Le Festival Interceltique de Lorient

C’est au carnaval de Veracruz que l’idée m’est venue. Assises sur les gradins devant le défilé nous discutions  Jéromine et moi de cet événement qui nous plaisait beaucoup et en sommes venues à une question : pourquoi  ne faisions-nous jamais ça en France ? Nous étions venues à Veracruz spécifiquement pour le carnaval mais en Europe, et même en France, d’autres lieux et d’autres événements méritaient peut-être eux aussi un détour.

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Le festival interceltique de Lorient c’est pour tous les âges

 

Je me suis alors souvenue d’une vieille envie : voir de mes propres yeux la grande parade du festival interceltique de Lorient. Comme Jéromine adore la Bretagne et qu’un séjour dans un pays où l’on peut se nourrir exclusivement de crêpes et de cidre est toujours attrayant on s’est donné rendez-vous en ce début du mois d’août sous le soleil breton.

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Les bretonnes fêtent l’arrivée des G.I. américains au port de Lorient lors de la première guerre mondiale
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Pour les fan d’Outlander: ça ne vous rappelle pas quelque chose cette robe?

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Le festival Interceltique de Lorient : qu’est ce que c’est ?

Le festival de Lorient, ou FIL pour les intimes, est né dans les années soixante-dix d’une compétition de bagadou, ces sortes de fanfares bretonnes qui réunissent des instruments traditionnels. Faire partie d’un bagad – singulier de bagadou – c’est loin d’être une blague : chaque ville possède un ou plusieurs bagadou qui s’affrontent lors de compétitions déterminant leur « classe », c ‘est à dire leur niveau, allant de 1 à 5. Le bagad le plus célèbre est sans aucun doute le bagad de Lann Bihoué, le bagad de la marine nationale française, né justement à Lorient, ancien port militaire et qui ouvre la Grande parade du festival.

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Le bagad de Lann Bihoué – bagad de la marine nationale
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Joueuse de Gaïta – instrument traditionnel de Galice

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Les compétitions de bagadou étant nombreuses en Bretagne, ce festival décide dès 1972 de devenir festival interceltique pour se distinguer de ses voisins et convie toutes les autres nations celtes à des festivités regroupant compétitions de bagadou, mais aussi compétitions et spectacles de danses, conférences sur l’interceltisme, concerts et bien sûr la Grande Parade.

Les nations celtes

Quand on parle de nations celtes, on a tout de suite en tête la Bretagne et les îles britanniques. Le monde celte se révèle pourtant bien plus riche et la grande force de ce festival est de faire découvrir ces autres régions celtes et leur folklore. Le FIL invite, chaque année une dizaine de nations : outre les habituels Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne sont conviés l’Île de Man, les Cornouailles, La Galice et les Asturies – deux régions espagnoles -, l’Acadie, au Canada, et l’Australie. Depuis 1994 une nation est mise à l’honneur chaque année; en 2010 l’honneur est revenu aux diasporas celtes que l’on sait nombreuses dans les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis en particulier.

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La présentation des drapeaux des nations ouvre la Grande Parade
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L’Irlande et son fameux lanceur de bâton.
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Les irlandaises se préparent à la danse

Lors des spectacles chaque nation offre à voir sa particularité folklorique tout en signifiant son appartenance au monde celte. A travers les vêtements, les danses, les instruments on s’aperçoit vite qu’il existe de nombreuses similitudes, chacun conservant des caractéristiques bien particulières ce qui explique que les Cornouailles et l’île de Man soient des nations à part.

L’interceltisme, une passion bizarre ?

Depuis des années je regardais la parade depuis mon canapé, admirant les costumes, chantonnant au son des cornemuse, étrange passion ? Peut-être ! Et pourtant je ne suis pas la seule car le FIL accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs ce qui en fait le festival le plus fréquenté d’Europe. Rien que ça.

