Sissi & Cie – Les incontournables de Vienne

Quand on parle de Vienne on entend la valse, Schubert, Mozart, on voit les calèches et les belles robes à crinolines qui se pressent sur le chemin de l’Opéra et du Hofburg. On s’imagine l’immense Empire qui va du monde Ottoman à la France. Bref Vienne c’est avant tout la capitale de l’Empire austro-hongrois  et la ville de Sissi, il était donc impensable que je ne vous parle pas de la Vienne impériale et de ses incontournables.

  • Schönbrunn

Le château 

En allant à Vienne il n’y avait qu’une chose que je connaissais : Schönbrunn, le palais de Sissi. Hélas j’ai eu quelques déconvenues en visitant le Versailles autrichien : premièrement quand on connait Versailles on ne peut manquer de voir que…c’est tout de même moins Wouao, ce qui n’est pas forcément pour me déplaire. Plusieurs formules sont offertes pour visiter le château et ses jardins, vous avez notamment le choix entre le grand tour de 22 salles et le tour impérial de 41 salles.

Craintifs on a préféré prendre le tour de 22 salles, imaginant qu’on allait être bien vite fatigués, 22 salles ça parait déjà énorme ; sauf que les pièces de Schönbrunn ne font pas la taille des pièces de nos châteaux français. Schönbrunn est certes un château impérial mais c’est aussi un château familial où se retrouvait l’Empereur pour échapper un peu au vacarme de Vienne, tout ça donne une ambiance assez cosy et un goût de trop peu quand on achève la visite « courte ». Même s’il y a du monde, il est possible de visiter le château agréablement, je n’ai vu aucun rassemblement en troupeau, le trafic est fluide, les informations pas trop nombreuses mais suffisantes.

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Bref, Schönbrunn est une visite qui ne ressemble pas à ce que j’en attendais mais qui m’a beaucoup plu, en partie parce qu’elle permet de se rendre compte du mode de vie d’un Empereur au XIXe siècle. MAIS seconde déconvenue : j’apprends alors que Sissi ne vivait presque pas dans ce château, à vrai dire elle ne vivait presque pas à Vienne ET pire que tout, elle n’aimait même pas vraiment son mari. Alors quoi ? Depuis toutes ces années on nous ment ? Le château de Sissi n’est en fait pas du tout son château ? Cruelle déception dont je ne me remets pas.

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 Le parc

Ce que j’ai préféré à Schönbrunn c’est probablement son parc. En Automne et en hiver je pense qu’il vaut encore plus la balade : pour le côté romantique ou pour les couleurs chaudes des arbres. On a passé une bonne après-midi à se promener. Même si je n’aime pas spécialement les jardins à la française, celui-ci m’a plu, et j’ai surtout aimé toutes les visites qu’il y a à faire dans le parc. Comme tout était payant on a laissé de côté le zoo, le labyrinthe, et nous nous sommes contentés d’aller aux serres impériales du parc. J’ai déjà écrit plusieurs articles sur les serres botaniques qui sont une de mes visites préférées, alors je me devais de visiter celles de Schönbrunn.

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J’aime les serres tropicales pour leur architecture de fer, pour leur ambiance «Je pars faire une expédition dans les forêts d’Afrique », j’ai l’impression d’être vraiment de retour au XIXème siècle, même si la colonisation n’’était pas une bonne chose, , cette découverte de la faune et de la flore des pays lointains et exotiques ça me fait toujours de l’effet. En plus il fait chaud dans des serres tropicales, donc c’est idéal pour un temps d’automne et d’hiver. N’étant pas Crésus on s’est contenté de la palmeraie en négligeant la serre aux cactus et autres espèces du désert. Ce n’était pas vraiment la période où les fleurs sont écloses et où mille couleurs viennent vous chatouiller les pupilles, mais les camaïeux de vert m’ont suffi pour m’imaginer en Jane bravant tous les dangers de la jungle.

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  • Le centre de Vienne 

De la cathédrale au Hofburg, d’un café viennois à un autre, on traverse forcément à plusieurs reprises le centre de Vienne dont la vie est encore rythmée par les sabots des calèches qui ne transportent plus les aristocrates mais les touristes. Aucune véritable recommandation à vous faire : le mieux est encore de se laisser guider par son instinct et ses envies, de lever la tête pour apercevoir les palais, de ne pas hésiter à se rendre dans les cafés pour percevoir la grandeur de la Vienne d’antan.

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Une visite que je recommande cependant, surtout si vous avez des enfants : le musée de la musique. A défaut de pouvoir aller à l’Opéra nous avons essayé de comprendre ce qu’est la musique et ce qu’est le bruit. L’avantage de ce musée c’est qu’il est à moitié prix de 20h à 22h, et il est assez original et instructif pour que tout le monde l’apprécie : partant des sons qu’entend le bébé dans le ventre de sa mère, à la création artistique des grands compositeurs viennois, on apprend beaucoup sur la conception du bruit et de la musique.

