Je réponds au sunshine blogger award

Si tu devais revivre un de tes voyages lequel ce serait et pourquoi?

Peut-être le tout premier voyage de “grande” à Istanbul. C’était notre premier voyage avec Jéromine, l’archivoyageuse – on en est à six depuis – et on avait décideé de se poser 10 jours à Istanbul. Un bon compromis pour être dépaysées et prendre ses marques en même temps. A l’époque on n’avait pas encore de wifi, et encore moins de réseau itinérant alors c’était la vraie aventure, celle où tu ne contactes personne pendant 10 jours. j’en garde un excellent souvenir et un grand amour pour la ville d’Istanbul.

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Istanbul – Premier voyage à deux aux confins de l’Europe

Tu es plutôt voyage en solo ou en groupe?

Plutôt voyage à deux ou en petit groupe. Je n’ai voyagé seule qu’un fois: pour aller à Londres consulter mes archives. J’avais adoré ça mais c’est sans doute parce que je connaissais des gens sur place et j’avais l’occasion d’aller boire des verres le soir. Je préfère en général partir avec quelqu’un: une amie ou mon copain, ou encore mes parents par moments. C’est sûrement avec eux que je voyage le mieux, par habitude et parce qu’ils sont vraiment à la cool.

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Partner in crime lors du dernier voyage au Belize

Es-tu déjà partie pour une destination qui ne t’attirait pas plus que ça et qui t’a beaucoup plu finalement?

La Chine sans hésiter. Je n’étais pas du tout mais alors du tout attirée par ce grand pays dont je ne connaissais rien. Mais quand Jéromine a proposé d’y passer un mois je me suis dit que c’était l’occasion, je n’y serais jamais allée par moi même. En me plongeant dans les guides j’ai découvert quelques endroits qui me faisaient sacrément rêver: le Yunnan par exemple. J’ai adoré ce pays, pas seulement pour ses paysages ou ses monuments mais vraiment pour l’ambiance générale qui s’en dégage. Maintenant que j’en ai vu un bout la Chine ne me paraît plus si inaccessible et j’ai beaucoup d’idées d’endroits à découvrir ou redécouvrir la bas. J’ai su le jour de mon départ que je voudrais y retourner un jour.

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La Chine – plus que les paysages ou les monuments c’est une ambiance générale qui m’a happée.

Comment t’organises -tu pour préparer tes articles?

Comme pour le reste de ma vie: je ne m’organise pas. Ce n’est pas tout à fait vrai, même si je n’écris rien et que je ne tiens pas de programme, ce qui m’empêche d’ailleurs d’être régulière, j’ai toujours une idée des futurs articles que je dois écrire. J’essaie de varier les styles d’articles pour que ce soit plus dynamique. Par exemple je fais rarement plus de deux articles purement récits de voyage de suite, j’aime y intercaler des articles de critique littéraire, ou un mélange de ce que j’ai pu faire à Paris dernièrement, ou encore des interviews de voyageurs.

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Entre deux destinations lointaines je visite Paris et sa région

Que fais-tu dans la vie?

La plus dure des questions. En général je réponds “pas grand chose” parce que j’ai une immense confiance en moi et que j’ai toujours peur que la personne face à moi me considère comme une chômeuse assistée, c’est pouquoi je préfère prendre les devants. En vrai en ce moment j’essaie de réviser des concours pour devenir bibliothécaire. J’ai travaillé pendant un an dans des bibliothèques et c’est impossible d’avoir une situation pérenne sans concours dans ce travail donc je me lance, assez sérieusement pour une fois.

Quel est le dernier livre que tu as lu et que tu as vraiment aimé?

J’ai lu “Lady Helen” quand j’étais au Guatemala, j’ai aimé comme un livre bonbon dont on a très très envie de lire la suite parce que ça rappelle les premiers émois adolescents.

Je pense que le dernier livre que j’ai vraiment eu du mal à quitter, qui m’a ouvert un tout nouveau champ de littérature c’est “Premier de cordée” de Frison-Roche dont j’ai parlé dans un précédent article. Je ne m’attendais pas à aimer à ce point ce roman d’alpinisme.

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Dans le patio de Flores au Guatemala, je dévore Lady Helen.

Quel est l’article de ton blog qui est le plus consulté par tes lecteurs?

“Randonnées dans le massif du Durmitor”, chaque semaine sans exception c’est l’article le plus lu, c’est aussi celui qui arrive dans les premières pages google quand on tape le mot clé “durmitor”. Ceci explique cela. Je suis assez contente de cet article, les photos sont jolies et je pense que ce rapide résumé de quelques randos est simple mais apporte beaucoup d’indications à qui veut se rendre au Monténégro. J’aimerais refaire des articles qui fonctionnent aussi bien.

