Randonnées autour de Briançon

Après avoir visiter Briançon en hiver j’y suis retournée cet été pour une mini-étape de deux jours avant d’aller en Italie. Deux jours de randonnées à la découverte des environs de Briançon avec un pied-à-terre à Val-des-Près, à l’entrée de la belle vallée de la Clarée.

1er choc : Briançon n’a pas du tout le même aspect en été qu’en hiver. Oubliez l’aspect de bout du monde que la ville arbore sous la neige et le soleil glacé en été Briançon apparait comme une grande ville, centre d’activité de toutes les vallées autour, et elle est bien plus peuplée avec les nombreux touristes qui y posent leurs bagages pour arpenter les sommets environnants.

Vue du fort Vauban depuis la route de Montgenevre

Voici donc en quelques photos les deux rando qu’on a faites : la première dans la vallée de la Clarée au refuge du Chardonnet, la seconde au-dessus de Villard Saint Pancrace vers le lac de l’Orceyrette. N’étant pas une lève-tôt, on a commencé la rando au pire moment de la journée, à midi. Le soleil écrase donc les montagnes et les reliefs ne sont pas à leur avantage, mais je n’avais pas le courage de retoucher toutes les photos. Sorry not sorry.

  1. Randonnée au refuge du Chardonnet

Durée : 3h30 sans arrêt

Dénivelé : 400m pour aller au refuge

Conseil : prendre des bâtons ou des chaussures qui tiennent bien pour la descente

Conseil bis: en juillet/août la vallée de la Clarée est fermée aux voiture à partir de Névache dès 10h pour éviter l’afflux de voiture. Des bus sont mis en place pour acheminer les randonneurs dans la vallée et dans la vallée étroite.

Conseil ter : passer la nuit au refuge si on veut avoir de belles photos avec la lumière du soir ou du matin.

La randonnée commence au camping de Fontcouverte, le chemin est indiqué dès l’entrée, ne croyez pas le panneau qui indique 1h de montée, et si vous n’êtes pas un gros sportif comme moi comptez plutôt 1h45 pour la faire tranquillement à votre rythme.

Enfin sous les arbres après une montée fatiguante au soleil

Une montée pas si facile qui commence sous les arbres avant d’arriver sur des alpages – donc en plein soleil. Si cette partie n’est pas très longue elle n’en demeure pas moins fatiguante en plein milieu d’après-midi et on est bien contents d’avoir prévu plusieurs bouteilles d’eau. Néanmoins les paysages sont superbes et on prend plaisir à se poser sous les arbres après cette petite montée.

La suite de la rando s’effectue en pente douce en forêt, on passe même sur un mini pont de bois pour franchir le ruisseau, jusqu’à atteindre une sorte de plateau d’où s’élèvent des pics formant un cirque autour du refuge. D’ici deux options s’offrent au randonneur: monter encore plus haut jusqu’au pic du Chardonnet (compter 350m de dénivelés de plus) ou faire le tour du plateau vers ce qui était surement un lac il y a quelques années avant de redescendre en faisant une boucle. Evidemment nous avons commencé par faire une pause pique-nique/bière/dessert au refuge parce que ça reste tout de même ce que je préfère en rando : manger avec une belle vue !

Le refuge du Chardonnet

On n’avait pas prévu de monter jusqu’au col, pour une première randonnée j’étais moyennement enthousiaste à l’idée de faire 6h de rando, on est donc partis pour le petit tour. Attention, la descente permet de voir de beaux paysages mais on passe par un pierrier vraiment pas sympathique pour ceux qui n’aiment pas trop les descentes. Vivent les chevillères et les bâtons pour s’aider! A noter qu’il est aussi possible de s’arrêter pour la nuit au refuge pour monter au col le lendemain. Une rando qui peut se faire à la journée mais je me demande si on n’y prend pas plus de plaisir sur deux jours.

Ca devait être un lac avant, maintenant ça ressemble plutôt à des marécages

2. Randonnée au lac de l’Orceyrette

Durée : 3h30

Dénivelé : 400m

Conseil : possibilité de se rendre directement au lac ou juste de monter du parking au lac pour les enfants.

