c’est très dur à tenir, autant que financièrement et je les remercie de ce qu’ils font pour essayer de tous nous sauver les miches.

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MEILLEURES PLAGES – LA côté escarpée du Pembrokeshire, belle même sous la pluie.

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MEILLEURES PLAGES – Une balade matinale sur la plage de Broughy Ferry en Ecosse avec les copines.

Côté blog

Quelques statistiques comme chaque année : je n’ai publié que 8 articles, c’est-à-dire plus de la moitié de d’habitude, et pourtant les visites n’ont pas tant baissé que ça. 8462 visiteurs en 2019, soit plus qu’en 2018 ; mais moins de vues, seulement 11 352 contre 12 000 l’année précédente. Les articles les plus lus sont encore et toujours Naples et le Durmitor, avec un petit troisième qui pointe le bout de son nez et dont je suis super fière: mon article sur le Bassin-minier! Quand aux pays qui visitent, la triade de tête persiste: France, Monténégro, Italie mais en quatrième j’ai la joie de voir percer les Etats-Unis, juste avant la Belgique.

J’espère sincèrement reprendre du service, notamment en ce qui concerne les articles culture parce que c’est encore ce que je préfère écrire ! Je me suis d’ailleurs imposé comme résolution de tenir un carnet culturel où je note mes impressions sur tout ce que je vois/entends/lis – en espérant que je tienne au moins quelques mois !

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MEILLEURS PAYSAGES – Le parc de la Vanoise en fin d’hiver, quand la neige a déjà déserté le bas de la vallée.

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MEILLEURS PAYSAGES – Le parc de Brecon Beacons toujours. Genre allez-y en fait, c’est vraiment trop beau!

QUID de 2020 ?

Je vous en parle depuis le début de cet article, 2020 devrait être une année à la fois calme et agitée. Calme parce qu’en réussissant un concours et en intégrant une école je n’ai plus à répondre à la question «Qu’est-ce que je fais ensuite ? Ou vais-je trouver un travail ? », agitée parce que je vais passer les 18 prochains mois à voyager dans toute la France entre journées de cours et stages. Pour le moment je retourne à Strasbourg jusqu’à la mi-février où je devrais débuter mon premier stage, j’ignore encore dans quelle ville.

Je suis plus que contente de savoir que je vais découvrir la France et je veux profiter des 5 stages qui vont avoir lieu pour aller un peu partout sur le territoire…voire dans les RDOM si l’opportunité se présente. J’appréhende évidemment de retourner en cours, surtout qu’il s’agit de cours qui ne sont pas à priori ma tasse de thé (vive le management et les finances !) ; j’appréhende surtout de devenir conservatrice et de passer d’exécutante à celle qui décide. C’est ce que j’ai toujours souhaité mais j’ai forcément des doutes sur ma capacité à bien manager une équipe, à mener correctement des projets et à diriger une institution. Heureusement que la formation dure 18 mois, aucun doute que c’est probablement ce dont j’aurai besoin pour faire taire ce syndrome de l’imposteur.

J’espère aussi passer un peu plus de temps dehors, faire peut-être enfin de la randonnée – avec les Vosges à portée de voiture ça devrait être plus simple -, continuer à profiter de Paris chaque fois que j’y serai, me remettre plus sérieusement à l’aquarelle et bien entendu au blog. Je laisse de côté des résolutions sportives, de toute façon je n’ai jamais su les tenir! Enfin pour ce qui est de la culture je vais me plonger dans les bibliothèques, et pour me reposer j’ai déjà commencé un marathon Teenmovies que devrait me prendre une bonne partie du mois de janvier!

C’est sur ces bonnes résolutions et cette année pleine de promesses que je vous quitte, en espérant que vous avez passé de belles fêtes et en vous souhaitant tout ce qui peut vous faire du bien et vous rendre heureux pour 2020.

Road-Trip au Pays de Galles – le moment Rando au parc de Brecon Beacons

Troisième jour de ce road-trip au Pays de Galles. Nous avons posé nos valises pour deux nuits dans une guesthouse de Brecon, la principale ville au nord du parc ; une auberge sans prétention mais qui  nous propose un petit-déjeuner britannique comme je l’attendais : des beans, des œufs, des toasts et du thé à qui mieux mieux, idéal avant de réaliser le programme de la journée c’est-à-dire partir en randonnée.

