Athènes et l’Attique

Adieu la presque douceur méditerranéenne, aujourd’hui les températures augmentent et nous ressentons déjà plus de 40 degrés à Nauplie, on sait d’avance que les prochains jours à Athènes seront durs. Je réfléchis à des activités pour survivre à cette canicule mais pour le moment ma seule idée est la suivante : s’arrêter prendre un dernier bain de mer dans le golfe de Corinthe avant d’entrer dans la cité surchauffée. Très bonne idée malgré les oursins qui nous collent au pied et qui rendent la fin du trajet en voiture un peu plus pénible. Mais bon. Ce soir on mangera des souvlakis et ça suffit pour le moment à me rendre heureuse.

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L’immanquable vue d’Athènes depuis le Lycabette

Athènes signe la fin de notre voyage en Grèce continentale, il nous reste à visiter la ville pendant 3 jours avant de reprendre l’avion. Je n’en ai pas du tout envie mais la chaleur est telle qu’au bout de ces 3 jours je serai bien heureuse de retrouver la grisaille parisienne !

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Comme prévu on étouffe en ville. Les immeubles sont très mal isolés, Jéromine m’en avait déjà parlé pour l’hiver mais je n’avais pas pensé qu’on pourrait souffrir de cette mauvaise isolation en été. Et pourtant c’est pire que tout : les matelas sont brûlants, les ventilateurs recrachent un air chaud, on ne sait jamais s’il vaut mieux les éteindre ou les allumer. Malgré ce temps TOO HOT, on réussit à ne pas faire que rouspéter pendant ces derniers jours. Avec force et courage nous organisons notre temps : musées, acropole, shopping et journée au cap Sounion sont au programme. Des activités qui nous permettent d’éviter un peu la chaleur et de belles découvertes d’Athènes que je recommande à tous.

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L’école polytechnique et son street art

Onomia, Exarcheia, Psiri – les quartiers presques inconnus

C’est toujours un plaisir de prononcer des noms aux consonances exotiques qui ne nous évoquaient rien quelques heures auparavant. Un monde entier qui s’offre à nous à travers ces quelques nouveaux mots. Exarcheia c’est le quartier anarchiste avec quelques bars sympas et du street art en veux-tu en voilà – un petit tour dans l’ancienne école polytechnique s’impose à tout fan de street art d’ailleurs – et nous le traversons pour nous rendre vers Onomia et le musée d’archéologie.

C’est l’un des plus grands du monde et un must do quand vous avez déjà visité moult sites archéologiques de Grèce. Je pense notamment à Mycènes: le musée d’Athènes est indispensable pour compléter la visite des ruines, c’est ici que vous trouverez le fameux masque d’Agamemnon et autres bijoux, armes, poteries qui sont vraiment superbes. Le musée est immense je me suis donc surtout attardée sur ce que j’ai déjà vu et ce qui concernait la Grèce continentale – mais la section civilisation cycladique ne manque pas d’intérêt non plus.

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L’étonnant quartier de Psiri

Après la culture, le réconfort ! J’avais hâte que Jéromine nous promène dans les quartiers moins courus des touristes mais agréables à vivre comme Psiri ou Gazi. On s’est donc posé dans une des pâtisserie de Psiri après avoir traversé un quartier pas du tout sympa où, perso, je ne serais pas passée seule la nuit. MAIS Psiri était fort sympathique et m’a fait un peu pensé à Camden à Londres.

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Sur les pentes de l’Acropole

ENFIN, l’incontournable, l’unique, l’Acropole ! J’y étais déjà allée avec Jéromine, ca avait dû être une des journées les plus chaudes de ma vie, j’ai trouvé que cette fois-ci le vent était au rendez-vous et rendait la visite largement supportable. Midi était une très bonne heure puisque les cars de touristes n’étaient pas encore arrivés, et même si nous n’étions pas seuls sur l’Acropole, nous n’étions pas envahis, mis à part les propylées mais je les trouve toujours aussi beaux quand ils sont « crowded ».

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Ce que j’avais surtout envie de voir c’était ce fameux quartier d’Anafiotika, construit par des habitants d’Anafi, dans les Cyclades, et qui ressemble donc à un petit bout d’île en plein Athènes. C’est reposant, calme, au pied de l’imposant rocher de l’Acropole avec une superbe vue sur Athènes. S’il y a bien un endroit que je recommande de ne pas manquer à Athènes c’est celui-ci. Les photos parlent d’elles-mêmes.

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Encore une fois ne ratez pas l’article de larchivoyageuse consacré au quartier d’Anafiotika.