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  • Le parc d’attraction du Prater

Troisième jour à Vienne, après le centre et Schönbrünn on décide de se la couler douce en se rendant « hors des sentiers battus » au nord de la ville : au parc du Prater. Je n’en avais jamais entendu parler et ce fut donc une super découverte. Le Prater c’est d’abord un parc, celui dans lequel Sissi aimait à se promener à cheval quand elle résidait à Vienne et qui est depuis 1964 interdit aux voitures. On y croise des gens qui font du jogging et des chevaux, toujours; mais c’est aussi un parc d’attraction ou fut construit en 1894 la grande roue, emblème de Vienne, cette grande roue qui fonctionne toujours aujourd’hui, avec ses vieilles cabines qui font un peu peur.

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Comme une fête foraine permanente de nombreuses attractions s’organisent autour de la grande roue : moult maisons hantées, des montagnes russes, notamment les montagnes russes en bois les plus vieilles d’Europe– d’après le guide -, des jeux d’eaux et les habituels de toute fête foraine (auto-tamponneuses, marchands de glaces, etc.). Le côté suranné du parc et le super beergarten d’habitués qu’on a trouvé pour manger le midi ont achevé de me convaincre que cette visite méritait qu’on en parle.

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Vienne – Parcours sécession viennoise

Aujourd’hui nouvel article sur Vienne et je vous propose une vision de la ville un peu hors des sentiers battus. Je dis bien « un peu » puisqu’en fait il s’agit de visites que l’on trouve dans tous les guides de voyage mais qui font rarement parti du « must do ».  Vous l’aurez compris depuis quelque temps, j’apprécie de plus en plus l’architecture, en particulier l’architecture que j’ai déjà étudiée lors de mes cours d’histoire de l’art, et c’est donc évident pour moi de réserver presque une journée à un parcours archi quand je suis dans une ville connue pour ça : malheureusement à Vienne les bâtiment intéressants sont dispatchés, je n’ai pas pu tous les voir, et il vaut mieux les intégrer dans d’autres balades et en voir un peu tous les jours. Peu importe je vous donne ici un aperçu de où voir la Sécession Viennoise à Vienne.

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Vous avez tous entendu parler de Klimt et de son baiser, l’un des tableaux les plus célèbres du monde, d’autant plus célèbre que vous avez dû voir traîner ces derniers temps sur facebook la pub de booking.com où un jeune homme invite sa copine à Vienne pour voir ce fameux baiser. Klimt c’est le symbole de ce courant artistique du début du XXe siècle qu’on a appelé « Sécession viennoise » et qui emprunte un peu à l’Art Nouveau et évoque les courants plus épurés qui se développeront par la suite. Cette sécession viennoise dont les membres les plus connus sont des peintres : Egon Schiele et ses corps décharnés ou encore Oskar Kokoshka, s’est également exprimée dans l’architecture si foisonnante en ce début de siècle, et dont les figures les plus emblématiques restent les architectes Adolph Loos et Otto Wagner. Et c’est essentiellement autour des œuvres de ces deux derniers que s’articule ma balade, alors en route !

  • Karlspatz : Un manifeste de la Sécession viennoise

Un peu d’histoire 

C’est en 1897 que naît le mouvement de la Sécession viennoise, rassemblant des architectes et plasticiens autour d’une revue papier qui expose pour but de renouveler l’art viennois en se distinguant du vieil art viennois, et en ouvrant la réflexion artistique aux échanges internationaux en partie pour lutter contre la montée des idées nationalistes que l’on observe partout en Europe (tiens c’est curieux, ça me rappelle quelque chose…). Au nom de ces principes les sécessionnistes créent leur propre espace d’exposition : le palais de la Sécession, construit par Josef Olbrich sur la Karlsplatz de Vienne.

Je n’ai pas visité le pavillon de la Sécession pour la bonne raison que c’est apparemment très cher pour ce que c’est : selon les guides, et selon certaines connaissances qui l’avaient visité, ça ne valait pas forcément le coup (ni le coût) malgré la superbe fresque de Klimt. Bien évidemment je pense que lorsqu’on s’y connait vraiment bien en architecture et qu’on est apte à en comprendre toutes les subtilités c’est un passage obligé à Vienne. Quoi qu’il en soit j’ai tout de même pris quelques photos de l’extérieur, bien qu’un peu déçue de l’aspect. J’imaginais ce bâtiment plus grand, mieux placé, et je ne le trouve pas du tout mis en valeur…

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Un peu plus loin de ce manifeste architectural se dressent les deux pavillons du métro,œuvres de Otto Wagner. Autant dire que j’ai préféré : l’une des particularités de la sécession viennoise c’est l’utilisation de l’or sur une architecture très classique et épurée. En prime, comme pour l’Art Nouveau, les sécessionnistes aiment user de matériaux peu nobles comme l’acier offrant un certain contraste que je trouve pour ma part très harmonieux. Vous remarquerez enfin des motifs dits « naturalistes » -fleurs, courbes rappelant la nature – propres à la 2nde sécession – un mouvement sécessionniste au sein même de ce mouvement – qui a rassemblé notamment Klimt ou Otto Wagner.