Je ne me suis pas vraiment penchée à l’avance sur la randonnée que je voulais faire, comme il y a un « visitor center » à l’entrée du parc, je saisis l’occasion de faire comme Mathilde du blog de Mathilde et de m’y rendre pour demander conseil et voir un peu ce qu’on peut faire dans ce parc qui corresponde à mes critères (pas trop long, pas trop pentu). On regarde deux trois itinéraires avant de se décider pour le plus couru mais qui permet de s’en mettre tout de même plein les yeux : la boucle qui mène jusqu’à Pen Y fan, le plus haut sommet des Brecon Beacons.

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Nous avons de la chance avec le temps, même si les nuages ne  sont pas loin nous sommes sur un jour sans pluie, et l’alternance soleil/nuage offre déjà de beaux contrastes sur les petites montagnes qui se rapprochent. La route serpente entre les moutons et les herbes, on commence par se tromper et rouler jusqu’au réservoir au centre du parc avant de faire demi-tour et de se garer près d’une baraque à frites. Plusieurs randonnées partent de part et d’autre de la route. On nous a conseillé de commencer la grimpette vers Pen y Fan une centaine de mètres plus loin car le départ depuis la baraque est plus dur. Mais même si je veux une rando tranquille je veux quand même avoir l’impression que mes muscles fonctionnent, j’opte donc pour la montée réputée plus difficile.

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Et c’est parti pour 4h de marche. On commence par suivre les crottes de moutons jusqu’au sommet d’une crête. Certes on entend et on voit encore la route mais le paysage qui se dessine ravit déjà mes yeux. Les sommets se succèdent, tandis que de l’autre côté les champs s’étalent au pied de Pen y Fan. La montée est un peu raide mais rien d’insurmontable, juste assez pour se mettre en jambe. Nous basculons alors sur l’autre versant qui descend jusqu’à une rivière où s’abreuvent les moutons (encore eux), au loin on aperçoit la route facile, qui semble surtout nettement moins sauvage. Plus loin encore l’eau des réservoirs reflète les sapins qui les bordent. On n’entend plus la route, on ne voit plus que du vert, du vert et encore du vert.

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Le parc de Brecon Beacons était un des endroits que j’avais le plus hâte de voir au Pays de Galles et on peut dire que je ne suis pas déçue. Entre l’Auvergne et l’Islande, ce paysage ne ressemble à aucun autre que j’ai pu voir. L’herbe verte recouvre tout, le relief se dessine de pointes en douce falaises. On se sent transporté dans un pays imaginaire – Tolkien n’est jamais bien loin quand on se balade en Grande Bretagne – où les trolls et les lutins se cacheraient le jour des quelques visiteurs venus les déranger. Parfaitement désertique, ce lieu semble aussi vieux que le monde, inchangé, habité seulement par des moutons, on aurait envie d’arpenter les lieux pendant des heures et des heures à regarder les effets de la lumière sur l’herbe et sur les sommets.

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Ce sont les derniers mètres jusqu’au sommet qui précède Pen y Fan qui sont les plus ardus: une sorte d’escalier construit dans une pierre rouge qu’il faut grimper en se servant de ses mains. Si la vue est sublime et mérite un arrêt pour reprendre un peu son souffle et admirer, il est difficile de rester longtemps car les moucherons ont élu domicile sur cette partie du chemin. Je cours presque jusqu’en haut pour m’en débarrasser le plus vite possible, et je peux alors admirer la vue de l’autre côté. Une Barrière verte qui s’étend jusqu’à une autre vallée. Des petits points blancs qui broutent l’herbe entre deux sillons créés par les eaux qui décorent la montagne.

