Road-Trip au Pays de Galles – le moment Rando au parc de Brecon Beacons

Troisième jour de ce road-trip au Pays de Galles. Nous avons posé nos valises pour deux nuits dans une guesthouse de Brecon, la principale ville au nord du parc ; une auberge sans prétention mais qui  nous propose un petit-déjeuner britannique comme je l’attendais : des beans, des œufs, des toasts et du thé à qui mieux mieux, idéal avant de réaliser le programme de la journée c’est-à-dire partir en randonnée.

Je ne me suis pas vraiment penchée à l’avance sur la randonnée que je voulais faire, comme il y a un « visitor center » à l’entrée du parc, je saisis l’occasion de faire comme Mathilde du blog de Mathilde et de m’y rendre pour demander conseil et voir un peu ce qu’on peut faire dans ce parc qui corresponde à mes critères (pas trop long, pas trop pentu). On regarde deux trois itinéraires avant de se décider pour le plus couru mais qui permet de s’en mettre tout de même plein les yeux : la boucle qui mène jusqu’à Pen Y fan, le plus haut sommet des Brecon Beacons.

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Nous avons de la chance avec le temps, même si les nuages ne  sont pas loin nous sommes sur un jour sans pluie, et l’alternance soleil/nuage offre déjà de beaux contrastes sur les petites montagnes qui se rapprochent. La route serpente entre les moutons et les herbes, on commence par se tromper et rouler jusqu’au réservoir au centre du parc avant de faire demi-tour et de se garer près d’une baraque à frites. Plusieurs randonnées partent de part et d’autre de la route. On nous a conseillé de commencer la grimpette vers Pen y Fan une centaine de mètres plus loin car le départ depuis la baraque est plus dur. Mais même si je veux une rando tranquille je veux quand même avoir l’impression que mes muscles fonctionnent, j’opte donc pour la montée réputée plus difficile.

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Et c’est parti pour 4h de marche. On commence par suivre les crottes de moutons jusqu’au sommet d’une crête. Certes on entend et on voit encore la route mais le paysage qui se dessine ravit déjà mes yeux. Les sommets se succèdent, tandis que de l’autre côté les champs s’étalent au pied de Pen y Fan. La montée est un peu raide mais rien d’insurmontable, juste assez pour se mettre en jambe. Nous basculons alors sur l’autre versant qui descend jusqu’à une rivière où s’abreuvent les moutons (encore eux), au loin on aperçoit la route facile, qui semble surtout nettement moins sauvage. Plus loin encore l’eau des réservoirs reflète les sapins qui les bordent. On n’entend plus la route, on ne voit plus que du vert, du vert et encore du vert.

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Le parc de Brecon Beacons était un des endroits que j’avais le plus hâte de voir au Pays de Galles et on peut dire que je ne suis pas déçue. Entre l’Auvergne et l’Islande, ce paysage ne ressemble à aucun autre que j’ai pu voir. L’herbe verte recouvre tout, le relief se dessine de pointes en douce falaises. On se sent transporté dans un pays imaginaire – Tolkien n’est jamais bien loin quand on se balade en Grande Bretagne – où les trolls et les lutins se cacheraient le jour des quelques visiteurs venus les déranger. Parfaitement désertique, ce lieu semble aussi vieux que le monde, inchangé, habité seulement par des moutons, on aurait envie d’arpenter les lieux pendant des heures et des heures à regarder les effets de la lumière sur l’herbe et sur les sommets.

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Ce sont les derniers mètres jusqu’au sommet qui précède Pen y Fan qui sont les plus ardus: une sorte d’escalier construit dans une pierre rouge qu’il faut grimper en se servant de ses mains. Si la vue est sublime et mérite un arrêt pour reprendre un peu son souffle et admirer, il est difficile de rester longtemps car les moucherons ont élu domicile sur cette partie du chemin. Je cours presque jusqu’en haut pour m’en débarrasser le plus vite possible, et je peux alors admirer la vue de l’autre côté. Une Barrière verte qui s’étend jusqu’à une autre vallée. Des petits points blancs qui broutent l’herbe entre deux sillons créés par les eaux qui décorent la montagne.

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Enfin  nous arrivons au sommet, avec une vue à 360 degrés sur le parc. Le soleil se montre enfin, on distingue les nombreux sentiers de randonnée qu’on pourrait emprunter pour traverser le parc de Brecon Beacons en long et en large, mais c’est plutôt le moment de s’arrêter et de manger les fingers que j’avas soigneusement emportés dans mon sac pour un goûter au sommet. C’est finalement le vent qui aura raison de nous et nous repartons par l’autre chemin pour regagner la voiture. Plus d’une heure de descente sur un large chemin, plus familial mais bien plus ennuyeux. La grande récompense ? La Glace italienne à l’arrivée parce qu’on l’a bien méritée non ?

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On pourrait rester plusieurs jours à Brecon beacons pour découvrir toutes les beautés de ce parc préservé. En été tout y est vert mais dès les premiers jours d’automne le parc revêt des teintes cuivrées et l’ambiance change complètement, pour devenir encore plus mystérieuse à l’arrivée des premières neiges. Les montagnes ne montent pas à plus de 860 mètres d’altitude, aucune rando ne peut donc avoir un énorme dénivelé, mais certaines sont plus difficiles que d’autres. Pour des familles ou pour un début de séjour, celle de Pen Y Fan est parfaite. Au retour de la rando je n’ai qu’un regret : ne pas avoir prévu un jour de plus pour aller plus à l’ouest rendre visite au lac de Llyn y Fan Fawr. Ce sera pour une prochaine fois.

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Autre détail, d’importance, Brecon Beacons fait partie des plus grandes réserves de ciel étoilé au monde. Les réserves de ciel étoilé ont été créés en 2006 par l’International Dark sky Association, qui a décidé de fonder une sorte de label avec pour but la protection de certains espaces pour alerter et lutter contre la pollution lumineuse. Il existe à ce jour 13 réserves dans le monde, elles ont un but écologique, politique mais aussi touristique évident puisqu’elles accueillent un certain type de tourisme. Quatre sont situés au Royaume-Uni dont deux au Pays-de-Galles : Brecon Beacons et Snowdonia. Il en existe deux en France : le Pic du Midi de Bigorre et le parc des Cévennes, le parc du Mercantour a fait une demande en 2019.  La pollution lumineuse est loin d’être un sujet anodin dans la lutte écologique puisque cette pollution a un impact immédiat sur nos sociétés et sur nos comportements. Si le sujet vous intéresse n’hésitez pas à me demander des infos biblio ou autre, plusieurs émissions y ont été d’ailleurs consacrées sur France culture, notamment dans l’émission « La méthode scientifique ».

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Road-trip au Pays de Galles – Jour 1: un pays de Conte de fées

Le programme de la première journée du road trip était plutôt organisé : j’avais regardé soigneusement les distances – pas trop de conduite -, les activités – pas trop à visiter – pour ne pas démarrer les vacances en étant exténués dès le premier jour, j’avais ainsi prévu seulement deux arrêts entre Chepstow et la ville de Brecon où nous logions le soir même : l’abbaye de Tintern et la ville de Hay-on-Wye.

Le  sud du Pays de Galles se prête particulièrement à un road trip car les trajets en voiture valent en soi leur pesant d’or. Ce n’est pas que les paysages soient les plus incroyables qu’on puisse voir, c’est avant tout parce que rouler sur ces petites routes de campagne nous fait pénétrer dans un royaume enchanteur. Pour ceux qui connaissent le jeu de société « King Domino » je décrirais le Pays de Galles comme le pays de King Domino : autour d’un château – en ruine le plus souvent – s’étendent des champs, des rivières, des forêts et même des mines, un territoire que l’on sillonne lentement sur des routes qui ondulent à travers les collines.

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L’abbaye de Tintern – le romantisme à la galloise

C’est sous un rayon de soleil, après avoir traversé la rivière sur un charmant vieux pont, qu’apparaissent les majestueuses ruines de l’abbaye de Tintern.

Plus émouvantes encore que les abbayes de la Seine, les ruines de Tintern donnent l’impression d’être arrivé tout droit dans un conte de fée. Construite dans un des méandres de la rivière Wye, ceinte de collines recouvertes de forêts de conifères, rien ne laisse deviner qu’on va trouver à cet endroit les vestiges d’une abbaye cistercienne. Tinter appartient en effet au même ordre religieux que l’abbaye de Fontenay dont je vous ai parlé dans un précédent article sur la Bourgogne.

Fondée en 1131, elle a été dissoute en 1536, peu après la rupture avec l’Eglise romaine. C’est Olivier Cromwell qui initie un vaste mouvement de dissolution des monastères dans toute la Grande-Bretagne dans le but premier de récupérer les biens des monastères, ce mouvement est d’ailleurs précédé d’un “inventaire” pour mieux connaitre les richesses des monastères. Le site de l’abbaye fut ainsi cédé au comte de Worcester qui se servit des bâtiments comme logement mais aussi comme carrière de pierre.

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Tintern a connu un regain d’intérêt au XIXe siècle à la période romantique. Le peintre William Turner a peint a plusieurs reprises le transept de l’abbaye de Tintern sous les lierres, fidèle au thème si romantique de la nature et du temps qui passe. Le Pays de Galles a ainsi été un des lieux de prédilection des romantiques britanniques grâce à ses abbayes et ses châteaux en ruine, et un tourisme aristocratique s’y est développé très tôt.

 

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On comprend aisément ce qui a conduit Turner et d’autres à sublimer ces ruines. Si les racines ne recouvrent pas la pierre, la nature alentour donne un aperçu de ce qu’a pu être Tintern à cette époque de redécouverte du patrimoine. L’immense nef et la forêt de piliers s’ouvrent sur la forêt toute proche qui coupe l’abbaye du monde extérieur. Finalement peu importent les informations sur la vie de Tintern au Moyen-Âge, errer entre les ruines, s’asseoir sur un banc pour contempler les environs suffit. L’âme romantique est encore bien vivace ici.

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Le cimetière de Crickhowell avec en fond les montagnes de Brecon Beacons

Hay-on-Wye, la ville-librairie

Il est déjà temps de repartir : direction l’étonnant village de Hay-on-Wye. Pour nous y rendre nous décidons de passer par le Pays de Galles, à l’ouest de la Wye, plutôt que par l’Angleterre, il parait que « c’est bien plus joli le Pays de Galles ». (Que nenni, c’est rigoureusement le même paysage). Mais plutôt que de filer tout droit au nord, on décide de s’arrêter dans la petite ville de Crickhowell pour y pique-niquer. On a fait le plein de victuailles le matin même au Tesco et on déniche un petit parc avec vue sur les premières montagnes du parc de Brecon Beacons. Le paysage est surprenant, des champs s’étendent jusqu’aux trois quarts de la montagne qui devient d’un seul coup presque pelée. Le vert domine partout, et les photos ne rendent pas vraiment justice à la beauté des lieux, mais notre premier contact avec le parc de Brecon Beacons est une réussite.

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Aire de pique-nique à côté de la rivière à Crickhowell

Nous traversons quelques montagnes – grosses collines pour être plus exacte – et bifurquons vers l’ouest, vers Hay-on-Wye.

Hay-on-Wye est une ville étonnante, plutôt petite, elle n’est pas particulièrement pittoresque mais s’est développée sur un modèle original : c’est une ville-librairie. En 1960, un jeune libraire du nom de Richard Boots décide d’acheter le château d’Hay-on-Wye et d’en faire une librairie, puis il achète de plus en plus de maisons du centre ville pour y stocker toujours plus d’ouvrages. Peu à peu la ville se couvre de librairies, de bouquinistes, on en dénombre aujourd’hui  une vingtaine, certaines très spécialisées, la plupart vendant surtout des livres d’occasion. Toutes ne valent pas le coup d’œil, à moins d’être un bibliophile, mais une balade dans la ville permet de découvrir des librairies particulières: c’est un peu le Disneyland des passionnés de lecture.