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  • Naschmarkt ou Belvédère ?

Depuis la Karlsplatz deux options s’offrent à vous : d’un côté faire un tour au musée du Belvédère qui abrite les plus célèbres œuvres de Klimt, de l’autre redescendre la Linkeweize… pour découvrir deux autres bâtiments d’Otto Wagner, option à favoriser si on est samedi, jour du marché.

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Il est difficile de rater ces deux réalisation de Wagner, baptisées maison des majoliques et maison des médaillons : elles se distinguent suffisamment des autres immeubles pour capter immédiatement le regard. On y retrouve encore toutes les spécificités de la sécession : fleurs, or, et moi j’adore. Enfin le gros plus de cette balade c’est le Naschmarkt, ce marché qui se déroule tous les samedis : à la fois un marché d’antiquités et un marché où manger. Des petits restaurants, presque des biergarten, ouvrent leurs portes ou étalent des tables sur le bitume pour vous servir des spécialités viennoises et surtout des spécialités orientales. Longtemps Vienne a été la porte d’entrée de l’Orient et on ne peut pas l’ignorer en passant devant les étals de nourriture bulgare, turque, grecque, russe ou même indienne et chinoise. Un véritable tour du monde en quelques pas.

S’il est l’heure de prendre le thé, le café Savoy se trouve tout près des immeubles d’Otto Wagner, un vieux café viennois comme on les aime.

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  • Eglise Saint-Leopold am Steinhof 

Il faut le vouloir et avoir un peu de temps pour aller visiter l’Eglise construite –encore une fois – par Otto Wagner qui se trouve un peu à l’écart du centre. Cette église se trouve au cœur d’un centre hospitalier dont les pavillons sont peu à peu vendus aux particuliers, et qui offre une promenade bien agréable en début d’automne ou au printemps. Il faut monter tout en haut du centre, aux abords d’un bois pour avoir accès à cette fameuse église qui m’est apparue bien plus grande que je l’imaginais, et pour 2€ seulement, je pense qu’il est plus intéressant pour ceux qui n’y connaissent pas grand-chose de se rendre ici plutôt qu’au Pavillon de la Sécession. Grande, belle, épurée, fourmillant de détails, avec des superbes vitraux et un autel magistral : voici une visite que je recommande à tous. Les images parleront mieux que les mots.

Pour s’y rendre : ligne 3 jusqu’au terminus Ottokringer puis bus 48A jusqu’à l’asile psychiatrique.

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  • De l’art partout…

Je n’ai pas pu tout voir et tout faire et il reste encore de nombreux bâtiments que je n’ai pas visités mais qui sont, à mon avis, peu accessibles au public non initié. Si vous le souhaitez, vous pouvez cependant au moins passer devant ces façades si particulières, témoignages d’une période riche des mouvements artistiques viennois et allemands.

Looshaus, d’Adolf Loos : sur la Michaelerplatz, face au palais du Hoffburg, il abrite aujourd’hui une banque.

La Caisse d’épargne de la Poste, d’Otto Wagner : n°2 Georg Coch Platz, l’un des éléments les plus caractéristiques de ce courant, je suis pour ma part très dubitative devant une telle pureté. Autrement dit: il n’y a presque rien.

La pharmacie de l’Ange, d’Otto Wagner : n°9 Bognergasse

 Café Museum, d’Adolf Loos : Karlsplatz

Leopold Museum : abrite les œuvres des principaux peintres de la sécession viennoise.

J’achève enfin ce parcours d’architecture avec un descendant de la sécession viennoise, bien que son style se rapproche en vérité davantage de Gaudi et des premiers architectes Art Nouveau : il s’agit de Friedenreich Hundertwasser. A la fois peintre et architecte de la fin du XXe siècle, un musée lui est consacré à Vienne non loin du bâtiment qui l’a rendu célèbre : la hundertwasserhaus. On ne peut malheureusement plus en visiter l’intérieur, toujours habité, mais le musée est surement très intéressant –vous l’aurez deviné, je ne n’y suis pas allée…mais même vu de l’extérieur ce complexe original et coloré vaut le coup d’œil. Hundertwasser est l’auteur de nombreux autres bâtiments, notamment l’incinérateur que vous pouvez voir en prenant les Schnellbahn 1-2-3 ou 4 vers Handelskai.