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Enfin  nous arrivons au sommet, avec une vue à 360 degrés sur le parc. Le soleil se montre enfin, on distingue les nombreux sentiers de randonnée qu’on pourrait emprunter pour traverser le parc de Brecon Beacons en long et en large, mais c’est plutôt le moment de s’arrêter et de manger les fingers que j’avas soigneusement emportés dans mon sac pour un goûter au sommet. C’est finalement le vent qui aura raison de nous et nous repartons par l’autre chemin pour regagner la voiture. Plus d’une heure de descente sur un large chemin, plus familial mais bien plus ennuyeux. La grande récompense ? La Glace italienne à l’arrivée parce qu’on l’a bien méritée non ?

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On pourrait rester plusieurs jours à Brecon beacons pour découvrir toutes les beautés de ce parc préservé. En été tout y est vert mais dès les premiers jours d’automne le parc revêt des teintes cuivrées et l’ambiance change complètement, pour devenir encore plus mystérieuse à l’arrivée des premières neiges. Les montagnes ne montent pas à plus de 860 mètres d’altitude, aucune rando ne peut donc avoir un énorme dénivelé, mais certaines sont plus difficiles que d’autres. Pour des familles ou pour un début de séjour, celle de Pen Y Fan est parfaite. Au retour de la rando je n’ai qu’un regret : ne pas avoir prévu un jour de plus pour aller plus à l’ouest rendre visite au lac de Llyn y Fan Fawr. Ce sera pour une prochaine fois.

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Autre détail, d’importance, Brecon Beacons fait partie des plus grandes réserves de ciel étoilé au monde. Les réserves de ciel étoilé ont été créés en 2006 par l’International Dark sky Association, qui a décidé de fonder une sorte de label avec pour but la protection de certains espaces pour alerter et lutter contre la pollution lumineuse. Il existe à ce jour 13 réserves dans le monde, elles ont un but écologique, politique mais aussi touristique évident puisqu’elles accueillent un certain type de tourisme. Quatre sont situés au Royaume-Uni dont deux au Pays-de-Galles : Brecon Beacons et Snowdonia. Il en existe deux en France : le Pic du Midi de Bigorre et le parc des Cévennes, le parc du Mercantour a fait une demande en 2019.  La pollution lumineuse est loin d’être un sujet anodin dans la lutte écologique puisque cette pollution a un impact immédiat sur nos sociétés et sur nos comportements. Si le sujet vous intéresse n’hésitez pas à me demander des infos biblio ou autre, plusieurs émissions y ont été d’ailleurs consacrées sur France culture, notamment dans l’émission « La méthode scientifique ».

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Road-trip au Pays de Galles – Jour 1: un pays de Conte de fées

Le programme de la première journée du road trip était plutôt organisé : j’avais regardé soigneusement les distances – pas trop de conduite -, les activités – pas trop à visiter – pour ne pas démarrer les vacances en étant exténués dès le premier jour, j’avais ainsi prévu seulement deux arrêts entre Chepstow et la ville de Brecon où nous logions le soir même : l’abbaye de Tintern et la ville de Hay-on-Wye.

Le  sud du Pays de Galles se prête particulièrement à un road trip car les trajets en voiture valent en soi leur pesant d’or. Ce n’est pas que les paysages soient les plus incroyables qu’on puisse voir, c’est avant tout parce que rouler sur ces petites routes de campagne nous fait pénétrer dans un royaume enchanteur. Pour ceux qui connaissent le jeu de société « King Domino » je décrirais le Pays de Galles comme le pays de King Domino : autour d’un château – en ruine le plus souvent – s’étendent des champs, des rivières, des forêts et même des mines, un territoire que l’on sillonne lentement sur des routes qui ondulent à travers les collines.

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L’abbaye de Tintern – le romantisme à la galloise

C’est sous un rayon de soleil, après avoir traversé la rivière sur un charmant vieux pont, qu’apparaissent les majestueuses ruines de l’abbaye de Tintern.

Plus émouvantes encore que les abbayes de la Seine, les ruines de Tintern donnent l’impression d’être arrivé tout droit dans un conte de fée. Construite dans un des méandres de la rivière Wye, ceinte de collines recouvertes de forêts de conifères, rien ne laisse deviner qu’on va trouver à cet endroit les vestiges d’une abbaye cistercienne. Tinter appartient en effet au même ordre religieux que l’abbaye de Fontenay dont je vous ai parlé dans un précédent article sur la Bourgogne.