 

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Richard Booth’s booskhop

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On a passé un certain temps à arpenter diverses librairies thématiques: la librairie Murder & Mayhem, spécialisée dans les thrillers et polars, la clock tower books qui possède un gros rayon de livres jeunesse, Hancock and Monks, la librairie musicale. Mais la plus impressionnante est surement la librairie généraliste Richard Booth’s Bookshop et ses trois étages qui ravira n’importe quel lecteur avec sa verrière au dernier étage et ses canapés qui donnent envie de passer la journée à bouquiner. Une librairie a également trouvé refuge dans un ancien cinéma, le Hay cinema Bookshop, mais on n’est pas allé la voir. Malheureusement, comme partout, les librairies ferment de plus en plus dans cette ville-librairie ; un festival du livre d’occasion a cependant lieu fin mai, début juin, un rendez-vous qui doit redonner tout son panache littéraire à la ville.

 

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Sans avoir acheté de livre – j’aime bien ça mais en étant bibliothécaire j’en achète de moins en moins il faut bien le dire – nous repartons pour Brecon, la ville principale du parc de Brecon Beacons où nous logerons deux nuits pour avoir le temps de faire une randonnée. Un beau soleil nous accompagne pour ce qu’il reste de trajet et c’est les vitres ouvertes et le sourire aux lèvres que nous pénétrons dans le parc pour de nouvelles aventures.

 

 

Week-end en Bourgogne #1

Avril 2019 – vacances de Pâques. 

Comme chaque année, nous partons à la recherche d’un petit coin de France qu’on pourrait découvrir, un endroit pas trop loin de Paris et qui nous permette de profiter du beau temps tout en faisant quelques visites culturelles. Après Rouen, les châteaux de la Loire et le bassin-minier c’est sur la Bourgogne que j’ai jeté mon dévolu, et plus exactement au nord de la Bourgogne.

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La campagne bourguignonne c’est avant tout beaucoup de vert

Notre petit nid se trouve à Epoisses, à mi-chemin entre Avallon et Semur-en-Auxois ; à quelques pas de l’autoroute A6, à l’endroit même où la plupart des bouchons débutent lors des grands départs en vacances. Ça parait anecdotique mais c’est grâce à ces bouchons que j’ai découvert pour la première fois la région : lassé de rouler en accordéon mon père avait décidé de passer par les routes de campagnes pour remonter vers Paris. On avait alors zigzagué entre les collines verdoyantes et c’est un trajet qui m’était resté en mémoire.

Nous voici donc au départ de Paris pour un week-end de trois jours à thème plutôt culturel, j’ai en effet pour ambition de faire surtout trois grosses visites : l’abbaye de Fontenay, le muséoparc d’Alésia et la basilique de Vézelay, le tout agrémenté de villes et villages croisés au détour des routes. En route pour un road trip à tendance médiéval…

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Cloître de Fontenay, on se croirait dans “Le nom de la rose”

L’Abbaye de Fontenay

A 2h30 en voiture et 1h en train de Paris se trouve l’une des plus belles abbayes de France, à mon goût du moins. C’était la troisième fois que je me rendais à l’abbaye de Fontenay, cette institution monastique installée, comme souvent, au milieu de rien, dans un endroit champêtre où ça sent bon le printemps et le calme.

Depuis Montbard la route grimpe un peu avant de longer un cours d’eau des plus bucoliques qui mène droit vers l’ancienne abbaye cistercienne.

Construite entre 1130 et 1147 l’abbaye de Fontenay est un ensemble de bâtiments monastiques obéissant à la règle cistercienne établie par Bernard de Clairvaux. Sans vous faire toute l’histoire des ordres monastiques, l’ordre cistercien se distingue par l’importance qu’il accorde à la pauvreté mais aussi à l’autarcie. L’ordre se veut retiré du monde mais aussi capable de subvenir à ses propres besoins. Les moines doivent donc, en plus d’une activité liturgique – que je ne détaillerai pas ici – s’adonner à une activité économique, par exemple cultiver un potager pour pouvoir se nourrir.

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En général l’ordre cistercien essaie de revenir au dépouillement initial présent dans le message du Christ. Ce dépouillement se traduit architecturalement par un art roman très simple et dénudé, tout en rondeur et couleurs claires, qui est probablement le style architectural que je préfère. A chaque fois que je suis entrée dans  l’église de Fontenay j’ai pu ressentir un véritable apaisement à la vue de ces colonnes nues qui s’alignent, éclairées uniquement par la lumière du soleil qui passe à travers les quelques vitres.

Le plus agréable est sans doute de se balader à travers les divers bâtiments de l’abbaye, de se promener dans ses jardins, d’observer la roue hydraulique et d’imaginer comment les moines ont pu construire un si bel endroit dans un lieu enchanteur qui n’était pourtant au départ qu’un marais.

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Retour au temps de la guerre de Gaules : le Muséoparc d’Alésia

De même que j’avais découvert les heurs et malheurs de la Grande Guerre et de la bataille d’Arras l’an dernier, je me suis dit que passer un week-end dans le coin d’Alésia était peut-être l’occasion de me pencher sur l’histoire de la guerre des Gaules qui, avouons-le, ne m’a jamais passionnée.

Ce qui m’a attiré c’est d’abord l’architecture du nouveau Muséoparc d’Alésia que je trouve assez réussie, mais aussi l’envie d’en savoir plus sur le lieu mythique d’Alésia. Bien qu’on ait longtemps dit qu’on ne savait pas où se situait exactement Alésia, il semblerait que diverses découvertes récentes confirment l’existence d’une bataille de grande ampleur entre Romains et Gaulois non loin de la ville D’Alise-Sainte-Reine en Bourgogne.

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Le Muséoparc d’Alésia: une architecture sympa et originale

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Le musée se compose de plusieurs parties : une exposition temporaire, une exposition permanente sur la bataille d’Alésia mais aussi toute l’histoire des Gaulois et des Romains qui mène à cette fameuse bataille, et une partie extérieure où des ateliers sont proposés. L’exposition permanente demande à elle seule deux bonnes heures et je vous conseille vivement de prendre les audioguides.

J’ai été très contente de cette visite que j’ai trouvée à la fois intéressante, savante et pédagogique. Bref je la conseille à tout mes amis profs d’histoire, ou plutôt de latin qui n’auraient pas les moyens d’aller à Rome mais aimeraient emmener leurs élèves faire une visite historique autour de la civilisation romaine.

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Le dernier champ de bataille d’Alésia c’est cette colline avec es champs de blés et un petit village

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Car le musée ne se contente pas de retracer la bataille d’Alésia : il commence par expliquer le contexte général de la guerre des Gaules,  la rédaction du fameux témoignage de César, mais aussi des modes de vie romains et gaulois au Ier siècle avant J.C. Entre les objets, les vidéos, les cartels et les explications de l’audioguide, la visite est très complète et nuancée ce qui est appréciable sur un tel sujet. J’ai eu l’impression de réorganiser plein de connaissances que je possédais mais que je n’avais jamais reliées les unes aux autres. La dernière partie est en particulier plus que nécessaire puisqu’elle retrace non seulement les découvertes archéologiques mais aussi l’historiographie sur le sujet et la création du mythe gaulois à travers les deux derniers siècles, et notamment lors de la guerre contre la Prusse en 1871 où la France vaincue s’identifiait aux Gaulois vaincus mais valeureux guerriers résistants.

La visite s’achève par une promenade sur le toit de l’édifice avec des cartels qui indiquent les différents lieux de la bataille, on a du mal à y croire aujourd’hui, et une belle vue sur les environs.

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Semur – en -Auxois et sa vieille ville

Villes et villages bourguignons

Entre deux visites culturelles on a tout de même trouvé le temps de se promener dans quelques villages des environs,  qui étaient relativement vides de touristes, ce qui était agréable quoique parfois un peu morne.

En logeant vers Epoisses nous avions aux alentours un certain nombre de villes où nous pouvions trouver une table pour le soir et si nous n’avons pas mangé à Epoisses même, nous avons tout de même pu goûter la spécialité du pays en mangeant un burger à l’époisses dans une vieux restaurant de Semur-en-Auxois.

Mais côté gastronomie c’est à Avallon que j’ai trouvé mon bonheur dans le restaurant « cuisine angeline » qui nous a attiré pour son ambiance tranquille et bon enfant. Il s’agit d’une cuisine du monde qui était vraiment bonne, ça faisait un peu cantine d’habitués,  il faut dire qu’on était affamés. Mais je conseille vivement ce restaurant, même s’il n’est pas un restaurant de spécialités locales.

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Il y avait deux villes que je voulais voir absolument : Semur-en-Auxois dont j’avais un très bon souvenir, et Flavigny pour ses bonbons.

Semur est une ville qu’on aperçoit de loin, impressionnante avec ses hautes tours protectrices et ses ponts qui enjambent la rivière. Ville médiévale elle ne manque pas de charme mais je l’ai trouvée un peu déprimante de l’intérieur avec tous ces commerces vides en attente d’être vendus. Pourtant la population de Semur ne diminue pas, les habitants s’installent aujourd’hui à l’extérieur de la vieille ville, dans des logements neufs. Il reste cependant que Semur est une étape à ne pas passer. La balade en ville puis le long de la rivière suffisant à la faire aimer.

 

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Flavigny n’était pas initialement dans mes plans, mais sa proximité avec le muséoparc d’Alésia ne m’a pas longtemps fait hésité : j’avais envie d’acheter de ces fameux bonbons de l’abbaye de Flavigny que mes parents transportaient régulièrement avec eux lors des longs trajets en voiture.

Flavigny-sur-Ozerain est en effet connue pour plusieurs choses : le village a reçu le label de plus beau village de France, il a été le lieu du tournage du film « Le chocolat » avec Johnny Depp et Juliette Binoche –  qui est un de mes films préféré -, et c’est ici qu’on fabrique les bonbons de l’abbaye de Flavigny. « Un bien bon bonbon » comme l’indique le slogan.

 

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Le village semble étrangement hors du temps, outre la camionnette années 40 qui se trouve à l’entrée de l’entreprise de fabrication des bonbons, le village est encore actuellement un lieu du catholicisme traditionaliste et j’y ai croisé plus de prêtres et de moins que dans toute ma vie – avant d’aller à Assise la semaine suivante. Plus bizarre et désagréable encore, un homme qui sifflait de chez lui « Maréchal nous voilà » avec une fenêtre ouverte sur une place…de quoi mettre légèrement mal à l’aise, j’avais l’impression que la Gestapo pouvait arriver d’un instant à l’autre.

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Pélerinage à la basilique de la Madeleine

En route pour Vèzelay

Pour notre dernier jour j’avais prévu un gros morceau : la mythique basilique de Vezelay, haut lieu de pélerinage, qui surveille la Bourgogne jusqu’à la forêt du Morvan du haut de sa colline. J’avais encore une fois un excellent souvenir de Vezelay, et même si dans mes souvenirs la nef de la basilique était plus blanche, j’ai tout de même retrouvé l’émoi qui avait pu me saisir dix ans auparavant.

Mais avant d’arriver à Vezelay je souhaitais visiter encore un peu de Bourgogne en passant par le village de Montréal puis par la vallée du Cousin pour rejoindre Avallon et enfin faire route vers la basilique.

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Montréal – ancienne ville royale

 

Montréal est un ancien village féodal où aurait vécu la reine Brunehault, reine d’Austrasie et de Burgondie au VI e siècle, et surtout sœur de cette chère Galswinthe qui donne son nom au blog que vous lisez ! Le centre ville aux pierres jaunes s’étend d’une porte à l’autre, des jolies maisons à tourelles se déploient le long d’une rue principale, on n’y croise pas grande monde mais la balade est très plaisante. Je pense même avoir préféré Montréal à Flavigny dans le genre « village français ». Peut-être que c’est son histoire qui me plait davantage, ou la vue qui s’étend sur la plaine, ou encore les jardinets fleuris qui s’alignent sous les fenêtres.

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Nous repartons néanmoins assez vite : direction la vallée du Cousin, ce cour d’eau qui marque la limite d’entrée dans le Morvan. La route qui longe la rivière n’est pas évidente à trouver – si vous venez de Semur il faut passer par Magny puis trouver la route du Meluzien – mais c’est une balade en voiture charmante. Entre les rochers qui forment des gorges quelques rayons de soleil percent à travers les feuilles des arbres et font scintiller la rivière. Le paysage est ponctué de vieux moulins dont certains sont encore en activité. On ralentit pour profiter de ce petit moment hors du temps.