Autre journée, autre vallée. Nous sommes partis cette fois-ci du côté de Briançon, au-dessus du village de Villard Saint Pancrace. La route est longue et sinueuse, une vraie route de montagne avec une vue impressionnante mais mieux vaut ne pas avoir le vertige (au moins pour le conducteur). Arrivés dans une grand parking sans vraiment d’ombre – il est encore midi – nous sommes ravis de voir que le chemin monte vite dans la forêt. Une forêt pas trop touffue, juste ce qu’il faut pour apercevoir la montagne tout en étant à l’ombre. La montée est régulière, je n’ai pas le souvenir de passages difficiles, et de nombreux points de repos sous les arbres sont possibles.

Une montée presque intégralement à l’ombre mais avec de jolies vues

On arrive enfin à un chalet qu’on contourne sur la droite pour se diriger vers quelques alpages. C’est ici qu’on fait la fameuse pause pique-nique, plus courte que la vieille car on ne trouve point de buvette ici. Mais il fait frais, les sandwichs sont bons et les tomates aussi.

On repart pour la descente : quelques mètres de chemin avant d’arriver sur un chemin forestier. Je râle parce que je déteste ça, c’est en plein soleil et j’y trouve assez peu d’intérêt pour ce qui est de la marche. Je suis persuadée qu’on s’est trompés de chemins, mais non… il faut faire près d’1,5km sur ce chemin où on croise quelques voitures avant d’apercevoir le lac plus bas. Je suis un peu rassurée mais le fait que le lac soit accessible en voiture en gâche un peu la beauté. De loin du moins.

C’est très minéral et le soleil de milieu de journée ne rend pas justice à cette jolie montagne.

Heureusement, peu avant le lac on trouve … une buvette !! A nous les fromages blancs aux myrtilles et les grenadines, avec cette fois-ci une bien belle vue sur le cirque derrière nous.

C’est finalement quand on s’approche du lac que celui-ci se montre sous son meilleur jour : des nuances de bleu et de vert qui donnent envie de se plonger dedans. Je n’y mets que les pieds et j’ai déjà le sang qui se glace, on n’est tout de même à 1900m d’altitude déjà.

Pour finir la randonnée il faut longer le lac sur la droite, la rive est plus belle et évite les voitures, avant de redescendre le ruisseau jusqu’au parking. C’est le moment le plus agréable de la rando. Le doux bruit de l’eau qui coule, les montagnes au-dessus qui commencent à prendre des couleurs avec le jeu des nuages, le calme et un chemin juste comme il faut -attention aux racines tout de même.

Accessible en voiture le lac est loin d’être vide de monde, cette rando vaut peut-être plus le coup hors saison.

Vert/bleu, le lac de l’Orceyrette a de belles nuances tout au long de la journée.

Autres idées de randonnées dans la Clarée (pas testées personnellement mais retour d’amis): 

  • Lac Laramon – Lac du Serpent: 4h30, 600m de dénivelés et deux jolis lacs! La randonnée part du camping de Fontcouverte
  • Lac Vert : 1h30, 114m de dénivelés, un joli lac aux milles nuances de vert. Dans la vallée étroite.
  • Le Mont-Thabor: 7 heures (4h de montée et 3h de descente pour les lents comme moi), 1200m de dénivelés. Très minéral mais superbe vue sur les Alpes. Pour plus d’infos et de photo voici le lien sur l’article de Trace-ta-Route.

En espérant que ce mini article de randonnées vous donne des idées et des envies. Je rappelle que je ne suis pas du tout une pro de la randonnée et j’ai du mal à marcher plus de 4h donc les randos proposées ici sont de niveau facile à moyen. Elles nécessitent néanmoins du bon matériel parce que ça reste de la montagne, et on ne rigole pas du tout avec ça ! (Par exemple la rando du mont thabor en plein mois de juillet peut voir passer des orages de neige, donc on reste prudent et on se renseigne ABSOLUMENT sur la météo). N’hésitez pas évidemment à commenter si vous avez des questions.