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Je suis intéressée par le monde celte depuis mon enfance et cette fameuse découverte de l’Irlande qui m’a poussée des années plus tard à suivre des cours de danse irlandaise durant 4 ans, jusqu’à  faire de la compétition. Ce que je ne vous ai jamais dit c’est qu’avant la danse irlandaise j’avais déjà suivi 3 années de cours de danse bretonne avec ma famille et nous avons écumé les Fest-noz à Paris et en Bretagne par amour des bonnes crêpes et de cette ambiance chaleureuse et bon enfant si particulière. J’aime l’idée que des peuples venus d’un peu partout se retrouvent pour partager ce folklore commun qui est encore bien vivant.

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Et soudain: les Peaky funking Blidners débarquent à Lorient!

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Que voir, que faire au festival ?

Organisé dans le centre de Lorient, le FIL voit défiler les spectacles et autres concours durant 8 jours. Si certaines activités sont payantes – l’accès au centre vous demandera notamment de porter un badge payant à partir de 19h – la grande parade et d’autres activités sont gratuites, toutes sont indiquées avec le programme sur le site du festival.

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Ne passant que deux jours à Lorient nous avions décidé de ne payer que pour voir l’un des spectacles de danses et chants des pays celtes . Plusieurs sont organisés tout au long de la semaine et les participants au spectacles ne sont pas forcément indiqués à l’avance, ou alors nous n’avions pas regardé assez attentivement. Sous un chapiteau légérement surchauffé nous avons pu admirer les pipe band – équivalent des bagadou bretons – d’Ecosse et d’Irlande, ainsi que les danseurs et danseuses d’Ecosse et des Asturies.

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Ca danse et ça chante dans tous les sens

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Sans surprise les Irlandais sont ceux qui assurent le plus le show, c’est aussi ceux qu’on attend le plus et nous avons été déçues que les danseurs ne viennent sur scène que pour une danse – ils étaient en fait programmés plusieurs jours après pour faire leur grand spectacle. J’ai pu m’apercevoir que je ne regardais plus la danse irlandaise comme avant : au lieu d’être transportée par le spectacle je ne peux m’empêcher de regarder les pieds et d’analyser les pas, certains que je connais déjà et d’autres que j’aimerais apprendre. Les musiques irlandaises étant toujours un peu les mêmes, j’ai tellement dansé dessus que je sentais mes jambes prêtes à s’élancer toutes seules pour rejoindre les Irlandais sur scène.

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Les Asturies entrent dans le cortège

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Les Asturies étaient les moins impressionnants et pourtant j’apprécie beaucoup ce folklore plus paysan avec des costumes plus simples qui évoquent les durs travaux des champs. Les danses ne varient pas beaucoup, les chants sont souvent a cappella et m’émeuvent toujours un peu.

Quant à l’Ecosse, j’aurai presque envie de pleurer quand j’entends un pipe band jouer Amazing Grace. Même si, je dois l’avouer, au bout de deux jours on en avait plein les oreilles des cornemuses, les musiques d’Ecosse me font toujours quelque chose et j’étais ravie de pouvoir les écouter à plusieurs reprises lors du spectacle, du défilé mais aussi en ville.

Le Must Do : la Grande parade !

Dimanche matin, 10h30, nous sommes prêtes. Les appareils rechargés, les fesses posées sur le bitume aux meilleures places. Certains connaisseurs ont apporté avec eux des chaises pliantes, des bouteilles d’eau, des ombrelles. Il faut dire que la journée s’annonce chaude et ensoleillée et nous allons vite nous en apercevoir. Deux commentateurs sont installés non loin de nous, et si leurs commentaires apportent certaines connaissances ils sont la plupart du temps assez insupportables.