Dernier coup de coeur: le stades panathénéique

Un peu boudés par les guides, je n’étais moi-même pas très enthousiaste à l’idée de visiter les stades des panathénées. Sans doute lié au mauvais souvenir de la visite du cirque Maximus à Rome. En vérité ce stade-là n’a rien à voir, il date de 1896 et des premiers jeux olympiques. Rien à voir – ou presque – avec la Grèce antique. Des infos sont donnés a divers endroits du stade et le petit musée consacré aux jeux olympiques a été une très bonne surprise. J’adore regarder les JO à la télé alors c’était assez émouvant de voir les flammes olympiques, les vraies, et surtout de comparer les affiches officielles des JO qui témoignent d’une époque et d’un lieu. Je vous en donne quelques exemples ici.

Mexico et l’art déco des années 60/70
La force et la virilite, premières des qualités à l’aube de la 2nde Guerre Mondiale

Au bout du monde grec : le cap Sounion

Pour échapper aux 45 degrés qui sont annoncés – comptez-en donc plus de 50 dans la ville d’Athènes où les voitures sont encore reines – une seule solution : fuir la ville et aller à la plage. Comme Jéromine n’était encore jamais allée au Cap Sounion c’était l’occasion ou jamais, sachant qu’il y aurait forcément un lieu où se baigner ET 2h de bus climatisé. Le rêve !

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Le temple de Poséidon veille sur l’Attique

C’est au bout du bout de l’Attique que ce temple de Poséidon a été érigé au Ve siècle, offrant une superbe vue sur la mer et sur la côte. Si le lieu est sûrement majestueux au coucher du soleil, en plein après-midi il était seulement écrasé de soleil et on est vite redescendus vers la plage pour la vraie activité de la journée : la baignade.

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En bas il y a la plage où on s’est baignés

Ne pas manquer de profiter de la fin d’après-midi, quand la chaleur s’estompe un peu, pour prendre un verre dans le bar au pied du site. La vue est parfaite et on est ENFIN bien.

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Bye bye la Grèce

Ces dix jours en Grèce sont finis et j’en repars avec l’idée de revenir très vite. Comme toujours, plus on découvre un pays, plus on se rend compte qu’on a des milliers de choses à découvrir. J’envisage déjà de longs week-end à Thessalonique, des vacances farniente en Crête, un road-trip sur la côte Ouest et surtout visiter le reste du Péloponnèse ! Pour le moment on se contentera de se cuisiner des salades grecques sur le balcon pour faire comme si on y était toujours en attendant les prochaines vacances…

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Je suis absolument fan de ces arbres étranges qu’on trouve partout en Grèce.

 

Athènes en un Week-end

Enfin arrivées à Athènes!

Après 5 mois d’attentes, de rêveries, d’impatience, et 3 heures d’avion, nous posons enfin le pied sur le sol grec. Aucun mal pour trouver le bus qui nous emmène à la place Syndagma face au parlement, ni pour parcourir les dix minutes qui nous séparent de l’AJ. On longe le jardin national en frôlant les colonnes du temple de Zeus et nous y sommes. La simple vue de ces colonnes en pleine rue nous dépayse totalement, les Athéniens y sont habités, c’est surement comme passé près du musée de Cluny à Paris pour nous.

L’AJ nous accueil avec deux verres de ce qui ressemble à du raki, ou plutôt deux shots qu’on est invitée à prendre sur le toit-terrasse plein de coussins où les jeunes s’allongent et discutent, le tout sur on fond de soleil couchant, face au Parthénon.

Première approche d’Athènes: AWESOME!

La seconde nettement moins. Nous ressortons pour dîner dans Plaka, mais le quartier est bien trop touristique, et nous finissons dans un restaurant lambda où, au moins, les salades grecques ne sont pas trop mauvaises. Mais nous sommes un peu déçues par l’ambiance générale.

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La découverte de l’Acropole.

Ce fut surement l’une des journée les plus chaudes de ma vie: bien que s’étant levées tôt, nous ne sommes pas arrivées à l’Acropole avant 11h, mais bonne surprise, les lieux culturels sont gratuits en Grèce pour les étudiants, nous ne paieront donc pas un euro pour visiter. Le temps de monter par le Péripatos nous parvenons au toit de l’Acropole sous le soleil de midi. En chemin nous contournons le théâtre de Dyonisos et celui de l’odéon d’Hérode Atticus, qui date de l’époque romaine et alors occupé par des techniciens qui organisent la représentation d’une pièce d’Aristophane le soir même. On longe  l’Acropole, peut-être est-ce d’ici qu’elle est la plus impressionnante, vue sous ces immenses murailles, juchées sur un rocher et qui semblent nous écraser du poids de leur années.