Mon tour de France des départements #1

Je vous ai demandé sur instagram il y a quelques jours de m’indiquer 3 départements que vous conseilleriez de visiter. Vous avez été nombreux à vous concentrer sur quelques parties de la France : que des départements du sud-est, ou bien que du sud-ouest, certains m’ont parlé de départements dans lesquels je n’avais jamais pensé à mettre les pieds (la Nièvre pour ne pas la nommer), et une seule personne m’a mentionné un département d’outre-mer. Bref, devant la diversité des découvertes à faire en France j’ai trouvé qu’il était intéressant de s’emparer du sujet du tourisme en France par le prisme du département.

La basilique de Vézelay qui surveille le Morvan et les chemins de Saint-Jacques du haut de sa colline

Quand on travaille dans la fonction publique territoriale on en vient vite à penser la France en terme de collectivités territoriales. Régions, départements, métropoles, intercommunalités, communes, tout ça nous apparaît comme un grand puzzle dont chaque élément a ses particularités, sa sociologie, sa culture. J’ai d’ailleurs développé un certain intérêt pour les noms d’intercommunalités qui rivalisent d’originalité ou de mauvais marketing pour tenter de tirer leur épingle du jeu de la dure concurrence territoriale (gros coup de cœur pour les communautés de communes d’Osartis Marquion dans le Pas-de-Calais, et de L’orée de la Brie en Essonne).

Mais revenons-en à nos moutons, enfin à nos départements : j’ai particulièrement apprécié ma petite expérience professionnelle à l’échelon départementale (dans les Hautes-Alpes), et j’ai trouvé que c’était un cadre parfait pour découvrir un territoire, percevoir ses particularités, sa diversité mais aussi ce qui lui donne une cohérence, une cohésion. Les départements ce ne sont pas seulement des entités géographiques administratives, ce sont aussi des entités qui s’inscrivent dans l’histoire puisqu’ils sont créés à la Révolution en 1790 pour remplacer les provinces (Bearn, Poitou, Provence, nomenclature encore très utilisée chez les éditeurs de guides touristiques), ils sont peu ou prou les mêmes aujourd’hui. (Ils étaient 83 en 1790, sont montés jusqu’à 130 sous Napoléon et nous en comptons aujourd’hui 101. Je vous épargne les questions de métropolisation et fusions de départements même si c’est assez fascinant quand on s’y plonge).

L’arrivée à Briançon depuis le train

Voici donc 5 départements que je recommande de visiter ! Beaucoup de répétitions par rapport à mes précédents articles sur la France, la faute en partie à mon disque dur qui m’a lâché, je ne dispose donc que de quelques destinations en photos. J’espère pouvoir vous proposer des choses plus variées lors d’un prochain article. Et bien entendu j’attends vos avis et vos envies dans les commentaires pour me donner tout plein d’idées !

05 – Les Hautes-Alpes

C’est le département qui est revenu le plus souvent dans la liste parmi mes proches, et je n’ai pas hésité une seconde avant de le présenter ici. Sans doute est-ce lié à une enfance passée aux Vigneaux doublé d’une super expérience de stage à Gap. C’est le département numéro un que je recommande pour des vacances. Des paysages variés et magnifiques, deux villes qui valent la peine de s’y arrêter un peu, il y a de quoi passer entre 2 et 3 semaines sans s’ennuyer dans ce département dont j’ai parlé plus longuement ici : https://galswind.com/2020/04/28/10-choses-a-voir-dans-les-hautes-alpes/

13 – Les Bouches du Rhône

Marseille. Ville souvent décriée mais que j’ai beaucoup aimée, je n’y suis allée que deux fois mais j’ai adoré tâter le pouls des différents quartiers, du touristique panier, à l’animé Cours Julien. Je ne pensais pas être autant charmée par Marseille, par son ambiance et par son environnement : du centre-ville on voit les falaises et la mer, et en quelques minutes on atterrit dans les Calanques qui valent à elles seules le détour dans ce coin de France.