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Magnifiques costumes de Galice

Se succèdent alors les différents cercles bretons – oui, on ne parle pas de club ou de groupe mais de cercle celtique. Ces cercles correspondent souvent à des villes et adoptent les tissus, les motifs, les couleurs et les instruments de leur contrée. Il y a bien trop de cercles bretons pour que je puisse me souvenir de tous. Des danseurs de tout âge, des nourrissons aux vieilles bretonnes, défilent en dansant avec le sourire. Cette ambiance intergénérationnelle et bon enfant c’est exactement ce qu’on aime et on est comme des enfants à un spectacle.

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Les étoffes sont superbes, les broderies sont si colorées et les dentelles des coiffes si fines! J’adore les robes des Galiciennes même si elles sont très sobres ; certaines Ecossaises défilent dans des costumes qui rappellent la série Outlander et on se demande toujours ce qu’il y a sous les kilts de ces nombreux jeunes hommes avec leur cornemuses.

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La Grande parade dure près de 4h, nous attendons de voir les danseuses irlandaises avant de rentrer à l’auberge pour de nouvelles aventures. Ce défilé est une des choses à voir dans sa vie quand on aime un peu le folklore et les beaux costumes, et encore plus quand on aime la civilisation celte ! Je suis ravie de ce que j’ai vu et je le recommande à tous. C’était également pour Jéromine et moi une occasion de s’essayer à la photo « de rue » avec des modèles consentants – plusieurs captations pour les télés sont organisées le long du défilé – et là pour faire le spectacle.

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Ils ont des chapeaux ronds… et de belles coiffes aussi

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Lorient ce n’est pas que le festival.

On a passé la majeure partie de notre temps au festival mais Lorient est une ville intéressante sous bien d’autres aspects. Ancienne capitale de la compagnie des Indes, puis port militaire et enfin grand chantier naval, la ville a su transformer son passé en attrait touristique.

On a profité de notre dernière après-midi pour aller à Port-Louis, l’ancienne citadelle construite sous Louis XIV qui fait face à Lorient. Au bord de ses remparts on s’est baignées en regardant les voiliers rentrer sur Lorient. C’est ici que se trouve le musée de la compagnie des Indes – il était trop tard pour le visiter mais j’ai entendu dire qu’il était très intéressant.

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Le Fort de Port-Louis, aujourd’hui musée de la Compagnie des Indes

Autre lieu à visiter : la base sous-marine de Lorient. Ancien port militaire, ce qui lui a valu d’être bombardée et presque détruite lors de la seconde guerre mondiale, l’activité militaire de Lorient est aujourd’hui inexistante mais ses infrastructures sont restées et on peut y visiter la base, et surtout un sous-marin d’époque.

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Enfin la cité de la voile Eric Tabarly constitue l’un des nouveaux pôles touristiques de la ville, on trouve à ses abords de nombreux voiliers en train d’être rénovés ou réparés et le musée semble être une agréable visite pour qui est intrigué par la mer, ses métiers et ses aventuriers.

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Lorient est surtout l’un des grands ports de pêche français. Les infrastructures portuaires et la présence de navires étrangers nous le rappellent.

Ces trois jours à Lorient ont tenu toutes leurs promesses et j’ai noté scrupuleusement tout ce que j’aurais aimé faire et visiter pour y retourner bien vite – l’île de Groix me fait de l’œil et je ne vais pas attendre des années pour m’y rendre je crois.

La conclusion de ce weekend festif c’est que peu importe le moment, la Bretagne c’est toujours une bonne idée, mais si vous pouvez y être le premier week-end d’août vous y verrez ce super festival qui valait effectivement le détour.

 

 

Balade sur l’île de Bréhat

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Avril 2015 – Pluie et Vent sur toute la France, sur la Bretagne en particulier. Mus comme toujours par un grand optimisme nous prenons la voiture jusqu’à Paimpol et l’embarcadère pour l’île de Bréhat en se disant « On verra bien, ça va peut-être se lever. » Bon. Ça ne s’est pas levé. Mais maintenant, puisqu’on est là, pourquoi ne pas prendre le bateau et s’il fait trop moche on revient dans l’heure.

