Randonnées autour de Briançon

Après avoir visiter Briançon en hiver j’y suis retournée cet été pour une mini-étape de deux jours avant d’aller en Italie. Deux jours de randonnées à la découverte des environs de Briançon avec un pied-à-terre à Val-des-Près, à l’entrée de la belle vallée de la Clarée.

1er choc : Briançon n’a pas du tout le même aspect en été qu’en hiver. Oubliez l’aspect de bout du monde que la ville arbore sous la neige et le soleil glacé en été Briançon apparait comme une grande ville, centre d’activité de toutes les vallées autour, et elle est bien plus peuplée avec les nombreux touristes qui y posent leurs bagages pour arpenter les sommets environnants.

Vue du fort Vauban depuis la route de Montgenevre

Voici donc en quelques photos les deux rando qu’on a faites : la première dans la vallée de la Clarée au refuge du Chardonnet, la seconde au-dessus de Villard Saint Pancrace vers le lac de l’Orceyrette. N’étant pas une lève-tôt, on a commencé la rando au pire moment de la journée, à midi. Le soleil écrase donc les montagnes et les reliefs ne sont pas à leur avantage, mais je n’avais pas le courage de retoucher toutes les photos. Sorry not sorry.

  1. Randonnée au refuge du Chardonnet

Durée : 3h30 sans arrêt

Dénivelé : 400m pour aller au refuge

Conseil : prendre des bâtons ou des chaussures qui tiennent bien pour la descente

Conseil bis: en juillet/août la vallée de la Clarée est fermée aux voiture à partir de Névache dès 10h pour éviter l’afflux de voiture. Des bus sont mis en place pour acheminer les randonneurs dans la vallée et dans la vallée étroite.

Conseil ter : passer la nuit au refuge si on veut avoir de belles photos avec la lumière du soir ou du matin.

La randonnée commence au camping de Fontcouverte, le chemin est indiqué dès l’entrée, ne croyez pas le panneau qui indique 1h de montée, et si vous n’êtes pas un gros sportif comme moi comptez plutôt 1h45 pour la faire tranquillement à votre rythme.

Enfin sous les arbres après une montée fatiguante au soleil

Une montée pas si facile qui commence sous les arbres avant d’arriver sur des alpages – donc en plein soleil. Si cette partie n’est pas très longue elle n’en demeure pas moins fatiguante en plein milieu d’après-midi et on est bien contents d’avoir prévu plusieurs bouteilles d’eau. Néanmoins les paysages sont superbes et on prend plaisir à se poser sous les arbres après cette petite montée.

La suite de la rando s’effectue en pente douce en forêt, on passe même sur un mini pont de bois pour franchir le ruisseau, jusqu’à atteindre une sorte de plateau d’où s’élèvent des pics formant un cirque autour du refuge. D’ici deux options s’offrent au randonneur: monter encore plus haut jusqu’au pic du Chardonnet (compter 350m de dénivelés de plus) ou faire le tour du plateau vers ce qui était surement un lac il y a quelques années avant de redescendre en faisant une boucle. Evidemment nous avons commencé par faire une pause pique-nique/bière/dessert au refuge parce que ça reste tout de même ce que je préfère en rando : manger avec une belle vue !

Le refuge du Chardonnet

On n’avait pas prévu de monter jusqu’au col, pour une première randonnée j’étais moyennement enthousiaste à l’idée de faire 6h de rando, on est donc partis pour le petit tour. Attention, la descente permet de voir de beaux paysages mais on passe par un pierrier vraiment pas sympathique pour ceux qui n’aiment pas trop les descentes. Vivent les chevillères et les bâtons pour s’aider! A noter qu’il est aussi possible de s’arrêter pour la nuit au refuge pour monter au col le lendemain. Une rando qui peut se faire à la journée mais je me demande si on n’y prend pas plus de plaisir sur deux jours.

Ca devait être un lac avant, maintenant ça ressemble plutôt à des marécages

2. Randonnée au lac de l’Orceyrette

Durée : 3h30

Dénivelé : 400m

Conseil : possibilité de se rendre directement au lac ou juste de monter du parking au lac pour les enfants.

Autre journée, autre vallée. Nous sommes partis cette fois-ci du côté de Briançon, au-dessus du village de Villard Saint Pancrace. La route est longue et sinueuse, une vraie route de montagne avec une vue impressionnante mais mieux vaut ne pas avoir le vertige (au moins pour le conducteur). Arrivés dans une grand parking sans vraiment d’ombre – il est encore midi – nous sommes ravis de voir que le chemin monte vite dans la forêt. Une forêt pas trop touffue, juste ce qu’il faut pour apercevoir la montagne tout en étant à l’ombre. La montée est régulière, je n’ai pas le souvenir de passages difficiles, et de nombreux points de repos sous les arbres sont possibles.

Une montée presque intégralement à l’ombre mais avec de jolies vues

On arrive enfin à un chalet qu’on contourne sur la droite pour se diriger vers quelques alpages. C’est ici qu’on fait la fameuse pause pique-nique, plus courte que la vieille car on ne trouve point de buvette ici. Mais il fait frais, les sandwichs sont bons et les tomates aussi.

On repart pour la descente : quelques mètres de chemin avant d’arriver sur un chemin forestier. Je râle parce que je déteste ça, c’est en plein soleil et j’y trouve assez peu d’intérêt pour ce qui est de la marche. Je suis persuadée qu’on s’est trompés de chemins, mais non… il faut faire près d’1,5km sur ce chemin où on croise quelques voitures avant d’apercevoir le lac plus bas. Je suis un peu rassurée mais le fait que le lac soit accessible en voiture en gâche un peu la beauté. De loin du moins.

C’est très minéral et le soleil de milieu de journée ne rend pas justice à cette jolie montagne.

Heureusement, peu avant le lac on trouve … une buvette !! A nous les fromages blancs aux myrtilles et les grenadines, avec cette fois-ci une bien belle vue sur le cirque derrière nous.

C’est finalement quand on s’approche du lac que celui-ci se montre sous son meilleur jour : des nuances de bleu et de vert qui donnent envie de se plonger dedans. Je n’y mets que les pieds et j’ai déjà le sang qui se glace, on n’est tout de même à 1900m d’altitude déjà.

Pour finir la randonnée il faut longer le lac sur la droite, la rive est plus belle et évite les voitures, avant de redescendre le ruisseau jusqu’au parking. C’est le moment le plus agréable de la rando. Le doux bruit de l’eau qui coule, les montagnes au-dessus qui commencent à prendre des couleurs avec le jeu des nuages, le calme et un chemin juste comme il faut -attention aux racines tout de même.

Accessible en voiture le lac est loin d’être vide de monde, cette rando vaut peut-être plus le coup hors saison.

Vert/bleu, le lac de l’Orceyrette a de belles nuances tout au long de la journée.

Autres idées de randonnées dans la Clarée (pas testées personnellement mais retour d’amis): 

  • Lac Laramon – Lac du Serpent: 4h30, 600m de dénivelés et deux jolis lacs! La randonnée part du camping de Fontcouverte
  • Lac Vert : 1h30, 114m de dénivelés, un joli lac aux milles nuances de vert. Dans la vallée étroite.
  • Le Mont-Thabor: 7 heures (4h de montée et 3h de descente pour les lents comme moi), 1200m de dénivelés. Très minéral mais superbe vue sur les Alpes. Pour plus d’infos et de photo voici le lien sur l’article de Trace-ta-Route.

En espérant que ce mini article de randonnées vous donne des idées et des envies. Je rappelle que je ne suis pas du tout une pro de la randonnée et j’ai du mal à marcher plus de 4h donc les randos proposées ici sont de niveau facile à moyen. Elles nécessitent néanmoins du bon matériel parce que ça reste de la montagne, et on ne rigole pas du tout avec ça ! (Par exemple la rando du mont thabor en plein mois de juillet peut voir passer des orages de neige, donc on reste prudent et on se renseigne ABSOLUMENT sur la météo). N’hésitez pas évidemment à commenter si vous avez des questions.

Mon tour de France des départements #1

Je vous ai demandé sur instagram il y a quelques jours de m’indiquer 3 départements que vous conseilleriez de visiter. Vous avez été nombreux à vous concentrer sur quelques parties de la France : que des départements du sud-est, ou bien que du sud-ouest, certains m’ont parlé de départements dans lesquels je n’avais jamais pensé à mettre les pieds (la Nièvre pour ne pas la nommer), et une seule personne m’a mentionné un département d’outre-mer. Bref, devant la diversité des découvertes à faire en France j’ai trouvé qu’il était intéressant de s’emparer du sujet du tourisme en France par le prisme du département.

La basilique de Vézelay qui surveille le Morvan et les chemins de Saint-Jacques du haut de sa colline

Quand on travaille dans la fonction publique territoriale on en vient vite à penser la France en terme de collectivités territoriales. Régions, départements, métropoles, intercommunalités, communes, tout ça nous apparaît comme un grand puzzle dont chaque élément a ses particularités, sa sociologie, sa culture. J’ai d’ailleurs développé un certain intérêt pour les noms d’intercommunalités qui rivalisent d’originalité ou de mauvais marketing pour tenter de tirer leur épingle du jeu de la dure concurrence territoriale (gros coup de cœur pour les communautés de communes d’Osartis Marquion dans le Pas-de-Calais, et de L’orée de la Brie en Essonne).

Mais revenons-en à nos moutons, enfin à nos départements : j’ai particulièrement apprécié ma petite expérience professionnelle à l’échelon départementale (dans les Hautes-Alpes), et j’ai trouvé que c’était un cadre parfait pour découvrir un territoire, percevoir ses particularités, sa diversité mais aussi ce qui lui donne une cohérence, une cohésion. Les départements ce ne sont pas seulement des entités géographiques administratives, ce sont aussi des entités qui s’inscrivent dans l’histoire puisqu’ils sont créés à la Révolution en 1790 pour remplacer les provinces (Bearn, Poitou, Provence, nomenclature encore très utilisée chez les éditeurs de guides touristiques), ils sont peu ou prou les mêmes aujourd’hui. (Ils étaient 83 en 1790, sont montés jusqu’à 130 sous Napoléon et nous en comptons aujourd’hui 101. Je vous épargne les questions de métropolisation et fusions de départements même si c’est assez fascinant quand on s’y plonge).

L’arrivée à Briançon depuis le train

Voici donc 5 départements que je recommande de visiter ! Beaucoup de répétitions par rapport à mes précédents articles sur la France, la faute en partie à mon disque dur qui m’a lâché, je ne dispose donc que de quelques destinations en photos. J’espère pouvoir vous proposer des choses plus variées lors d’un prochain article. Et bien entendu j’attends vos avis et vos envies dans les commentaires pour me donner tout plein d’idées !

05 – Les Hautes-Alpes

C’est le département qui est revenu le plus souvent dans la liste parmi mes proches, et je n’ai pas hésité une seconde avant de le présenter ici. Sans doute est-ce lié à une enfance passée aux Vigneaux doublé d’une super expérience de stage à Gap. C’est le département numéro un que je recommande pour des vacances. Des paysages variés et magnifiques, deux villes qui valent la peine de s’y arrêter un peu, il y a de quoi passer entre 2 et 3 semaines sans s’ennuyer dans ce département dont j’ai parlé plus longuement ici : https://galswind.com/2020/04/28/10-choses-a-voir-dans-les-hautes-alpes/

13 – Les Bouches du Rhône

Marseille. Ville souvent décriée mais que j’ai beaucoup aimée, je n’y suis allée que deux fois mais j’ai adoré tâter le pouls des différents quartiers, du touristique panier, à l’animé Cours Julien. Je ne pensais pas être autant charmée par Marseille, par son ambiance et par son environnement : du centre-ville on voit les falaises et la mer, et en quelques minutes on atterrit dans les Calanques qui valent à elles seules le détour dans ce coin de France.

Mais les Bouches-du-Rhône ce n’est pas seulement la mer, ce sont aussi les terres et la belle Provence : Aix-en-Provence et le massif de la Sainte-Victoire à l’est, Les Baux-de-Provence et les Alpilles au nord. Le département est ceint de falaises et de petits massifs montagneux où on peut randonner en se prenant pour Marcel Pagnol. A l’ouest enfin se dessine le parc régional de Camargue au pied de la belle Arles et de son patrimoine antique. Un parfait mélange de nature et de ville, pas de quoi s’ennuyer dans ce département trop souvent associé à la seule ville de Marseille.

59 – Le Pas-de-Calais

Vert, orange, bleu. Des champs, de la brique et un beau ciel dégagé, voilà la vision que j’ai quand je pense au Pas-de-Calais. En l’espace de deux ans j’ai traversé deux fois le Pas-de-Calais et je m’y suis rendue trois fois, la dernière fois remonte à quelques semaines puisque j’ai passé 3 semaines à Arras pour un stage. A chaque fois j’ai été séduite par ce que je découvrais de ce pays et j’ai eu envie d’y rester plus longtemps.

