Mon tour de France des départements #1

Je vous ai demandé sur instagram il y a quelques jours de m’indiquer 3 départements que vous conseilleriez de visiter. Vous avez été nombreux à vous concentrer sur quelques parties de la France : que des départements du sud-est, ou bien que du sud-ouest, certains m’ont parlé de départements dans lesquels je n’avais jamais pensé à mettre les pieds (la Nièvre pour ne pas la nommer), et une seule personne m’a mentionné un département d’outre-mer. Bref, devant la diversité des découvertes à faire en France j’ai trouvé qu’il était intéressant de s’emparer du sujet du tourisme en France par le prisme du département.

La basilique de Vézelay qui surveille le Morvan et les chemins de Saint-Jacques du haut de sa colline

Quand on travaille dans la fonction publique territoriale on en vient vite à penser la France en terme de collectivités territoriales. Régions, départements, métropoles, intercommunalités, communes, tout ça nous apparaît comme un grand puzzle dont chaque élément a ses particularités, sa sociologie, sa culture. J’ai d’ailleurs développé un certain intérêt pour les noms d’intercommunalités qui rivalisent d’originalité ou de mauvais marketing pour tenter de tirer leur épingle du jeu de la dure concurrence territoriale (gros coup de cœur pour les communautés de communes d’Osartis Marquion dans le Pas-de-Calais, et de L’orée de la Brie en Essonne).

Mais revenons-en à nos moutons, enfin à nos départements : j’ai particulièrement apprécié ma petite expérience professionnelle à l’échelon départementale (dans les Hautes-Alpes), et j’ai trouvé que c’était un cadre parfait pour découvrir un territoire, percevoir ses particularités, sa diversité mais aussi ce qui lui donne une cohérence, une cohésion. Les départements ce ne sont pas seulement des entités géographiques administratives, ce sont aussi des entités qui s’inscrivent dans l’histoire puisqu’ils sont créés à la Révolution en 1790 pour remplacer les provinces (Bearn, Poitou, Provence, nomenclature encore très utilisée chez les éditeurs de guides touristiques), ils sont peu ou prou les mêmes aujourd’hui. (Ils étaient 83 en 1790, sont montés jusqu’à 130 sous Napoléon et nous en comptons aujourd’hui 101. Je vous épargne les questions de métropolisation et fusions de départements même si c’est assez fascinant quand on s’y plonge).

L’arrivée à Briançon depuis le train

Voici donc 5 départements que je recommande de visiter ! Beaucoup de répétitions par rapport à mes précédents articles sur la France, la faute en partie à mon disque dur qui m’a lâché, je ne dispose donc que de quelques destinations en photos. J’espère pouvoir vous proposer des choses plus variées lors d’un prochain article. Et bien entendu j’attends vos avis et vos envies dans les commentaires pour me donner tout plein d’idées !

05 – Les Hautes-Alpes

C’est le département qui est revenu le plus souvent dans la liste parmi mes proches, et je n’ai pas hésité une seconde avant de le présenter ici. Sans doute est-ce lié à une enfance passée aux Vigneaux doublé d’une super expérience de stage à Gap. C’est le département numéro un que je recommande pour des vacances. Des paysages variés et magnifiques, deux villes qui valent la peine de s’y arrêter un peu, il y a de quoi passer entre 2 et 3 semaines sans s’ennuyer dans ce département dont j’ai parlé plus longuement ici : https://galswind.com/2020/04/28/10-choses-a-voir-dans-les-hautes-alpes/

13 – Les Bouches du Rhône

Marseille. Ville souvent décriée mais que j’ai beaucoup aimée, je n’y suis allée que deux fois mais j’ai adoré tâter le pouls des différents quartiers, du touristique panier, à l’animé Cours Julien. Je ne pensais pas être autant charmée par Marseille, par son ambiance et par son environnement : du centre-ville on voit les falaises et la mer, et en quelques minutes on atterrit dans les Calanques qui valent à elles seules le détour dans ce coin de France.