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Alors nous avons pris le bateau et profité avec joie pendant les dix minutes que dure la traversée, de la mer agitée et du vent qui nous fouette. Ca faisait des années qu’on voulait visiter l’île de Bréhat  qu’on voit toujours en photo sous un grand soleil avec de l’eau bleu turquoise, mais marre d’attendre, on la parcourra sous la pluie. Seulement surprise ! Il ne pleut pas ici et il fait bien plus chaud, même si le soleil ne pointera pas le bout de son nez il est possible de se promener pendant quelques heures pour faire le tour de l’île, et je crois même que je préfère l’avoir vu sous cette lumière sombre que sous le soleil.

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J’ai vraiment aimé Bréhat, je m’attendais à une île très chic, très bourgeoise – ce qu’elle est – et surtout une île très rocheuse, mais les paysages évoquent plutôt la Cornouailles ou le Dorset anglais, enfin un lieu où on verrait bien Jane Austen ou Daphné Du Maurier se poser pour écrire un roman. D’ailleurs c’est ce que devrait être Bréhat : une île à écrivains. Faire le tour de l’île à pied prend 4h, c’est ce qui était écrit sur les panneaux en tout cas, mais puisqu’on devait reprendre le dernier bateau pour 19h on s’est contenté de marcher jusqu’au phare de l’île du Nord.

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Le chemin commence dans le village qu’on doit traverser jusqu’au bourg avant de se perdre un peu dans les champs entre petites maisons, vaches et plages. Village adorable avec petites et grandes maisons et surtout tout plein de végétation pour encadrer les fenêtres et les portes. Tout était très vert, très simple et assez sauvage pour me plaire. On se serait cru à plusieurs moments dans la Comté, je n’aurais pas été étonnée de voir un hobbit sortir d’une maison sous la colline. Les gens qui vivent ici sont principalement des vacanciers mais en cette saison l’île est plutôt calme : on croise quelques touristes, deux trois personnes en vélo et ciré jaune, et… un éleveur de vaches avec son chien jappant pour faire rentrer les donzelles chez elles.

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Se promener dans Bréhat c’était un grand bol d’air frais, le plaisir de n’entendre que la mer, le vent, de sentir le sel, la pluie, de prendre mille photos de barques, de rochers, de s’imprégner d’une atmosphère paisible et qui pourrait en un rien de temps devenir angoissante. Le vent qui nous emmêle les cheveux emporte avec lui les soucis qui pouvaient peser sur le cœur et on respire enfin. Est-ce Bréhat que j’ai aimée ou la promenade dans une campagne pas complétement domptée ? Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse très beau, je pense que l’île de Bréhat  ne peut que plaire à celui qui y pose le pied. Et je la rajoute sur la liste des endroits où j’aimerais bien avoir une maison – juste après les îles d’Aland et les Feroe.

Week-end à Rennes

Ca ne fait qu’un mois que mon amie Nina a décidé d’emménager à Rennes je ne m’attendais pas à lui rendre visite aussi tôt mais ces vacances étaient l’occasion de profiter du soleil breton et de revisiter Rennes que je connaissais assez mal.Moquez-vous de mon optimisme, il n’empêche qu’en Bretagne il ne pleut pas toute la journée et j’ai pu voir des éclaircies tous les jours, oui je dis bien tous les jours, et avec mon super k-way vert fluo je n’ai même pas peur de la pluie, encore moins du ridicule.

Soyons clairs, Rennes n’est pas une grande ville – malgré son ambition – et une journée suffit largement pour voir le principal, c’est-à-dire la vieille ville.

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• La vieille ville

Ancienne capitale de Bretagne où se trouve le parlement de Bretagne, Rennes abrite encore les restes d’une ville de la Renaissance avec de vieilles maisons en bois, toutes de guingois et très colorées puisque les façades sont toutes différentes. Le problème c’est que tout ce bois prend vite feu et Rennes a connu de nombreux grands incendies qui ont ravagé une bonne partie de la ville, le plus célèbre étant l’incendie de 1720 qui a détruit la vieille ville, mais le dernier date de 2010.