La côte d’Opale
La Grand’Place de Béthune

Le Pas-de-Calais fait partie de ces départements qu’on connait mal et qui sont pourtant parfaits pour passer de longs week-ends (ou toute une vie) : de belles villes avec un riche patrimoine (Arras, Béthune, Douai, Calais) -il s’agit d’un des départements avec la plus grande densité de sites classés-, une superbe côte avec des champs colorées qui surplombent une mer turquoise, des villages de briques dont les beffrois nous toisent du haut de leurs collines, et des montagnes de terril qui décorent le bassin minier, le Pas-de-Calais est définitivement l’un des départements qui me charme le plus en France. D’ailleurs j’avais écrit tout un article sur ma visite du bassin minier: https://galswind.com/2018/04/29/au-nord-yavait-des-corons-weekend-dans-le-bassin-minier/

75 – Paris

Oui ce n’est pas du jeu, mais difficile de ne pas inclure Paris dans cette première liste des départements à aller visiter. Je n’arriverais pas à vous dire pourquoi et comment il faut visiter Paris, je ne pourrais même pas vous parler de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel puisque je n’y suis jamais montée. J’aime Paris d’amour, encore plus avec tout ce qui s’y est passé cette dernière année : du brasier de Notre-Dame à Paris en grève, de Paris vide à Paris pleine de piétons et de cyclistes, Paris en hiver, au printemps, en été et en hiver. Paris est tout le temps intéressante et belle. Je me suis délectée pendant deux ans de traverser le pont de la Concorde, auparavant j’avais passé moult années au cœur du quartier latin – et mes pas m’y ramènent toujours-, je découvre le XIIIe un peu plus chaque année, je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps d’arpenter davantage Belleville et Ménilmontant…

S’il fallait vraiment vous faire une petite liste de deux trois choses à faire à Paris pour un long week-end voici ma liste toute personnelle : un pique-nique aux butte Chaumont, emprunter la ligne 6 du Trocadéro à Bercy et la reprendre dans l’autre sens pour bien voir toutes les fresques murales du XIIIe, prendre une glace rue Mouffetard avant de se promener jusqu’aux quais, se balader la nuit tombante entre St-Michel et Austerlitz (printemps/été), prendre une thé à la Grande-mosquée, se rendre sur la terrasse de l’Institut du monde arabe (gratuit) pour une jolie vue, aller au musée du Louvre ou au musée d’Orsay, se promener en automne au Père-Lachaise, prendre un dernier verre en haut du parc de Belleville.

89 – L’Yonne

A proximité de la région parisienne on trouve l’Yonne, porte d’entrée de la Bourgogne ce département se prête particulièrement bien aux weekends improvisés pour Parisiens en mal de patrimoine et de nature. A la même période ces champs diffèrent totalement de ceux du Pas-de-Calais : pas de verdure ici, l’horizon est d’or et il se meut au rythme du vent qui balaie les blés.

Les champs de l’Yonne parcourus d’éoliennes
La Fabuloserie – musée d’Art Brut ou Art Hors norme. Aussi surprenant que touchant.

Depuis Auxerre, la préfecture, il n’est pas difficile de rayonner dans le reste du département pour aller à la recherche des nombreux sites culturels dont voici une liste non exhaustive: l’abbaye de Pontigny au nord d’Auxerre, la basilique de Vézelay au sud du département, la Fabuloserie – un musée d’art brut – à Charny, la maison de Colette, et surtout l’étonnant château fort de Guédelon reconstruit avec les méthodes traditionnelles et en temps réél, un must avec les enfants. L’Yonne regorge de sites patrimoniaux, c’est une destination idéale pour les fans d’histoire médiévale ou tous ceux qui aiment les vieilles pierres.

Guédelon – un château fort construit en temps réél, on est actuellement en 1251!

Pour ceux qui aiment mieux la Bourgogne viticole, plusieurs chemins de randonnées parcourent les vignes au sud d’Auxerre, notamment le vignoble de Chablis, avec dégustations, évidemment. Et à noter pour plus tard : une partie du canal de Bourgogne passe par ici, je suis de plus en plus intéressée par l’idée d’un tourisme fluvial (même si ça signifie avoir un bon anti-moustique), et l’Yonne peut-être une bonne idée pour aller découvrir ça de plus près.

Auxerre vue depuis les bords de l’Yonne

Et mes envies 2020 ?

On voyait de plus en plus de blogueurs se tourner vers le voyage en France pour des raisons écologiques, les récents événements ont confirmé cette tendance et nous risquons fort d’être envahi d’images de la France pour les prochains mois, et tant mieux puisqu’il y a tant à voir ici. J’ai d’ailleurs déjà élaboré une petite liste des prochains départements que j’aimerais découvrir, des départements touristiques et d’autres un peu moins. Pêle-mêle voici mon top 5 du moment : le Gard, les Ardennes, la Manche, le Cantal, les Yvelines.

Et vous alors, quels sont les départements que vous conseilleriez ?

11 choses à voir dans les Hautes-Alpes

Avant le confinement et la crise du covid -19 je suis partie un mois en stage en février/mars à la bibliothèque départementale des Hautes-Alpes, dans la ville de Gap. J’avais choisi de partir à la montagne parce que j’adore ça et que c’était l’occasion de voir comment on vivait quotidiennement dans un endroit où je ne passe habituellement que quelques semaines de vacances. Et puis vu la période j’espérais aussi pouvoir y faire du ski.

Enfin on m’avait également vendu le département comme l’un des plus ensoleillés de France en cette période de l’année, c’est vrai que j’ai pu beaucoup profiter du ciel bleu mais j’ai aussi eu un bel épisode neigeux qui m’a permis de voir la montagne dans tous ses états, et surtout de passer une journée à regarder les caméras du département qui montrent en temps réel l’état des principaux axes-routiers. C’est addictif.

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La vue en sortant du travail

Mon stage étant tout sauf sédentaire j’ai pu bien arpenter le département, même si je n’ai pas pu me rendre dans les lieux les plus éloignés. Un mois c’est long mais c’est finalement assez court quand on travaille. Néanmoins j’ai découvert des coins des Hautes-Alpes que je ne connaissais pas du tout, je me suis mise à pouvoir ENFIN situer les sommets sur les massifs les plus proches de Gap, j’ai dans ma tête la géographie du territoire et je me prends pour une Haute-Alpine en ne prononçant pas le S de Queyras.

Pour changer un peu des récits de voyages habituels j’ai eu envie de vous proposer un article sous forme de liste, sur le modèle de ce que fait My Sweet Escape qui propose régulièrement des best-of de choses à faire et à voir dans les Hauts-de-France. Voici donc 10 excursions qui valent le détour dans ce superbe département des Hautes-Alpes.

  1. Gap, la grande ville du département

Ce serait une erreur de ne pas profiter de la douceur de vivre de Gap. Je ne vais pas vous mentir, la ville est franchement déprimante quand il pleut, mais c’est plutôt rare et quand il fait beau il est bien agréable de faire une petite balade dans son centre ville coloré. Je ne savais pas du tout à quoi ressemblait la ville, je ne m’attendais pas à trouver une place centrale pleine de terrasses, d’où partent des rues piétonnes ceintes de vieilles maisons au style presque provençal. La ville témoigne de cette double identité du département, entre région très montagneuse et petites montagnes provençales.

  1. Les domaines de Charance et de Céüze

Si vous séjournez à Gap, quoi de mieux que de profiter des deux domaines qui sont à moins de 30min de voiture : Céüze et Charance. Il s’agit des deux montagnes les plus reconnaissables depuis Gap. Céüze c’est cette montagne qui se dresse au milieu de rien. Anciennement station de ski, le manque de neige a conduit à la fermeture de la station. On peut aujourd’hui s’y balader en été comme en hiver et profiter de la station fantôme où tous les Gapençais ont appris à faire du ski. (oui parce qu’ici c’est le sport national évidemment).

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La meilleure vue de Céüze: depuis ma fenêtre

Charance est encore plus près puisqu’une partie de la ville repose sur son flanc. Un bus municipal (gratuit) permet de rejoindre le parking principal d’où partent plusieurs chemins de randonnées. Je me suis contentée de me balader le long du canal, une balade qui offre déjà de belles vues sur la vallée et sur les montagnes plus lointaines.

Pour les plus courageux des randonnées bien plus difficiles et plus longues permettent de rejoindre le pic de Charance ou le col de Guizières.

https://www.gap-tallard-vallees.fr/fr/decouvrir/nature-et-decouvertes/parcs-et-domaines/domaine-de-charance/

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LA vue depuis Charance
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Le vieux Chaillol qui n’est jamais bien loin
  1. Le Champsaur et ses stations familiales

Juste après le col de Manse en venant de Gap vous accédez à un paysage de bocages planté au milieu des montagnes : bienvenue dans le Champsaur. Ce coin des Hautes-Alpes est connu pour un phénomène météorologique appelé la barre du Champsaur, et qui permet à Gap d’être ensoleillée presque toute l’année.  Grosso modo, deux courants atmosphériques (de Grenoble et de l’Italie) se rejoignent ici et font qu’une grande traînée de nuages se pose sur les cols entourant le Champsaur, permettant au sud du département d’éviter les nuages.

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En route pour Pont-du-Fossé
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En se promenant dans le Champsaur

Mais le Champsaur est aussi connu pour ses belles stations familiales : Saint-Léger-les-Mélèzes, Saint-Michel-de-Chaillol, Ancelle et Orcières qui s’étalent dans une vallée facilement accessible, même par temps de neige.  Ces petites stations sont parfaites quand on a des enfants et qu’on n’a pas envie de skier toute la journée sur des grosses pistes. C’était un plaisir fou de partir en voiture sur les routes du Champsaur pour le travail. Après l’avoir traversé en long et en large en hiver j’ai hâte de pouvoir y retourner l’été et faire une des belles randonnées le long de la Drac, ou pourquoi pas de monter au Vieux Chaillol, le grand sommet qui contemple la vallée.

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La jolie station de ski d’Ancelle
  1. Vers la Provence au sud du département

Quand on dépasse Gap en direction du sud on s’aperçoit vite que le paysage change : les montagnes se font moins hautes, on trouve des vignobles, les villages perchés sur leurs collines ressemblent à s’y méprendre à des villages provençaux. C’est un nouveau visage des Hautes-Alpes, celui où on se sent plus près d’Aix que de Grenoble ! Je me suis contentée d’aller dans le petit village de Ventavon dans le Buëch-Sisteronnais, mais il y aurait beaucoup à visiter dans ce coin : faire trempette dans les gorges de la Méouge par exemple avec ses eaux turquoises, ou randonner dans le parc des Baronnies provençales.

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Vue depuis le village de Ventavon

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5. Le lac de Serre-Ponçon

Un incontournable : le lac de Serre-Ponçon. Situé au centre du département, ce lac sert de base nautique et de base d’activités aux Gapençais. En hiver on peut avoir le plaisir de skier dans les stations qui surplombent le lac, avec une vue sur l’étendue turquoise. Insolite !

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Le lac de Serre-Ponçon vu depuis le train

6. La ligne Gap-Briançon

Je me fais un devoir aujourd’hui de voyager le plus possible en train, et dans les Hautes-Alpes je n’avais pas d’autre choix puisque je n’étais pas véhiculée. Mais le département a en plus la chance de posséder l’une des plus belles lignes de chemin de fer de France : celle qui va de Grenoble à Briançon. Parce que j’ai pris cette ligne en deux étapes je vous la présente de la même manière.

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La ligne Gap-Briançon après avoir quitté Montdauphin-Guillestre (nom que j’adore)
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Dernier rayons du soleil sur les sommets des écrins

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J’ai d’abord pris le train depuis Gap pour rallier Briançon, 1h30 de paysages variés : parti du Gapençais on arrive en gare de Chorges (où Attention le quai est plus petit que le train donc on ne peut en descendre que depuis les voitures 1 et 2) ; puis on longe le superbe lac de Serre-Ponçon avec au loin la station des Orres dont on aperçoit les remonte-pentes ; enfin, après Montdauphin-Guillestre on pénètre dans la Haute-Montagne. Le paysage se fait plus rocailleux, et à L’Argentière les Ecrins tout devient blanc. On distingue de loin la citadelle de Briançon. Terminus, tout le monde descend !

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7. Briançon

2eme ville du département, perchée sur sa roche à la frontière italienne, Briançon se mérite. De nombreuses heures de voiture ou de train pour l’atteindre, mais le résultat vaut le détour. Briançon est l’un de mes coups de cœur des Hautes-Alpes !

Surplombant la ville nouvelle se tient la vieille ville à laquelle s’accroche la forteresse Vauban (encore une). La rue principale est surtout une rue commerçante et touristique, on trouve des restaurants sympas en se faufilant dans les petites artères. Attention aux chutes en hiver, il fait très froid à Briançon (-17 le jour où j’y suis allée) et tout était glacé. On a bravé le vent glacial pour se poser en terrasse d’un salon de thé avec vue sur la vallée. Un temps et une vue à vin chaud ! Ne pas manquer enfin la balade le long du chemin de ronde, avec une jolie vue sur la vallée qui mène vers le Montgenèvre, pour une ambiance romantique.

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Si on suit le chemin on part pour l’Italie

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Enfin Briançon est l’une des rares villes-stations d’Europe : un téléphérique permet de mener directement depuis le centre-ville à la station de Serre-Chevalier. D’ailleurs le train en direction de Briançon est souvent rempli de familles qui partent pour une semaine de ski. Et pour ceux qui voudraient s’y rendre en été, entre randonnées et escalade il y a de quoi faire.

8. Le parc des Ecrins

Les Ecrins j’ai l’habitude de les voir de l’autre côté, par le massif de l’Oisans, le parc national s’étend pourtant en grande partie sur les Hautes-Alpes, et c’est évidemment un incontournable pour les férus de montagne. Je n’ai malheureusement pas pu aller vadrouiller de ce côté-ci pendant mon stage, seulement apercevoir de loin la Barre des Ecrins. Mais j’ai passé un temps fou à googler tous les villages du coin – surtout ceux où il y a une bibliothèque évidemment – pour avoir une idée de ce à quoi ça ressemblait : sans surprise c’est superbe. J’ai déjà inscrit dans « need to go » liste : Vallouise, Villar d’Arêne (où j’allais étant petite), La Grave, La Chapelle en Valgaudemar (rien que pour le nom).

Le Champsaur se situe également au sein du parc des Ecrins, mais j’ai décidé de le différencier ici car il s’agit d’un cadre géologique bien particulier.