Mais les Bouches-du-Rhône ce n’est pas seulement la mer, ce sont aussi les terres et la belle Provence : Aix-en-Provence et le massif de la Sainte-Victoire à l’est, Les Baux-de-Provence et les Alpilles au nord. Le département est ceint de falaises et de petits massifs montagneux où on peut randonner en se prenant pour Marcel Pagnol. A l’ouest enfin se dessine le parc régional de Camargue au pied de la belle Arles et de son patrimoine antique. Un parfait mélange de nature et de ville, pas de quoi s’ennuyer dans ce département trop souvent associé à la seule ville de Marseille.

59 – Le Pas-de-Calais

Vert, orange, bleu. Des champs, de la brique et un beau ciel dégagé, voilà la vision que j’ai quand je pense au Pas-de-Calais. En l’espace de deux ans j’ai traversé deux fois le Pas-de-Calais et je m’y suis rendue trois fois, la dernière fois remonte à quelques semaines puisque j’ai passé 3 semaines à Arras pour un stage. A chaque fois j’ai été séduite par ce que je découvrais de ce pays et j’ai eu envie d’y rester plus longtemps.

La côte d’Opale
La Grand’Place de Béthune

Le Pas-de-Calais fait partie de ces départements qu’on connait mal et qui sont pourtant parfaits pour passer de longs week-ends (ou toute une vie) : de belles villes avec un riche patrimoine (Arras, Béthune, Douai, Calais) -il s’agit d’un des départements avec la plus grande densité de sites classés-, une superbe côte avec des champs colorées qui surplombent une mer turquoise, des villages de briques dont les beffrois nous toisent du haut de leurs collines, et des montagnes de terril qui décorent le bassin minier, le Pas-de-Calais est définitivement l’un des départements qui me charme le plus en France. D’ailleurs j’avais écrit tout un article sur ma visite du bassin minier: https://galswind.com/2018/04/29/au-nord-yavait-des-corons-weekend-dans-le-bassin-minier/

75 – Paris

Oui ce n’est pas du jeu, mais difficile de ne pas inclure Paris dans cette première liste des départements à aller visiter. Je n’arriverais pas à vous dire pourquoi et comment il faut visiter Paris, je ne pourrais même pas vous parler de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel puisque je n’y suis jamais montée. J’aime Paris d’amour, encore plus avec tout ce qui s’y est passé cette dernière année : du brasier de Notre-Dame à Paris en grève, de Paris vide à Paris pleine de piétons et de cyclistes, Paris en hiver, au printemps, en été et en hiver. Paris est tout le temps intéressante et belle. Je me suis délectée pendant deux ans de traverser le pont de la Concorde, auparavant j’avais passé moult années au cœur du quartier latin – et mes pas m’y ramènent toujours-, je découvre le XIIIe un peu plus chaque année, je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps d’arpenter davantage Belleville et Ménilmontant…

S’il fallait vraiment vous faire une petite liste de deux trois choses à faire à Paris pour un long week-end voici ma liste toute personnelle : un pique-nique aux butte Chaumont, emprunter la ligne 6 du Trocadéro à Bercy et la reprendre dans l’autre sens pour bien voir toutes les fresques murales du XIIIe, prendre une glace rue Mouffetard avant de se promener jusqu’aux quais, se balader la nuit tombante entre St-Michel et Austerlitz (printemps/été), prendre une thé à la Grande-mosquée, se rendre sur la terrasse de l’Institut du monde arabe (gratuit) pour une jolie vue, aller au musée du Louvre ou au musée d’Orsay, se promener en automne au Père-Lachaise, prendre un dernier verre en haut du parc de Belleville.

89 – L’Yonne

A proximité de la région parisienne on trouve l’Yonne, porte d’entrée de la Bourgogne ce département se prête particulièrement bien aux weekends improvisés pour Parisiens en mal de patrimoine et de nature. A la même période ces champs diffèrent totalement de ceux du Pas-de-Calais : pas de verdure ici, l’horizon est d’or et il se meut au rythme du vent qui balaie les blés.