Nous finissons par arriver sur une départementale et quittons le Cousin pour nous diriger vers Vezelay, déjà nous apercevons la basilique qui nous guette. Celle ci se dresse tout en haut du village de Vezelay, au bout de l’unique rue où se suivent ateliers d’artistes et boutiques à touristes. Il faut dire que Vézelay est avec Lisieux l’un des plus gros lieux de pélerinage de France, et ce jour-là en particulier le cloître de la basilique est occupé par des groupes de croyants probablement beaucoup de camps scouts.

 

 

 

Si la ville est déjà occupée sous les mérovingiens c’est à l’époque carolingienne que débute véritablement la vie religieuse, et ce n’est que sous les premiers capétiens, au XIe siècle qu’elle prend l’ampleur qu’on lui connait aujourd’hui. L’abbé en charge de l’abbaye parvient en effet à convaincre ses pairs que l’abbaye possède des reliques de Sainte-Madeleine, Vezelay devient dès lors un lieu de pèlerinage majeur dans l’occident médiéval.

En 1096, le pape Urbain II y prêche la première croisade, on décide alors de l’élévation d’une basilique – sorte d’église avec des privilèges accordés par le pape – mais elle demeure liée à l’abbaye de Cluny jusqu’au XVIIIe siècle.

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La vue depuis Vézelay, tout là bas on distingue le parc du Morvan

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J’étais un peu déçue car la façade et le portail de la basilique étaient en restauration, je me souviens pourtant d’un nartex – en gros l’entrée de la basilique – impressionnant. Mais l’intérieur de l’édifice n’avait rien perdu de sa splendeur. Et par « splendeur » j’entends toujours ce caractère simple mais saisissant des églises romanes. La nef bicolore, les chapiteaux tous différents, ces immenses et fines colonnes qui portent le regard autant à l’horizontal qu’à la verticale, l’impression de calme et de luminosité qui abrite le lieu…tout me plait à Vézelay.

Mais le spectacle ne s’arrête pas à la basilique, le jardin qui s’étend à l’arrière, dont la vue porte jusqu’au Morvan et qui permet d’embraser d’un regard presque toute la Bourgogne, est un lieu parfait pour pique niquer et faire une halte avant de repartir pour d’autres aventures. Nous décidons en redescendant de nous arrêter prendre une bière pour conclure en beauté ce week-end…mal nous en a pris, les prix à Vézelay se rapprochent dangereusement de ceux de Paris ce qui a diminué nettement notre satisfaction.

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Balade matinale dans le château d’Epoisses

Enfin il est temps de repartir, un dernier regard à la Bourgogne et nous nous dirigeons ) travers les collines vers l’A6 qui nous ramène chez nous. Ce week-end en Bourgogne a achevé de me convaincre que la région était trop riche pour en avoir fait le tour si vite, et je lorgne déjà vers des séjours dans le Morvan, ou plus au sud encore vers Macon et la roche de Solutré. Mais plus pratique encore j’aimerai découvrir la ville d’Auxerre et me rendre au château de Guédelon pour voir l’avancée des travaux…bientôt peut-être !

Janvier en blanc et gris

Le mois de janvier a été froid à Paris, froid et gris. Il parait qu’on n’a vu le soleil pas plus d’une minute par jour et le moral des gens s’en est parfois ressenti. En ce qui me concerne j’étais trop occupée par mes révisions pour vraiment m’en apercevoir, je n’ai compris que le soleil m’avait manqué que quand il est réapparu. Et Boudiou ce que ça faisait du bien !

Tout hivernal qu’il était mon mois de janvier a été rempli de découvertes, culturelles évidemment, car quoi de mieux que de plonger sous la couette avec un bouquin quand il pleut, ou arpenter les salles tamisées des musées pour se réchauffer ?

 

 

 

Il parait que ce qu’on fait le premier jour de l’année est à l’image de l’année qui va se dérouler, et cette année je l’ai voulue culturelle. Malgré le froid et le vent j’ai réussi à convaincre mon copain de sortir le 1er pour nous rendre au Palais de Tokyo où se tenaient les derniers jours de l’exposition « carte blanche à Saraceno » ; arrivés devant le musée, la longue queue qui longeait le bâtiment m’a vite fait déchanter : hors de question que je fasse la plante pendant une heure dans le froid. Il a donc fallu trouver un plan B, il se trouvait à quelques mètres à peine : le musée national des arts asiatiques Guimet !

 

 

 

 

Départ pour l’Asie: voyage au Musée national des Arts asiatiques

Il n’y avait personne pour visiter l’exposition « l’ère Meiji » et j’ai eu la bonne surprise d’avoir droit à une seconde entrée dans les dix jours pour aller visiter les collections permanentes. L’exposition Meiji m’a rappelé combien l’art japonais était fin et élégant ; j’avais envie de tout peindre et tout photographier, j’étais presque en extase devant les laques et les paravents. Bref c’était BEAU !

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Une semaine plus tard alors que mon amie Margot du blog Les voix vibrantes s’envolait pour la Thaïlande j’ai décidé de ne pas être en reste et de voyager un peu aussi en passant ma pause midi à déambuler dans les galeries d’Asie du sud-est et du sous-continent indien dans ce même Musée Guimet. Armée de mon appareil photo cette fois ci, j’en ai profité pour essayer de photographier ces objets qui font rêver et ça m’a permis de les peindre en aquarelle ensuite. A noter : faire des photos au musée est finalement une bien bonne idée, ça prolonge la visite.

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Le musée Guimet est en train de devenir un de mes musées préférés. On se prend pour Alexandra David-Neel en se promenant parmi les bouddhas, on admire les représentations multiples de Shiva et Brahma, on se pâme d’admiration devant les statuettes chinoise du début du Moyen-Âge. J’étais alors presque seule au musée et j’ai quitté l’espace d’une bonne heure ce Paris gris pour partir sous des cieux chargés d’une histoire et d’une spiritualité qui me sont inconnues.

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Le 1er dimanche du mois, c ‘est musée – La cité de l’architecture et du patrimoine.

Pour poursuivre mon odyssée des musées on a décidé avec Jéromine de profiter des premiers dimanches du mois gratuits pour voir un maximum de lieux (musées ou châteaux) ; nous nous sommes donc retrouvées ce premier week-end de l’année devant le palais de Chaillot pour y visiter la cité de l’architecture.

Des années que je voulais me rendre dans ce musée et je n’ai pas été déçue : si vous n’avez que quelques jours à passer en France je vous le conseille vivement. Dans ce musée on trouve les plus grandes œuvres architecturales de France à l’échelle 1/1 : la plupart des moulages médiévaux ont été faits au cours des XIXe et  XXe siècles et il est plaisant de pouvoir admirer la chartreuse de Champmol à côté du tympan de la cathédrale de Chartres sans avoir à faire 500 kilomètres. Même si ces œuvres prennent une autre dimension dans leur lieu originel, elles sont bien mises en valeur et on peut plus facilement en admirer les détails.

La seconde partie du musée, à l’étage, concerne le patrimoine architectural plus moderne : art nouveau, Le Corbusier, le centre Pompidou. On y trouve surtout des maquettes et je suis toujours aussi surprise de trouver certains bâtiments superbes en maquette et assez moches en réalité.Le gros plus de cet étage c’est la visite grandeur nature d’un appartement de la cité radieuse de Marseille, je ne suis pas une fan de l’architecture de Le Corbusier mais ça m’a donné envie de connaître mieux son travail et de me rendre à la villa Savoye à Passy.

 

 

 

 

 

Lecture – Leigh Bardugo et la trilogie Grisha

En période de révision c’est toujours agréable d’avoir une activité pour s’aérer totalement l’esprit : du sport, une bonne série à regarder ou encore un bon bouquin pas prise de tête. Pour moi ce fut la trilogie Grisha de Leigh Bardugo, un récit de fantasy jeunesse dans lequel on se plonge facilement et qu’on lâche difficilement.

 

Synopsis : Dans le royaume de Ravka en guerre contre ses voisins depuis des décennies Alina et Mal, deux orphelins recrutés dans l’armée, rejoignent le camp militaire de Kribirsk avec pour mission d’entrer dans le Fold – cette immense mer de néant qui divise le royaume en deux et l’affaiblit jour après jour. Lors de cette traversée, leur navire est attaqué par des volcras, ces bêtes sauvages qui vivent dans le Fold, mais Alina parvient à les repousser et à sauver l’équipage. De retour à Kribitsk la nouvelle se répand vite et parvient jusqu’aux oreilles des Grishas, les magiciens de l’armée, et de leur chef : le Darkling. Qui est Alina ? Son pouvoir pourrait-il enfin permettre de réunir le royaume et sauver Ravka toute entière ?

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L’histoire n’a rien de bien original, une orpheline qui se découvre un pouvoir super puissant et qui va potentiellement sauver le monde et pourtant tous les détails qui en font une bon récit sont présents. Un monde magique qu’on apprend à connaître peu à peu, des personnages ambigus qui feront douter l’héroïne plus d’une fois, des légendes et des contes oubliés qui deviennent réalité, Leigh Bardugo parvient à créer un monde cohérent qui laisse au lecteur une grande part d’imagination. Les péripéties sont bien dosées et souvent intrigantes, l’évolution des personnages paraît parfois un peu lente mais on prend plaisir à découvrir leurs caractères, et les histoires amoureuses, bien que clichées, font toujours battre mon petit cœur de jeune fille. En gros on sait ce qu’il va se passer mais on éprouve toujours autant de ravissement quand ça arrive !

J’ai adoré le monde de Leigh Bardugo, qu’elle fait naître dans la trilogie Grisha et qu’elle poursuit dans Six of Crows. Ravka est une sorte de Russie légendaire, terre millénaire constamment en guerre qui est aidée par le pouvoir des Grishas, ces sorciers maîtrisant la matière, le corps humain et les éléments et qui sont pourchassés dans les autres pays pour leurs pouvoirs effrayants. Les Grishas demeurent néanmoins des humains en proie à la jalousie, l’orgueil et l’avidité, et dont on apprend peu à peu l’histoire.

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Même si l’auteur ouvre de nombreuses portes et des possibilités infinies pour le lecteur de s’imaginer d’autres histoires, la trilogie Grisha comporte bien une fin qui nous rend un peu nostalgique lorsqu’on referme la dernière page.

Rédigée à la première personne du point de vue d’Alina, l’écriture comporte quelques défauts : malgré un style parfois simple qui s’adresserait plutôt à des pré-adolescents, les questionnements de l’héroïne portent par moments sur des sujets qui toucheraient plus les 15/16 ans. L’auteur a sans doute eu du mal à se positionner, ce problème ne se pose plus dans Six of crows qui s’adresse davantage à un public « young adult ». En voulant dévoiler toutes les dimensions de ce nouveau monde l’auteur oublie de donner de la consistance à certaines d’entre elles : c’est le cas pour la partie historique et relations internationales du Royaume de Ravka qui n’est pas assez aboutie à mon goût.

Qu’on soit adolescent ou adulte, si on aime la fantasy on passe un très bon moment en compagnie d’Alina et des Grishas et on a hâte de se plonger dans les autres romans de cette auteure se déroulant dans le même univers.

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Des bibliothèques un peu, beaucoup, à la folie.

En janvier je me suis enfin bien amusée à vous faire découvrir sur instagram les plus belles bibliothèques du monde. Du Trinity college à la bibliothèque de Rio les bibliothèques sont souvent des bijoux d’architecture intérieure qui donnent envie de se replonger dans les études seulement pour fréquenter ces superbes salles remplies de bouquins du sol au plafond.

Par la même occasion j’ai pris plaisir à exhumer les vieux bouquins que nous avions dans les propres fonds de notre bibliothèque et j’ai super envie d’en apprendre plus sur la reliure, le papier, l’écriture, l’édition, bref tout ce qui concerne le monde du livre et que j’ignore encore pour cause de pas d’études dans ce domaine là.

 

 

 

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Ce bilan du mois de janvier est enfin fini, mieux vaut tard que jamais, et je vais m’atteler le plus vite possible à rédiger celui de février…qui sait, j’arriverai peut-être à le publier avant la fin du moi de mars !

BILAN 2018

Avant de me mettre à cet article marronnier de début d’année je me suis penchée sur celui de l’année précédente que j’avais eu du mal à rédiger : entre les nouvelles peu joyeuses et la perspective du chômage j’avais tout de même réussi à sortir le positif de cette année et j’entrais pleine d’envie et d’espoir en 2018. Je sais que cette année n’a pas été une joie pour tout le monde mais je suis assez satisfaite pour ma part de voir ce que j’ai accompli par rapport à ce que j’avais prévu. Alors petit résumé de 2018 avant de se lancer dans cette nouvelle année.