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9. La ligne Gap-Grenoble

Pour revenir à Paris j’ai dû prendre le deuxième tronçon de la ligne Grenoble-Briançon, cette fois-ci en direction de Grenoble. Je ne mentirais pas en disant que cette ligne est l’une des plus belles que j’ai vues. Mais vraiment…  Ce tronçon s’appelle « La ligne des Alpes » et elle a été mise en service des 1863 – en tout cas certaines parties -, avec aujourd’hui une ligne bis qui, après la gare de Veynes, se dirige vers Valence. Un dénivelé impressionnant qui a conduit a construire pas moins de cinq tunnels et une dizaine de viaducs offrant des vues panoramiques sur les Alpes (le massif du Devoluy, l’Aiguille, l’Oisans enfin).

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En traversant le Buëch

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Partant de Gap le train traverse le Buëch, région des Hautes-Alpes qui se rapproche de la Drôme, puis on arrive dans des petites montagnes, pas de neige ici au moi de Mars, mais on commence à apercevoir des névés dans les sommets au loin. Et au col de la Croix Haute, la Haute-Montagne commence à nous apparaître. C’est beau. Mais plutôt que d’en faire le récit : je vous laisse admirer les photos !

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Je pense qu’on voit presque toutes les alpes depuis cette route en altitude
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Coucou le col de l’Aiguille et son chapeau de nuages!

10. Le Queyras

Encore une partie du département que je n’ai pas pu visiter mais qui me fait de l’œil : le Queyras ! Sauvage, difficile d’accès en hiver, ce parc régional est connu pour être l’un des plus beaux des Alpes, en tout cas l’un des moins peuplés ! Pendant mon stage il était très difficile de se rendre dans cette partie du département en raison des chutes de neige. Les caméras qui donnaient les infos sur la commune de Saint-Veran, commune la plus haute d’Europe, ne fonctionnaient même plus. Outre les communes de Saint-Veran, Molines ou Abriès, l’activité principale du Queyras c’est la randonnée. Je vous laisse regarder sur google image, ça donne envie d’enfiler son sac à dos et de partir à l’aventure.

11. Randonner dans la Vallée de la Clarée: le refuge du Chardonnet

A la sortie de Briançon, en se dirigeant vers le col du Montgenèvre et l’Italie se trouve deux petites vallées un peu éloignées de tout et idéales pour randonner: la vallée de la Clarée avec sa capitale Névache, et la Vallée étroite. Difficile à atteindre en hiver elles peuvent néanmoins être prises d’assaut en été et je conseillerais les mois de juin et septembre pour aller s’y promener.

Entre des sommets roccailleux – le Mont Thabor par exemple – et la Clarée qui dessine la vallée on se promène parmi les verts alpages et les forêts à la recherche des nombreux lacs de la région. Il y en a ici pour tous les goûts: des lacs qu’on peut atteindre en voiture, des sommets qui demandent des heures et des heures de marche (perso je conseillerais plutôt le bivouac dans ce cas, pour au moins avoir le beau coucher/lever du soleil sur les Alpes). Je n’y suis restée que deux jours et je n’ai fait qu’une randonnée dans la Clarée: celle du refuge du Chardonnet à lire ici.

IMPORTANT: en juillet-août la Vallée de la Clarée est en partie fermée aux voitures. Pour éviter les voitures qui se garent partout l’entrée de la vallée est fermée à partir de 10h au niveau du chalet de Fontcouverte, des bus sont mis en circulation pour emmener les promeneurs au bout de la vallée et vers la Vallée étroite.

 

Week-end en Bourgogne #1

Avril 2019 – vacances de Pâques. 

Comme chaque année, nous partons à la recherche d’un petit coin de France qu’on pourrait découvrir, un endroit pas trop loin de Paris et qui nous permette de profiter du beau temps tout en faisant quelques visites culturelles. Après Rouen, les châteaux de la Loire et le bassin-minier c’est sur la Bourgogne que j’ai jeté mon dévolu, et plus exactement au nord de la Bourgogne.

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La campagne bourguignonne c’est avant tout beaucoup de vert

Notre petit nid se trouve à Epoisses, à mi-chemin entre Avallon et Semur-en-Auxois ; à quelques pas de l’autoroute A6, à l’endroit même où la plupart des bouchons débutent lors des grands départs en vacances. Ça parait anecdotique mais c’est grâce à ces bouchons que j’ai découvert pour la première fois la région : lassé de rouler en accordéon mon père avait décidé de passer par les routes de campagnes pour remonter vers Paris. On avait alors zigzagué entre les collines verdoyantes et c’est un trajet qui m’était resté en mémoire.

Nous voici donc au départ de Paris pour un week-end de trois jours à thème plutôt culturel, j’ai en effet pour ambition de faire surtout trois grosses visites : l’abbaye de Fontenay, le muséoparc d’Alésia et la basilique de Vézelay, le tout agrémenté de villes et villages croisés au détour des routes. En route pour un road trip à tendance médiéval…

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Cloître de Fontenay, on se croirait dans “Le nom de la rose”

L’Abbaye de Fontenay

A 2h30 en voiture et 1h en train de Paris se trouve l’une des plus belles abbayes de France, à mon goût du moins. C’était la troisième fois que je me rendais à l’abbaye de Fontenay, cette institution monastique installée, comme souvent, au milieu de rien, dans un endroit champêtre où ça sent bon le printemps et le calme.

Depuis Montbard la route grimpe un peu avant de longer un cours d’eau des plus bucoliques qui mène droit vers l’ancienne abbaye cistercienne.

Construite entre 1130 et 1147 l’abbaye de Fontenay est un ensemble de bâtiments monastiques obéissant à la règle cistercienne établie par Bernard de Clairvaux. Sans vous faire toute l’histoire des ordres monastiques, l’ordre cistercien se distingue par l’importance qu’il accorde à la pauvreté mais aussi à l’autarcie. L’ordre se veut retiré du monde mais aussi capable de subvenir à ses propres besoins. Les moines doivent donc, en plus d’une activité liturgique – que je ne détaillerai pas ici – s’adonner à une activité économique, par exemple cultiver un potager pour pouvoir se nourrir.

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En général l’ordre cistercien essaie de revenir au dépouillement initial présent dans le message du Christ. Ce dépouillement se traduit architecturalement par un art roman très simple et dénudé, tout en rondeur et couleurs claires, qui est probablement le style architectural que je préfère. A chaque fois que je suis entrée dans  l’église de Fontenay j’ai pu ressentir un véritable apaisement à la vue de ces colonnes nues qui s’alignent, éclairées uniquement par la lumière du soleil qui passe à travers les quelques vitres.

Le plus agréable est sans doute de se balader à travers les divers bâtiments de l’abbaye, de se promener dans ses jardins, d’observer la roue hydraulique et d’imaginer comment les moines ont pu construire un si bel endroit dans un lieu enchanteur qui n’était pourtant au départ qu’un marais.

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Retour au temps de la guerre de Gaules : le Muséoparc d’Alésia

De même que j’avais découvert les heurs et malheurs de la Grande Guerre et de la bataille d’Arras l’an dernier, je me suis dit que passer un week-end dans le coin d’Alésia était peut-être l’occasion de me pencher sur l’histoire de la guerre des Gaules qui, avouons-le, ne m’a jamais passionnée.

Ce qui m’a attiré c’est d’abord l’architecture du nouveau Muséoparc d’Alésia que je trouve assez réussie, mais aussi l’envie d’en savoir plus sur le lieu mythique d’Alésia. Bien qu’on ait longtemps dit qu’on ne savait pas où se situait exactement Alésia, il semblerait que diverses découvertes récentes confirment l’existence d’une bataille de grande ampleur entre Romains et Gaulois non loin de la ville D’Alise-Sainte-Reine en Bourgogne.

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Le Muséoparc d’Alésia: une architecture sympa et originale

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Le musée se compose de plusieurs parties : une exposition temporaire, une exposition permanente sur la bataille d’Alésia mais aussi toute l’histoire des Gaulois et des Romains qui mène à cette fameuse bataille, et une partie extérieure où des ateliers sont proposés. L’exposition permanente demande à elle seule deux bonnes heures et je vous conseille vivement de prendre les audioguides.

J’ai été très contente de cette visite que j’ai trouvée à la fois intéressante, savante et pédagogique. Bref je la conseille à tout mes amis profs d’histoire, ou plutôt de latin qui n’auraient pas les moyens d’aller à Rome mais aimeraient emmener leurs élèves faire une visite historique autour de la civilisation romaine.

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Le dernier champ de bataille d’Alésia c’est cette colline avec es champs de blés et un petit village

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Car le musée ne se contente pas de retracer la bataille d’Alésia : il commence par expliquer le contexte général de la guerre des Gaules,  la rédaction du fameux témoignage de César, mais aussi des modes de vie romains et gaulois au Ier siècle avant J.C. Entre les objets, les vidéos, les cartels et les explications de l’audioguide, la visite est très complète et nuancée ce qui est appréciable sur un tel sujet. J’ai eu l’impression de réorganiser plein de connaissances que je possédais mais que je n’avais jamais reliées les unes aux autres. La dernière partie est en particulier plus que nécessaire puisqu’elle retrace non seulement les découvertes archéologiques mais aussi l’historiographie sur le sujet et la création du mythe gaulois à travers les deux derniers siècles, et notamment lors de la guerre contre la Prusse en 1871 où la France vaincue s’identifiait aux Gaulois vaincus mais valeureux guerriers résistants.

La visite s’achève par une promenade sur le toit de l’édifice avec des cartels qui indiquent les différents lieux de la bataille, on a du mal à y croire aujourd’hui, et une belle vue sur les environs.

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Semur – en -Auxois et sa vieille ville

Villes et villages bourguignons

Entre deux visites culturelles on a tout de même trouvé le temps de se promener dans quelques villages des environs,  qui étaient relativement vides de touristes, ce qui était agréable quoique parfois un peu morne.

En logeant vers Epoisses nous avions aux alentours un certain nombre de villes où nous pouvions trouver une table pour le soir et si nous n’avons pas mangé à Epoisses même, nous avons tout de même pu goûter la spécialité du pays en mangeant un burger à l’époisses dans une vieux restaurant de Semur-en-Auxois.

Mais côté gastronomie c’est à Avallon que j’ai trouvé mon bonheur dans le restaurant « cuisine angeline » qui nous a attiré pour son ambiance tranquille et bon enfant. Il s’agit d’une cuisine du monde qui était vraiment bonne, ça faisait un peu cantine d’habitués,  il faut dire qu’on était affamés. Mais je conseille vivement ce restaurant, même s’il n’est pas un restaurant de spécialités locales.

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Il y avait deux villes que je voulais voir absolument : Semur-en-Auxois dont j’avais un très bon souvenir, et Flavigny pour ses bonbons.

Semur est une ville qu’on aperçoit de loin, impressionnante avec ses hautes tours protectrices et ses ponts qui enjambent la rivière. Ville médiévale elle ne manque pas de charme mais je l’ai trouvée un peu déprimante de l’intérieur avec tous ces commerces vides en attente d’être vendus. Pourtant la population de Semur ne diminue pas, les habitants s’installent aujourd’hui à l’extérieur de la vieille ville, dans des logements neufs. Il reste cependant que Semur est une étape à ne pas passer. La balade en ville puis le long de la rivière suffisant à la faire aimer.

 

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Flavigny n’était pas initialement dans mes plans, mais sa proximité avec le muséoparc d’Alésia ne m’a pas longtemps fait hésité : j’avais envie d’acheter de ces fameux bonbons de l’abbaye de Flavigny que mes parents transportaient régulièrement avec eux lors des longs trajets en voiture.

Flavigny-sur-Ozerain est en effet connue pour plusieurs choses : le village a reçu le label de plus beau village de France, il a été le lieu du tournage du film « Le chocolat » avec Johnny Depp et Juliette Binoche –  qui est un de mes films préféré -, et c’est ici qu’on fabrique les bonbons de l’abbaye de Flavigny. « Un bien bon bonbon » comme l’indique le slogan.

 

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Le village semble étrangement hors du temps, outre la camionnette années 40 qui se trouve à l’entrée de l’entreprise de fabrication des bonbons, le village est encore actuellement un lieu du catholicisme traditionaliste et j’y ai croisé plus de prêtres et de moins que dans toute ma vie – avant d’aller à Assise la semaine suivante. Plus bizarre et désagréable encore, un homme qui sifflait de chez lui « Maréchal nous voilà » avec une fenêtre ouverte sur une place…de quoi mettre légèrement mal à l’aise, j’avais l’impression que la Gestapo pouvait arriver d’un instant à l’autre.

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Pélerinage à la basilique de la Madeleine

En route pour Vèzelay

Pour notre dernier jour j’avais prévu un gros morceau : la mythique basilique de Vezelay, haut lieu de pélerinage, qui surveille la Bourgogne jusqu’à la forêt du Morvan du haut de sa colline. J’avais encore une fois un excellent souvenir de Vezelay, et même si dans mes souvenirs la nef de la basilique était plus blanche, j’ai tout de même retrouvé l’émoi qui avait pu me saisir dix ans auparavant.

Mais avant d’arriver à Vezelay je souhaitais visiter encore un peu de Bourgogne en passant par le village de Montréal puis par la vallée du Cousin pour rejoindre Avallon et enfin faire route vers la basilique.

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Montréal – ancienne ville royale

 

Montréal est un ancien village féodal où aurait vécu la reine Brunehault, reine d’Austrasie et de Burgondie au VI e siècle, et surtout sœur de cette chère Galswinthe qui donne son nom au blog que vous lisez ! Le centre ville aux pierres jaunes s’étend d’une porte à l’autre, des jolies maisons à tourelles se déploient le long d’une rue principale, on n’y croise pas grande monde mais la balade est très plaisante. Je pense même avoir préféré Montréal à Flavigny dans le genre « village français ». Peut-être que c’est son histoire qui me plait davantage, ou la vue qui s’étend sur la plaine, ou encore les jardinets fleuris qui s’alignent sous les fenêtres.