Mais les Bouches-du-Rhône ce n’est pas seulement la mer, ce sont aussi les terres et la belle Provence : Aix-en-Provence et le massif de la Sainte-Victoire à l’est, Les Baux-de-Provence et les Alpilles au nord. Le département est ceint de falaises et de petits massifs montagneux où on peut randonner en se prenant pour Marcel Pagnol. A l’ouest enfin se dessine le parc régional de Camargue au pied de la belle Arles et de son patrimoine antique. Un parfait mélange de nature et de ville, pas de quoi s’ennuyer dans ce département trop souvent associé à la seule ville de Marseille.

59 – Le Pas-de-Calais

Vert, orange, bleu. Des champs, de la brique et un beau ciel dégagé, voilà la vision que j’ai quand je pense au Pas-de-Calais. En l’espace de deux ans j’ai traversé deux fois le Pas-de-Calais et je m’y suis rendue trois fois, la dernière fois remonte à quelques semaines puisque j’ai passé 3 semaines à Arras pour un stage. A chaque fois j’ai été séduite par ce que je découvrais de ce pays et j’ai eu envie d’y rester plus longtemps.

La côte d’Opale
La Grand’Place de Béthune

Le Pas-de-Calais fait partie de ces départements qu’on connait mal et qui sont pourtant parfaits pour passer de longs week-ends (ou toute une vie) : de belles villes avec un riche patrimoine (Arras, Béthune, Douai, Calais) -il s’agit d’un des départements avec la plus grande densité de sites classés-, une superbe côte avec des champs colorées qui surplombent une mer turquoise, des villages de briques dont les beffrois nous toisent du haut de leurs collines, et des montagnes de terril qui décorent le bassin minier, le Pas-de-Calais est définitivement l’un des départements qui me charme le plus en France. D’ailleurs j’avais écrit tout un article sur ma visite du bassin minier: https://galswind.com/2018/04/29/au-nord-yavait-des-corons-weekend-dans-le-bassin-minier/

75 – Paris

Oui ce n’est pas du jeu, mais difficile de ne pas inclure Paris dans cette première liste des départements à aller visiter. Je n’arriverais pas à vous dire pourquoi et comment il faut visiter Paris, je ne pourrais même pas vous parler de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel puisque je n’y suis jamais montée. J’aime Paris d’amour, encore plus avec tout ce qui s’y est passé cette dernière année : du brasier de Notre-Dame à Paris en grève, de Paris vide à Paris pleine de piétons et de cyclistes, Paris en hiver, au printemps, en été et en hiver. Paris est tout le temps intéressante et belle. Je me suis délectée pendant deux ans de traverser le pont de la Concorde, auparavant j’avais passé moult années au cœur du quartier latin – et mes pas m’y ramènent toujours-, je découvre le XIIIe un peu plus chaque année, je me dis qu’il faudrait vraiment que je prenne le temps d’arpenter davantage Belleville et Ménilmontant…

S’il fallait vraiment vous faire une petite liste de deux trois choses à faire à Paris pour un long week-end voici ma liste toute personnelle : un pique-nique aux butte Chaumont, emprunter la ligne 6 du Trocadéro à Bercy et la reprendre dans l’autre sens pour bien voir toutes les fresques murales du XIIIe, prendre une glace rue Mouffetard avant de se promener jusqu’aux quais, se balader la nuit tombante entre St-Michel et Austerlitz (printemps/été), prendre une thé à la Grande-mosquée, se rendre sur la terrasse de l’Institut du monde arabe (gratuit) pour une jolie vue, aller au musée du Louvre ou au musée d’Orsay, se promener en automne au Père-Lachaise, prendre un dernier verre en haut du parc de Belleville.

89 – L’Yonne

A proximité de la région parisienne on trouve l’Yonne, porte d’entrée de la Bourgogne ce département se prête particulièrement bien aux weekends improvisés pour Parisiens en mal de patrimoine et de nature. A la même période ces champs diffèrent totalement de ceux du Pas-de-Calais : pas de verdure ici, l’horizon est d’or et il se meut au rythme du vent qui balaie les blés.

