Récit d’un week-end à Florence.

1. Le Palazzo-Vecchio

Arrivées à Florence vers 11h du matin, nous sortons de l’Auberge de Jeunesse le ventre criant famine, et entamons notre première rencontre avec Florence à la recherche de quoi manger. Nos pas nous dirigent naturellement vers le centre de la ville et vers la piazza del Signora où se trouve le Palazzo Vecchio. On ne s’attend pas tout à fait à se retrouver devant cet immense castral de pierre. Il est vraiment imposant, et ne ressemble pas tout à fait à l’idée qu’on peut se faire d’un palais en France.

Après avoir (mal) remplit nos panses, on entreprend de visiter le Palazzo. Est-ce parce qu’on est trop fatiguées, parce qu’on a froid, ou autre chose? En tout cas, pour ma part je suis relativement déçue par ce qui se trouve dans le palais, les salles sont belles mais il n’y a pas grand chose, seule la grande entrée avec la fontaine me touche vraiment. En revanche, le cappuccino dégusté derrière le palazzo en terrasse me remet d’applomb et me motive pour ne pas achever cette journée déçue.

2. San Miniato al Monte et Florence au crépuscule.

Après la pause café on entreprend de monter la colline de San Miniato pour atteindre l’Eglise au sommet et profiter de la plus belle vue de Florence. On passe face au Ponte-Vecchio et on commence à monter. Montée difficile pour nous, mais on n’est vraiment pas déçue de ce que voit à l’arrivée, les lumières sont sublimes, le calme est étonnant. La beauté florentine nous pénètre lentement.

3. La pharmacie et le marché de San Lorenzo

On se réveille après une bonne et longue nuit de sommeil, le soleil est au rendez-vous, et on pourrait même presque dire qu’il fait chaud. La première étape de la journée c’est la visite de l’officine, une vieille pharmacie datant du XVIIe et qui se présente encore comme on imagine les anciens apothicaires. En entrant dans la pharmacie, on se croirait arrivée à l’infirmerie d’Harry Potter, mis à part les écrans tactiles. La pharmacie se déroule en plusieurs grandes pièces chacune abritant parfums, herbes, liqueurs. C’est beau, on voudrait tout acheter. Finalement on se contentera d’une boite de thé pour ma mère, qui ne rate jamais l’heure du thé.

Après la pharmacie on visite la basilique se trouvant à côté, plus grande que ce qu’il n’y parait de l’extérieur, abritant plusieurs cloîtres et de très belles fresques médiévales. Et, dieu qu’il est bon de paresser au soleil dans un cloître en écoutant les oiseaux. On n’y demeure jusqu’à ce que nos estomacs se rappellent à notre bon souvenir, on se dirige alors vers le marché San Lorenzo pour y acheter tout ce qui est nécessaire à notre pique-nique. Après avoir flâner entre les étalages de pains, pâtes, légumes et autres denrées mettant l’eau à la bouche, on se contente de l’essentiel: pain, charcuteries, fromage…et noisettes, mon pêché mignon. On retourne manger tout ça sur la place Santa Maria Novella, au soleil, sur les marches de l’église.

4. Les Gelati sur la place del Signora

Après la pause repas, on déambule dans les rues, on achète des cartes, et peu à peu nos pas nous dirige vers le Duomo, que l’on a toujours pas visité. On pénètre alors dans l’édifice, et on se choppe un torticolis à force d’admirer la coupole. Dernière étape, et non des moindres, on entreprend de monter le campanile. 416 marches et nos petite jambes frêles. Chaque pallier est un espoir déçu d’arriver au sommet. Quand on y parvient enfin, on a le sentiment de s’être faite avoir: ceux qui sont montés à la coupole sont plus haut que nous, on enrage. Mais la vue est superbe: Florence à 360° dans la lumière chaude de la fin d’après midi. D’ici on aperçoit à la fois San Miniato, le palazzo et le ponte vecchio, les montagnes Appenins. Mais après l’effort, le réconfort, le vrai: la dégustation de glaces sur la piazza del Signora!

5. La Galerie des Offices

Avant dernier jour, on se lève plus tôt  pour faire la queue à la galerie des offices. Mauvaise surprise, la pluie de Paris nous a suivi jusqu’ici, et on n’est pas tout à fait habillées pour, heureusement que la file d’attente pour le musée est couverte. Sans attendre trop longtemps (1h-1h30) on entre aux offices, prêtes pour faire la connaissance de Botticelli, Giotto et autre Simone Martini, dont je découvre avec un grand plaisir “l’Annonciation”, triptyque tout en or, et le polyptique de la Passion avec ses scènes de villes. La fin du musée comporte beaucoup de salles en reconstructions, on se faufile entre les échafaudages sous une odeur de peinture, avant de parvenir aux dernières salles abritant les oeuvres du Caravage, plus crues (le sang d’Holopherne dans la “Judith” semble nous gicler directement au visage.)

6. Florence sous la pluie

Que faire quand Florence est sous la pluie? Se promener en allant de restaurant en bar. On déjeune dans un petit restau non loin du Duomo, qui fait des sandwichs  avec de l’excellent jambon de pays accompagnés de verres de vin blanc. Sorties du déjeuner, direction un café spécialisés dans les cafés aux multiples goûts (dont noisette). Excellent. Les cafés ne sont pas grands mais tous originaux et vraiment bons.

La café fini, il est temps de se décider: le temps n’est vraiment pas clément, que faire? Rentrer se réchauffer dans le sauna de l’AJ ou tenter une dernière visite dans la ville? Pour ma part le choix est fait, je vais visiter une dernière église, la basilique de Santa Croce. Très bonne surprise: superbes fresques, nombreuses chapelles, musée, et calme apaisant dans le cloître. On repasse ensuite par le centre ville pour y admirer la cité toscane sous la pluie avant de rentrer, enfin, profiter du sauna.

7. Pise et la Tour est jouée! (superbe jeu de mot)

Dernier jour: direction Pise. Un peu pressées par le temps nous ne prenons pas la peine de composter nos billets. Erreur, les contrôles entrent justement dans notre wagon quelques minutes après, et c’est une belle amende qui vient gâcher notre dernier jour de vacances. On ne s’énervent pas, on essaie de rester positives pour pouvoir profiter de Pise.

Nos valises à la consigne on marche jusqu’à la tour, de l’autre côté du fleuve. Même sous cette bruine incessante, on trouve à la ville beaucoup de charme. Il faut dire qu’avec les murs ocres et rouges, rien ne paraît triste et maussade comme ce pourrait être le cas en France. On parvient à la tour, qui penche toujours autant. Comme les autres touristes on fait bon nombre de photos en essayant de la remettre droite. On déjeune face au duomo – un bon plat de pâtes italiennes – avant de reprendre le train, en compostant cette fois, pour l’aéroport.