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Randonnées dans le superbe massif du Durmitor au Monténégro. Une belle découverte.

Si tu pouvais aller n’importe où là tout de suite?

Dans ces cas là il faut toujours répondre: en Norvège, et plus précisément aux îles Lofoten.

Quelle est ta bande son parfaite pour un long trajet en bus, en train ou en avion?

Tout dépend du lieu. En Ecosse ou en Norvège j’aime écouter du métal ou de la musique classique, je trouve que les paysages s’y prêtent particulièrement. Pour le reste j’écoute généralement du folk: Alela Diane, Agnes Obel, First Aid Kit, Bob Dylan. Et quand j’en ai assez j’écoute le mp3 de Jéromine qui n’a pas du tout les mêmes musiques que moi, sauf pour la chanson française (vive Renaud).

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Le train en Chine, le bus en Amérique centrale: les moyens de transports sont une partie importante du voyage.

Qu’est ce que tu préfères dans le fait de tenir un blog?

J’aime avoir des idées pour des articles et voir la réalisation de ces idées. J’aime aussi que bloguer implique d’avoir toujours quelque chose à faire, à améliorer. Je ne crois pas que je pourrais vivre en n’ayant aucune contrainte, ce blog c’est la contrainte que je m’impose toute seule, une contrainte créative qui me permet d’avoir toujours la sensation de produire quelques chose. Et quand on est souvent au chômage comme moi c’est important pour sa propre santé psychologique de se sentir créateur de quelque chose.

Quel est ton blog préféré?

Le blog de Mathilde. Je suis toujours ravie et jalouse de ses articles. Depuis des années son ton reste sympa, comme une bonne copine qui nous parle, et elle nous abreuve en même temps de photos magnifiques, de très bonnes explications, de récits très personnels et en même temps indicatifs juste comme il faut. C’est THE blog voyage à mon goût.

Comme la plupart des blogueurs que je suis ont déjà été mentionnés pour le sunshine blogger award je ne vais pas leur rajouter une tâche supplémentaire et je m’abstiens donc de nommer des gens (et de trouver des questions à poser ahah). C’était en tout cas un plaisir de lire tous vos questionnaires et toutes vos réponses, j’espère que les miennes vont intéresseront de même.

Mes voyages idéaux en 2018

« C’est quoi le prochain voyage ? »

Dernier repas du dernier jour de voyage, voici la question rituelle qu’on se pose Jéromine et moi, depuis près de 10 ans. Ça fait deux mois qu’on parcourt l’Amérique centrale, un voyage qu’on n’a pas encore digéré mais on pense déjà à « après ». Il faudrait profiter de l’instant présent, réfléchir à ce qu’on vient de vivre mais c’est plus fort que nous : on a toujours mille idées de destinations et chaque voyage en appelle un autre.

Le retour à Paris n’étant pas forcément le plus facile pour moi – vive le chômage et l’absence de stimulation qui m’avait portée pendant les deux derniers mois – c’est autant un moyen de rebondir que de rêver à mes prochaines escapades. Je suis loin d’être une folle de l’organisation et je me retrouve en général à partir dans des pays ou des régions auxquels je n’avais jamais pensé et qui sont d’excellents souvenirs- La Nouvelle-Orléans (merci Jeanne), la Chine, le Monténégro – mais j’éprouve toujours autant de plaisir à établir des wishlist qui ne cessent de s’agrandir, comme autant de possibilités de vie, de découvertes.

J’ai trouvé cet article sur le blog de Mango & Salt et je me suis dit: pourquoi ne pas partager moi aussi mes envies. Certaines me trottent dans la tête depuis un moment, d’autres sont toutes nouvelles et ne seront peut-être plus d’actualité le mois prochain, je vous présente mes dix destinations de rêve pour cette année 2018 :

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  1. Ethiopie/Djibouti

Ce mois-ci lonely planet a sorti son premier guide sur l’Ethiopie, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir sur google image tous les « incontournables » et depuis je rêve de me rendre dans ce pays. Je ne m’attendais pas à une telle diversité de paysages et de patrimoine : des cascades, des parc nationaux dignes de Yellowstone, un héritage italien, d’anciens châteaux, et la mer turquoise de Djibouti. Depuis je suis passée à la librairie Voyageurs du monde pour consulter le guide et me faire une idée du temps et du montant d’un tel voyage. Résultat : je doute que ce soit pour maintenant mais ça ne m’empêche pas de le garder dans un coin de ma tête.