Pour le choix des photos j’ai lâchement piqué  à mi-fugue, mi-raison l’idée de prendre les photos qui résument LE MEILLEUR de l’année à la place d’un déroulement chronologique comme habituellement.

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MEILLEURES RANDONNÉES – Un petit tour dans les Calanques pour profiter de la fin de l’été
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MEILLEURES RANDONNÉES – Pas aussi longue ou impressionnante que les ascensions de volcans, la randonnée de LA TORRE a Todos Santos est TRES agréable et vous m’y voyez en bien meilleure forme que sur l’Acatenango. (Et on a vu sur tous les volcans)

Voyages : du bout du monde et du juste à côté.

On peut dire que l’année a commencé fort : un vol pour Cancun dès le 10 janvier avec un retour prévu deux mois plus tard. Le planning était exotique et enthousiasmant : le Yucatan, le Belize, le Guatemala et le Mexique à nouveau. Comment ne pas trouver l’année 2018 enrichissante quand j’ai pu avoir la chance de vivre autant d’expériences nouvelles en si peu de temps ? Ce voyage a tenu toutes ses promesses et même plus encore : je suis partie un peu réticente, me demandant si je faisais bien de quitter ma famille et mon copain pendant si longtemps, sans compter que ma sœur était dans ses derniers mois de grossesse et je prenais le risque de rencontrer mon neveu tardivement s’il décidait de présenter sa petite tête avant terme. Je me suis donc envolée le cœur lourd après une grosse nuit de pleurs mais néanmoins persuadée que ce chagrin serait surpassé par toutes mes prochaines découvertes. Un bon pari.

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MEILLEURS MONUMENTS:  Jouer à Indiana Jones entre les lianes et les ruines Mayas.
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MEILLEURS MONUMENTS – Les pyramides de Monte Alban aux abords de Oaxaca

2018 ça a donc été la découverte de l’Amérique centrale, de la culture Maya, des eaux bleu turquoise du Yucatan, de la jungle, de ce pays si incroyable qu’est le Belize. Ça a aussi été mon premier trek aussi difficile et en si haute altitude, moi qui voulais me mettre à la randonnée j’ai été servie par ces deux jours sur le Volcan Acatenango ! Enfin j’ai eu mon lot d’expériences géologiques et animales : première éruption volcanique au Guatemala, premier tremblement de terre à Oaxaca – et pas un petit puisqu’il était à 7 sur l’echelle de Richter -, et le plus inoubliable : la découverte dela  bioluminescence, ce phénomène incroyable qui nous emporte droit dans un film Disney. Oui je me suis prise pour Ariel l’espace d’un instant.

J’aurai encore mille choses à raconter sur ce voyage et je n’ai d’ailleurs toujours pas fini d’écrire les articles à ce propos, promis je m’y attelle aussi vite que possible.

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MEILLEURES PLAGES – Xpu-Ha à Playa del Carmen
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MEILLEURS PLAGES – LA côte d’Opale et ses longues étendues de sable

Comme je l’avais prévu l’an dernier j’ai poursuivi ma découverte de la France, et je continue de penser que notre pays regorge de trésors dont la plupart ne se trouvent qu’à quelques heures de chez nous. J’ai passé beaucoup de temps dans le nord : j’ai adoré visiter le Bassin-Minier et en apprendre plus sur l’histoire sociale de cette région, et j’ai découvert la beauté de la côté d’Opale lors d’un week-end un peu improvisé en mai. J’ai déjà hâte de retourner dans ce coin-là pour me balader sur la côté ou me rendre à la piscine-musée de Roubaix. Vous l’aurez deviné, le nord est un immense coup de cœur !

Emballées par notre week-end à Veracruz pendant le festival nous avons décidé avec Jéromine de nous organiser des weekends autour d’événements précis. Nous avons réussi à partir deux weekends: la première fois pour le festival interceltique de Lorient au début du mois d’Août – je rêvais de voir la grande parade et je n’ai pas été déçue du spectacle -, la seconde fois pour nous rendre au Rendez-vous du Carnet de voyage à Clermont-Ferrand. Sans poser de jours et avec des billets de train pas chers nous avons vu combien il pouvait être facile de découvrir de nouveaux coins de France et je compte bien réitérer cette année. Entre Metz, Reims, Nantes, Avignon…je ne manque pas d’idée pour l’année qui vient !

Enfin je suis retournée dans deux pays européens : l’Italie, pour voir la famille, et la Norvège sur un coup de tête.

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MEILLEURS SPOTS – Un restaurant israélien avec vue sur le lac Atitlan. De quoi passer ses journées à papoter sans se lasser.
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MEILLEURS SPOTS – Un hamac au bord du Lac Peten Itza et une bonne journée de farniente.

Et le stress ça va mieux ?

Si je ressens globalement une plus grande tranquillité vis-à-vis de ma recherche de travail ce n’est toujours pas le top. Je suis sortie de ce grand voyage avec plus de confiance en moi, d’abord parce que savoir que je m’en sors et que j’arrive à m’adapter même perdue au fin fond du Belize me rappelle que j’ai des atouts et que je ne suis pas juste une grosse nulle ; ensuite parce qu’encore une fois je savais au moins où diriger mes recherches à mon retour en France. Je n’ai d’ailleurs pas mis  longtemps avant de retrouver un emploi, pour un an cette fois-ci, ce qui m’a permis pour la première fois de faire des projets à plus long terme et de souffler un peu.

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MEILLEURS FESTIVALS – L’interceltique de Lorient et sa grande parade.
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MEILLEURS FESTIVALS – Le Carnaval de Veracruz et ses mille écoles de danses qui défilent.

J’ai commencé à préparer plus sérieusement les concours de la fonction publique et même si je n’ai que peu de chance de les avoir je dois dire que je suis assez fière d’avoir réussi à m’y mettre de façon plutôt régulière alors que j’étais au chômage. J’avoue même avoir beaucoup aimé me replonger dans des livres et apprendre de nouvelles choses tant sur les bibliothèques que sur la philosophie, la culture, la sociologie.

Malgré de fréquentes crises d’angoisse force est de constater que maîtriser mon planning et ne dépendre que de moi chaque jour ne m’a pas empêcher de travailler et je suis particulièrement fière de me découvrir apte à m’imposer des règles et une routine. Là où le bât blesse c’est que ces révisions se sont avérées bien plus difficiles à partir du moment où je faisais 35h par semaine. Alors que les dates fatidiques approchent et que je ne suis pas prête du tout j’ai beaucoup de mal à prendre du recul et à travailler correctement.

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MEILLEURS LEVERS DE SOLEIL – 3976m sur l’Acatenango, ça valait bien ces deux jours de marche!
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MEILLEURS LEVERS DE SOLEIL – Sur le “nez de l’Indien” pour un réveil au milieu des volcans, surplombant le lac Atitlan. (PS: un mi-fugue et une mi-raison se cachent sur cette photo. Saurez vous les retrouver?

Mon ambition pour l’année à venir est de parvenir à relativiser et ne prendre que ce qu’il y a de bien dans mon travail. J’aime toujours autant découvrir ce travail de bibliothécaire et j’espère pouvoir faire des formations sur des sujets que je ne maîtrise pas du tout. Peu à peu je me sens plus légitime dans ces missions et ça me plait d’imaginer une carrière dans ce milieu. Même si je crains toujours que mon contrat ne soit pas renouvelé, cette possibilité m’effraie moins qu’avant. Je m’en sortirai bien !

De réflexions en révoltes

Cette année fut aussi celle de nombreux questionnements : sur la cause des femmes et sur l’environnement principalement. Lire des ouvrages féministes, voir cette cause prendre de l’importance sur les réseaux sociaux et dans l’espace public, manifester son mécontentement et son besoin de changement lors de la marche violette. De podcasts en discussions cette cause féministe a sans nul doute pris plus d’importance dans ma vie. La naissance de mon neveu m’a aussi questionné sur l’éducation des garçons, sur l’homme que j’aimerais qu’il devienne – même si avec sa super maman et son super papa je doute qu’il puisse devenir un gros machiste – et j’en sors pleine d’espoir, avec l’impression de pouvoir agir tout de même, à mon petit niveau.

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MEILLEURS MOYENS DE TRANSPORTS – 6h de train entre Oslo et Bergen, et la Norvège plus belle que jamais.
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MEILLEURS MOYENS DE TRANSPORT – Les Chicken Bus qui vous baladent de la frontière Mexicaine au Guatemala en passant par le Belize.

L’environnement me pose plus de problème car cette cause entre en contradiction avec mon mode de vie : les voyages. J’aime voyager et c’est le sujet de mon blog. Mais en prenant mes billets pour la Norvège en octobre j’ai éprouvé une immense culpabilité qui ne s’efface toujours pas, même si je paie pour replanter des arbres j’ai bien conscience que je dois changer les choses. Ai-je le droit de faire l’apologie des grands voyages sur mon blog alors que cela promeut un mode de vie non écologique ? Dois-je simplement cesser de voyager ? Ou est-ce que ce que je produis en déchet n’est rien par rapport aux émissions des grandes industries ? Dois-je enfin me priver parce que ceux qui devraient se limiter ne le font pas ?

Sans trouver de réponse à ces questions j’ai néanmoins tenté de m’améliorer sur d’autres plans : acheter plus d’éthique ou de local en ce qui concerne les vêtements, manger beaucoup moins de viande, acheter du bio, participer aux marches pour le climat etc…

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MEILLEURS PAYSAGES – Sans savoir pourquoi je suis tombée en amour de cette route italienne avec vue sur les champs de blé du Tavoliere
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MEILLEURS PAYSAGES – “Majestueuse” c’est l’adjectif qui me semble le plus approprié à la Norvège, aussi belle en automne qu’en été.

J’ai aussi redécouvert les joies du voyage en train en Norvège et nul doute que si je disposais de plus de vacances je choisirais ce moyen de transport autant que possible : j’envisage par exemple le train pour me rendre en Italie cet été, et je souhaite promouvoir les voyages en France pour cette raison simple qu’ils polluent globalement moins. Il reste difficile de trouver un modèle idéal et de se poser la question de l’existence même de son blog et sa source de créativité, je serais donc ravie d’avoir vos avis à ce sujet !

Se faire du bien

J’avais souffert l’an dernier de ne pas avoir réussi à me rendre au sport de façon régulière et surtout avec plaisir. Je n’ai pas forcé les choses cette année et j’ai simplement décidé de laisser tomber. Même si le test de danse tahitienne avec Vai m’a beaucoup plu je n’ai pas le temps pour le moment, cette activité reste dans un coin de ma tête pour plus tard.

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MEILLEURS COUCHERS DE SOLEIL – Une longue plage avec personne sur la côté pacifique, des vagues qui s’écrasent sur le sable et  une belle lumière dorée. Bienvenue à Chacahua.
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MEILLEURS COUCHERS DE SOLEIL – Depuis le balcon de mon village en Italie. La Vallée de Liri prend un aspect enchanteur.

En ce qui concerne la culture je n’ai pas fait de grandes découvertes cette année : comme toujours j’ai du mal à sortir de chez moi l’hiver pour aller au cinéma et les concours ne me permettent pas d’avoir une grande activité littéraire. J’ai pourtant répondu à une offre pour faire partie, bénévolement, d’un comité lecture jeunesse. Même si je ne peux pas encore m’investir autant que je le voudrais  je suis assez contente de savoir que je vais devoir chroniquer régulièrement des livres  ce que j’adore faire pour le blog – et que je vais garder un pied dans la littérature jeunesse, ou plutôt ado, que je connais encore mal.

Pour 2019 ma résolution est d’accorder toujours plus de place à la culture dans ma vie : livres – je me suis inscrite sur goodreads et je passe mon temps à ajouter des idées lectures, cinéma, spectacles mais aussi musées. On a d’ailleurs décidé avec Jéromine de profiter des premiers dimanches de chaque mois pour découvrir de nouveaux musées nationaux.

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MEILLEURES VILLES – Oaxaca au centre du Mexique, ville coloniale vivante et agréable à vivre.
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MEILLEURES VILLES – Bergen sous le soleil. Les rues adorables, les randonnées à deux pas du centre ville et une excellente soupe de poissons!