Fondée en 1131, elle a été dissoute en 1536, peu après la rupture avec l’Eglise romaine. C’est Olivier Cromwell qui initie un vaste mouvement de dissolution des monastères dans toute la Grande-Bretagne dans le but premier de récupérer les biens des monastères, ce mouvement est d’ailleurs précédé d’un “inventaire” pour mieux connaitre les richesses des monastères. Le site de l’abbaye fut ainsi cédé au comte de Worcester qui se servit des bâtiments comme logement mais aussi comme carrière de pierre.

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Tintern a connu un regain d’intérêt au XIXe siècle à la période romantique. Le peintre William Turner a peint a plusieurs reprises le transept de l’abbaye de Tintern sous les lierres, fidèle au thème si romantique de la nature et du temps qui passe. Le Pays de Galles a ainsi été un des lieux de prédilection des romantiques britanniques grâce à ses abbayes et ses châteaux en ruine, et un tourisme aristocratique s’y est développé très tôt.

 

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On comprend aisément ce qui a conduit Turner et d’autres à sublimer ces ruines. Si les racines ne recouvrent pas la pierre, la nature alentour donne un aperçu de ce qu’a pu être Tintern à cette époque de redécouverte du patrimoine. L’immense nef et la forêt de piliers s’ouvrent sur la forêt toute proche qui coupe l’abbaye du monde extérieur. Finalement peu importent les informations sur la vie de Tintern au Moyen-Âge, errer entre les ruines, s’asseoir sur un banc pour contempler les environs suffit. L’âme romantique est encore bien vivace ici.

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Le cimetière de Crickhowell avec en fond les montagnes de Brecon Beacons

Hay-on-Wye, la ville-librairie

Il est déjà temps de repartir : direction l’étonnant village de Hay-on-Wye. Pour nous y rendre nous décidons de passer par le Pays de Galles, à l’ouest de la Wye, plutôt que par l’Angleterre, il parait que « c’est bien plus joli le Pays de Galles ». (Que nenni, c’est rigoureusement le même paysage). Mais plutôt que de filer tout droit au nord, on décide de s’arrêter dans la petite ville de Crickhowell pour y pique-niquer. On a fait le plein de victuailles le matin même au Tesco et on déniche un petit parc avec vue sur les premières montagnes du parc de Brecon Beacons. Le paysage est surprenant, des champs s’étendent jusqu’aux trois quarts de la montagne qui devient d’un seul coup presque pelée. Le vert domine partout, et les photos ne rendent pas vraiment justice à la beauté des lieux, mais notre premier contact avec le parc de Brecon Beacons est une réussite.

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Aire de pique-nique à côté de la rivière à Crickhowell

Nous traversons quelques montagnes – grosses collines pour être plus exacte – et bifurquons vers l’ouest, vers Hay-on-Wye.

Hay-on-Wye est une ville étonnante, plutôt petite, elle n’est pas particulièrement pittoresque mais s’est développée sur un modèle original : c’est une ville-librairie. En 1960, un jeune libraire du nom de Richard Boots décide d’acheter le château d’Hay-on-Wye et d’en faire une librairie, puis il achète de plus en plus de maisons du centre ville pour y stocker toujours plus d’ouvrages. Peu à peu la ville se couvre de librairies, de bouquinistes, on en dénombre aujourd’hui  une vingtaine, certaines très spécialisées, la plupart vendant surtout des livres d’occasion. Toutes ne valent pas le coup d’œil, à moins d’être un bibliophile, mais une balade dans la ville permet de découvrir des librairies particulières: c’est un peu le Disneyland des passionnés de lecture.

 

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Richard Booth’s booskhop

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On a passé un certain temps à arpenter diverses librairies thématiques: la librairie Murder & Mayhem, spécialisée dans les thrillers et polars, la clock tower books qui possède un gros rayon de livres jeunesse, Hancock and Monks, la librairie musicale. Mais la plus impressionnante est surement la librairie généraliste Richard Booth’s Bookshop et ses trois étages qui ravira n’importe quel lecteur avec sa verrière au dernier étage et ses canapés qui donnent envie de passer la journée à bouquiner. Une librairie a également trouvé refuge dans un ancien cinéma, le Hay cinema Bookshop, mais on n’est pas allé la voir. Malheureusement, comme partout, les librairies ferment de plus en plus dans cette ville-librairie ; un festival du livre d’occasion a cependant lieu fin mai, début juin, un rendez-vous qui doit redonner tout son panache littéraire à la ville.