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  1. Bassin minier français

J’y pensais depuis longtemps, un second visionnage de la série Peaky Blinders qui se déroule dans la ville industrielle de Birmingham m’a convaincue : mon prochain weekend sera dans le bassin minier du nord de la France. J’avais beaucoup apprécié pouvoir prendre la voiture et être libre de nos mouvements pour aller visiter la Normandie en mars. On avait remis le couvert en Octobre pour voir les châteaux de la Loire et je m’étais dit que pour notre prochain weekend amoureux je voulais changer du tourisme habituel et découvrir le patrimoine industriel. Cette région n’est pas loin de Paris et regorge de villes au passé industriel qui retrouvent une seconde vie grâce au tourisme, j’ai déjà prévu une visite de la mine de Lewarde et un passage par les villes de Lens et/ou Arras.

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  1. Madrid

Après avoir vu Antigua, Oaxaca, Mexico et d’autres villes au passé colonial espagnol j’ai eu envie de voir d’où venaient toutes ces villes et de me rendre aux origines de cette colonisation : Madrid. J’aime les villes méditerranéennes, Madrid à l’avantage d’être assez proche et les billets d’avion ne sont pas trop chers. Même si je n’en ai pas entendu des critiques dithyrambiques je suis vraiment curieuse de goûter à l’ambiance de la capitale espagnole.

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  1. Isthme de Courlande et Lituanie

Des goûts bizarres moi ? Pas du tout. Bon d’accord j’avoue que je n’avais jamais entendu parler de cette région de la Baltique avant d’avoir un cours de géopolitique avec une ambassadrice de la Lituanie. Je suis allée sur google image et ce paysage m’a séduite : une longue bande de forêt bordée de plage, le genre de paysage apaisant. Au-delà de ce lieu très particulier situé à la fois en Lituanie et sur l’enclave russe de Kaliningrad, je pense qu’un voyage en Lituanie me plairait beaucoup : je connais peu les pays slaves et le paysage de Lituanie a de quoi me plaire : lacs, forêts, vieilles villes. Tout ce que j’aime.

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  1. Thessalonique

Après mon road trip en Grèce continentale de cet été j’ai envie de découvrir encore plus la Grèce et l’article de Marie sur la capitale de la région de Chalcidique donne clairement envie de prendre un avion immédiatement. La ville est riche d’un passé macédonien puis ottoman et à quelques kilomètres de là se trouvent des plages parmi les plus belles de Grèce. Que demande le peuple?

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  1. Colombie

Pendant deux mois j’ai entendu parler de la Colombie comme le pays le plus beau du monde. Impossible de ne pas piquer ma curiosité. Un petit tour sur google image m’a montré combien la Colombie avait des paysages divers et tous sublimes – désert, plages de caraïbes, montagnes – et les récentes photos de Mi-fugue mi-raison qui y sont pour plusieurs mois ne font que conforter cette idée.

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  1. Nord de l’Espagne : la Navarre et Saragosse

5h40 – c’est le temps que met le train pour arriver à Hendaye, la frontière espagnole depuis Paris. J’adore le train, j’adore aussi les road trip. Il me semble que partir en Navarre espagnole est un bon moyen de mixer les deux. Mon objectif numéro un c’est bien entendu le désert de Bardenas Reales, ou comment découvrir l’ambiance des grands déserts américains sans aller trop loin. J’ai aussi repéré la ville de Saragosse à mi-chemin entre Hendaye et le désert, qui semble vraiment belle. En règle générale c’est une région qui vaut bien une grosse semaine et dans laquelle on ne peut pas s’ennuyer.

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  1. Georgie

Puisqu’on est parti dans les paysages désertiques voici mon obsession de l’année : la Géorgie. Je rêve de ses montagnes vertes, de ses monastères perdus au milieu de rien, de la vivante Tbilissi, des grottes rappelant Petra. Plus généralement on ne m’a fait que de très bons retours de ce pays. Encore une fois sa relative proximité et sa superficie « humaine » (ce n’est pas la Chine ou le Kazakhstan) en font une destination idéale pour un voyage montagnard.

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  1. Les Pouilles

De l’eau turquoise, des villes historiques et l’une des meilleures gastronomies du monde. Ajoutez à cela que l’Italie est devenue presque mon second pays : je ne peux que rêver d’aller dans les Pouilles, d’ailleurs j’ai déjà le guide chez moi. Une seule chose me freine : j’ai peur qu’il y fasse beaucoup beaucoup trop chaud en été. Mais après les 45 degrés à Athènes, tout devrait paraître supportable.

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  1. York

Encore une très vieille envie, de toutes les villes anglaises York est sûrement celle qui m’attire le plus. Petite, calme mais néanmoins vivante, elle semble réunir tout ce que j’aime de l’Angleterre. Entourée de collines verdoyantes, de vieilles propriétés qui rappellent Downtown abbey ou les œuvres de Jane Austen, York est une constante de ma wishlist voyage.