Les champs de l’Yonne parcourus d’éoliennes
La Fabuloserie – musée d’Art Brut ou Art Hors norme. Aussi surprenant que touchant.

Depuis Auxerre, la préfecture, il n’est pas difficile de rayonner dans le reste du département pour aller à la recherche des nombreux sites culturels dont voici une liste non exhaustive: l’abbaye de Pontigny au nord d’Auxerre, la basilique de Vézelay au sud du département, la Fabuloserie – un musée d’art brut – à Charny, la maison de Colette, et surtout l’étonnant château fort de Guédelon reconstruit avec les méthodes traditionnelles et en temps réél, un must avec les enfants. L’Yonne regorge de sites patrimoniaux, c’est une destination idéale pour les fans d’histoire médiévale ou tous ceux qui aiment les vieilles pierres.

Guédelon – un château fort construit en temps réél, on est actuellement en 1251!

Pour ceux qui aiment mieux la Bourgogne viticole, plusieurs chemins de randonnées parcourent les vignes au sud d’Auxerre, notamment le vignoble de Chablis, avec dégustations, évidemment. Et à noter pour plus tard : une partie du canal de Bourgogne passe par ici, je suis de plus en plus intéressée par l’idée d’un tourisme fluvial (même si ça signifie avoir un bon anti-moustique), et l’Yonne peut-être une bonne idée pour aller découvrir ça de plus près.

Auxerre vue depuis les bords de l’Yonne

Et mes envies 2020 ?

On voyait de plus en plus de blogueurs se tourner vers le voyage en France pour des raisons écologiques, les récents événements ont confirmé cette tendance et nous risquons fort d’être envahi d’images de la France pour les prochains mois, et tant mieux puisqu’il y a tant à voir ici. J’ai d’ailleurs déjà élaboré une petite liste des prochains départements que j’aimerais découvrir, des départements touristiques et d’autres un peu moins. Pêle-mêle voici mon top 5 du moment : le Gard, les Ardennes, la Manche, le Cantal, les Yvelines.

Et vous alors, quels sont les départements que vous conseilleriez ?

Premiers pas à Massilia

De retour de – longues – vacances et après une bonne semaine de glandouille devant les JO, je me résous à enfin vous pondre un article, mais peu courageuse je vais commencer par le moins difficile et surtout le plus récent : je vais vous parler un peu de Massilia et de combien il y fait bon vivre.

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Je n’ai jamais vraiment eu envie de visiter Marseille, comme beaucoup de gens j’y associais essentiellement des adjectifs négatifs : sale, dangereux, mal famé, etc. Une ville grande et moche avec peu d’intérêt au final. MAIS une de mes  très très très meilleure copine a décidé d’aller s’y installer, n’ayant pas vraiment le choix j’ai dû m’y rendre cet été pour faire enfin connaissance avec Massilia, mettre pour la première fois de ma vie un pied en Provence et également m’apercevoir que j’avais toujours placé Marseille à la latitude de Montpellier.

Marseille capitale de la Culture en 2013 avait aidé à améliorer légèrement l’image de la ville à mes yeux : avec le MUCEM dont tout le monde parlait et la com’ faite autour de l’événement j’avais bien deviné qu’il y avait deux-trois trucs sympas à y voir. Mais en y arrivant il y a quelques semaines je ne pensais pas être autant charmée par la cité phocéenne.

Alors quid de mon itinéraire et de mes visites pour ce premier week-end marseillais ? Que puis-je donc vous conseiller ?

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Je ne suis pas bien originale et j’ai fait à peu près les trucs les plus touristiques de la ville : Notre-Dame de la Garde, La Majeure, le Vieux port. Ne manquent que le MUCEM et une rando dans les calanques pour achever ce week-end typique du touriste à Marseille. Je ne vais donc pas vous faire découvrir grand-chose par ici, mais je tenais à vous montrer les quelques photos que j’ai pu prendre sous le beau soleil du Sud.