 

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Sans avoir acheté de livre – j’aime bien ça mais en étant bibliothécaire j’en achète de moins en moins il faut bien le dire – nous repartons pour Brecon, la ville principale du parc de Brecon Beacons où nous logerons deux nuits pour avoir le temps de faire une randonnée. Un beau soleil nous accompagne pour ce qu’il reste de trajet et c’est les vitres ouvertes et le sourire aux lèvres que nous pénétrons dans le parc pour de nouvelles aventures.

 

 

Road-trip au Pays de Galles: itinéraire d’une semaine dans le sud

Pour les vacances d’été nous – enfin surtout moi – avions changé plein de fois d’idée : La Finlande, la Corée, la Mongolie ? On s’est finalement décidés autour de trois critères : accessible en voiture, possibilité de ne pas poser trop de jours, pays ou région où il ne ferait pas trop chaud, les diverses canicules parisiennes nous ayant pour longtemps vacciné des pays chauds en été. Un pays se détache alors du lot : le Pays de Galles !

Avant de commencer les articles plus détaillés je tenais à faire un article résumé sur l’itinéraire et les éventuels conseils qui pourraient être utiles à un Road-Trip au Pays de Galles.

Moins visitée que ses consœurs l’Ecosse et l’Irlande,  j’avais grand hâte de ce bol d’air frais  dans cette contrée entre campagne, mer et montagne, une semaine avec un condensé de ce qui se fait de mieux dans les îles britanniques. Je demeure toutefois prudente sur le « moins visitée » car j’ai déjà pu voir au moins deux autres blogueurs voyages qui y passaient leurs vacances peu après moi, mais même avec la pub que nous allons faire sur nos blogs, vu le peu de touristes qu’on a pu croiser les foules ne devraient pas arriver tout de suite.

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La route des réservoirs oblige à faire un détour mais offre de beaux paysages et un voyage dans l’ingéniérie de la fin du XIXe siècle

 

Le Transport :

La particularité de ce voyage c’est que nous sommes partis de chez nous, avec une super Renault 19 qui a à peu près mon âge mais a totalement assuré le coup.

Nous sommes partis pour 10 jours afin d’en avoir au moins 7 complets au Pays de Galles. Je dois dire qu’après avoir maintes fois pris l’avion ou le train, prendre le ferry m’a fait ressentir ce tressaut d’excitation qui précède le départ pour une grande aventure. Partis de la région parisienne le samedi matin pour atteindre Calais en début d’après-midi, nous avions prévu une grande marge en réservant les billets de ferry au cas où, mais il n’y a pas beaucoup de vacanciers qui partent en cette direction, nous avons donc pu prendre le ferry d’avant. La route a été plus longue et monotone en Angleterre mais nous avons pu atteindre notre destination avant l’heure de l’apéro : la campagne de Chepstow aux portes du Pays de Galles.

Temps de trajet Paris – Bristol/Cardiff : environ 8h30, 7h30 si on compte le changement d’heure en arrivant en Angleterre.

Conseils de conduite : les vitesses ne sont que rarement indiquées sur les routes et autoroutes britanniques et surtout elles sont en MILES, pensez donc à mettre votre GPS en miles et faites-vous à l’avance un petit tableau convertisseur  si vous venez comme nous avec une voiture française: ça a été un peu compliqué de devoir calculer de tête à chaque fois.

Grosso modo les autoroutes sont limitées à 110 km/h ; les nationales à 80 km/h ; les villes sont à 50 km/h.

Il semble que parcourir le Pays-de-Galles uniquement en transports en commun est possible. Outre les vieilles lignes de trains qui coûtent cher mais ont un certain cachet, je crois que des bus existent – notamment dans le Pembrokeshire et dans le sud-est du Pays de Galles – qui permettent de se débrouiller sans trop de soucis.