Nous arrivons sur les Propylées (les escaliers) noirs de monde. Les groupes de touristes ont déja pris d’assaut les antiques vestiges à coup de parapluies colorés pour que chacun reconnaisse son guide. Le spectacle de l’Acropole envahie de cette foule grouillante dont nous faisions parti amoindrie forcément un peu l’impact de ce lieu, mais une fois qu’on est parvenu à en faire abstraction, sa grandeur demeure indemne.

Temple d’Athéna Niké, Erechteion, Parthénon. Nous avons tout vu, tout photographié, tout commenté. En plus des vestiges, l’Acropole offre une vue exceptionnelle sur Athènes et sur la colline de la Pnyx face à nous. Il est difficile de redescendre se mêler à la foule des mortels tant on se sent bien au milieu des dieux, mais le soleil tape trop fort et nos estomacs gargouillent, il est temps de trouver à manger.

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Il n’y a pas que les salades grecques!

Il est temps de parler de nourriture, car la Grèce ce n’est pas que les salades et les oliviers.

Nous sommes donc redescendus vers Plaka que nous avions si peu appréciée la veille, pourtant l’ambiance y était plus agréable en journée. Nous nous arrêtons à un restaurant indiqué par le guide et commandons une formule avec une dizaine de plat parmi lesquels nous choisissons cinq mets: le tarama, les espèces de poulet (cf. photos ci dessous), les boulettes de viande, les patates, et surtout le Tzatziki, pour lequel nous avons redécouvert notre amour et qui est resté notre principale, et presque unique, nourriture pour le reste du séjour.

Enfin, pas tout à fait, le soir même on a expérimenté deux plats locaux: les calamars frits pour Jéromine, qui, maintenant je le sais, en raffole, et de la viande avec (encore) du tzatziki pour moi. Une fois dans les îles  nous avons découvert un autre plat qui nous permettait de manger beaucoup, bien et pas cher: le gyros pita, ce qu’on pourrait appelé “un grec” chez nous, mais avec un pain bien meilleur, et un sauce ressemblant très franchement à du tzatziki tout simple. Plat idéal pour les midis, pour manger tout en se promenant.

Promenade dans Plaka.

Retournons à nos aventures: après s’être remplies la pense, et avoir bu des litres et des litres d’eaux, on s’est baladé à travers le quartier, qui, en cette heure de la journée, s’est avéré être relativement désert. Plaka est un endroit vraiment beau, difficile de croire qu’il s’agit d’un quartier peuplé d’une capitale, on se croirait dans un petit village, les rues sont étroites et pavées, montant et descendant vers l’Acropole avec des marches, dans chaque rue, une myriade de restaurants où les serveurs font la devanture et essaient d’attirer le client. Dans les rues adjacentes on n’entend presque plus de bruit, les plantes grimpent au fenêtre, on trouve des scooter égarés, des petite terrasses privées. Toutes les maisons sont colorées.

Nous nous dirigeons vers l’Agora et on découvre qu’il y a pire que l’Acropole à midi: l’Agora sous le soleil de 15h. Le site n’est pas très bien conservé et il est donc difficile de se faire un idée de l’intensité de la vie politique en ce lieu, on contourne un temple assez bien conservé qui donne une superbe vue sur l’Acropole en surplomb puis on se fait ejectées de l’Agora qui ferme.

On se rabat alors que le cimetière de la céramique…lui aussi fermé!

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Une oasis de fraîcheur: le jardin national.

J’ai l’idée d’aller au jardin national que nous avions vu en arrivant la vieille. Problème, le jardin est à l’autre bout de la ville, il faut remonter l’intégralité de l’avenue Ermou pour y parvenir. Prenant notre courage à deux mains, malgré la chaleur qui nous martèle le crâne on commence à marcher. On s’aperçoit vite que cette avenue est en fait LA rue commerçante d’Athènes, la dure marche apparaît plus agréable que prévue. De Zara en H&M, de climatisation en climatisation, en contournant une jolie église orthodoxe plantée au centre, on parvient finalement à la place syndagma d’où s’ouvre le jardin national. En vraies occidentales, on profite d’un petit détour par le McDo de la place pour s’acheter une glace à déguster dans le parc.

Le jardin est ombragé, TRES ombragés. On parcourt avec plaisir les allées, atterrissant sur des kiosques, des fontaines, des volières. Nos pas nous mènent à l’extrémité du parc, devant la demeure royale où nous assistons à la relève de la garde (surement encore plus ridicule qu’en Angleterre). On repart finalement vers les colonnes de Zeus et notre AJ.

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