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Autre problème, la municipalité a décidé d’une politique d’urbanisme moderne misant tout sur l’attractivité de la ville comme centre économique et grande ville et relayant au second plan la politique de préservation du patrimoine urbain. Pour faire plus simple : entre les incendies et la construction du métro et de nouveaux bâtiments, les maisons en bois disparaissent et le cœur historique de la vieille ville se transforme. Reste que la vieille ville est toujours agréable à arpenter, pas très grande, avec des rues adorables et quelques petites places, on n’y trouve même une ruine médiévale : la porte mordelaise, vestige des remparts, à côté de laquelle se trouve un salon de thé mignon/sympa/british: le Thé au fourneau. 

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En Bordure de la vieille ville: parc du Thabor et Petite Californie

Comme il y a eu du soleil, du vrai, celui qui te donne envie de te mettre presque en t-shirt, on est allées se promener dans un parc près de la vieille ville, le plus grand dans Rennes même : le parc du Thabor que j’ai trouvé super sympa. Une volière, des serres tropicales, des potagers, des grandes étendues d’herbe verte où se poser toute l’après-midi, des animaux, une cascade, le tout assez grand et bien moins rempli que les parcs parisiens. Difficile de ne pas aimer.

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On s’est par la suite éloignée totalement de la vieille ville, n’ayant peur de rien, on a dépassé la Vilaine pour se rendre sur une promenade qui longe la rivière et située sur deux îles que les rennais appellent, il paraît, « la petite Californie ». Je n’ai pas bien vu le rapport avec la Californie mais la balade était bien sympa, aménagée pour les piétons et les vélos, elle ne dure qu’une petite heure et permet de connaître le Rennes plus moderne.

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• Je me cultive à Rennes : l’espace des sciences

Malgré le léger abandon patrimonial, la ville a misé sur l’activité culturelle en créant un grand espace culturel avec bibliothèque, salle de concert et surtout espace des sciences. L’activité culturelle n’étant pas foisonnante, ou alors on n’était juste pas au courant, du coup quand il y a un événement beaucoup s’y précipitent et ça permet de se renseigner sur des sujets auxquels on ne connaît absolument rien. La conférence du jour (du mois ?) à l’espace des sciences portait sur Philae, la sonde de Rosetta partie il y a 10 ans et qui s’est posée il y a quelques mois sur une comète au nom imprononçable – Tchourioumov-Guerassimenko, du nom de ceux qui l’ont découverte – pour y prendre les premiers clichés d’une comète. Je me souvenais vaguement avoir vu la Une du Monde avec une image de Philae mais je ne savais pas du tout de quoi traitait cette conférence qui était ma foi assez géniale bien que très détaillée. Le conférencier, un astrophysicien ayant participé à la conception du projet, était un vrai showman passionné par son récit et je vais probablement m’intéresser de plus près aux autres projets spatiaux.
Avant cette conférence, pour se mettre dans le bain on n’a participé à une séance – gratuite le mardi pour les jeune – au planétarium de la ville, l’un de plus grands de France et qui a pour projet de devenir le premier planétarium 3D du monde, rien que ça. Bien allongées dans un siège on a écouté une « guide » à la voix suave et reposante – type les voix de radio classique ou d’Arte – nous expliquer ce qu’était une étoile, une galaxie, un univers et nous apprendre comment reconnaître les constellations. Difficile de ne pas finir par un petit somme. C’est une activité à laquelle je n’aurai jamais pensé mais c’est surement ce que j’ai préféré de mon week-end.

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Après deux jours au cœur de la Bretagne historique j’ai repris le train pour m’enfoncer un peu plus dans le nord, dans les côtes d’Armor avec au programme : pluie, crêpes, pluie, fest-noz et pluie. Et un peu de vent aussi.