11. (Parce que pourquoi pas) Toulouse et sa région

Je n’avais pas particulièrement apprécié Toulouse lors de ma première visite il y a quelques années. Maintenant que j’ai un membre de la famille de mon copain qui y vit j’aimerais laisser une deuxième chance à la ville. ET alors que le temps reste grisâtre à Paris j’avoue que l’idée d’un weekend au soleil pour pas cher me tente beaucoup!

sources de photos: Ethiopie / Bassin minier / Madrid / Colombie – les autres photos sont libres de droit.

Inktober – retour d’expérience

Je n’ai jamais été très douée en dessin. Quand j’étais petite et qu’on faisait de la peinture avec ma cousine, ma grand-mère me félicitait toujours sur mon choix des couleurs. J’en étais très fière mais j’ai vite compris que cette qualité de coloriste montrait surtout que ça péchait pas mal ailleurs – j’ai toujours dépassé dans mes coloriages par exemple. Même si je me suis dès lors tournée vers une autre activité artistique – l’écriture – j’ai toujours eu envie de dessiner et surtout de faire jouer les couleurs !

J’avais regardé de loin l’Inktober 2016, j’avais aimé le concept mais ça ne me concernait pas encore. Cette année ma copine Jéromine – toujours la même – ne m’a pas trop laissé le choix : on le faisait ensemble et on allait jusqu’au bout. 

Spoiler alert: on n’est pas allées jusqu’au bout…

Même si finalement nous n’avons PAS réussi à faire tous les thèmes, cette expérience créative était vraiment enrichissante et ça valait bien un article!

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Liste des thèmes de l’Inktober 2017 – certains sont bien plus inspirants que d’autres.
  •  Inktober qu’est ce que c’est ?

C’est un challenge de dessin crée en 2009 par Jack Parker. Le principe est simple : faire un dessin à l’encre « Ink » par jour au mois d’octobre. A chaque jour correspond un thème, la liste des thèmes c’est Jake Parker qui la dévoile quelque jours avant le lancement du challenge.

Chacun fait son Inktober comme il le veut : le but est uniquement de se forcer à faire marcher sa créativité et s’entraîner chaque jour au dessin. Certains suivent leurs propres thèmes, d’autres n’utilisent pas que de l’encre mais de la peinture, du pastel, de l’aquarelle, …

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1er dessin de cette session d’Inktober. Je n’étais pas trop mécontente.

 

Pour ma part, même si j’ai essayé de  tenir le rythme j’ai vite été en retard : il suffit d’avoir un resto avec des copines après le travail pour ne pas avoir le temps de dessiner chez soi. Malgré ma volonté de finir il me reste trois thèmes auxquels je n’ai pas touché : United, Mask et Found. A la fin je les ai faits

dans le désordre – foutu pour foutu autant dessiner ce qui m’inspirait. Enfin je n’ai pas utilisé que de l’encre mais aussi beaucoup d’aquarelle.

Bref chacun fait comme il veut : tenter l’Inktober c’est s’astreindre à sa propre rigueur et l’adapter en fonction de ses envies et de ses capacités.

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J’avais envie d’un grand voilier avec moult détails, mais pour une fois je suis restée réaliste et je me suis contentée d’un bateau viking.

 

  • Soyons créatifs !

Comme vous le voyez certains thèmes sont très larges, d’autres très abstraits, et d’autres encore pas du tout inspirants, c’est ce qui fait l’une des difficultés de l’Inktober. En essayant de suivre les thèmes on peut parfois éprouver un grand vide, on n’a aucune idée de quoi dessiner.  Et ça fait partie de l’exercice !

On sait très bien aujourd’hui que la contrainte peut libérer la créativité: ne pas avoir d’idée immédiate force à faire travailler son cerveau, son intuition, son observation du monde et permet de trouver des ressources totalement inconnues. Quand je n’avais aucune idée pour le thème du jour je me mettais à regarder partout autour de moi : les gens dans le métro, les livres sur la devanture des librairies, les affiches des abri-bus, …

Surprise ! Les meilleurs idées arrivent souvent quand on n’en a pas.

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Inspiré de “La leçon” de Mickaêl Escoffier avec des illustrations de Kris Di Giacomo

J’ai souvent beaucoup mieux réussi les dessins qui me venaient d’une idée subite que ceux que j’avais déjà prévus des jours à l’avance. Cette contrainte, et le fait que je trouvais souvent mes idées tard le soir m’ont forcée à réaliser des dessins moins ambitieux et finalement plus rigoureux et concentrés sur des détails.

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Assez fière de mon grimpeur je l’avoue.

Enfin j’ai développé une astuce, que j’ai vue chez d’autres : j’ai choisi un personnage – dans mon cas il s’agit d’une petite fille avec un ciré jaune – que j’adaptais à chaque thème dès que je manquais cruellement d’idée. Je lui ajoutais des objets, je la plaçais dans différents décors. La réunion de ces deux contraintes – un thème, un personnage – permet à l’esprit de ne pas partir dans toutes les directions et de trouver plus vite l’inspiration.