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Nous repartons néanmoins assez vite : direction la vallée du Cousin, ce cour d’eau qui marque la limite d’entrée dans le Morvan. La route qui longe la rivière n’est pas évidente à trouver – si vous venez de Semur il faut passer par Magny puis trouver la route du Meluzien – mais c’est une balade en voiture charmante. Entre les rochers qui forment des gorges quelques rayons de soleil percent à travers les feuilles des arbres et font scintiller la rivière. Le paysage est ponctué de vieux moulins dont certains sont encore en activité. On ralentit pour profiter de ce petit moment hors du temps.

Nous finissons par arriver sur une départementale et quittons le Cousin pour nous diriger vers Vezelay, déjà nous apercevons la basilique qui nous guette. Celle ci se dresse tout en haut du village de Vezelay, au bout de l’unique rue où se suivent ateliers d’artistes et boutiques à touristes. Il faut dire que Vézelay est avec Lisieux l’un des plus gros lieux de pélerinage de France, et ce jour-là en particulier le cloître de la basilique est occupé par des groupes de croyants probablement beaucoup de camps scouts.

 

 

 

Si la ville est déjà occupée sous les mérovingiens c’est à l’époque carolingienne que débute véritablement la vie religieuse, et ce n’est que sous les premiers capétiens, au XIe siècle qu’elle prend l’ampleur qu’on lui connait aujourd’hui. L’abbé en charge de l’abbaye parvient en effet à convaincre ses pairs que l’abbaye possède des reliques de Sainte-Madeleine, Vezelay devient dès lors un lieu de pèlerinage majeur dans l’occident médiéval.

En 1096, le pape Urbain II y prêche la première croisade, on décide alors de l’élévation d’une basilique – sorte d’église avec des privilèges accordés par le pape – mais elle demeure liée à l’abbaye de Cluny jusqu’au XVIIIe siècle.

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La vue depuis Vézelay, tout là bas on distingue le parc du Morvan

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J’étais un peu déçue car la façade et le portail de la basilique étaient en restauration, je me souviens pourtant d’un nartex – en gros l’entrée de la basilique – impressionnant. Mais l’intérieur de l’édifice n’avait rien perdu de sa splendeur. Et par « splendeur » j’entends toujours ce caractère simple mais saisissant des églises romanes. La nef bicolore, les chapiteaux tous différents, ces immenses et fines colonnes qui portent le regard autant à l’horizontal qu’à la verticale, l’impression de calme et de luminosité qui abrite le lieu…tout me plait à Vézelay.

Mais le spectacle ne s’arrête pas à la basilique, le jardin qui s’étend à l’arrière, dont la vue porte jusqu’au Morvan et qui permet d’embraser d’un regard presque toute la Bourgogne, est un lieu parfait pour pique niquer et faire une halte avant de repartir pour d’autres aventures. Nous décidons en redescendant de nous arrêter prendre une bière pour conclure en beauté ce week-end…mal nous en a pris, les prix à Vézelay se rapprochent dangereusement de ceux de Paris ce qui a diminué nettement notre satisfaction.

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Balade matinale dans le château d’Epoisses

Enfin il est temps de repartir, un dernier regard à la Bourgogne et nous nous dirigeons ) travers les collines vers l’A6 qui nous ramène chez nous. Ce week-end en Bourgogne a achevé de me convaincre que la région était trop riche pour en avoir fait le tour si vite, et je lorgne déjà vers des séjours dans le Morvan, ou plus au sud encore vers Macon et la roche de Solutré. Mais plus pratique encore j’aimerai découvrir la ville d’Auxerre et me rendre au château de Guédelon pour voir l’avancée des travaux…bientôt peut-être !

Janvier en blanc et gris

Le mois de janvier a été froid à Paris, froid et gris. Il parait qu’on n’a vu le soleil pas plus d’une minute par jour et le moral des gens s’en est parfois ressenti. En ce qui me concerne j’étais trop occupée par mes révisions pour vraiment m’en apercevoir, je n’ai compris que le soleil m’avait manqué que quand il est réapparu. Et Boudiou ce que ça faisait du bien !

Tout hivernal qu’il était mon mois de janvier a été rempli de découvertes, culturelles évidemment, car quoi de mieux que de plonger sous la couette avec un bouquin quand il pleut, ou arpenter les salles tamisées des musées pour se réchauffer ?

 

 

 

Il parait que ce qu’on fait le premier jour de l’année est à l’image de l’année qui va se dérouler, et cette année je l’ai voulue culturelle. Malgré le froid et le vent j’ai réussi à convaincre mon copain de sortir le 1er pour nous rendre au Palais de Tokyo où se tenaient les derniers jours de l’exposition « carte blanche à Saraceno » ; arrivés devant le musée, la longue queue qui longeait le bâtiment m’a vite fait déchanter : hors de question que je fasse la plante pendant une heure dans le froid. Il a donc fallu trouver un plan B, il se trouvait à quelques mètres à peine : le musée national des arts asiatiques Guimet !

 

 

 

 

Départ pour l’Asie: voyage au Musée national des Arts asiatiques

Il n’y avait personne pour visiter l’exposition « l’ère Meiji » et j’ai eu la bonne surprise d’avoir droit à une seconde entrée dans les dix jours pour aller visiter les collections permanentes. L’exposition Meiji m’a rappelé combien l’art japonais était fin et élégant ; j’avais envie de tout peindre et tout photographier, j’étais presque en extase devant les laques et les paravents. Bref c’était BEAU !

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Une semaine plus tard alors que mon amie Margot du blog Les voix vibrantes s’envolait pour la Thaïlande j’ai décidé de ne pas être en reste et de voyager un peu aussi en passant ma pause midi à déambuler dans les galeries d’Asie du sud-est et du sous-continent indien dans ce même Musée Guimet. Armée de mon appareil photo cette fois ci, j’en ai profité pour essayer de photographier ces objets qui font rêver et ça m’a permis de les peindre en aquarelle ensuite. A noter : faire des photos au musée est finalement une bien bonne idée, ça prolonge la visite.

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Le musée Guimet est en train de devenir un de mes musées préférés. On se prend pour Alexandra David-Neel en se promenant parmi les bouddhas, on admire les représentations multiples de Shiva et Brahma, on se pâme d’admiration devant les statuettes chinoise du début du Moyen-Âge. J’étais alors presque seule au musée et j’ai quitté l’espace d’une bonne heure ce Paris gris pour partir sous des cieux chargés d’une histoire et d’une spiritualité qui me sont inconnues.

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Le 1er dimanche du mois, c ‘est musée – La cité de l’architecture et du patrimoine.

Pour poursuivre mon odyssée des musées on a décidé avec Jéromine de profiter des premiers dimanches du mois gratuits pour voir un maximum de lieux (musées ou châteaux) ; nous nous sommes donc retrouvées ce premier week-end de l’année devant le palais de Chaillot pour y visiter la cité de l’architecture.

Des années que je voulais me rendre dans ce musée et je n’ai pas été déçue : si vous n’avez que quelques jours à passer en France je vous le conseille vivement. Dans ce musée on trouve les plus grandes œuvres architecturales de France à l’échelle 1/1 : la plupart des moulages médiévaux ont été faits au cours des XIXe et  XXe siècles et il est plaisant de pouvoir admirer la chartreuse de Champmol à côté du tympan de la cathédrale de Chartres sans avoir à faire 500 kilomètres. Même si ces œuvres prennent une autre dimension dans leur lieu originel, elles sont bien mises en valeur et on peut plus facilement en admirer les détails.

La seconde partie du musée, à l’étage, concerne le patrimoine architectural plus moderne : art nouveau, Le Corbusier, le centre Pompidou. On y trouve surtout des maquettes et je suis toujours aussi surprise de trouver certains bâtiments superbes en maquette et assez moches en réalité.Le gros plus de cet étage c’est la visite grandeur nature d’un appartement de la cité radieuse de Marseille, je ne suis pas une fan de l’architecture de Le Corbusier mais ça m’a donné envie de connaître mieux son travail et de me rendre à la villa Savoye à Passy.

 

 

 

 

 

Lecture – Leigh Bardugo et la trilogie Grisha

En période de révision c’est toujours agréable d’avoir une activité pour s’aérer totalement l’esprit : du sport, une bonne série à regarder ou encore un bon bouquin pas prise de tête. Pour moi ce fut la trilogie Grisha de Leigh Bardugo, un récit de fantasy jeunesse dans lequel on se plonge facilement et qu’on lâche difficilement.

 

Synopsis : Dans le royaume de Ravka en guerre contre ses voisins depuis des décennies Alina et Mal, deux orphelins recrutés dans l’armée, rejoignent le camp militaire de Kribirsk avec pour mission d’entrer dans le Fold – cette immense mer de néant qui divise le royaume en deux et l’affaiblit jour après jour. Lors de cette traversée, leur navire est attaqué par des volcras, ces bêtes sauvages qui vivent dans le Fold, mais Alina parvient à les repousser et à sauver l’équipage. De retour à Kribitsk la nouvelle se répand vite et parvient jusqu’aux oreilles des Grishas, les magiciens de l’armée, et de leur chef : le Darkling. Qui est Alina ? Son pouvoir pourrait-il enfin permettre de réunir le royaume et sauver Ravka toute entière ?

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L’histoire n’a rien de bien original, une orpheline qui se découvre un pouvoir super puissant et qui va potentiellement sauver le monde et pourtant tous les détails qui en font une bon récit sont présents. Un monde magique qu’on apprend à connaître peu à peu, des personnages ambigus qui feront douter l’héroïne plus d’une fois, des légendes et des contes oubliés qui deviennent réalité, Leigh Bardugo parvient à créer un monde cohérent qui laisse au lecteur une grande part d’imagination. Les péripéties sont bien dosées et souvent intrigantes, l’évolution des personnages paraît parfois un peu lente mais on prend plaisir à découvrir leurs caractères, et les histoires amoureuses, bien que clichées, font toujours battre mon petit cœur de jeune fille. En gros on sait ce qu’il va se passer mais on éprouve toujours autant de ravissement quand ça arrive !

J’ai adoré le monde de Leigh Bardugo, qu’elle fait naître dans la trilogie Grisha et qu’elle poursuit dans Six of Crows. Ravka est une sorte de Russie légendaire, terre millénaire constamment en guerre qui est aidée par le pouvoir des Grishas, ces sorciers maîtrisant la matière, le corps humain et les éléments et qui sont pourchassés dans les autres pays pour leurs pouvoirs effrayants. Les Grishas demeurent néanmoins des humains en proie à la jalousie, l’orgueil et l’avidité, et dont on apprend peu à peu l’histoire.

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Même si l’auteur ouvre de nombreuses portes et des possibilités infinies pour le lecteur de s’imaginer d’autres histoires, la trilogie Grisha comporte bien une fin qui nous rend un peu nostalgique lorsqu’on referme la dernière page.

Rédigée à la première personne du point de vue d’Alina, l’écriture comporte quelques défauts : malgré un style parfois simple qui s’adresserait plutôt à des pré-adolescents, les questionnements de l’héroïne portent par moments sur des sujets qui toucheraient plus les 15/16 ans. L’auteur a sans doute eu du mal à se positionner, ce problème ne se pose plus dans Six of crows qui s’adresse davantage à un public « young adult ». En voulant dévoiler toutes les dimensions de ce nouveau monde l’auteur oublie de donner de la consistance à certaines d’entre elles : c’est le cas pour la partie historique et relations internationales du Royaume de Ravka qui n’est pas assez aboutie à mon goût.

Qu’on soit adolescent ou adulte, si on aime la fantasy on passe un très bon moment en compagnie d’Alina et des Grishas et on a hâte de se plonger dans les autres romans de cette auteure se déroulant dans le même univers.

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Des bibliothèques un peu, beaucoup, à la folie.

En janvier je me suis enfin bien amusée à vous faire découvrir sur instagram les plus belles bibliothèques du monde. Du Trinity college à la bibliothèque de Rio les bibliothèques sont souvent des bijoux d’architecture intérieure qui donnent envie de se replonger dans les études seulement pour fréquenter ces superbes salles remplies de bouquins du sol au plafond.

Par la même occasion j’ai pris plaisir à exhumer les vieux bouquins que nous avions dans les propres fonds de notre bibliothèque et j’ai super envie d’en apprendre plus sur la reliure, le papier, l’écriture, l’édition, bref tout ce qui concerne le monde du livre et que j’ignore encore pour cause de pas d’études dans ce domaine là.

 

 

 

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Ce bilan du mois de janvier est enfin fini, mieux vaut tard que jamais, et je vais m’atteler le plus vite possible à rédiger celui de février…qui sait, j’arriverai peut-être à le publier avant la fin du moi de mars !

Le Festival Interceltique de Lorient

C’est au carnaval de Veracruz que l’idée m’est venue. Assises sur les gradins devant le défilé nous discutions  Jéromine et moi de cet événement qui nous plaisait beaucoup et en sommes venues à une question : pourquoi  ne faisions-nous jamais ça en France ? Nous étions venues à Veracruz spécifiquement pour le carnaval mais en Europe, et même en France, d’autres lieux et d’autres événements méritaient peut-être eux aussi un détour.

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Le festival interceltique de Lorient c’est pour tous les âges

 

Je me suis alors souvenue d’une vieille envie : voir de mes propres yeux la grande parade du festival interceltique de Lorient. Comme Jéromine adore la Bretagne et qu’un séjour dans un pays où l’on peut se nourrir exclusivement de crêpes et de cidre est toujours attrayant on s’est donné rendez-vous en ce début du mois d’août sous le soleil breton.