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Les champs et les prés de Pays-de-Galles depuis le sommet de Brecon Beacons

L’itinéraire :

Dur de tout voir en une semaine il fallait donc faire des choix. Une amie qui a vécu au Pays de Galles m’avait conseillé de choisir entre le nord et le sud, mon choix c’était donc porté sur le sud, plus accessible, mais mon copain a voulu faire un petit tour plus au nord pour voir les montagnes. Nous ne sommes pas montés jusqu’à Snowdonia mais avons pu voir le début du massif.

Jour 1 : Paris – Chepstow; temps de trajet : 7h30 avec 1h30 de Ferry

Jour 2 : Chepstow – Brecon et visite de la région frontalière avec l’Angleterre; Temps de trajet : 1h30

Jour 3 & 4 : Brecon – Dolgellau avec randonnée dans le parc de Brecon Beacons ; arrêt sur la route des réservoirs; Temps de trajet : 3h00 / 3h30

Jour 5 & 6 : Dolgellau – Aberteifi et randonnée vers Dolgellau; Temps de trajet : 2h

Jour 7 & 8 : Aberteifi – Little Haven avec excursion vers l’île de skomer; Temps de trajet : 1h30

Jour 9 : Little haven – Bath; Temps de trajet : 3h30

Jour 10 : Bath – Paris; Temps de trajet : 7h avec 1h30 de Ferry

Je vous conseille de garder une demi-journée pour visiter le château de Douvres et marcher un peu le long des falaises : c’est une visite qui en vaut la peine.

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Lacs et montagnes au sud de Snowdonia

Logement :

J’ai eu envie d’innover et de tenter le camping, qui permet également de réduire le coût du voyage, mais dans un pays où il pleut comme le Pays de Galles il vaut mieux être équipé et prévenu. Finalement nous n’avons campé que deux nuits, à Dolgellau et sous la pluie, mais l’expérience n’a pas été traumatisante. En revanche nous n’avions pas du tout prévu l’équipement pour manger en camping. Une expérience à réitérer donc, en particulier pour des pays un peu chers, mais avec un meilleur matériel.

Nous avons essentiellement logé dans des Bed & Breakfast dont l’avantage est de fournir un petit-déjeuner plus que conséquent et très bon et qui fait souvent sauter le repas de midi. En réservant au dernier moment nous n’avons pas eu beaucoup de choix, et souvent nous avons dû dormir dans des lits séparés ce qui est nettement moins romantique. Les prix sont généralement élevés, plus qu’en France. Comptez en moyenne de 65 à 70 euros la nuit.

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Le pembrokeshire coast path qui suit la côte du Pembrokeshire avec de superbes points de vue

Détail des nuitées :

Vers Chepstow : Woodmill Farm , Alvington – 75e la nuit

Appartement super, très mignon, avec de quoi accueillir une famille avec un enfant. Tesco pas loin en voiture. Pas de cuisine.

Ce peut être une bonne idée de se fixer dans cette région pour rayonner autour (proximité de Cardiff, Bristol, le parc de Brecon Beacons et nombreuses randonnées sur la frontière)

Brecon : Brecons Guesthouse, 55e la nuit

C’est la moins bonne chambre que nous avons eue, sous les combles et lits jumeaux. Le petit-déjeuner était très bon ! La ville comporte plusieurs restaurants pas mauvais.

Dolgellau : Tan-Y-Fron holiday Park, 25e la nuit avec électricité

Camping, possibilité de louer différents types de Bungalow. Très bon camping avec sanitaires propres. La ville se trouve à 10min à pied. Les moutons sont au-dessus du camping. Bref c’est la nature !

Aberteifi/Cardigan : Craig Y nos, Blaenannerch – 66e la nuit

Un peu éloigné de la ville mais pour une nuit ça fait l’affaire. Très bon petit-déjeuner fait maison et l’hôte est adorable !