 

 

  • Découvrir son style : constater ses points faibles et progresser.

Dessiner chaque jour c’est aussi l’occasion de faire le point, d’observer des similitudes entre ses dessins et de voir ses points faibles et ses points forts.

En comparant mes Inktober avec ceux de Jéromine on s’est aperçues que je voyais toujours les choses en très grand, et elle en bien plus petit. J’occupais l’intégralité de la page pour représenter des scènes, elle en occupait une partie pour présenter un détail. Résultat : mes dessins étaient peut-être plus ambitieux mais moins bien réalisés car je passais peu de temps sur les détails ; les siens étaient parfaits sur le plan de la réalisation mais auraient peut être mérité d’être compris dans une scène plus grande. Ce constat nous permet aujourd’hui de travailler sur ces défauts et d’apprendre de l’autre.

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2e jour d’inktober – Faisons simple, faisons Moïse qui divise les eaux.
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Je pensais à ce dessin depuis longtemps (squeak = le bruit des glaces qui se fendent), et je suis finalement assez déçue de mon brise-glace.

J’ai trouvé que c’était aussi le moment de se forcer à dessiner des trucs qu’on n’aime pas ou qu’on n’a jamais fait. J’ai profité de certains thèmes pour apprendre à dessiner l’anatomie humaine et animale – le fait de n’avoir jamais eu de cours de dessins m’embête beaucoup, je ne sais pas du tout par où commencer, comment trouver les proportions, etc. Avec le recul ce sont peut-être mes dessins préférés. J’ai pris des modèles et je me suis appliquée, non pas pour faire un beau dessin, mais pour apprendre.

 

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Inspiration: une photo d’éléphant trouvée sur google, j’ai décoré à ma façon.

 

Je précise que j’ai presque toujours utilisé des modèles, des inspirations, sauf pour quelques dessins – notamment ceux de ma petite fille en cirée – je m’excuse d’avance si certains modèles ne sont pas cités, c’est que je ne m’en souviens plus.

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Nature morte. Ce n’est pas ce que je préfère mais c’est un bon moyen d’apprendre l’aquarelle.

 

  • Faire le plein de comptes instagram de dessinateurs

Chaque jour il suffisait de taper le thème et de trouver des milliers de dessins, certains magnifiques : et j’ai profité de ce mois pour découvrir des artistes, ou juste des gens qui aiment dessiner, et renouveler un peu mes abonnements instagram, je vous en présente quelques uns ici.

 

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Inktober Day 21: FURIOUS – Grigor Bagrat, an influential land owner from the 2nd Kingdom, discovered that 3 days ago one of his southern sheep ranches was wiped out by hungry trolls. He's required by his insurance to personally travel there to assess the damage in order to make a claim. Which means he's missing the annual tri-kingdom poker tournament. To top it off, rain soaked his favorite pipe and he just can't even right now. #inktober2017 – Inktober shirts are back! Last round to get one then they won't be for sale until next year. Link in the profile⬆️⬆️ #inktober #furious #characterdesign #drawing #sketches #marker #brushpen #comicart #comicartist #inking #drawing #ink #drawingchallenge #pendrawing #sketch #illustration #jakeparker #copic #copicgasenfude #artistsoninstagram #artists #artnews #ink #brushpen #penandink – Pens and paper I'm using + more of my tools: @jakeparkertools

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L’instigateur de l’Inktober. Incontournable.

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Anastasia Malashonok est une artiste biélorusse (je crois) et je suis tombée amoureuse de certaines de ces illustrations. C’est une ambiance particulière, pas vraiment funky, avec des couleurs un peu sombres et des traits simples, presque naïfs. J’adore.

 

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Photographe et artiste turc. Ces inktober sont très variés, en noir et blanc et assez inspirants. Le petit plus que je viens de découvrir : Yampiri fait des stories d’aquarelle. Parfait pour la novice que je suis, ce sont de bons entrainements.

 

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Même si l’Inktober n’est pas fini. Cet (cette) artiste a également utilisé un seul personnage pour chaque thème : un petit escargot adorable et j’avais très hâte de découvrir chaque jour à quoi il allait ressembler.

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tout n’est pas égal dans ce que fait cette illustratrice française, mais certains de ces dessins m’ont beaucoup parlé : notamment cette sorcière courbée tout droit sortie du conte de la sorcière de la rue Mouffetard !

 

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Ici encore les thèmes de l’Inktober se sont combinés avec le thème de l’artiste : les animaux. A chaque jour un nouvel animal souvent mignon et toujours très très bien réalisé. Un Inktober à conserver pour apprendre à dessiner les animaux !