Les champs de l’Yonne parcourus d’éoliennes
La Fabuloserie – musée d’Art Brut ou Art Hors norme. Aussi surprenant que touchant.

Depuis Auxerre, la préfecture, il n’est pas difficile de rayonner dans le reste du département pour aller à la recherche des nombreux sites culturels dont voici une liste non exhaustive: l’abbaye de Pontigny au nord d’Auxerre, la basilique de Vézelay au sud du département, la Fabuloserie – un musée d’art brut – à Charny, la maison de Colette, et surtout l’étonnant château fort de Guédelon reconstruit avec les méthodes traditionnelles et en temps réél, un must avec les enfants. L’Yonne regorge de sites patrimoniaux, c’est une destination idéale pour les fans d’histoire médiévale ou tous ceux qui aiment les vieilles pierres.

Guédelon – un château fort construit en temps réél, on est actuellement en 1251!

Pour ceux qui aiment mieux la Bourgogne viticole, plusieurs chemins de randonnées parcourent les vignes au sud d’Auxerre, notamment le vignoble de Chablis, avec dégustations, évidemment. Et à noter pour plus tard : une partie du canal de Bourgogne passe par ici, je suis de plus en plus intéressée par l’idée d’un tourisme fluvial (même si ça signifie avoir un bon anti-moustique), et l’Yonne peut-être une bonne idée pour aller découvrir ça de plus près.

Auxerre vue depuis les bords de l’Yonne

Et mes envies 2020 ?

On voyait de plus en plus de blogueurs se tourner vers le voyage en France pour des raisons écologiques, les récents événements ont confirmé cette tendance et nous risquons fort d’être envahi d’images de la France pour les prochains mois, et tant mieux puisqu’il y a tant à voir ici. J’ai d’ailleurs déjà élaboré une petite liste des prochains départements que j’aimerais découvrir, des départements touristiques et d’autres un peu moins. Pêle-mêle voici mon top 5 du moment : le Gard, les Ardennes, la Manche, le Cantal, les Yvelines.

Et vous alors, quels sont les départements que vous conseilleriez ?

Premiers pas à Massilia

De retour de – longues – vacances et après une bonne semaine de glandouille devant les JO, je me résous à enfin vous pondre un article, mais peu courageuse je vais commencer par le moins difficile et surtout le plus récent : je vais vous parler un peu de Massilia et de combien il y fait bon vivre.

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Je n’ai jamais vraiment eu envie de visiter Marseille, comme beaucoup de gens j’y associais essentiellement des adjectifs négatifs : sale, dangereux, mal famé, etc. Une ville grande et moche avec peu d’intérêt au final. MAIS une de mes  très très très meilleure copine a décidé d’aller s’y installer, n’ayant pas vraiment le choix j’ai dû m’y rendre cet été pour faire enfin connaissance avec Massilia, mettre pour la première fois de ma vie un pied en Provence et également m’apercevoir que j’avais toujours placé Marseille à la latitude de Montpellier.

Marseille capitale de la Culture en 2013 avait aidé à améliorer légèrement l’image de la ville à mes yeux : avec le MUCEM dont tout le monde parlait et la com’ faite autour de l’événement j’avais bien deviné qu’il y avait deux-trois trucs sympas à y voir. Mais en y arrivant il y a quelques semaines je ne pensais pas être autant charmée par la cité phocéenne.

Alors quid de mon itinéraire et de mes visites pour ce premier week-end marseillais ? Que puis-je donc vous conseiller ?

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Je ne suis pas bien originale et j’ai fait à peu près les trucs les plus touristiques de la ville : Notre-Dame de la Garde, La Majeure, le Vieux port. Ne manquent que le MUCEM et une rando dans les calanques pour achever ce week-end typique du touriste à Marseille. Je ne vais donc pas vous faire découvrir grand-chose par ici, mais je tenais à vous montrer les quelques photos que j’ai pu prendre sous le beau soleil du Sud.