Vers Little Haven : Rectory Farm, Walwyns Castle 160e les deux nuits (on s’est fait plaisir)

Adorable ! On se croirait dans un roman de Jane Austen. C’était « lovely » à souhait. Très bon petit-déjeuner. Et l’hôtesse est très très très gentille, difficile de ne pas l’aimer. La maison est vraiment jolie. A 10min du petit port de Little Haven et 20min de la ville d’Haverfordwest où nous avons mangé les deux soirs.

Bath : nous avons logé dans un hôtel à 20min de Bath, rien de mémorable, les hôtels sont légions dans le coin et les petites villes anglaises toutes mignonnes à leur façon.

IMPORTANT : les B&B n’ont souvent que des rideaux qui ne cachent rien, pour ceux que le lever du soleil dérange (comme moi) pensez à prendre un masque pour dormir.

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Plusieurs îles sont accessibles au sud comme au nord et abritent des colonies d’oiseaux ou d’autres animaux protégés

Manger au Pays-de-Galles

Nous avons opté pour le combo Full Breakfast + tea time + dîner. Je ne suis pas fan de la nourriture britannique hormis leur sucré donc ça m’allait parfaitement d’enchaîner de gros petit-deejuners avec des scones à 15h30 et un repas plus tard dans la soirée.

A noter que les restaurants ne servent généralement plus après 20h30, ça peut même être plus tôt dans certaines villes, prenez vos précautions, on a fini au Kebab plusieurs fois.

Quant aux salons de thé/cafés ils ferment entre 16h30 et 17h, n’espérez donc pas un cream tea à 18h, les Gallois seront sûrement en train d’entamer leur repas du soir.

Autant se mettre vite à l’heure galloise, ça évite les déconvenues et ça permet de profiter pleinement de l’expérience. Et quand il pleut et qu’on a froid, on est bien content d’arriver à temps pour se réchauffer autour d’un thé ou d’un chocolat chaud.

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Des cathédrales, des abbayes et des châteaux souvent en ruines: la Pays de Galles est le royaume du romantisme au Royaume-Uni

Autres conseils :

  • Si vous ne disposez que d’une semaine je pense qu’il est effectivement mieux de se limiter à une partie du pays : qu’il s’agisse du nord ou du sud il y a suffisamment de quoi faire pour ne pas s’ennuyer. Je regrette un peu d’avoir mis de côté la péninsule de Gower qui a l’air sublime, mais ce sera l’occasion d’une autre visite, voire d’un week-end car elle se situe non loin de Cardiff

 

  • Le temps : k-way obligatoire, ou alors parapluie. Vous êtes dans les îles britanniques, le temps ressemble à peu près au temps breton c’est à dire que les températures peuvent monter jusqu’à 25/27 degrés quand il fait beau mais sont en général autour de 20 degrés avec des variations de temps toute la journée. Soleil, pluie, vent. Il est aussi nécessaire d’emporter ses affaires de pluie pour les randonnées vers Snowdonia. La pluviométrie y est plus élevée que dans le reste du pays, nous avons pu le voir en étant seulement dans le sud. Il est rare de pouvoir faire une randonnée sans essuyer au moins une petite pluie.

 

  • Randonnées : comme dans le reste du Royaume-Uni les sports outdoor sont plus « natures » qu’en France. Les randonnées peuvent avoir de forts dénivelés et il n’est pas rare de devoir monter avec les mains à travers les roches. Il est INDISPENSABLE d’avoir le bon matériel. J’ai aussi entendu dire que pour l’escalade il fallait emporter son propre matériel, les voies peuvent être nues. A vérifier.

 

  • Ile de Skomer: L’île est limitée à un certain nombre de visiteurs par jours, il n’y a que deux bateaux par jour pour y aller et il faut rester 5h sur l’île. Vous pouvez aussi, c’est ce qu’on a fait, vous contenter d’un tour de l’île en bateau pour aller voir les colonies de macareux moines. Ca dure 1h et les explications du guide sont parfaites. ATTENTION les macareux moines ne sont pas là toute l’année, ils arrivent pour l’été de plus en plus tôt, cette année ils sont repartis pour le nord dans la dernière semaine de juillet.

 

  • La Langue : bon courage pour apprendre à prononcer le gallois !

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Avant-goût de l’Abbaye de Tintern au sud du Pays de Galles