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il s’agit ici de dessins d’architecture, de dessins de voyages, bref tout ce que j’adore. Détaillés comme pas possible, on s’y croirait. Je rêve de pouvoir dessiner comme ça un jour.

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C’est un monde bizarre mais des idées toujours très originales qui sortent de ces inktober. Mon favoris c’est ce parterre de parapluies qui traverse un passage piétons pour le thème « teeming ».

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Day 31: mask #inktober #inktober2017

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lowrinah

Un monde de manga un peu torturé. Un mélange d’encre et d’aquarelle. Une ambiance à la fois dure et poétique se dégage de ses dessins, on sent une inspiration de Miyazaki.

 

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#keepTheGrandWild ✊🏽♥️

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Jeremy Collins

Pour finir, je ne peux pas m’empêcher de vous partager aussi mon dessinateur préféré: Jérémy Collins, un grimpeur qui croque les paysages des USA avec de l’encre et de l’aquarelle. C’est sans doute lui ma première source d’inspiration. (Le poing par exemple je l’ai pris comme modèle chez lui).

Depuis que l’Inktober est officiellement fini je n’ai pas cessé de dessiner. Je me suis remise surtout à l’aquarelle: le but est d’être capable de dessiner en voyage, donc de dessiner vite et de dessiner beaucoup de choses différentes.

Je ne sais pas encore si je retenterai l’expérience l’année prochaine ou si je m’attaquerai à un autre défi: le NaNoWriMo. Les deux défis se suivent alors ça risque d’être un peu compliqué de faire les deux. J’encourage tous ceux qui auraient envie de tenter ce genre d’expérience, j’ai trouvé ça vraiment réjouissant même si c’était très contraignant, ça fait toujours plaisir de voir qu’on est capable de créer et de produire des choses artistiques!

Bilan 2016 -Une bien chouette année!

Je n’avais pas très envie de faire un « bilan de 2016 » cette année, d’abord parce que je ne voyais pas bien quoi dire, parce que je me demande surtout ce qu’il va se passer l’année prochaine et enfin parce que je fonctionne en années scolaires ou en années d’anniversaires. Mais au moment de faire mon habituelle liste de résolutions je me suis souvenue que cette liste devenait souvent l’objet de culpabilité, de «je vois trop gros et au final je fais rien ». Alors comme quand j’étais en prépa et que j’avais le sentiment de ne pas travailler du tout et de me noyer sous mes plannings, je me suis rappelée qu’il était bon de noter ce qu’on avait fait plutôt que ce qui nous reste à faire. Et en plus ça fait un article facile.

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En hiver le meilleur remède contre la déprime, le froid et la nuit, ce sont les bains de Baden-Baden et l’atmosphère “Grand Budapest Hôtel” de la ville.
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Février – Virée en Forêt-Noire. Au programme le Titisee et Freibourg

La chose la plus géniale qui me soit arrivée en 2016, celle qui me rend la plus fière est sans aucun doute d’avoir eu mon permis et de pouvoir ENFIN barrer cette résolution que je notais depuis des années. Je ne sais pas trop pourquoi je ne m’en sentais pas capable, toujours pas vraiment d’ailleurs et pourtant quand je prends le volant les automatismes reviennent vite et c’est vraiment le pied de se dire que je peux prendre la voiture pour aller où je veux…notamment en road trip bien sûr.

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Mars – 30 000 personnes pour fêter le Carnaval de Strasbourg.

Mais 2016 c’était aussi une découverte plus approfondie de la région des trois frontières : Alsace, Suisse et Allemagne. La visite de villes que je ne connaissais pas du tout mais dont je fais désormais la promo : Wissembourg, Colmar, Freibourg, Baden-Baden, Bâle et surtout la merveilleuse Marburg qui attend encore son article sur le blog.

C’était Strasbourg et la vie quotidienne strasbourgeoise entre les brunchs du dimanche, le passage régulier à la médiathèque le samedi, le cinéma à quelques minutes de chez soi, les terrasses des péniches pleines de monde au moindre rayon de soleil. Passer devant la cathédrale presque tous les jours, tester les nouveaux restaurants qui ouvrent, sortir enfin son vélo pour traverser la ville et rêver devant les montagnes de la Forêt-noire là-bas au loin.

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Bâle en avril – Découverte de la Suisse allemande et d’une ville culturelle très dynamique.