  • Le centre de Marseille : Vieux-Port, la Bonne Mère et le MUCEM

Même si j’ai été quelque peu déçue par le Vieux-Port qui n’est en fait qu’un port lambda, j’ai adoré l’ambiance globale du centre de Marseille loin d’être aussi bruyante et agitée que je ne l’imaginais. La langueur du Sud se fait sentir, il fait chaud, les gens ne sont pas pressés et je n’en reviens toujours pas d’avoir une ville construite autour de la Mer. Ma copine m’a dit que beaucoup de rues autrefois très sales et craignos avaient été rénovées pour 2013 et pour la construction du Tramway. Aujourd’hui Marseille est lumineuse et il est vraiment agréable de s’y promener.

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Au-dessus du Vieux-Port s’élève la figure de Notre-Dame de la Garde, gardienne de la ville, la Bonne-Mère comme ils disent. Malgré la chaleur j’y suis montée avec les pattes, pour profiter encore plus de la superbe vue sur le port, sur la mer et sur le fameux château d’If que tout lecteur de Monte-Cristo doit avoir vu au moins une fois dans sa vie ! De tout là-haut on distingue les différents quartiers de Marseille : le petit village du Roucas blanc, les îles du Frioul, les jolies rues descendant vers Castellane, le Panier…

Outre la vue, l’intérieure de la basilique vaut le détour: dans un style très oriental et byzantin, un peu comme la cathédrale de la Major. Avec ses arcs dorés  qui lui donnent un style si différent de ce qu’on peut voir ailleurs en France je l’ai trouvée superbe même si mes photos ne lui rendent pas du tout justice

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  • Le quartier du Panier

Deuxième étape obligatoire de cette visite Marseillaise : le Panier, LE quartier qui a inspiré plus belle la Vie – même si je n’ai jamais suivi la série je vois à quoi ça ressemble – et le quartier qui m’a le plus plu à Marseille.

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Pour faire une comparaison très parisienne ça m’a rappelé le haut de Belleville : des jolies places avec des cafés, des rues étroites, des bibliothèques en pleine rue, du street Art un peu partout et de la vie surtout. J’aurai aimé pouvoir me perdre encore plus longtemps dans ces ruelles qui montent et qui descendent et j’y retournerais, c’est sur, lors de ma prochaine visite.

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  • Escapade à l’Estaque

Pour finir voici une balade qui sort un peu des sentiers battus : nous avons pris depuis le vieux port une navette maritime nous menant à l’Estaque, dans le 16e arrondissement, vers les quartiers nords de la ville. Ca tanguait fortement en passant devant le MUCEM, on voyait la Bonne Mere s’éloigner alors que le petit port de l’Estaque s’offrait à nous. Ne vous attendez pas à trouver de merveilleuses demeurent ou des rues vivantes et branchées à l’Estaque : on est ici dans un quartier populaire ressemblant à un village et à midi, il n’y a pas grand monde dehors, si ce ne sont quelques marseillais jouant à la pétanque.

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L’Estaque vous connaissez surement : c’est là où à grandi Robert Guédiguian, le plus célèbre réalisateur Marseillais, et c’est aussi l’endroit qui a inspiré la plupart de ses films sur la ville, en commençant par Marius et Jeannette, chef d’œuvre à voir si ce n’est pas déjà fait !Après avoir longé le front de mer – avec un arrêt devant la superbe maison « La Palestine » – en route pour le haut du quartier, des petites rues, des maisons avec un minuscule jardin derrière, une superbe vue sur la mer avec Marseille qui s’étend jusqu’aux îles du Frioul. On ne se sent plus en ville, et pourtant on y est encore, c’est encore plus calme qu’ailleurs, les volets sont plus  colorés, l’accent plus chantant. On dirait le Sud, le temps dure longtemps…

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Ce week-end était beau, plein de découvertes et je ne saurais que trop vous recommander de prendre l’air, enfin le Mistral, à Massilia si vous avez un week-end ou même davantage. Une ville si près de la mer, de la montagne, et à la fois si agréable à vivre, ça ne court pas les rues. Donc si vous ne la connaissez pas encore ALLEZ-Y!

Je suis ravie de t’avoir rencontrée Marseille, je reviendrais bien vite.