Enfin cette année se faire du bien c’était surtout rester chez moi, à deux ou en famille. Parce qu’aussi niais que ce soit, cette année est devenue fabuleuse en partie grâce à mon neveu. Je ne suis même pas mère et pourtant j’hallucine d’éprouver autant d’amour pour un être humain, je l’adore, je passerais des heures à l’avoir dans les bras – enfin non parce qu’il devient lourd -, je trouve ça passionnant de le voir évoluer, apprendre peu à peu les choses, découvrir le monde. Et même si parfois j’avoue que je suis jalouse de ne plus avoir ma sœur rien que pour moi, c’est assez merveilleux de sentir tout cet amour en soi. Voilà, chapitre niaiserie clos ! Je vous promets !

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MEILLEURS MUSEES – La mine de Lewarde près de Douai, une plongée dans le monde minier du Nord-Pas-De-Calais.
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MEILLEURS MUSEES – Le musée Folklorique d’Oslo. Meilleur moyen pour faire un voyage historique en Norvège quand on a très peu de temps.

QUID DE PREVU POUR 2019 ?

Je n’ai rien de particulier qui soit prévu pour 2019, je ne suis pas sûre d’avoir le temps de publier beaucoup sur le blog mais je continuerai à faire du microblogging, c’est certain. Comme mon avenir reste encore incertain je ne prévois pas de grandes choses ou de grandes vacances mais des weekends autant que possible. Je vais tenter de faire un trek en France, moi qui en parle depuis si longtemps j’aimerais enfin me confronter à ce projet. Si vous avez des idées je suis d’ailleurs preneuse : cela se fera sûrement à la fin du mois de mai sur 3 ou 4 jours, et mon niveau de marche est loin d’être excellent.

Je souhaite surtout profiter de la vie quotidienne, du retour de Jéromine à Paris pour enfin sortir toutes les deux, après avoir passé plusieurs années à se fuir l’une, l’autre ; J’ai prévu cette année de tester des restos, me prélasser dans mon canapé ou mon lit, admirer les bâtiments parisiens en allant au travail, faire des soirées jeux. Comme on dirait à la Nouvelle-Orléans, cette année  je souhaite laisser le bon temps rouler.

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MEILLEURS SELFIES – 1er jour en bateau pour Isla Mujeres. Je ne m’arrête pas de rire en regardant ce selfie (parce que c’est un sacrément bon souvenir quand même)

 

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MEILLEURS SEFLIES – LA plage de Chacahua au coucher du soleil!

Pour finir je vous donne les quelques chiffres du blog:

Cette année plus de 8000 visiteurs sont venus, même si c’est bien peu c’est tout de même quatre fois plus que l’an dernier (2500 visiteurs) et ça aurait sans doute pu être davantage si je n’avais pas cessé de publier à partir de septembre. Mes vues ont drastiquement chuté mais tant pis, je n’avais pas le temps pour rédiger des articles et traiter les photos.

Les visiteurs viennent principalement de France, du Monténégro, de Belgique et d’Italie.

Les articles les plus lus sont toujours les mêmes: le Monténégro et l’Italie. Ça m’embête un peu parce qu’ils commencent à être datés, j’espère que les infos données ne sont pas obsolètes.

 

 

 

 

Antigua – la plus belle ville d’Amérique?

Une ville colorée, entourée de superbes volcans et assez sympa par y faire une halte prolongée ? J’ai nommé Antigua, ancienne capitale du Guatemala et aujourd’hui capitale de ceux qui veulent faire un stop de plusieurs mois pour apprendre l’espagnol.

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Quand on pose enfin nos fesses après deux jours de randonnée sur le volcan, on est plus que contentes d’être enfin dans une ville à taille humaine où on va pouvoir se reposer. Antigua nous a charmées dès notre arrivée dans la nuit l’avant-veille avec ses pavés qui font vibrer la voiture, ses maisons basses dont on perçoit déjà les couleurs, ses petites échoppes fermées à cette heure mais qui donnent déjà envie de s’attabler:  rien à voir avec Guatemala City, la capitale, connue pour être plutôt dangereuse et que nous avons traversée quelques heures plus tôt sous les recommandations d’une Guatémaltèque super inquiète pour nous. La ville semblait tentaculaire et pauvre, on nous a presque interdit de sortir du taxi. Bref on n’a pas eu très envie de s’attarder.

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De retour du trek on fait l’effort de ne pas se recoucher tout de suite et de vite ressortir pour arpenter la ville, faire quelques emplettes et se poser pour déguster un cappuccino – qui avait un vrai goût de cappuccino – en écrivant ENFIN quelques cartes postales. Du Zocalo avec ces belles arcades à l’Eglise de la Merced, du marché à la colline Cerro della Cruz, on aura marché pendant plusieurs heures sans vraiment se lasser de la beauté de cette ville.

Fondée en 1543 par les Espagnols, Antigua est vite devenue le siège d’un territoire immense s’étendant du Chiapas au Panama – c’est-à-dire toute l’Amérique centrale. Malheureusement deux violents séismes la ravagent au XVIIIe siècle et la capitale est transférée à Ciudad de Guatemala.

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Il reste encore de nombreux vestiges des divers séismes qui ont touché la ville : certains monuments sont en ruine, les murs ont tendance à s’effriter, mais ça ne fait que rajouter du charme et de l’harmonie à l’ensemble de la ville. Bâtie selon un plan à la Millet, comme à New-York et dans les grandes villes américaines, il n’est pas difficile de se repérer dans la ville.

Les monuments les plus emblématiques sont bien entendu l’église de la Merced, cette superbe église jaune qui date du XVIe siècle; on peut rentrer dans le cloître et avoir une vue sur les toits de la ville. Comme toujours l’ambiance y est particulièrement calme et reposante et tranche avec la menace des volcans qui entourent la ville.

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Du bleu, du rouge, du vert, du jaune ; je n’avais jamais mis les pieds dans une ville coloniale et je n’ai pas été déçue, j’ai particulièrement apprécié la façon dont les grandes enseignes de type MacDo se fondaient dans l’architecture. Pas de bâtiments qui dénotent, tout est harmonieux sans pour autant faire trop ville musée. Antigua a été inscrite au patrimoine de l’Unesco en 1979 ce qui explique que les constructions soient contrôlées.

Antigua est une ville très fréquentée par les touristes et peut paraître un peu artificielle, il lui reste pourtant un petit quelque chose qui la rend vivante. Certes les cafés et restaurants sont agencés aux goûts des touristes et surtout des étudiants qui viennent ici faire des stages de langue, mais on croise également des Guatémaltèques qui se rendent au collège avec leurs uniformes, d’autres qui s’en vont au marché ; les « chicken bus » traversent la ville, tous aussi colorés les uns que les autres. Antigua n’a pas encore complètement perdu son âme, et ça fait du bien.

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Si c’est le volcan Agua qui surplombe la ville on peut de nuit apercevoir les flammes du Fuego depuis la terrasse de certains restaurants. De manière générale la ville est un bon point de chute pour ceux qui voudraient s’essayer à plusieurs treks et/ou randonnées. Le volcan Pacaya, que l’on ne voit pas depuis la ville, peut aussi faire l’objet d’une randonnée de seulement deux heures pour une superbe vue.

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Ragaillardies par ces pérégrinations citadines nous voila prêtes à repartir à l’aventure, enfin pas totalement parce que nos jambes ne nous portent encore pas bien loin, les conséquences du trek se font sentir et c’est plutôt avec une envie de farniente que nous prenons la route pour notre prochaine étape : le lac Atitlan !

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Chronique parisienne – L’été indien loin de Paris

Ca fait un mois que je suis revenue de vacances et trois semaines que j’ai repris le boulot. On pourrait croire que c’est bon, le train train quotidien est revenu mais jusqu’à cette semaine il était encore difficile de se croire vraiment de retour et de se remettre dans la bain.

Comme pour beaucoup d’entre vous – j’en suis sûre – septembre signifie pour moi le début d’une nouvelle année. J’ai toujours été excitée par les derniers jours d’août, ceux avant la rentrée des classes où on allait acheter ses fournitures, choisir ses cours à la fac et où on prenait de bonnes résolutions pour mieux travailler, faire du sport, se coucher plus tôt etc… Cette année aussi j’ai pris quelques résolutions mais je me suis mise d’accord avec moi même pour ne les mettre en application qu’à la toute fin de l’été : le 21 septembre !

Pourquoi procrastiner tant ? D’abord parce qu’avec deux weekends prévus en France je me sentais encore en vacances, et enfin parce que la météo parisienne semblait d’accord avec moi : il a cessé de faire beau et chaud le 21 septembre très précisément. Et moi tant que je suis en sandales / robe à fleurs et que je vais boire des verres en terrassess après le boulot, c’est que je suis encore en vacances ! Voici un petit récapitulatif de cet été indien entre Paris et le reste de la France.

1. Des vacances prolongées en Normandie

Quoi de plus agréable que de prolonger ses vacances avec des weekends qui permettent d’être un peu dépaysé et de souffler ? Depuis le temps j’ai commencé à comprendre que le mois de septembre était l’un des meilleurs mois pour voyager, même si cette année on se serait plutôt cru en août. A peine rentrés d’Italie nous sommes repartis avec ma moitié (pas Jéromine, l’autre moitié, celle avec qui je vis) pour la Normandie. Ça fait quelques années que je vous vante les mérites de la Normandie pour un weekend de dernière minute, ce court séjour confirme ma vision de cette région : il y a tant de choses à y découvrir, et la vie y est douce, même quand il pleut !

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Les maisons de bois de Pont-Audemer

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Pour ce weekend on a posé nos valises à Pont-Audemer, une charmante ville coincée entre le Pays d’Auge, la côte Fleurie et le marais-vernier. Je ne vous dévoile que quelques photos car je ne désespère pas d’y refaire un séjour bientôt pour visiter plus en profondeur le département de l’Eure et faire, comme je l’ai déjà fait ici, de petits miscellanées de choses à voir en Normandie. On en a profité pour aller voir l’estuaire de la Seine, pour manger dans un super restaurant qui ne payait pas de mine, avant de filer vers le Pays d’Auge en passant par Pont l’Evêque.

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Le Phare qui surplombe l’estuaire de la Seine. Aujourd’hui fermé il devait être bien utile, perché sur son éperon rocheux.

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2 . Une pause soleil et rando bienvenue en Provence

Autre weekend, autre ambiance : j’avais enfin réservé mes billets pour rendre visite à une amie à Marseille mi septembre. Pour la première fois de ma vie j’ai posé mon vendredi et découvert la joie des weekends de trois jours. Coup de chance le beau temps était au rendez-vous et la mer encore assez chaude pour que je profite d’un dernier bain avant l’été prochain. Au programme de ce weekend : randonnée et visite culturelle.

Je suis revenue encore une fois subjuguée devant la beauté des paysages de la Provence, des Alpilles à la route des crêtes en passant par la Montagne Sainte-Victoire. J’ai très hâte d’y retourner pour d’autres randos et d’autres visites. Je ne connais ni Aix, ni Avignon, ni la Camargue et j’aimerais découvrir les calanques de Marseille et celles de La Ciotat désormais.

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la profonde calanque de Port-Miou et le cap canaille au loin

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3. Découvertes culturelles : cap sur l’Amérique

J’ai découvert assez peu de choses ce dernier mois, préférant écouter ou lire des valeurs sûres, avec une ambiance ou des thèmes que je connais et dans lesquels j’avais envie de me replonger.

Côté lecture j’ai dévoré la suite de la trilogie de Frison Roche – “La Grande crevasse” et “Retour à la montagne” – dont je parlerai sûrement dans un nouvel article sur la littérature de montagne. J’étais bien dans les alpages de Chamonix à m’imaginer me préparer pour une grande course dans les plus hauts sommets d’Europe. J’ai eu du mal à en redescendre.

Suivant les conseils d’une amie, et parce que la couverture me donnait envie je me suis aussi procuré le dernier numéro de la revue America, créée par François Busnel, le présentateur bien connu de La Grande Librairie. Si vous ne connaissez pas le principe le voici : François Busnel est un spécialiste de la littérature américaine, il est connu en particulier pour avoir mené de longs entretiens avec les grands écrivains américains contemporains. Lors de l’élection de Donald Trump il décide de créer sa propre revue qui durera le temps du mandat du nouveau président, et sera publiée tous les trimestres. 16 numéros en 4 ans pour tenter de comprendre et d’expliquer l’Amérique à travers sa littérature, mais pas seulement.