Enfin, après avoir quitté l’Alsace, il y a eu des voyages plus lointains. Je me suis rendue pour la première fois de ma vie en Asie – la rive asiatique d’Istanbul ne compte pas – dans un pays qui ne m’attirait pas du tout : la Chine. Je n’ai pas encore fini de vous raconter, et de me raconter ce voyage. Le plus long que j’ai fait,  avec un sac à dos et mes pauvres New-Balance qui ne ressemblent plus à rien. Toujours accompagnée de ma fidèle acolyte Jéromine c’était aussi la première fois que je me faisais des « compagnons de voyage » pour partir trekker dans les Gorges du Saut du Tigre. Première fois aussi que je faisais un voyage aussi long seule, et premier visa évidemment.

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Mai – dernière visite au fin fond de l’Alsace à Wissembourg. Est-ce encore bien l’Alsace d’ailleurs?
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Mai bis – Avec les sistas à Colmar et il ne faisait pas encore super chaud.

Après la Chine j’ai commencé à apprendre l’Italien – presque en totale immersion, en vivant la dolce Vita dans les montagnes des Apennins entre Rome et Naples. Avec l’apprentissage de la langue vient l’envie de vivre en Italie du Sud, même si je sais que ce n’est pas une région facile. Pour le moment l’Italie ce n’est encore que pour les vacances mais si je veux progresser…

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Début juin – Retomber amoureuse de l’Allemagne dans les rues de Marburg

L’automne était sous le signe de la culture: châteaux de la Loire, beaucoup de musées à Paris et Vienne sous une belle lumière de fin d’octobre.

Enfin le nouvel-an comme tous les deux ans en Ecosse. Cette fois-ci c’était à Edimbourg, j’ai pu admirer le superbe feu d’artifice au-dessus du château, les pieds et les mains glacées, avec une légère hâte de passer le reste de la nuit dans un pub pour me réchauffer.

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Juillet – Chine. On part en trek en pleine saison des pluies pour toucher l’Himalaya.
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Août – Naples et Procida et la douceur de vivre à l’Italienne.
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Août bis – Je découvre la Provence et la jolie ville de Marseille.

Et pour 2017 ?

 Beaucoup d’articles que je n’ai pas encore rédigés, probablement beaucoup de glandouille à la maison. Mais je continue de rêver de sorties, de weekends et de grands voyages. Je me replonge dans des récits de voyage, des carnets de carnettistes. J’ai eu pour noël le superbe Rencontres autour du monde de Stéphanie Ledoux qui me donne envie de me mettre au dessin ET d’aller en Afrique. J’ai envie d’un voyage là où je ne connais rien, et en même temps de découvertes pas loin, en France et à Paris. 

 

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Septembre – A vélo sur la Loire pour visiter Tour, Chenonceau et Amboise. Conclusion: je ne suis pas une pro du cyclotourisme.
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Octobre – Schönbrunn coloré de rouge et d’orange pour fêter l’automne. Et le froid.

En ce qui concerne le blog il me reste encore plus de la moitié de la Chine à vous montrer, viendra aussi un article pour un week-end Marburg que j’ai tellement aimée, et un petit aperçu des visites nature à faire dans les environs d’Edimbourg. Sûrement encore plus de chroniques parisiennes mêlant vie quotidienne et vie culturelle, et, comme on voyage très bien aussi depuis son canapé, il y aura des critiques de livres, notamment un article avec des BD prévu pour très bientôt et du cinéma si j’arrive à m’y rendre plus souvent. Enfin, j’arrive à mes 26 ans et je fais le deuil de la gratuité dans les musées. Heureusement je gagne enfin un peu ma vie – pour combien de temps? – et je vais pouvoir continuer à voir les expos à Paris et découvrir des musées inconnus  – j’en ai beaucoup sur ma liste.

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Décembre – Découverte de Lyon, ville semi italienne. J’ai adoré le vieux Lyon, Croix rousse et le parc de la tête d’Or sous le soleil.

Pour finir: les stats! Parce que j’adore regarder les petits graphiques se modifier: qui vient lire mon blog? D’où le regardez vous? Quels articles sont les plus lus?

En 2016 j’ai rédigé 34 articles, la plupart sur Strasbourg et sa région, et je pensais curieusement en avoir écrit bien plus. Le nombre de visites à plus que doublé en un an et je vous remercie beaucoup beaucoup beaucoup. De 2600 visites on est passé à près de 6000, avec une moyenne de 16 visites par jour, on n’atteint pas le stade des influenceurs mais ça fait tout de même rudement plaisir!

 

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31 décembre – Edimbourg pour Hogmanay. Du vent, beaucoup de nuit et un superbe feu d’artifice!

 

L’article le plus consulté est encore une fois le parc national du Durmitor au Monténégro, puis l’article sur mes bonnes adresses à Strabourg et enfin le récap de mon boat trip en Grèce il y a quelques années. J’en profite pour vous renvoyer à ce propos au blog de Jéromine, l’archivoyageuse, qui est expat en Grèce depuis septembre dernier et qui vous en parlera bien mieux que moi.