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Les bretonnes fêtent l’arrivée des G.I. américains au port de Lorient lors de la première guerre mondiale

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Pour les fan d’Outlander: ça ne vous rappelle pas quelque chose cette robe?

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Le festival Interceltique de Lorient : qu’est ce que c’est ?

Le festival de Lorient, ou FIL pour les intimes, est né dans les années soixante-dix d’une compétition de bagadou, ces sortes de fanfares bretonnes qui réunissent des instruments traditionnels. Faire partie d’un bagad – singulier de bagadou – c’est loin d’être une blague : chaque ville possède un ou plusieurs bagadou qui s’affrontent lors de compétitions déterminant leur « classe », c ‘est à dire leur niveau, allant de 1 à 5. Le bagad le plus célèbre est sans aucun doute le bagad de Lann Bihoué, le bagad de la marine nationale française, né justement à Lorient, ancien port militaire et qui ouvre la Grande parade du festival.

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Le bagad de Lann Bihoué – bagad de la marine nationale

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Joueuse de Gaïta – instrument traditionnel de Galice

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Les compétitions de bagadou étant nombreuses en Bretagne, ce festival décide dès 1972 de devenir festival interceltique pour se distinguer de ses voisins et convie toutes les autres nations celtes à des festivités regroupant compétitions de bagadou, mais aussi compétitions et spectacles de danses, conférences sur l’interceltisme, concerts et bien sûr la Grande Parade.

Les nations celtes

Quand on parle de nations celtes, on a tout de suite en tête la Bretagne et les îles britanniques. Le monde celte se révèle pourtant bien plus riche et la grande force de ce festival est de faire découvrir ces autres régions celtes et leur folklore. Le FIL invite, chaque année une dizaine de nations : outre les habituels Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne sont conviés l’Île de Man, les Cornouailles, La Galice et les Asturies – deux régions espagnoles -, l’Acadie, au Canada, et l’Australie. Depuis 1994 une nation est mise à l’honneur chaque année; en 2010 l’honneur est revenu aux diasporas celtes que l’on sait nombreuses dans les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis en particulier.

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La présentation des drapeaux des nations ouvre la Grande Parade

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L’Irlande et son fameux lanceur de bâton.

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Les irlandaises se préparent à la danse

Lors des spectacles chaque nation offre à voir sa particularité folklorique tout en signifiant son appartenance au monde celte. A travers les vêtements, les danses, les instruments on s’aperçoit vite qu’il existe de nombreuses similitudes, chacun conservant des caractéristiques bien particulières ce qui explique que les Cornouailles et l’île de Man soient des nations à part.

L’interceltisme, une passion bizarre ?

Depuis des années je regardais la parade depuis mon canapé, admirant les costumes, chantonnant au son des cornemuse, étrange passion ? Peut-être ! Et pourtant je ne suis pas la seule car le FIL accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs ce qui en fait le festival le plus fréquenté d’Europe. Rien que ça.

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Je suis intéressée par le monde celte depuis mon enfance et cette fameuse découverte de l’Irlande qui m’a poussée des années plus tard à suivre des cours de danse irlandaise durant 4 ans, jusqu’à  faire de la compétition. Ce que je ne vous ai jamais dit c’est qu’avant la danse irlandaise j’avais déjà suivi 3 années de cours de danse bretonne avec ma famille et nous avons écumé les Fest-noz à Paris et en Bretagne par amour des bonnes crêpes et de cette ambiance chaleureuse et bon enfant si particulière. J’aime l’idée que des peuples venus d’un peu partout se retrouvent pour partager ce folklore commun qui est encore bien vivant.

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Et soudain: les Peaky funking Blidners débarquent à Lorient!

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Que voir, que faire au festival ?

Organisé dans le centre de Lorient, le FIL voit défiler les spectacles et autres concours durant 8 jours. Si certaines activités sont payantes – l’accès au centre vous demandera notamment de porter un badge payant à partir de 19h – la grande parade et d’autres activités sont gratuites, toutes sont indiquées avec le programme sur le site du festival.

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Ne passant que deux jours à Lorient nous avions décidé de ne payer que pour voir l’un des spectacles de danses et chants des pays celtes . Plusieurs sont organisés tout au long de la semaine et les participants au spectacles ne sont pas forcément indiqués à l’avance, ou alors nous n’avions pas regardé assez attentivement. Sous un chapiteau légérement surchauffé nous avons pu admirer les pipe band – équivalent des bagadou bretons – d’Ecosse et d’Irlande, ainsi que les danseurs et danseuses d’Ecosse et des Asturies.

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Ca danse et ça chante dans tous les sens

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Sans surprise les Irlandais sont ceux qui assurent le plus le show, c’est aussi ceux qu’on attend le plus et nous avons été déçues que les danseurs ne viennent sur scène que pour une danse – ils étaient en fait programmés plusieurs jours après pour faire leur grand spectacle. J’ai pu m’apercevoir que je ne regardais plus la danse irlandaise comme avant : au lieu d’être transportée par le spectacle je ne peux m’empêcher de regarder les pieds et d’analyser les pas, certains que je connais déjà et d’autres que j’aimerais apprendre. Les musiques irlandaises étant toujours un peu les mêmes, j’ai tellement dansé dessus que je sentais mes jambes prêtes à s’élancer toutes seules pour rejoindre les Irlandais sur scène.

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Les Asturies entrent dans le cortège

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Les Asturies étaient les moins impressionnants et pourtant j’apprécie beaucoup ce folklore plus paysan avec des costumes plus simples qui évoquent les durs travaux des champs. Les danses ne varient pas beaucoup, les chants sont souvent a cappella et m’émeuvent toujours un peu.

Quant à l’Ecosse, j’aurai presque envie de pleurer quand j’entends un pipe band jouer Amazing Grace. Même si, je dois l’avouer, au bout de deux jours on en avait plein les oreilles des cornemuses, les musiques d’Ecosse me font toujours quelque chose et j’étais ravie de pouvoir les écouter à plusieurs reprises lors du spectacle, du défilé mais aussi en ville.

Le Must Do : la Grande parade !

Dimanche matin, 10h30, nous sommes prêtes. Les appareils rechargés, les fesses posées sur le bitume aux meilleures places. Certains connaisseurs ont apporté avec eux des chaises pliantes, des bouteilles d’eau, des ombrelles. Il faut dire que la journée s’annonce chaude et ensoleillée et nous allons vite nous en apercevoir. Deux commentateurs sont installés non loin de nous, et si leurs commentaires apportent certaines connaissances ils sont la plupart du temps assez insupportables.

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Magnifiques costumes de Galice

Se succèdent alors les différents cercles bretons – oui, on ne parle pas de club ou de groupe mais de cercle celtique. Ces cercles correspondent souvent à des villes et adoptent les tissus, les motifs, les couleurs et les instruments de leur contrée. Il y a bien trop de cercles bretons pour que je puisse me souvenir de tous. Des danseurs de tout âge, des nourrissons aux vieilles bretonnes, défilent en dansant avec le sourire. Cette ambiance intergénérationnelle et bon enfant c’est exactement ce qu’on aime et on est comme des enfants à un spectacle.

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Les étoffes sont superbes, les broderies sont si colorées et les dentelles des coiffes si fines! J’adore les robes des Galiciennes même si elles sont très sobres ; certaines Ecossaises défilent dans des costumes qui rappellent la série Outlander et on se demande toujours ce qu’il y a sous les kilts de ces nombreux jeunes hommes avec leur cornemuses.

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La Grande parade dure près de 4h, nous attendons de voir les danseuses irlandaises avant de rentrer à l’auberge pour de nouvelles aventures. Ce défilé est une des choses à voir dans sa vie quand on aime un peu le folklore et les beaux costumes, et encore plus quand on aime la civilisation celte ! Je suis ravie de ce que j’ai vu et je le recommande à tous. C’était également pour Jéromine et moi une occasion de s’essayer à la photo « de rue » avec des modèles consentants – plusieurs captations pour les télés sont organisées le long du défilé – et là pour faire le spectacle.

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Ils ont des chapeaux ronds… et de belles coiffes aussi

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Lorient ce n’est pas que le festival.

On a passé la majeure partie de notre temps au festival mais Lorient est une ville intéressante sous bien d’autres aspects. Ancienne capitale de la compagnie des Indes, puis port militaire et enfin grand chantier naval, la ville a su transformer son passé en attrait touristique.

On a profité de notre dernière après-midi pour aller à Port-Louis, l’ancienne citadelle construite sous Louis XIV qui fait face à Lorient. Au bord de ses remparts on s’est baignées en regardant les voiliers rentrer sur Lorient. C’est ici que se trouve le musée de la compagnie des Indes – il était trop tard pour le visiter mais j’ai entendu dire qu’il était très intéressant.

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Le Fort de Port-Louis, aujourd’hui musée de la Compagnie des Indes

Autre lieu à visiter : la base sous-marine de Lorient. Ancien port militaire, ce qui lui a valu d’être bombardée et presque détruite lors de la seconde guerre mondiale, l’activité militaire de Lorient est aujourd’hui inexistante mais ses infrastructures sont restées et on peut y visiter la base, et surtout un sous-marin d’époque.

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Enfin la cité de la voile Eric Tabarly constitue l’un des nouveaux pôles touristiques de la ville, on trouve à ses abords de nombreux voiliers en train d’être rénovés ou réparés et le musée semble être une agréable visite pour qui est intrigué par la mer, ses métiers et ses aventuriers.

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Lorient est surtout l’un des grands ports de pêche français. Les infrastructures portuaires et la présence de navires étrangers nous le rappellent.

Ces trois jours à Lorient ont tenu toutes leurs promesses et j’ai noté scrupuleusement tout ce que j’aurais aimé faire et visiter pour y retourner bien vite – l’île de Groix me fait de l’œil et je ne vais pas attendre des années pour m’y rendre je crois.

La conclusion de ce weekend festif c’est que peu importe le moment, la Bretagne c’est toujours une bonne idée, mais si vous pouvez y être le premier week-end d’août vous y verrez ce super festival qui valait effectivement le détour.

 

 

Chronique parisienne – Un printemps à Paris

C’est avec grand plaisir que je m’attelle à nouveau à vous rédiger une chronique parisienne. Je n’en avais pas fait depuis novembre dernier, et pour cause : deux mois en Amérique centrale ne m’ont pas permis de faire de grandes découvertes hivernales dans la capitale. Bien qu’étant de retour depuis début mars la recherche d’emploi puis le début d’un nouveau travail ne m’ont pas laissé le temps  et l’envie, d’écumer les musées et les bibliothèques – je m’y remets timidement depuis une semaine – en revanche je me suis largement rabattue sur les podcasts et je reprends une activité cinématographique intense. Le programme du jour : une balade dans un quartier de rêve, des réflexions sur le genre et des découvertes de grands classiques ! J’espère que ces chroniques printanières vous plairont !

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  • Une balade à Paris : le quartier de la Mouzaïa

On a profité d’un de ces beaux jours de mai pour se retrouver au métro Place des fêtes avec ma copine Margot et découvrir enfin ce quartier de la Mouzaïa dont j’entendais parler depuis des années sans avoir jamais eu le courage d’y aller. Oui je parle de courage parce qu’il est à l’autre bout de Paris sur une ligne de métro inaccessible, j’ai d’ailleurs décidé de ne pas prendre cette satanée ligne 7bis, et de juste marcher plus longtemps. C’était une bonne idée.

 

 

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1ère remarque : je comprends pourquoi la plupart des gens m’ont dit qu’ils rêvaient de vivre dans ce quartier. C’est un coin calme, avec des maisons charmantes et des fleurs qui poussent dans tous les jardins. On n’entend pas la circulation ET on n’est pas loin du parc des Buttes-Chaumont. Conclusion : je n’ai même pas osé regarder les prix des loyers tant ce doit être élevé.

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2ème remarque : je ne m’attendais pas à ce que ce quartier soit si grand ! Dans un plan en damier les ruelles se succèdent sur plusieurs étages jusqu’au parc. Certes elles se ressemblent toutes mais c’est agréable de ne pas faire une balade bucolique qui ne permet de parcourir que deux rues. Nos pas nous ont menées jusqu’aux buttes Chaumont que nous avons traversées avant de sortir côté canal et de marcher jusqu’au pavillon des canaux. Une bonne marche dans le XIXe qui demeure à mes yeux l’un des arrondissements les plus sympas de Paris !

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  • Abonnée à France Culture : découverte de nouveaux podcasts.

Mon travail peut se révéler par moment un peu répétitif, quoi de mieux que d’écouter des podcasts pour rendre le temps passé au boulot plus enthousiasmant ? J’ai eu l’occasion ce dernier mois d’être régulièrement branchée sur France culture à la recherche de nouveaux podcasts et très vite j’ai croulé sous le nombre d’émissions qui me donnaient envie. Je ne vous parlerai ici que de trois découvertes : La Série documentaire, Les chemins de la philosophie, et Le Feuilleton.

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LSD – LA série documentaire

Vous avez sûrement entendu parler de La série documentaire, ou LSD, notamment pour son émission de 4 épisodes consacrés au genre masculin diffusée il y a deux semaines. Cette émission qui parlait aussi bien du changement de sexe que de l’éducation ou de la construction de la virilité était passionnante. Ce thème de la masculinité est très exploité par l’historiographie actuelle (la virilité au Moyen-Âge, la vision du soldat durant la 1ère Guerre mondiale, etc…) et cette façon de faire un reportage en donnant juste la parole aux gens permet de varier le propos et d’entendre différents sons de cloche sans jugement.