C’est sûrement la variété des articles de ce magazine qui m’a plu : articles de société, de politique, sur les séries, les films, et bien sûr la littérature. Les auteurs qui participent à America ne sont pas non plus inconnus : une chronique d’Augustin Trapenard, un article de fond signé Leila Slimani, de belles Culottées outre-atlantiques proposées par Pénélope Bagieu, etc. Il y a à la fois beaucoup à lire et à apprendre, et la qualité du papier, des photos, de l’écriture en font un objet qu’on prend plaisir à bouquiner dans son canapé. J’ai, en prime, découvert toute une littérature que je connais bien mal et j’ai désormais mille envies de lectures américaines.

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Auditorium de Vincennes – conférence écologique sur la relation de l’homme avec la nature

Pour finir le festival America se tenait ce weekend, comme chaque année, à la mairie de Vincennes. 3 jours de conférences, de débats, de dédicaces avec les plus grands auteurs des Etats-Unis, du Mexique ou du Canada, mais aussi des auteurs français. Je m’y suis rendue mais le temps de comprendre le fonctionnement je n’ai pu voir qu’une conférence, à propos de l’homme et de la nature, très intéressante, qui donnait envie de fouiller un peu plus le sujet et surtout d’aller lire les livres des trois intervenants !

Et maintenant ?

Et bien maintenant il est temps de s’y remettre. Le soleil est parti, la pluie est arrivée et l’automne avec elle. Ça signifie que les weekends seront rythmés par un peu plus de travail – je vais encore essayer cette année de passer un concours, à l’usure je finiraissûrement par en avoir un. On se propose avec l’archivoyageuse de tester les meilleurs cafés dans lesquels réviser. J’ai commencé un bullet journal qui ressemble plutôt à un agenda pour mieux m’organiser, prévoir mes articles de blog par exemple et être plus régulière.

Enfin j’annonce aussi fièrement qu’à partir de la semaine prochaine je participe à un comité lecture jeunesse avec la revue Lecture Jeune, je suis super contente de pouvoir me plonger davantage dans cette littérature souvent décriée et de pouvoir continuer à rédiger des critiques de lectures.

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Première escapade au pays du goûter: retour au classique Mamie Gateaux dans le 6e

Pour ce qui est des voyages il y en aura sûrement moins cette année que l’année précédente, j’espère cependant m’organiser régulièrement des sorties à la journée ou sur deux jours. J’ai d’ailleurs déjà réservé un weekend d’Octobre pour le festival d’histoire de Blois, et surtout nous partons à Clermont-Ferrand en novembre pour voir le Rendez-vous du carnet de voyage…En espérant avoir fini mon carnet d’ici là !

Je crois que ma bonne résolution de cette année est surtout celle-ci : ne pas essayer de tout faire car ce n’est pas possible. Il n’est pas dit que j’arrive à la tenir mais je vais m’y employer, sans laisser tomber le blog BIEN SUR !

Sur ces bons mots je vous souhaite un très bon automne, et un bon dimanche !

Le Festival Interceltique de Lorient

C’est au carnaval de Veracruz que l’idée m’est venue. Assises sur les gradins devant le défilé nous discutions  Jéromine et moi de cet événement qui nous plaisait beaucoup et en sommes venues à une question : pourquoi  ne faisions-nous jamais ça en France ? Nous étions venues à Veracruz spécifiquement pour le carnaval mais en Europe, et même en France, d’autres lieux et d’autres événements méritaient peut-être eux aussi un détour.

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Le festival interceltique de Lorient c’est pour tous les âges

 

Je me suis alors souvenue d’une vieille envie : voir de mes propres yeux la grande parade du festival interceltique de Lorient. Comme Jéromine adore la Bretagne et qu’un séjour dans un pays où l’on peut se nourrir exclusivement de crêpes et de cidre est toujours attrayant on s’est donné rendez-vous en ce début du mois d’août sous le soleil breton.

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Les bretonnes fêtent l’arrivée des G.I. américains au port de Lorient lors de la première guerre mondiale
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Pour les fan d’Outlander: ça ne vous rappelle pas quelque chose cette robe?

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Le festival Interceltique de Lorient : qu’est ce que c’est ?

Le festival de Lorient, ou FIL pour les intimes, est né dans les années soixante-dix d’une compétition de bagadou, ces sortes de fanfares bretonnes qui réunissent des instruments traditionnels. Faire partie d’un bagad – singulier de bagadou – c’est loin d’être une blague : chaque ville possède un ou plusieurs bagadou qui s’affrontent lors de compétitions déterminant leur « classe », c ‘est à dire leur niveau, allant de 1 à 5. Le bagad le plus célèbre est sans aucun doute le bagad de Lann Bihoué, le bagad de la marine nationale française, né justement à Lorient, ancien port militaire et qui ouvre la Grande parade du festival.

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Le bagad de Lann Bihoué – bagad de la marine nationale
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Joueuse de Gaïta – instrument traditionnel de Galice

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Les compétitions de bagadou étant nombreuses en Bretagne, ce festival décide dès 1972 de devenir festival interceltique pour se distinguer de ses voisins et convie toutes les autres nations celtes à des festivités regroupant compétitions de bagadou, mais aussi compétitions et spectacles de danses, conférences sur l’interceltisme, concerts et bien sûr la Grande Parade.

Les nations celtes

Quand on parle de nations celtes, on a tout de suite en tête la Bretagne et les îles britanniques. Le monde celte se révèle pourtant bien plus riche et la grande force de ce festival est de faire découvrir ces autres régions celtes et leur folklore. Le FIL invite, chaque année une dizaine de nations : outre les habituels Ecosse, Irlande, Pays de Galles et Bretagne sont conviés l’Île de Man, les Cornouailles, La Galice et les Asturies – deux régions espagnoles -, l’Acadie, au Canada, et l’Australie. Depuis 1994 une nation est mise à l’honneur chaque année; en 2010 l’honneur est revenu aux diasporas celtes que l’on sait nombreuses dans les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis en particulier.

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La présentation des drapeaux des nations ouvre la Grande Parade
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L’Irlande et son fameux lanceur de bâton.
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Les irlandaises se préparent à la danse

Lors des spectacles chaque nation offre à voir sa particularité folklorique tout en signifiant son appartenance au monde celte. A travers les vêtements, les danses, les instruments on s’aperçoit vite qu’il existe de nombreuses similitudes, chacun conservant des caractéristiques bien particulières ce qui explique que les Cornouailles et l’île de Man soient des nations à part.

L’interceltisme, une passion bizarre ?

Depuis des années je regardais la parade depuis mon canapé, admirant les costumes, chantonnant au son des cornemuse, étrange passion ? Peut-être ! Et pourtant je ne suis pas la seule car le FIL accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs ce qui en fait le festival le plus fréquenté d’Europe. Rien que ça.

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Je suis intéressée par le monde celte depuis mon enfance et cette fameuse découverte de l’Irlande qui m’a poussée des années plus tard à suivre des cours de danse irlandaise durant 4 ans, jusqu’à  faire de la compétition. Ce que je ne vous ai jamais dit c’est qu’avant la danse irlandaise j’avais déjà suivi 3 années de cours de danse bretonne avec ma famille et nous avons écumé les Fest-noz à Paris et en Bretagne par amour des bonnes crêpes et de cette ambiance chaleureuse et bon enfant si particulière. J’aime l’idée que des peuples venus d’un peu partout se retrouvent pour partager ce folklore commun qui est encore bien vivant.

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Et soudain: les Peaky funking Blidners débarquent à Lorient!

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Que voir, que faire au festival ?

Organisé dans le centre de Lorient, le FIL voit défiler les spectacles et autres concours durant 8 jours. Si certaines activités sont payantes – l’accès au centre vous demandera notamment de porter un badge payant à partir de 19h – la grande parade et d’autres activités sont gratuites, toutes sont indiquées avec le programme sur le site du festival.

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Ne passant que deux jours à Lorient nous avions décidé de ne payer que pour voir l’un des spectacles de danses et chants des pays celtes . Plusieurs sont organisés tout au long de la semaine et les participants au spectacles ne sont pas forcément indiqués à l’avance, ou alors nous n’avions pas regardé assez attentivement. Sous un chapiteau légérement surchauffé nous avons pu admirer les pipe band – équivalent des bagadou bretons – d’Ecosse et d’Irlande, ainsi que les danseurs et danseuses d’Ecosse et des Asturies.

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Ca danse et ça chante dans tous les sens

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Sans surprise les Irlandais sont ceux qui assurent le plus le show, c’est aussi ceux qu’on attend le plus et nous avons été déçues que les danseurs ne viennent sur scène que pour une danse – ils étaient en fait programmés plusieurs jours après pour faire leur grand spectacle. J’ai pu m’apercevoir que je ne regardais plus la danse irlandaise comme avant : au lieu d’être transportée par le spectacle je ne peux m’empêcher de regarder les pieds et d’analyser les pas, certains que je connais déjà et d’autres que j’aimerais apprendre. Les musiques irlandaises étant toujours un peu les mêmes, j’ai tellement dansé dessus que je sentais mes jambes prêtes à s’élancer toutes seules pour rejoindre les Irlandais sur scène.

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Les Asturies entrent dans le cortège

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Les Asturies étaient les moins impressionnants et pourtant j’apprécie beaucoup ce folklore plus paysan avec des costumes plus simples qui évoquent les durs travaux des champs. Les danses ne varient pas beaucoup, les chants sont souvent a cappella et m’émeuvent toujours un peu.

Quant à l’Ecosse, j’aurai presque envie de pleurer quand j’entends un pipe band jouer Amazing Grace. Même si, je dois l’avouer, au bout de deux jours on en avait plein les oreilles des cornemuses, les musiques d’Ecosse me font toujours quelque chose et j’étais ravie de pouvoir les écouter à plusieurs reprises lors du spectacle, du défilé mais aussi en ville.

Le Must Do : la Grande parade !

Dimanche matin, 10h30, nous sommes prêtes. Les appareils rechargés, les fesses posées sur le bitume aux meilleures places. Certains connaisseurs ont apporté avec eux des chaises pliantes, des bouteilles d’eau, des ombrelles. Il faut dire que la journée s’annonce chaude et ensoleillée et nous allons vite nous en apercevoir. Deux commentateurs sont installés non loin de nous, et si leurs commentaires apportent certaines connaissances ils sont la plupart du temps assez insupportables.

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Magnifiques costumes de Galice

Se succèdent alors les différents cercles bretons – oui, on ne parle pas de club ou de groupe mais de cercle celtique. Ces cercles correspondent souvent à des villes et adoptent les tissus, les motifs, les couleurs et les instruments de leur contrée. Il y a bien trop de cercles bretons pour que je puisse me souvenir de tous. Des danseurs de tout âge, des nourrissons aux vieilles bretonnes, défilent en dansant avec le sourire. Cette ambiance intergénérationnelle et bon enfant c’est exactement ce qu’on aime et on est comme des enfants à un spectacle.

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Les étoffes sont superbes, les broderies sont si colorées et les dentelles des coiffes si fines! J’adore les robes des Galiciennes même si elles sont très sobres ; certaines Ecossaises défilent dans des costumes qui rappellent la série Outlander et on se demande toujours ce qu’il y a sous les kilts de ces nombreux jeunes hommes avec leur cornemuses.

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La Grande parade dure près de 4h, nous attendons de voir les danseuses irlandaises avant de rentrer à l’auberge pour de nouvelles aventures. Ce défilé est une des choses à voir dans sa vie quand on aime un peu le folklore et les beaux costumes, et encore plus quand on aime la civilisation celte ! Je suis ravie de ce que j’ai vu et je le recommande à tous. C’était également pour Jéromine et moi une occasion de s’essayer à la photo « de rue » avec des modèles consentants – plusieurs captations pour les télés sont organisées le long du défilé – et là pour faire le spectacle.

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Ils ont des chapeaux ronds… et de belles coiffes aussi

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Lorient ce n’est pas que le festival.

On a passé la majeure partie de notre temps au festival mais Lorient est une ville intéressante sous bien d’autres aspects. Ancienne capitale de la compagnie des Indes, puis port militaire et enfin grand chantier naval, la ville a su transformer son passé en attrait touristique.