Grosso modo c’est en général pour avoir des infos sur le Monténégro qu’on vient consulter mon blog puisque les articles sont clairement en tête du classement. Le Monténégro est d’ailleurs le deuxième pays qui consulte le plus mon blog – devrais-je faire une traduction en monténégrin?. Figurent également au top 5 des pays qui me lisent la Belgique, la Grèce, le Canada et les Etats-Unis.

Très bonne année 2017 a TUTTI! Et à très vite j’espère (je m’y emploie)

Expatriation en … Alsace

Strasbourg – jour 35

Un peu plus d’un mois que je suis à Strasbourg. Le temps de faire un point. En théorie il ne s’agit pas vraiment d’une expatriation puisque je ne quitte pas ma « patrie », la France, mais s’installer dans une autre région, et encore plus dans une région avec une très très forte identité comme l’Alsace reste dépaysant.

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Il y a ici beaucoup de choses nouvelles. Pour commencer le temps : j’étais déjà venue plusieurs fois à Strasbourg, en été et en hiver, je pensais bien connaître la ville, être prête à endurer le froid de l’hiver et la chaleur de l’été. J’avais juste oublié les autres saisons. J’ai pu me délecter d’un début d’automne magnifique, les arbres très colorés, le soleil qui réchauffe, la lumière dorée, et je découvre depuis peu la fin d’automne un peu gloomy : du brouillard matin, midi, soir.

Après m’être dit que c’était « passager, ça va c’est normal le brouillard fin octobre. » J’ai compris que non, le fog à Strasbourg c’est presque tout le mois de novembre, la ville entière est dans un nuage et il en va de même pour les villages du Bas-Rhin. La faute au Rhin ? Aucune idée, mais le fait est qu’en sortant d’Alsace le brouillard s’évapore et qu’il y a enfin ce grand ciel bleu qui « rayonne sur toute la France » comme nous dit madame Météo. Preuve que Strasbourg c’est pas vraiment la France.

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Autre découvert: l’identité strasbourgeoise. Je m’attendais au rejet habituel des parisiens, à la forte identité de région, mais j’ai découvert qu’à Strasbourg on était certes alsacien, mais aussi européen. La ville ne cherche pas à rivaliser avec Paris : Paris est capitale de la France, Strasbourg se veut capitale de l’Europe. Sa véritable rivale c’est Bruxelles. Et d’ailleurs on ne parle pas de la mairie de Strasbourg mais de l’Eurométropole. Ce n’est pas pour rien si certains souhaitent appeler la nouvelle région « Eurorégion » , mais personnellement je préfère le nom d’Austrasie…

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Strasbourg est une grande ville avec banlieue mais… les villages sont à deux pas. Issue de ma banlieue parisienne pour moi un village c’est ce trou paumé au fin fond de l’Essonne ou des Yvelines avec 6000 pauvres habitants. Attention, ici il s’agit d’une ville, et elle est à moins de 10 minutes de Strasbourg, les gens y vivent, certains y travaillent. Et oui, dès qu’on sort de l’agglomération on est dans les vignes, puis dans les Vosges. La nature est à côté et avec elle les randos, les châteaux, et le grand air. Et peut être même un peu de ski cet hiver.

WP_20151104_003Un mois donc et j’en découvre encore beaucoup. Je ne m’habitue pas encore à écouter les vieux passer de l’alsacien au français comme s’il s’agissait d’une même langue, ou à entendre cet accent encore plus abrupt que l’allemand dans les bouches des jeunes – il paraît qu’on l’attrape vite, prévenez-moi si jamais. Je ne m’habitue pas non plus à partager mon espace avec des vélos, partout, tout le temps, même si j’en ai un aussi et que j’ai hâte de m’en servir pour embêter les piétons. Je suis toujours heureuse et étonnée de traverser les vieilles rues aux noms pittoresques – la rue-au-vieux-cochon-de-lait – avec des maisons à colombage et je ne me lasserai jamais de contempler la cathédrale.

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Ici les gens commandent vraiment des Bretzels chez le boulanger – super et pas cher pour caler une petite faim. Je suis toujours incapable de prononcer certains mots comme « Spaetzle ». Je n’ai pas encore bien compris ce que c’était que les « Stammtischs ». Je n’ai encore jamais lu les DNA, Dernières Nouvelles d’Alsace, mais ça ne saurait tarder. Je trouve ça incroyable d’être en Allemagne en quelques minutes de vélo et d’aller y faire ses courses comme si tout était normal. Je me moque encore d’eux parce qu’ils ne savent pas dire correctement « Krutenau »  et « Broglie » et pourtant j’ai pris l’habitude de faire la même chose.

Mais surtout, surtout : je ne m’habitue pas au fait que mes cheveux se soient mis à boucler sous ce climat.