L’émission de la semaine dernière parlait des marins, je n’ai écouté que l’épisode consacré aux femmes marins pour le moment, mais je peux d’ores et déjà dire que je suis assez fan de ce podcast. J’en apprends beaucoup, ça élargit l’horizon, ça permet de reviser ses clichés et de voir d’un autre œil certaines problématiques contemporaines. J’aime particulièrement découvrir des univers que je ne connais pas du tout et m’imprégner de l’ambiance qui passe à travers certains épisodes – typiquement celle des femmes marins.

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Les chemins de la philosophie

La philo et moi ça fait deux. Je n’ai jamais beaucoup aimé ça,  donc a priori le podcast Les chemins de la philosophie ne m’attirait pas. Mais, quand la page de France culture s’est ouverte sur mon écran j’ai vu que l’émission d’il y a deux semaines traitait des westerns. Et moi j’adore les westerns même si j’en connais bien peu. Et puis faire de l’analyse cinématographique ça m’a toujours ravie, j’aime regarder les films avec de nouveaux codes. J’ai donc lancé le podcast et je me suis également procuré dans la foulée les quatre films qui y sont analysés. Parce que le cowboy, le shérif et la conquête de l’ouest soulèvent plein de questions existentielles sur la formation de l’homme et de la société.

 Certains n’apprécieront peut-être pas le ton très enjoué de la présentatrice, mais il me plaît pour le moment car il me donne envie de m’intéresser à ce que va dire le spécialiste invité. Même s’il s’agit effectivement de philosophie, les réflexions menées sont très concrètes et liées au quotidien, ce n’est pas un cours de philo du collège de France. Cette semaine l’émission portait sur les héros. J’ai hâte de l’écouter mais avec un papier et un crayon pour noter tout ce que j’apprends cette fois ci !

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Le feuilleton

Quand le travail nécessite une trop grande concentration pour écouter attentivement un podcast qui est supposé m’apprendre quelque chose mais que j’ai tout de même envie d’avoir un truc dans les oreilles, ma solution c’est le feuilleton !

On entend beaucoup parler de livre audio ces derniers temps et l’écoute de ce podcast est, je pense, un bon moyen de tester cette méthode de « lecture ». Le Feuilleton se propose de lire en plusieurs épisodes un roman avec des acteurs qui font les voix, un bruitage et surtout une musique qui permet immédiatement d’entrer dans la fiction. J’ai écouté cette semaine « Retour à Kyllibegs » de Sorj Chalandon, une histoire d’Irlande et d’IRA. Dès les premières minutes retentit la musique irlandaise qui me plonge dans les grands espaces verts aux côtes déchiquetées, dans les bars enfumés où résonne le gaélique, bref je suis transportée. Cette écoute ne me demande pas de concentration, on me raconte une histoire et j’avais oublié à quel point c’était agréable !

C’est donc pour moi un essai réussi, sans compter que je suis moins exigeante que lorsque je choisis un livre. Je lance le podcast et je vois si j’accroche à l’histoire sans qu’au départ le titre ou le sujet ne m’interpelle particulièrement. Un bon moyen pour découvrir de nouveaux auteurs !

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  • Un film : L’Homme qui tua Liberty Valence – John Ford

Après ma session podcast j’ai eu envie de me refaire une culture classique, et surtout classique western. J’ai jeté mon dévolu sur le célèbre «L’Homme qui tua Liberty Valence » un des grands films à voir dans sa vie. Pourquoi ? Parce que ce film raconte la naissance de la démocratie dans les terres de l’Ouest et comment le droit va finalement vaincre le pistolet…ou pas.

On retrouve tous les principaux éléments du western : le jeune citadin qui arrive dans un village de bric et de broc bien décidé à faire régner la loi, le vilain bandit auquel personne n’ose s’opposer, la lutte entre les grands éleveurs et les petits propriétaires. Une batterie de personnages allant du shérif marié à une Mexicaine au rédacteur du journal, seul à vraiment soutenir le héros, donne une vraie complexité et une profondeur au village et à la vie dans l’ouest. John Ford (le réalisateur) montre bien les nuances et les difficultés de cette vie-là mais aussi la difficile création de la démocratie à travers la liberté de la presse, le début du vote mais aussi la mise en scène de la démocratie.

Si vous ne l’avez pas encore vu je recommande très chaudement ce grand classique qui est, de toute façon, une bonne entrée dans le genre du western !

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INFO : LA SEMAINE ITALIENNE

Jusqu’au 3 juillet la mairie du XIIIe organise comme chaque année un festival italien : rencontres littéraires, films, musique, conférences, beaucoup de rendez-vous ont l’air passionnants. Vous pourrez notamment voir au cinéma l’Escurial de grands classiques italiens mais aussi en avant-première les futures sorties et les derniers films et documentaire primés. Je vous mets le lien du programme là.

 

 

“Au nord c’était les corons…” – Weekend dans le bassin minier

Comme je vous le disais dans un précédent article sur mes envies de voyage, j’avais une envie grosse comme ça et qui grandissait de plus en plus d’aller voir le bassin minier français. Depuis que j’ai étudié rapidement en licence d’histoire de l’art le patrimoine industriel j’étais super intriguée par tout ce patrimoine inconnu, et en particulier par le bassin minier qui, en plus de posséder des « monuments » superbes, avait des villes datant du Moyen-âge qui promettaient un beau voyage. Les vacances de Pâques et un grand soleil m’ont motivée pour barrer de ma travel liste cette destination et je suis partie 3 jours sur les routes du Pas de Calais entre Arras, Lens et Douai.

J’ai tellement aimé ce week-end que je n’ai pas réussi à faire un article plus court, trop de choses à vous dire, et encore je suis loin d’avoir tout dit!

Un pays de tours d’extraction et de terrils

Si comme moi vous n’avez jamais mis les pieds dans le nord (à part à Lille), les terrils et les chevalements sont des choses bien abstraites pour vous. Petit point vocabulaire et histoire pour poser l’ambiance.

Les chevalements :

Ce sont ces grandes tours la plupart du temps en fer forgé qui marquaient l’entrée des fosses dans lesquelles descendaient les mineurs. Si à la fin de l’exploitation des mines on trouvait des ascenseurs dans ces tours, pendant très longtemps les mineurs sont descendus dans de grands chaudrons, tout serrés, un peu comme dans la ligne 13. Sauf que là on pouvait descendre à plus de 400m de profondeur, bien en dessous du niveau d’un fleuve. 

 

 

Il y avait 150 chevalements dans le bassin minier du Nord Pas de Calais, 21 sont encore debout aujourd’hui. On voit très vite qu’ils sont tous différents. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fosse appartient un quartier fait de corons – ces maisons toutes pareilles – ou de cités ouvrières et ces tours sont le symbole du quartier, ce qui fait leur identité. Alors on ne lésine pas pour avoir une tour plus belle que celle du voisin, on y ajoute des ornements, des toitures particulières, et ces chevalements sont de véritables œuvres architecturales représentatives d’un style et d’une époque donnée.

Les terrils :

Ce sont ces montagnes artificielles toutes noires que l’on peut voir jaillir ici et là dans tout le bassin minier. Ils apparaissent en 1850 et sont la trace extérieure de ce qui s’est passé en sous-sol : ils sont constitués de résidus de charbon, c’est à dire de toute la matière impropre à l’exploitation, qu’on ramenait des mines. Le charbon était en effet remonté à la surface pour que des petites mains – des femmes et des enfants – trient le bon charbon du mauvais. Le mauvais était entassé à côté des fosses, remonté par des wagons.

Quand les terrils devenaient trop lourds ils s’affaissaient, c’est pourquoi on s’est mis à entasser de plus en plus de manière horizontale pour mieux répartir la charge. On a récemment perçu l’importance patrimoniale des terrils comme monuments de mémoire mais aussi leur intérêt écologique.

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Terril 74 de la base 11/19 de Loos en Gohelle

FUN FACT : les terrils parce qu’ils sont formés de résidus de charbon donc très noirs attirent d’avantage le soleil ce qui crée un micro-écosystème, On s’est aperçu qu’on trouvait sur les terrils des fleurs d’Afrique du sud et des espèces animales inconnues de la région.

Mais retournons à nos découvertes !

Les mines c’était le point central de ma visite ici. On ne peut de toute évidence pas tout voir alors on s’est contenté de deux visites principales : la base du 11/19 à Loos en Gohelle, près de Lens, pour y monter sur le terril ; puis la centre historique minier de Lewarde près de Douai.

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Deux périodes de l’histoire des mines et deux chevalements distincts: en fer forgé au XIXe et en béton armé depuis 1950

La base 11/19 de Loos en Gohelle

Les deux terrils jumeaux qui se dressent derrière Lens sont visibles d’un peu partout dans ce paysage plat, et ils sont pour le moins impressionnants. J’ai adoré conduire dans les cités ouvrières avec au bout de la rue ces montagnes qui s’agrandissaient.

Il n’y pas grand- chose à faire à part monter sur ces terrils à la base du 11/19 parce que si le site a été totalement conservé, avec ces deux chevalements du XIXe et post guerre mondiale, c’est parce qu’il abrite aujourd’hui des entreprises liées au numérique. L’idée étant de redynamiser la région qui connaît encore un très fort taux de chômage.

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Un système de rails et de wagonnets amenait les déchets de charbon en haut des terrils

Ce jour là il faisait peut-être un peu trop chaud pour monter un terril, mais on l’a quand même fait. Je vous épargne ma tête rougeaude en arrivant au sommet, il faut dire que la montée n’est pas si facile. Les terrils font facilement 200m de haut et la dernière montée est ultra raide. Tout le long du chemin on croise des gens qui viennent faire leur footing, leur cyclisme ou d’autres qui montent et descendent à toute allure, s’entraînant pour un trail.

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Vue sur la campagne environnante depuis le terril 74a. On voit au fond des terrils en plateaux

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Les fosses 1 et 3 de Liévin avec leurs chevalements

A l’arrivée au sommet, c’est un paysage que je n’ai pas du tout l’habitude de voir et qui surprend : ce pays est totalement plat et on voit par ci par là d’autres terrils et d’autres tours qui sillonnent le paysage. Ça ne donne qu’une petite idée de ce que ça devait être il y a 50 ans. Si vous regardez la série peaky blinders, on y parle souvent du « pays noir », on comprend aisément pourquoi quand on contemple le bassin du haut de ces terrils.

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Centre historique minier de Lewarde

Seconde étape : le centre minier de Lewarde. Ici vous aurez toutes les infos sur la vie de mineur de l’ouverture de la première mine, vers 1720 – oui c’est très tôt – jusqu’à la fermeture totale des mines en 1990. La visite vous mène dans les souterrains de la mine où le guide explique et montre le fonctionnement de celle-ci, vous pouvez ensuite vous balader dans les halls d’exposition et dans les autres bâtiments du site.

Vous pouvez également entendre le témoignage d’anciens mineurs en direct (même s’il commence à ne plus en rester beaucoup). Le site a été rénové pour la visite et il est vraiment très beau ! C’était à ce site là que je pensais en allant visiter le nord. Une belle architecture en brique, de vieilles machines d’acier et les deux chevalements qui nous guident de loin.

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Le carreau de la mine: là où on choisissait les mineurs le matin, ceux qui ne descendaient pas “restaient sur le carreau”  (on en apprend des choses!)

Si vous avez le temps, l’envie ou seulement que vous préferez un autre site , celui de Wallers-Arenberg, plus près de Valenciennes est extrêmement bien conservé et pour cause : c’est ici qu’a été tourné le film Germinal de claude Berri (avec Depardieu et Renaud). Avec ses trois chevalements le site est très impressionnant même de très loin. On est arrivé trop tard pour pouvoir s’y promener mais des visites sont organisées avec d’anciens mineurs, également figurants du film ; le site a d’ailleurs été associé à l’industrie du cinéma et, outre de nombreux tournages, elle accueille des associations ou des entreprises liées au cinéma.

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Les 3 chevalements de Wallers Arenberg. Le plus petit est visible dans le film Germinal.

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L’Estaminet c’est le bar où se retrouvent les mineurs, mais aussi le lieu du synidcalisme. Toute une politique du loisir a été faite pour éviter que les mineurs n’aillent trop à l’estaminet.

Les villes du Nord

Avant d’être connu pour sa houille, le bassin minier était connu pour ses villes drapières qui s’inscrivaient dans une région marchande entre Lyon et Amsterdam : c’est pour ça que beaucoup ont conservé des beffrois et des centre villes typiques des Flandres, même si un grand nombre ont été détruits par les bombardements des deux guerres.

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La place des héros

Arras

Notre point de chute : la superbe ville d’Arras. En fait Arras n’est pas vraiment située dans le bassin minier, elle en est la limite et on voit vite que la ville est plutôt bourgeoise et n’a pas hérité de la même culture que Lens ou Valenciennes. Je savais que la ville serait belle avec sa grande place qui rappelle les places belges et autant le dire : j’ai trouvé la place des héros d’Arras plus belle que les grandes places de Lille ou de Bruxelles ! Un ensemble architectural d’une harmonie rare qui s’étend sur deux places, un beffroi magnifique qui s’illumine à la nuit tombée. Il est aussi agréable de se promener à Arras de nuit que de jour, et pour cela je suis bien contente d’avoir choisi cette ville comme base pour rayonner.

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Grand’place d’Arras

Nous n’avons pas visité les musées et églises d’Arras, ce sera pour une prochaine fois, on avait juste envie de se balader en ville, de prendre une bonne bière sur la place centrale ou de chercher un bon restaurant (que nous avons trouvé), Seul bémol : j’ai trouvé la ville assez chère, on était très proche des prix parisiens.