On a profité de notre dernière après-midi pour aller à Port-Louis, l’ancienne citadelle construite sous Louis XIV qui fait face à Lorient. Au bord de ses remparts on s’est baignées en regardant les voiliers rentrer sur Lorient. C’est ici que se trouve le musée de la compagnie des Indes – il était trop tard pour le visiter mais j’ai entendu dire qu’il était très intéressant.

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Le Fort de Port-Louis, aujourd’hui musée de la Compagnie des Indes

Autre lieu à visiter : la base sous-marine de Lorient. Ancien port militaire, ce qui lui a valu d’être bombardée et presque détruite lors de la seconde guerre mondiale, l’activité militaire de Lorient est aujourd’hui inexistante mais ses infrastructures sont restées et on peut y visiter la base, et surtout un sous-marin d’époque.

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Enfin la cité de la voile Eric Tabarly constitue l’un des nouveaux pôles touristiques de la ville, on trouve à ses abords de nombreux voiliers en train d’être rénovés ou réparés et le musée semble être une agréable visite pour qui est intrigué par la mer, ses métiers et ses aventuriers.

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Lorient est surtout l’un des grands ports de pêche français. Les infrastructures portuaires et la présence de navires étrangers nous le rappellent.

Ces trois jours à Lorient ont tenu toutes leurs promesses et j’ai noté scrupuleusement tout ce que j’aurais aimé faire et visiter pour y retourner bien vite – l’île de Groix me fait de l’œil et je ne vais pas attendre des années pour m’y rendre je crois.

La conclusion de ce weekend festif c’est que peu importe le moment, la Bretagne c’est toujours une bonne idée, mais si vous pouvez y être le premier week-end d’août vous y verrez ce super festival qui valait effectivement le détour.

 

 

Interview d’expatriés – Justine à Saint-Martin

Vous aviez déjà rencontré Justine lors de son PVT en Australie où elle avait découvert une nouvelle vie super épanouissante faite de grands espaces, de vie en van et d’aventure. Mais elle ne s’est pas arrêtée là et après son année à l’autre bout du monde c’est à Saint-Martin qu’elle a posé ses valises. L’île de Saint-Martin, même si elle est française, est si éloignée de la métropole qu’il n’est pas difficile de s’y sentir expatriée, je suis donc très heureuse de pouvoir interviewer à nouveau Justine  pour en savoir plus sur sa vie insulaire entre cyclones et cocotiers!

  1. Bonjour Justine, la dernière fois que tu étais sur le blog tu nous racontais ton merveilleux PVT en Australie, on te retrouve aujourd’hui à Saint-Martin. Qu’est ce que tu es venue faire ici ?

Je suis rentrée de mon séjour en Australie en janvier 2017, sous des températures glaciales. J’ai repris le travail seulement deux jours après mon retour au sein d’une grosse structure parisienne. Je n’ai tout simplement pas supporté ce brusque retour à la réalité, j’ai donc décidé de tout plaquer et de partir tenter ma chance sur les îles françaises.

C’est par hasard, en répondant à des annonces d’emploi, que j’ai déniché une opportunité professionnelle sur l’île de St Martin dont je ne connaissais même pas l’existence !

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  1. Qu’est ce qui t’attire particulièrement dans la vie insulaire ? Depuis quand tu es intéressée par l’idée d’aller vivre dans les îles ?

En Australie, j’avais adoré vivre dans des villes côtières : le cadre de vie y était exceptionnel.

Je ne souhaitais pas spécialement vivre sur une île, je voulais juste quitter la France, m’expatrier. Mais comme je suis avocat, je ne peux pas travailler à l’étranger sauf à refaire de longues études. Les îles étaient un bon compromis pour être dépaysée et continuer à exercer mon métier, tout en profitant de la douceur de vie des Caraïbes.

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Carnaval de Saint-Martin côté français

 

  1. Tu as connu Saint Martin avant et après Irma : quelles sont les différences ? Les difficultés rencontrées par les habitants ?

Il y a clairement un avant et un après Irma, l’île n’est plus la même. Avant, c’était l’île de la fête et du tourisme à outrance. Aujourd’hui l’île est silencieuse, beaucoup de gens ont quitté l’île. Les ouvriers BTP ont remplacé les touristes car l’heure est à la reconstruction et cela prend du temps.

La saison cyclonique a repris, chacun retient son souffle en priant pour que ça ne recommence pas cette année. Pour ma part, je préfère l’île sans les touristes, c’est agréable de pouvoir accéder aux plages qui auparavant étaient toutes privatisées par des hôtels gigantesques. Il est agréable de se promener librement sans afflux de touristes américains.

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Les traces d’Irma

Même si l’île est abîmée, en quelque sorte la nature a repris ses droits. Je traverse régulièrement les ruines des hôtels pour accéder aux anciennes plages privatisées avec une certaine satisfaction. Malheureusement je constate que les hôtels sont en cours de reconstruction, à l’identique.

J’ai vécu deux séismes ici, et des études alarment la population sur un risque de tsunami, mais  cela n’empêche pas les investisseurs de construire sur les plages. Money is Money !

  1. Quels sont tes lieux préférés pour sortir à Saint-Martin ?

Le quartier « Grand’Case » est niché dans les montagnes verdoyantes du côté français de l’île. C’est la capitale gastronomique des Caraïbes. La journée, une sorte de torpeur gagne les habitants en raison de la chaleur et du rythme de vie très lent. Le soir, la musique résonne et les restaurants se remplissent.

Du côté hollandais du l’île, l’ambiance est très différente, très « américanisée ». C’est là que se situent la plupart des boîtes de nuit, des casinos et des bars.

  1. Qu’est ce que tu conseillerais de faire absolument en venant à Saint-Martin ?

Je conseillerais de ne surtout pas aller sur les sites touristiques sans charme ni saveur. Désormais, je connais des endroits secrets connus des seuls locaux : la piscine naturelle, des points de vue en haut de montagnes, des petites plages difficiles d’accès, et bien sûr, les petites îles aux alentours pour faire du snorkeling et observer les poissons, raies, tortues…

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Sortie en catamaran
  1. Quelles sont les grandes différences avec la vie métropolitaine ? (Il doit y en avoir énormément donc quelles sont les plus frappantes?)

Le rythme de vie est plus lent, la vie beaucoup moins stressante. Les Antillais sont flegmatiques, « à la cool ». C’est très agréable de travailler avec eux, et je réalise désormais à quel point les métropolitains ont tendance à être râleurs : je comprends mieux notre réputation !

Le mode de vie est aussi plus chaleureux : on se tutoie, on passe notre vie en tong, on s’appelle « doudou » et « chérie », les gens t’invitent très facilement chez eux. Il n’y a pas les mêmes barrières qu’en métropole.

L’on ressent aussi une grande liberté, il y a beaucoup moins de règles, de normes, de surveillance. Bien sûr, cela laisse la place à beaucoup d’abus et à une certaine anarchie. Parfois, le sentiment d’insécurité est prégnant, non seulement en raison du fort taux de délinquance mais aussi en raison de l’insuffisance des structures de santé.

 

 

  1. Il y a des choses qui te manquent de la France métropolitaine ?

Indéniablement, la culture : elle est inexistante ici !

Mais aussi la diversité des paysages français. Il ne faut pas oublier que l’île est un petit caillou, il faut prendre l’avion pour changer de coin et c’est un sacré budget. En France, il est facile de changer d’air, de se dépayser, de se divertir avec des loisirs très différents.

Les boutiques françaises me manquent aussi, ici il n’y a rien. Un seul supermarché avec de la bouffe industrielle et quelques boutiques de vêtements pour touristes. Je rêve d’un Décathlon ou d’un Biocoop !

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Les chèvres qui errent près des piscines naturelles
  1. Tu as visité ou prévu de visiter des pays et des îles alentour ?

Je connais les petites îles voisines accessibles en bateau comme St Barth ou Anguilla. Mais j’aimerais visiter les îles plus lointaines comme la Martinique, la Guadeloupe, les îles Vierges, Cuba etc… toutes les îles des petites Antilles. Mais il faut du temps et du budget, pour l’instant je suis plutôt occupée à trouver un appartement, et après Irma : Dieu que c’est difficile !

  1. Qu’est ce qui a le plus changé dans ta vie depuis que tu es ici ?

Le mode de vie : finis les galères de transport, la grisaille parisienne, la mauvaise humeur et le stress ambiant !

  1. Tu te verrais rester vivre ici longtemps ? Ou changer d’île ? De pays ?

L’île est très petite, je me vois difficilement y rester toute ma vie. Tout est possible, je ne ferme la porte à rien : je me laisse la possibilité d’aller un jour élever des lamas en Patagonie si cela me chante !

Pour l’instant en tout cas, je me vois vivre à St Martin quelques années pour gagner en expérience professionnelle dans un beau cadre de vie.

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  1. Quelles sont les différences dans la pratique de ton métier ici par rapport à Paris ?

La pratique est totalement différente.

A Paris, je travaillais dans un grand cabinet d’avocats, au sein d’un département ultra spécialisé, les enjeux financiers s’élevaient à plusieurs millions. Ici, je travaille au sein d’un micro-cabinet généraliste qui fait de tout, le contact humain est bien plus prégnant. Le tribunal est minuscule, tout le monde se connait (15 avocats sur l’île contre plusieurs milliers à Paris).

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  1. On entend souvent dire qu’il n’est pas facile de rencontrer des gens et de s’intégrer dans les îles : ton avis à toi d’après ton expérience ?

En effet, il est très difficile de recommencer sa vie à zéro en quittant tous ses repères, notamment les amis, la famille, l’entourage.

La solitude, un sentiment de vide, peut vite nous gagner, nous sommes plus vite bouleversés car en cas de problème, la famille est loin. Il faut se recréer une famille de cœur, un entourage, mais cela n’est pas facile.

Il y a une grande différence de culture entre les métropolitains et les locaux, je remarque qu’il n’y a pas vraiment de mixité, chacun reste dans son cercle et c’est bien dommage. Moi-même, je fréquente des métropolitains fraîchement arrivés sur l’île, nous nous retrouvons entre jeunes un peu esseulés.

  1. As-tu l’impression que Saint-Martin est tournée vers d’autres pays plus que vers la France ?

Saint Martin est une île très particulière : elle est internationale et cosmopolite. Le côté hollandais de l’île est très anglo-saxon, tourné vers la culture américaine. Nombre de locaux, y compris français, ne parlent que l’anglais. L’île de Saint Martin reste sous perfusion de la métropole dont elle est entièrement dépendante, mais je ne considère pas être en France sur cette île.

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Vue sur la déchetterie côté français : l’écologie est un gros sujet ici
  1. Il y a des différences entre la partie hollandaise et la partie française de l’île ?

La frontière physique n’existe pas mais les deux côtés sont extrêmement différents culturellement parlant.

Le côté français est plus calme, les constructions sont plus modestes et l’ambiance est plus authentique. Côté hollandais, il y a davantage de buildings et de grandes constructions hôtelières.

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Le fort de Philisburg côté hollandais
  1. Quel serait ton bilan d’une année passée ici ?

Je ne regrette pas mon choix d’avoir quitté ma vie parisienne pour tenter autre chose, mais j’avais sous-estimé les difficultés aussi bien au niveau de l’intégration, que les difficultés inhérentes à Irma. Il faut se battre pour se construire une vie ici : Saint-Martin, ça se mérite ! Mais pour rien au monde je ne souhaiterais rentrer en métropole. Une fois que l’on a goûté à ce mode de vie…

 

Belize – le dépaysement assuré

Il y a des pays dans lesquels on rêve d’aller et d’autres qu’on ne connaît que parce qu’on s’amuse sur internet à des jeux de géographie (jetpunk si vous voulez tout savoir). Le Belize fait évidemment partie de la seconde catégorie ! Même si je savais à peu près où le situer – en Amérique centrale – il ne m’était jamais venu à l’esprit que je pouvais visiter un jour ce pays, mais en mettant les yeux sur une carte du Mexique et du Guatemala on s’est aperçu avec Jéromine qu’on serait bien sottes de ne pas en profiter puisque c’était sur le chemin !

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Arrivée à Caye Caulker sous le soleil : les auberges et hotels s’alignent le long de l’île sans en faire trop.