  • Le centre de Marseille : Vieux-Port, la Bonne Mère et le MUCEM

Même si j’ai été quelque peu déçue par le Vieux-Port qui n’est en fait qu’un port lambda, j’ai adoré l’ambiance globale du centre de Marseille loin d’être aussi bruyante et agitée que je ne l’imaginais. La langueur du Sud se fait sentir, il fait chaud, les gens ne sont pas pressés et je n’en reviens toujours pas d’avoir une ville construite autour de la Mer. Ma copine m’a dit que beaucoup de rues autrefois très sales et craignos avaient été rénovées pour 2013 et pour la construction du Tramway. Aujourd’hui Marseille est lumineuse et il est vraiment agréable de s’y promener.

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Au-dessus du Vieux-Port s’élève la figure de Notre-Dame de la Garde, gardienne de la ville, la Bonne-Mère comme ils disent. Malgré la chaleur j’y suis montée avec les pattes, pour profiter encore plus de la superbe vue sur le port, sur la mer et sur le fameux château d’If que tout lecteur de Monte-Cristo doit avoir vu au moins une fois dans sa vie ! De tout là-haut on distingue les différents quartiers de Marseille : le petit village du Roucas blanc, les îles du Frioul, les jolies rues descendant vers Castellane, le Panier…

Outre la vue, l’intérieure de la basilique vaut le détour: dans un style très oriental et byzantin, un peu comme la cathédrale de la Major. Avec ses arcs dorés  qui lui donnent un style si différent de ce qu’on peut voir ailleurs en France je l’ai trouvée superbe même si mes photos ne lui rendent pas du tout justice

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  • Le quartier du Panier

Deuxième étape obligatoire de cette visite Marseillaise : le Panier, LE quartier qui a inspiré plus belle la Vie – même si je n’ai jamais suivi la série je vois à quoi ça ressemble – et le quartier qui m’a le plus plu à Marseille.

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Pour faire une comparaison très parisienne ça m’a rappelé le haut de Belleville : des jolies places avec des cafés, des rues étroites, des bibliothèques en pleine rue, du street Art un peu partout et de la vie surtout. J’aurai aimé pouvoir me perdre encore plus longtemps dans ces ruelles qui montent et qui descendent et j’y retournerais, c’est sur, lors de ma prochaine visite.

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  • Escapade à l’Estaque

Pour finir voici une balade qui sort un peu des sentiers battus : nous avons pris depuis le vieux port une navette maritime nous menant à l’Estaque, dans le 16e arrondissement, vers les quartiers nords de la ville. Ca tanguait fortement en passant devant le MUCEM, on voyait la Bonne Mere s’éloigner alors que le petit port de l’Estaque s’offrait à nous. Ne vous attendez pas à trouver de merveilleuses demeurent ou des rues vivantes et branchées à l’Estaque : on est ici dans un quartier populaire ressemblant à un village et à midi, il n’y a pas grand monde dehors, si ce ne sont quelques marseillais jouant à la pétanque.

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L’Estaque vous connaissez surement : c’est là où à grandi Robert Guédiguian, le plus célèbre réalisateur Marseillais, et c’est aussi l’endroit qui a inspiré la plupart de ses films sur la ville, en commençant par Marius et Jeannette, chef d’œuvre à voir si ce n’est pas déjà fait !Après avoir longé le front de mer – avec un arrêt devant la superbe maison « La Palestine » – en route pour le haut du quartier, des petites rues, des maisons avec un minuscule jardin derrière, une superbe vue sur la mer avec Marseille qui s’étend jusqu’aux îles du Frioul. On ne se sent plus en ville, et pourtant on y est encore, c’est encore plus calme qu’ailleurs, les volets sont plus  colorés, l’accent plus chantant. On dirait le Sud, le temps dure longtemps…

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Ce week-end était beau, plein de découvertes et je ne saurais que trop vous recommander de prendre l’air, enfin le Mistral, à Massilia si vous avez un week-end ou même davantage. Une ville si près de la mer, de la montagne, et à la fois si agréable à vivre, ça ne court pas les rues. Donc si vous ne la connaissez pas encore ALLEZ-Y!

Je suis ravie de t’avoir rencontrée Marseille, je reviendrais bien vite.