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Notre airbnb était parfait avec vue d’un coté sur les jardins ouvriers, de l’autre sur le beffroi au loin. Dans un quartier calme et à 5minutes du centre ville. Et surtout il n’était pas difficile de se garer. Point important quand on vient en voiture !

Restaurant Carpe Diem: 8bis rue des petites Vieziers –>cuisine traditionnelle et oiginale en même temps, super bon, patron vraiment sympa!

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Douai

Surprise de ce voyage : l’architecture de Douai. Si Arras est la capitale de l’Artois, Douai est l’ancienne capitale des Flandres, la ville qui accueillait le parlement de la région. Je savais déjà que le beffroi avait été classé au patrimoine de l’Unesco – ce qui vaut dejà une visite – mais je ne m’attendais pas à ce style flamand tout en brique qui s’étend le long de la rivière, la Scarpe, et donne des allures de Venise à la ville. Certes la ville est très petite mais elle constituait une étape parfaite pour y déjeuner le midi et faire une rapide promenade. C’était aussi l’occasion de goûter les spécialités culinaires du coin, même si je ne mange pas de fromage je me suis forcée à tenter le maroilles pour ne pas mourir bête.

*Douai est au cœur du bassin minier et pas loin du site de Lewarde.

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Un vieux pont comme on en voit souvent aux Pays-Bas

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Ancien parlement des Flandres, aujourd’hui cour de justice

Lens 

Autant vous le dire, je n’ai pas trouvé de charme particulier au centre ville de Lens. Nous y passions essentiellement pour voir le Louvre-Lens qui vaut le détour, notamment parce qu’il y avait une exposition sur l’art iranien du XIXe siècle et que je suis passionnée par l’Iran. (Mais aucun rapport avec le thème du voyage). En revanche j’ai été sacrément émue par les cités ouvrières qui se déploient tout autour de la ville, plus particulièrement dans la ville voisine de Liévin où deux chevalements subsistent toujours.

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La base 11/19, la ville de Lens et ses citès minières et d’autres terrils en fond. Ils sont encore 200 dans la région.

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La grande salle du Louvre-Lens: sur la droite une frise permet de situer chronologiquement les oeuvres.

Pour la petite histoire, le chevalement qui se trouve sur l’actuel parking du Carrefour indiquait l’entrée de la fosse 3, c’est dans cette fosse que le célèbre joueur de foot Kopa a travaillé avant de se faire repérer puis de jouer au Real Madrid. Cette anecdote a son importance car elle témoigne du lien fort qui existe entre le bassin minier et le foot. Le stade de Lens est d’ailleurs visible de partout aux alentours et a été construit par les mineurs. Si l’occasion se présente je pense que c’est une expérience incroyable d’aller voir un match du RC Lens à domicile et d’entendre le stade chanter leur hymne : les corons.

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Les corons devant le site de Wallers-Arenberg

Les corons

Tout au long de notre périple nous avons croisé des corons et des cités ouvrières qui sont sortis de terre dans l’ombre des immenses terrils. Si vous avez vu Billy Eliott ça vous rappellera forcement quelque chose. Il y a une certaine beauté dans ces cités, symboles de tout une culture et de tout un mode de vie. Elles ont souvent été réalisées par des architectes auxquels faisaient appel les compagnies minières : le but était de montrer pourquoi SA cité était la meilleure, la plus hygiénique, la plus agréable pour vivre.

 

 

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Jolies maison d’Arras

Les corons sont ce qui m’a le plus ému dans tout ce voyage, ça vous prend au ventre, parce qu’il ne s’agit pas d’un mode de vie qui a disparu il y a bien longtemps, c’était presque hier et on s’aperçoit qu’on n’y connaissait rien, que ce passé minier a longtemps été quelque chose dont on ne parlait pas, qu’on n’a pas eu autant de considération qu’ils le méritaient pour ces hommes et pour ces familles alors qu’on leur doit tant.

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La cité 9 de Lens, jute à côté du Louvre-Lens: un bon exemple d’organisation hiérarchique des cités ouvrières. Le terril 74a en fond.

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Cité 9 – Eglise Saint-Théodore: inspirée des maisons scandinaves mais la brique remplace le bois. Edifiée par l’architecte Louis-Marie Cordonnier qui a réalisé de nombreuses cités ouvrières.

J’ai appris que la plupart des droits économiques et sociaux qui font désormais partie de notre constitution ont été acquis suite à des grèves et des revendications des mineurs. Zola s’est d’ailleurs inspiré d’une grève réelle, celle des mineurs d’Anzin en 1884, pour écrire son roman Germinal; il est lui même descendu dans la mine – roman naturaliste oblige – et on peut toujours voir le terril renard dont il parle dans le livre. Cette grève a permis de mettre en place la loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.

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Le bassin de la première guerre et le carnage de la bataille d’Arras

Dernière thématique imprévue de ce week-end : les lieux de mémoire de la grande guerre. Vous saviez que s’était déroulée en 1917 une importante bataille à Arras ? Non ? Et bien moi non plus !

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La carrière Wellington

C’est pourtant la première chose qu’on a  visité à Arras. Notre logement se trouvait pas loin d’un lieu appelé « la carrière Wellington » et comme mon copain adore descendre sous terre, c’était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cette fameuse bataille.

Si on ne connait rien à cet épisode de la guerre c’est qu’Arras a été confiée durant 2 ans au commandement britannique et que cette bataille devait se dérouler en même temps que la bataille du Chemin des Dames (là normalement vous en avez entendu parlé) pour prendre les allemands en tenaille. Je vous passe les détails de la statégie, le résultat c’est que les britanniques ont réussi leur mission, ils ont fait recuer les allemands de 12km au prix de…250 000 morts.

Voilà.

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L’une des sorties pour donner l’assaut. Les écritures en noire datent de la 1ère Guerre Mondiale.

Les souterrains d’Aras ont été creusés par les tunneliers néo-zélandais pour créer tout un réseau qui permettrait d’arriver derrière les lignes ennemies. Une semaine avant l’assaut 24 000 soldats sont restés terrés dans les souterrains. On y voit aujourd’hui les traces de leur passage, et ces traces donnent souvent envie de pleurer.

Ce qui était le plus surprenant c’était que nous étions les seuls Français lors de cette visite : des Britanniques, des Canadiens ou encore des membres de l’armée néo-zélandaises etaient présents et on sentait l’ambiance de recueillement, de pèlerinage que revêtait cette visite. Nous avions honte de ne rien en savoir alors qu’elle s’est déroulée chez nous.

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Jolis trous d’obus qui forment un paysage vallonné; il faut imaginer que le 9 avril 1917 il neigeait et cette belle herbe verte était un mélange de boue et de gel.

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La zone neutre entre les camps français et allemand séparés de 20m par de grands trous d’obus.

Le mémorial de Vimy

Plusieurs lieux de mémoire étant accessibles entre Arras et Lens, nous avons décidé de nous rendre au mémorial canadien de Vimy qui rend hommage aux 66 000 morts canadiens. La crête de Vimy a été reprise par les Canadiens lors de cette fameuse bataille et on comprend pourquoi : d’en haut on a vu sur toute la région. Le terrain est jalonné de trous d’obus recouverts d’une belle herbe bien verte. Je ne veux même pas pensé à ce  qui se trouve sous cette belle forêt où la nature a repris ses droits. Reste que ce terrain n’est pas accessible aux marcheurs, il a été impossible de déminer. Autre particularité, ce lieu a été cédé au Canada, vous vous retrouvez donc en terre canadienne et la visite est assurée par des Québécois! Ici aussi nous avons croisé une majorité de touristes Américains ou de Canadiens.

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Symbole du passage vers la vie éternelle. Ce monument massif est sincèrement émouvant.

Je ne m’étais jamais intéressée à la première guerre mondiale parce qu’on nous bassine trop avec ça au lycée, mais ces lieux de mémoire m’ont  touché et je réfléchis déjà à un pochain weekend ou juste une journée pour aller visiter Verdun, la Somme ou encore me rendre sur cette zone morte, non déminée, encore pleine de tranchées dont j’ai vu récemment un thread sur twitter (je vous mets le lien plus bas.)

Comme vous pouvez le voir ce week-end de découverte a été au delà de mes espérances, il faut dire que nous avons profité d’un temps superbe qui rend toute visite plus agréable. Je ne peux que chaudement recommander à tous les passionnés d’histoire de venir passer quelque jours dans ce coin, il y a tant à apprendre, tant de lieux de mémoire (de la guerre mais aussi des mines). J’ai été sur-stimulée intellectuellement et émotionnellement durant 3 jours, parce que cette histoire est encore récente et on se rend bien compte de tout ce qu’elle a de terrible.

Bref. Allez dans le bassin minier, c’est trop bien !

P.S : je ne suis passée que rapidement à Valenciennes pour prendre l’apéro donc pas de photos de la ville, mais j’ai aussi été agréablement surprise, j’ai trouvé la ville dynamique et je sais qu’il y a de nombreux sites à voir autour.

Liens:

Pour en savoir plus sur cette histoire fascinante: le site de l’Unesco sur le bassin minier

Les corons chantés par les supporters du RC Lens:

La zone rouge française 

Week-end dans le Val de Loire

En automne quand j’ai envie de partir j’ai toujours ce gros dilemme pour choisir la destination -oui je sais ma vie est terrible – : profiter des derniers moments d’été dans le sud ou s’imprégner de la super ambiance automnale avec ses magnifiques couleurs et ses soirées au coin du feu.

Les aléas de l’emploi m’ont vite fait oublier les destinations ensoleillées et j’ai donc opté pour la seconde solution avec en prime l’impératif « pas loin et pas longtemps » : la solution de repli qui marche toujours fut donc : LES CHÂTEAUX DE LA LOIRE.

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Les bords de Loire en fin d’après-midi.

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L’embarcation typique sur la Loire

Belle en toute saison, la région des châteaux de la Loire, inscrite à l’Unesco, est l’un des Must do touristiques en France. Alliant architecture, histoire de l’art et nature, c’était un peu la destination idéale, et comble du bonheur, on a profité des derniers jours de l’été indien avec un thermomètre à 25degrés. What else ?

Cette région est immense, un week-end ne suffit clairement pas pour tout voir : d’abord parce qu’on risque l’indigestion, ensuite parce que la région est très étendue, allant d’Orléans à Nantes à peu près. J’avais décidé de prendre Blois comme base pour rayonner autour, au programme les châteaux de Blois, Chambord et Chaumont-sur-Loire, en particulier parce que c’était la dernière semaine du festival international des jardins qu’on m’avait beaucoup vendu. C’est parti !

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L’escalier de Blois. Il est pas beau?

  1. Blois – Ville royale et camp de base

On est arrivés à Blois en fin d’après-midi, juste à temps pour visiter le château sous les derniers rayons du soleil. J’étais déjà allée à Blois l’an dernier pour les journées d’histoire dont je vous avais parlé ici. Malheureusement en courant de conférence en conférence je n’avais pas eu le temps de vraiment découvrir la ville. Alors j’étais contente de pouvoir enfin pénétrer dans ce château dont j’ai fait maintes et maintes fois le tour !

Le château de Blois est très bizarre , il est constitué de trois ailes qui reflètent trois époques distinctes : la fin du gothique flamboyant et les constructions de Louis XII, la Renaissance avec la fameuse façade des loges et le superbe escalier à vis de la cour, et l’époque classique.

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Chateau de Blois – Partie “Louis XII”

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Château de Blois – partie classique

On l’oublie souvent mais Blois est un lieu chargé d’histoire, il est devenu château royal quand Louis XII a succédé à son cousin Charles VIII comme roi de France. Et c’est surement ici qu’on voit le mieux le style « Louis XII »,  un style architectural à cheval entre le gothique moyenâgeux et le style Renaissance. Résidence royale pendant près d’un siècle, Blois est surtout connue pour avoir accueilli les Etats-Généraux en 1588, moment où le roi Henri III fait assassiner son rival Henri de Guise.

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La magnifique façade des loges au coucher du soleil. Au loin la cathédrale.

POINT HISTORIQUE – en très succinct.

Henri III est roi de France après les morts successives de ses frères François II et Charles IX (celui de la St-Barthélémy). Il est plus malin que ces derniers et a l’ambition de marquer plus clairement la frontière entre lui, le monarque élu, et les autres nobles, à une période où on ne parle pas encore de monarchie absolue.

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La salamandre – Symbole de François 1er.

En même temps ça fait déjà bien une vingtaine d’années que les catholiques et les protestants se tapent dessus : les chefs des catholiques intransigeants – on appelle ça la Ligue –  ce sont les Guise, et surtout leur aîné le duc Henri de Guise. Le roi veut être un super monarque mais il sent bien que les nobles le soutiennent bof bof. Il décide de réunir les Etats-Généraux – oui les même que pour la Révolution parce qu’à cette époque ça se fait encore – et là il frappe fort, il fait une sorte de putsch ou de répression interne : il fait assassiner au sein même du château son ennemi Henri de Guise, ainsi que le frère de celui-ci, et fait arrêter les principaux chefs de la Ligue.

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BREF.

Le XVI siècle est une période peu abordée dans les programmes scolaires, ou alors très rapidement, et j’ai découvert l’existence de Louis XII et le détail des guerres de religion en classe prépa. Mais guess what ? C’est passionnant et grâce à ça toute cette région de la Loire résonne différemment puisque c’est ici que TOUT se passe ! Alors je conseille fortement de faire un tour sur wikipédia avant, pendant ou après la visite pour se mettre bien dans l’ambiance.

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Il n’y pas que le Château à voir à Blois. La ville entière est agréable à visiter mais il faut avoir de bonnes cuisses : ça monte et ça descend. Construite sur deux collines, ses jolies rues anciennes montent au château et à la cathédrale dont les jardins offrent une superbe vue sur la Loire. Il faut prendre le temps d’errer et de se perdre un peu dans les rues pour trouver de bons restos et des cafés cosy comme on les aime, et trouver de quel point de vue la façade des loges est la plus belle.