Et comme c’était très exotique et inhabituel de dire « je vais au Belize », c’est devenu LE pays qui m’intriguait le plus de ce voyage, je -ou plutôt on – ne savait absolument pas à quoi s’attendre. On a vite compris qu’il s’agissait d’un pays anglophone en pleine Amérique hispanophone, qu’il était régulièrement colonisé par les Américains, la monnaie est d’ailleurs calquée sur le dollar américain. Le Belize c’était aussi un pays du Commonwealth et sur ces dollars on trouvait le visage de la reine Elizabeth II.

Enfin c’est le pays des Garifuna, ces esclaves évadés des îles de Saint-Vincent et de la Dominique, qui se sont mélangés avec les populations locales, donnant naissance à une culture bien particulière. Bref le Belize c’est un joyeux micmac qu’on avait bien du mal à se représenter.

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Prêts à traverser le pays dans un vieux bus scolaire?

Le Belize est un petit pays à côté du Guatemala ou du Mexique, c’est pourquoi nous avions décidé de n’y passer qu’une petite semaine afin d’en voir le principal : un site maya, une île paradisiaque, et de passer  une nuit dans l’ouest du pays, dans les « Maya mountains ». Je m’étais finalement fait l’image d’un pays mystérieux, peu peuplé, avec peu de touristes et des îles dignes des meilleurs films de piraterie. Nous avons été déçues par le site maya ET par l’île mais nous avons malgré tout adoré le pays : parce qu’on ne s’attendait pas du tout à cette ambiance si particulière qui en fait une des meilleures étapes du voyage.

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Centre de Belize City, un petit côté Nouvelle-Orléans un peu délabrée

L’Arrivée à Belize City

Depuis Bacalar au Mexique nous avons choisi la facilité : un bus mexicain moderne qui nous emmenait directement à Belize City, ancienne capitale du Belize, la ville d’où partait le bateau pour Caye Caulker (la fameuse île anciennement pirate).

La frontière une fois passée nous arrivons dans un autre monde, peut-être même un autre siècle. Je n’ai malheureusement pas pensé à prendre des photos ou des films de la traversée du Belize mais elle était pour le moins étonnante. Sur des routes un peu cahotantes s’étalent des maisons en bois, souvent sur pilotis, ressemblant à s’y méprendre à d’anciennes cases d’esclaves légèrement brinquebalantes. Devant ces maisons sont attachés des chevaux, des chèvres, des boucs qui broutent paisiblement l’herbe autour. Du linge sèche sur les fenêtres, les écoles et les églises sont de grands bâtiments en bois surmontés d’une croix et on croise régulièrement des fillettes en uniforme  qui rentrent de l’école.

En une frontière le changement est radical!

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Cette photo aurait pu être très chouette sans le flou. On voit bien que la population du Belize n’est pas vraiment la même qu’au Mexique et au Guatemala.

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L’arrivée à Belize city fut quelque peu chaotique : notre logement ne se situe pas du tout en centre ville et la couleur et l’odeur de la chambre nous font vite rebrousser chemin. Sauf que maintenant il faut retourner dans le centre pour essayer de trouver un autre gîte !

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La ville ne s’est jamais vraiment remise de l’ouragan Hattie de 1961. La capitale a été déplacée à Belmopan, moins sujette aux ouragans.

Ce sera notre première fois en « Chicken Bus », ces anciens bus scolaires américains, rénovés pour accueillir des hauts parleurs et enceintes diffusant du reggae, qui constituent le moyen de transport le plus courant au Bélize mais aussi au Guatemala. Alors qu’on erre sur le bord de route espérant la venue d’un taxi – nous n’avons aucune espèce d’idée de l’endroit où nous sommes – un de ces bus s’arrête et nous fait monter. Je vous laisse imaginer la tête des passagers en nous voyant grimper dans ce bus. (Précision : la population du Belize est en grande majorité afro-caribéenne, il était difficile de passer inaperçues.)

Parvenues au centre ville nous visitons plusieurs adresses (fermées, pleines, …) avant de céder, et de payer plus que notre budget habituel pour avoir un logement décent et surtout une bonne douche !!

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Le port de Belize City.

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Une fois posées les ennuis ne sont pas finis : nous devons faire au moins 3 ou 4 banques pour réussir enfin à tirer de l’argent, dans la nuit tombante, là où les guides nous disent de nous méfier parce que le lieu n’est « pas sûr ». Mais de l’argent en poche et une douche nous permettent de nous remettre bien vite et de partir explorer Belize City. La ville n’est certainement pas la plus belle des Amériques: petite, sans grande vie culturelle mais allez savoir pourquoi elle nous plait !

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Difficile de se dire qu’il s’agit de la plus grand ville du pays et du coeur économique.

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On voit que les maisons auraient toutes besoin d’un bon ravalement de façade, que la population n’est pas vraiment riche, et qu’il n’y a pas grand chose à faire, mais on sent ici une ambiance typiquement caribéenne. Malgré les recommandations des guides nous ne nous sentons à aucun moment en danger, les gens sont tous adorables, les taxis nous indiquent le chemin quand on leur refuse la course ; les hommes nous saluent d’un « Hey G’al ! Have a good night » sans jamais insister. Encore toute imprégnées de #meToo et prêtes à s’indigner d’une parole en trop on en reste ébahies : certains français devraient venir prendre des cours de savoir vivre au Belize.

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Lamanai
J’avais beaucoup rêvé Lamanai, ce site maya en plein cœur de la jungle, qu’on ne peut atteindre qu’après une heure de bateau dans la mangrove. Je nous voyais déjà coiffées du chapeau d’Indiana Jones, approcher sans bruit ce site sacré pour ne pas attirer les grands fauves qui ne manqueraient pas d’être cachés.
Spoil: ce n’est pas ce qui s’est passé.

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La Canopée , la jungle et la New River
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Temple aux masques de Jaguar

Si les belles pyramides et la joie de pénétrer sur mon premier site maya laissent un bon souvenir, la visite n’a pourtant pas été particulièrement plaisante. Le trajet en bateau était trop long – nous avons même pris nos liseuses pour le retour, c’est vous dire combien le chemin était passionnant -, il ne faisait pas le temps merveilleux que j’imaginais et le guide ne pensant qu’aux belles photos que nous pourrions prendre, nous pressait sans arrêt pour que nous soyons à tel ou tel endroit avant l’arrivée d’autres touristes. Nous étions loin d’Indiana Jones !

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Reste que la vue sur la canopée et sur le fleuve qui serpente au loin était impressionnante et laissait imaginer tout ce que cette jungle pouvait renfermer comme trésors des temps anciens.

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Coucher de soleil au bout de l’île de Caye Caulker

Deux jours de rêve à Caye Caulker?
Fêter mes 27 ans sous le soleil des Caraïbes, les pieds dans l’eau turquoise. En voilà une belle image que j’avais hâte de vivre. Mais nous avons finalement passé ce jour là sous la tempête tropicale, en polaire et coupe-vent, après une matinée à rester sous la couette à bouquiner. Pas très différent du mois de janvier à Paris !

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Pas de plage de sable blanc à Caye Caulker, mais on peut louer des chaises sur la “plage” principale
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Des rues de sable, ici on marche pieds nus sans problèmes.

Caye Caulker possèdait deux choses que nous n’aimons pas en voyage : une foule d’Américains réunis au même endroit avec bien peu de locaux, et AUCUNE plage de sable fin. Mais une fois ces deux déceptions passées ce court séjour sur l’île aura tout de même été une expérience inattendue et intéressante. Malgré l’absence de plage, le bout de l’île est une grande place découverte d’où on peut profiter d’un superbe coucher de soleil autour d’un feu, j’ai adoré l’ambiance cool et douce qui se dégageait de cette place bordée d’eaux aux couleurs si différentes, à l’endroit où l’ouragan Hattie en 1961 a découpé l’île en deux.

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Après une journée et une nuit de tempête tropicale on ramasse les feuilles de palmiers, il y en a partout sur l’île.

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On se croirait en Jamaïque, il faut dire qu’on n’est pas si loin que ça!

L’île est petite et vous en aurez vite fait le tour à pied, mais certaines ruelles sont très agréables, on y rencontre des oiseaux, des barques très photogéniques, et quelques locaux aux dreadlocks qui se balancent sur la musique reggae qu’on entend d’un peu partout. Nous avons cependant réussi à nous perdre pour aller déguster des langoustes dans un petit boui-boui très convivial.

Caye Caulker, comme sa voisine Amburgis Caye, est un haut lieu du tourisme américain mais il ne semble cependant pas entièrement dénaturé : on y retrouve un petit quelque chose de ce qu’on a pu voir à Belize City. Si les touristes viennent ici c’est en priorité pour y faire de la plongée et du snorkelling, la barrière de corail du Belize est la 2eme plus grande au monde après l’Australie. Le temps et le coût de cette activité nous ont dissuadées d’essayer mais je pense que cette expérience rend ce séjour inoubliable !

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Une expérience hors du commun nous attendait cependant pour achever ce séjour sur l’ancienne île pirate: pour fêter mes 27 ans nous avons tout de même décidé de braver la tempête et de parcourir les cent mètres nous séparant d’un bar assez animé. Et pour cause! C’était un bar américain qui accueillait ce soir là un karaoké, tous les Américains de l’île avaient dû se donner rendez-vous là et le temps d’une soirée nous nous sommes retrouvées en plein Kentucky à écouter de la country, médusées mais surtout amusées.

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Traverser le pays De Belize City aux Mayas Mountains à la rencontre des mennonites

Notre dernière étape au Belize nous l’avons effectuée en Chicken Bus, bien installées derrière un mennonite. Vous ne connaissez pas les mennonites? Il est pourtant impossible de les rater quand on se rend au Bélize tant ils se distinguent du reste de la population. Si vous voyez un blanc au Belize vous avez d’ailleurs toutes les chances qu’il soit issu de cette communauté. Cette congrégation religieuse originellement hollandaise, semblable aux Amish, vit comme au XIXe siècle : point de technologie, des chevaux au lieu de voitures, des vêtements typiques du XIXe hollandais. Installés après moult pérégrinations au Belize ils sont aujourd’hui les principaux vendeurs de fruits sur les marchés du Belize et on peut les voir chaque semaine au marché de Belize City.

Vous vous en doutez nous étions extrêmement intriguées par ce grand homme blanc et roux avec son chapeau de paysan et ses vêtements anachroniques, nous trépignions d’envie de lui adresser la parole mais comment ne pas être envahissantes voire insultantes?

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On s’approche du Guatemala, les bus changent de couleurs.

C’est alors que notre mennonite se tourne vers nous, l’air particulièrement intéressé, et en quelques minutes le voici qui s’excuse de nous poser mille questions sur notre vie. Nous n’avons plus aucune peur de lui faire part de nos interrogations sur son style de vie, auquel il répond avec joie, avec un esprit bien plus ouvert que nous aurions pu l’imaginer. Il nous propose de venir visiter sa communauté mais nous n’avons malheureusement pas le temps, nous devons être le lendemain au Guatemala. C’est la rencontre la plus imprévue et peut être la plus enrichissante de ce voyage. Les communautés religieuses de ce type font l’objet de nombreux fantasmes et nous sommes toujours très curieux de savoir comment la vie se passe vraiment là bas.

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Le pont de San Ignacio,  ville étonnement apaisante

La traversée du Belize d’est en ouest sera sûrement la partie que j’aurai préférée : voir se succéder à nouveaux ces vieilles maisons de bois colorées, voir défiler les gens, les uniformes scolaires, distinguer quelques mennonites qui attendent aux arrêts de bus, la peau blanche et les cheveux des femmes ceints de tissus contrastant avec le reste de la population. Apercevoir au loin les montagnes verdoyantes qui se rapprochent, pénétrer dans un nouveau pays plus humide et plus vert sous une bande son de reggae. Jusqu’à la ville à majorité maya de San Ignacio où les maisons redeviennent en dur, où l’ambiance montagnarde est bien loin de Belize City et de la côte, mais tellement agréable qu’on hésitera toute la soirée à rester un jour de plus ici pour faire une rando ou visiter une grotte.

La nuit mouvementée dans l’auberge de jeunesse nous aura convaincues au matin : nous partons le plus vite possible pour Flores au Guatemala, avec l’idée qu’il y a pourtant encore de nombreuses choses à voir au Belize !