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  1. Chaumont sur Loire et ses jardins

2ème jour  – 2eme château : on part de bon matin longer la Loire sous la brume en direction d’un château que je veux voir depuis longtemps : Chaumont ou plutôt le festival international des jardins.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ce jour-là mais la brume était épaisse, presque trop, et donnait une atmosphère très singulière. J’ai cru que c’était quelque chose de normal sur la Loire mais un passage sur instagram m’a fait comprendre qu’il y avait la même chose à Paris, à la seule différence qu’elle s’est rapidement évaporée dans le Loir et Cher.

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L’aubre (10h) sur la Loire

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Un vrai château de contes de fée, surtout sous cette brume!

Les chateaux de la loire sont connus pour être une destination phare du cyclotourisme, mais c’est aussi très agréable de parcourir la région en voiture – même si moins écolo – et la raison principale ce sont les deux départementales construites de part et d’autre du fleuve sur des digues. On longe la Loire, on voit passer les oiseaux, les pêcheurs, les villages et surtout les châteaux.

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On voit la brume qui s’éloigne au loin. Et mon doigt sur la photo aussi…

Il faut bien une journée pour voir Chaumont : entre le château, le parc, le festival et une pause bien méritée, c’est un château où il faut prendre son temps.

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Le parc de Chaumont et ses couleurs automnales

Château légèrement fantasmé à tendance Walt Disney, j’ai adoré l’allure extérieure du château, un peu moins l’intérieur car je m’attendais à plus de pièces d’époque, c’est-à-dire du XVe ou du XVIe, or presque tout a été refait au XIXe. On se promène plus dans un manoir du style de Downtown Abbey que dans la résidence de Catherine de Médicis. Mais à part cette légère déception ce château est top. Le parc resplendit des couleurs automnales, il est animé par diverses œuvres d’art contemporain sur le thème de la nature – certaines incompréhensibles, d’autres qui se veulent seulement amusantes et ça marche.

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LE vallon des brumes. On riait comme des enfants en y descendant.

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Mais le clou du spectacle c’était le festival des jardins qui s’achève la première semaine d e Novembre, on tombait donc à pic. Un thème différent mais certains jardins  restent d’année en année. On passe entre les bosquets qui racontent tous une histoire, une ambiance. C’est entre le jardin et l’art contemporain et je dois dire que je suis bien plus sensible quand il s’agit de jeux avec la nature que de toiles abstraites ou d’happenings. Mon « jardin » préféré est sans doute le vallon des brumes : une brume toute créée pour l’occasion, une jolie cascade, un chemin de bois qui permet de s’y promener. C’est très simple et ça marche à fond ! J’ai aussi beaucoup aimé le jardin de sorcière, un jardin aux plantes médicinales décoré comme une maison de sorcière – parfait pour halloween.

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Dernière découverte : le self du château, abrité dans une serre avec une grande terrasse à l’abri de quelques arbres. Il faisait si beau et si chaud ce weekend là que je n’imaginais pas manger en intérieur. Très bobo/écolo, ce self est entièrement bio avec couverts biodégradables. On y sert des soupes de curry, des jus de carottes/betteraves/autres légumes auxquels je n’aurais pas pensé. Bref c’était très bon, très bien placé et on aurait pu y passer l’après-midi.

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  1. Chambord – Palais mystérieux

Le roi des châteaux, celui qu’on ne présente plus, et pourtant celui que je n’avais jamais vu. On – mes parents- m’en avaient dit beaucoup de mal « Mais pourquoi tu vas à Chambord, c’est vide, il y a rien ». Mais j’avais envie de me faire ma propre idée parce qu’il avait l’air tout de même très beau ce château.

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Jardins à la française sur fond de plus grand domaine forestier d’Europe

Il s’agit du château le plus à l’est du Val de Loire, donc le plus proche de Paris, donc sur la route. Le temps était moins clément que les deux jours précédents mais j’espérais pouvoir faire de belles photos et me balader un peu dans le parc pour profiter de l’automne à défaut de voir un super château. Et finalement il m’a vraiment emballée ce palais. D’abord parce que de l’extérieur il a franchement de la gueule – l’arrivée à travers les bois est digne d’un film -, ensuite parce qu’il est amusant à visiter. Amusant ? Je m’explique.

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Construit par François 1er, ce château veut se donner des airs de fin moyen âge, il est donc organisé autour d’un donjon avec 4 tours … et un dédale de couloirs et d’appartements. Aucun intérêt à visiter Chambord selon un itinéraire précis, je n’ai jamais compris où je me trouvais vraiment dans le château mais j’ai adoré fouiner un peu partout et m’y perdre.

2ème amusement : le fameux escalier hélicoidale. Deux personnes peuvent y monter chacune de leur côté sans jamais se croiser – mais on se voit par les petites lucarnes, ce qui est assez rigolo.

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Enfin j’ai adoré le mystère qui entoure ce site : personne ne sait bien pourquoi François 1er à construit Chambord ici. Le château est loin de tout, même de la Loire, au milieu des marais et de la forêt. Il s’agit pourtant du second plus grand château de France après Versailles, il a d’ailleurs inspiré le Roi Soleil. Mais surtout François 1er n’a presque pas vécu à Chambord, jamais plus de deux semaines d’affilé, et si ses fils et petits-fils ont poursuivi les travaux d’aménagement, le palais était trop éloigné de la cour pour qu’ils y séjournent vraiment. C’est resté un pavillon de chasse traversé par les courants d’air et tellement grand qu’il était difficile à chauffer.

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Pose selfie/ blogueuse mode. LE fond n’est pas trop mal.

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Chambord est surtout l’un des plus gros domaines forestiers d’Europe, avec une faune et une flore préservée.  On y trouve des cerfs, des sangliers, mais aussi des poissons des marais.

Pour cette raison on a longtemps laissé Chambord tel qu’il devait être à l’époque : vide. MAIS la palais a en fait été habité bien plus tard : Louis XIV y a fait quelques séjours et il a servi de lieu de résidence à des princes en exil, des cousins du roi, etc. Aujourd’hui les monuments nationaux ont décidé de réaménager Chambord avec du mobilier du XVIIIe, époque où il a le plus été habité. Le contraste d’aménagement entre ces différentes époques est saisissant.

Mon copain a trouvé que le palais avait tout d’une belle coquille vide. Chef d’œuvre de l’art renaissance la façade extérieur peut paraître un peu too much : des tours de partout, de la dentelle à certains endroits et un massif mur d’enceinte. Je pense que Chambord est tout de même un château à voir justement parce qu’il est si impressionnant et mystérieux.

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En voiture sur la digue.

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Promenade matinale à Blois.

Ces deux jours dans la Loire étaient encore mieux que ce que j’avais prévu et j’ai vraiment très hâte de faire un deuxième séjour plus à l’Ouest, à la découverte de châteaux plus anciens : Loches, Amboise, Ussé, et tant d’autres !

 

 

 

 

Chronique parisienne – Un été à Paris

Paris l’été, Paris en août. Paris quand elle se vide, sous la pluie, le froid et cette impression d’un automne arrivé trop tôt. C’est ce qu’on voit et ce qu’on lit sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, et, en effet, on ne peut pas dire que Paris ait réservé ses plus beaux jours à ceux qui ont décidé d’y rester en Août. Période pourtant suffisamment difficile quand on voit tous les autres partir en vacances.

Mais, ce ne serait pas rendre justice que de limiter Paris à ces quelques jours de mauvais temps. Parce que Paris a la gentillesse de ne faire tomber la pluie que la semaine, laissant un grand soleil illuminer nos week-ends et nous donner tout le loisirs de nous croire nous aussi en vacances. Voici donc une petite chronique d’un Paris estival un peu plus vide mais bien vivant.

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Le cactus pour montrer qu’on parle de la Californie

Vive la Piscine et les Palmiers : l’expo David Hockney à découvrir de toute urgence.

Cette chronique parisienne n°4 ou 5 – je ne me souviens pas, je l’ai si peu tenue – est l’occasion de vous parler de ma grosse découverte de ce mois d’août : l’artiste David Hockney. Je remercie mes copines portées sur l’art moderne et contemporain qui m’emmènent voir des expo dont je n’avais même pas entendu parler. Ou plutôt j’avais soigneusement détourné la tête de l’immense affiche en passant devant Beaubourg où une retrospective est organisée.

David Hockney est un artiste britannique (toujours en vie) un peu touche à tout. Né en Angleterre la majeure partie de ses œuvres concerne la Californie où il vit et travaille, et ses principales oeuvres sont des tableaux, mais des tableaux réalisés avec l’aide de la photo, des nouvelles technologies ou d’autres techniques plus modernes. Je ne connaissais rien à son œuvre et j’ai adoré.

L’exposition est très bien faite, si vous omettez le tout premier panneau qui utilise des termes un peu trop complexes à mon goût et de nature à perdre le visiteur profane. L’œuvre d’Hockney est si vaste et si variée qu’il est impossible de s’ennuyer : chaque pièce met en avant des périodes différentes de son travail et qui n’ont parfois rien à voir. On ressent une véritable critique, une sorte d’ironie pour ses contemporains, et en même temps une grande recherche intellectuelle. Un travail sur la matière, sur les supports, sur les sujets qui peut faire peur mais on comprend tout très bien et c’est rudement intéressant.

L’homosexualité, la société californienne, les couleurs de Los Angeles et à certains moments les campagnes anglaises, tous ces sujets sont évoqués à travers la photo, les films et la peinture. Mais LE sujet pour lequel David Hockney est célèbre ce sont les piscines. Il a cherché, longtemps, comment rendre les reflets du soleil dans la piscine. Une étude très intéressante où on voit se croiser divers courants artistiques.

J’ai pris beaucoup de plaisir à arpenter cette expo, j’espère vous avoir donner envie de vous y rendre à votre tour ! Je regarderai plus sérieusement les expo à Pompidou désormais.

Exposition David Hockney – Centre Pompidou : jusqu’au 23 octobre 2017

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Des terrasses ensoleillées : les vacances à Paris

L’été c’est LA saison des terrasses et des lieux éphémères qui essaiment un peu partout dans Paris. Le plus célèbre est Ground Control, ce lieu culturel éphémère qui ne se pose jamais au même endroit. Une amie m’a expliqué que la mode des lieux éphèmères était en fait un courant d’urbanisme qui avait pour vocation de redonner du rythme à la ville, d’en faire une entité sans cesse en mouvement en réutilisant des lieux en friches mais promis à un autre destin. Les grands voisins par exemple : on sait depuis longtemps que le lieu sera réutilisé en 2018 mais la mairie a laissé des associations en prendre possession pour une durée déterminée afin de ne pas laisser de terrain abandonné et de permettre du mouvement.

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J’ai découvert une autre terrasse forte agréable aux dernières lueurs de l’après-midi : le Palazzo de la porte dorée. J’adore le palais de la porte dorée pour son archaïsme imposant. Un retour immédiat dans un Empire colonial français persuadé d’apporter la civilisation aux peuples indigènes. Une idée bien visible dans l’iconographie particulière de ce palais : depuis les palmiers aux tableaux orientalistes de la salle principale en passant par l’architecture du palais. Tout sent les années 30. J’aime encore plus que ce palais abrite aujourd’hui le musée national de l’immigration.

C’est à l’occasion de l’exposition Ciao Italia qu’une terrasse éphémère a vu le jour devant le Palais, rebaptisé pour l’occasion le Palazzo. Des coussins sur l’escalier monumental, un DJ, des chaises longues, du sable et bien entendu un bar à Spritz. L’endroit n’est pas trop couru. De quoi se faire un agréable afterwork.

Toute une programmation est prévue jusqu’au 15 octobre, tout se trouve ici : Palazzo

Des animations et conférences sont aussi prévues autour du thème de l’Italie. J’adore l’idée des « conférences pompettes » sur les vins italiens par exemple.

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Que faire l’été à Paris ? Sortir de Paris pardi !

Le meilleur moyen de profiter de la chaleur à Paris est encore de sortir de Paris. Ou d’aller se baigner dans le bassin de la Villette mais il parait que ce n’est plus très sûr.

Une sortie que je voulais faire depuis longtemps parce qu’elle permet de respirer et de retrouver la nature : une balade à Fontainebleau. A un peu plus d’une demi-heure de Paris se trouve une effet une immense forêt avec moult chemins de randonnées – balisés en bleu, jaune (familiale) ou rouge et blanc pour les GR – des blocs pour grimper, et encore sûrement beaucoup d’autres activités. Quand il fait 30 degrés, c’est la sortie idéale.

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Une mer de fougères dans cet ancien repère de peintres

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Nous avons rejoint beaucoup d’autres touristes dans le village de Barbizon où vous pouvez également faire une sortie culturelle, mais finalement on a préféré piqueniquer au milieu des bois, changer d’itinéraire en plein milieu et se perdre sur une crête avant de finalement retrouver le chemin (merci les gens que l’on croise et le GPS). Très rapidement on n’entend d’autre bruit que ses pas et le souffle du vent, on a de superbes vues sur toute la forêt de Fontainebleau, on croise d’étranges rochers sculptés par la mer et on s’évade vraiment.

Pour les vrais marcheurs, le circuit des 25 bosses est la rando avec le plus de dénivelés en île de France, nous en avons emprunté un bout: par chance c’était le coté qui offre les beaux points de vues. Il s’agit d’une randonnée longue et assez difficile mais très belle.

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La forêt de Fontainebleau qui s’étend à perte de vue.

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Une tortue croisée au détour d’un chemin