S’y rendre : Hundertwasserhaus, n°34-38 Kegelgasse, métro Landstrasse, il suffit alors de suivre les panneaux pour aller au musée, une centaine de mètres plus loin.

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Un long week-end à Vienne

Sous cette lumière rasante d’après-midi d’hiver à laquelle je me suis déjà habituée je reviens sur le blog avec une nouvelle destination « week-end en Europe » : l’impériale Vienne !

Enfilez les gros manteaux d’hiver, oubliez les belles photos lumineuses, à Vienne la saison est bien avancée mais bizarrement le froid sec et les 2 degrés du thermomètre sont plutôt bien passés – ce ne sera jamais pire que NYC en février, je peux tout supporter maintenant. Avant de rédiger des articles plus détaillés sur certaines visites que j’ai vraiment appréciées à Vienne, voici un récapitulatif de ce que  j’ai fait durant ces six jours. C’était une durée assez longue pour faire un peu tout ce qu’on voulait, y compris aller dans des lieux totalement excentrés, c’était surtout suffisant pour profiter sans se presser des nombreux cafés viennois de la ville, qui ont été mon must do du week-end. Malheureusement le prix de ces dits café est parfois prohibitif, ou plus exactement on hésite fortement à en essayer un tous les jours – mais quand la nuit tombe à 17h on n’hésite plus vraiment en fait.

Combien ça coûte ?

Nous avons choisi Vienne car c’était une des destinations les moins chères d’Europe en cette période : en se débrouillant bien on peut avoir à 150€ l’aller-retour depuis Paris. Autre avantage : partir avec des compagnies low-cost mais qui n’imposent pas de se rendre à Beauvais ou je ne sais où : nous volions à l’aller avec AirBerlin et au retour avec Transavia. Plusieurs vols sont assurés par jour depuis Orly ET Roissy, donc destination plutôt pratique.

AirBnB ou auberge de jeunesse ? Cela revenant à peu près au même au niveau du prix, nous avons finalement choisi une AJ, ce qui permet de rencontrer du monde, de demander conseil au personnel – même s’ils étaient assez mauvais pour ça -, et j’ai un petit faible pour la découverte des parties communes des AJ, c’est souvent très cosy, on s’y sent bien pour faire une sieste après une longue journée, ou pour bouquiner en attendant son vol de retour.

Auberge de Jeunesse : Wombats city hostel Vienne, Mariahilfestrasse, juste à côté de la Westbanhof et de la navette qui conduit à l’aéroport.

En ce qui concerne le coût du week –end tout m’a paru affreusement cher à Vienne : habituée à l’Allemagne je m’attendais à payer des prix dérisoires au restaurant ou au musée, que nenni ! Attendez-vous à trouver les même prix qu’à Paris, voire qu’à Amsterdam pour les visites touristiques. Pour détailler un peu :

  • un Wiener Schnitzel – plat local – ne coûtera pas moins de 10€
  • une pinte de Bière sera aux alentours de 4/5€
  • les musées les plus grands sont à 14€. Il y a bien évidemment des réductions, pour les étudiants de moins de 26 ans notamment, ou les mineurs, il est aussi possible de visiter à des moments privilégiés.

Coup de chance, nous sommes arrivés le jour de la fête nationale – le 26 octobre – qui fait également office de « jour du patrimoine » et certains musées sont gratuits, on s’est précipité à la bibliothèque nationale, trop chère en temps normal, mais que je voulais absolument voir !

Le transport revient lui aussi assez cher, je n’ai pas de conseil à donner à ce propos car on a beaucoup marché sans prendre le métro et les prix augmentent relativement vite. Les guides étaient sans cesse en deçà de la réalité. A noter cependant : la navette de l’aéroport est à 8 € ; le Schnell Bahn (S7) est à 4€ mais le temps de parcours légèrement plus long.

Enfin les transports sont ouverts toute la nuit le vendredi et le samedi pour ceux qui veulent faire la fête, ce qui est vraiment pratique quand on a bien dansé et qu’on n’a pas DU TOUT envie de marcher.

Que voir à Vienne ?

Je recommanderais plutôt Vienne pour un week-end en amoureux ou entre copains qui apprécient particulièrement l’art, l’architecture ou l’opéra. En gros, j’ai trouvé assez peu d’endroits pour faire la fête, Vienne n’est pas extrêmement vivante de ce point de vue. En revanche on se fait bien plaisir avec les musées et châteaux ! Voici mon programme des incontournables et moins incontournables de Vienne :

  • L’indispensable Schönbrunn: le Palais d’été de Marie-Thérèse, aujourd’hui associé à l’impératrice Sissi et son époux François-Joseph, grande demeure de la dynastie Habsbourg. A compléter si vous le souhaitez avec le palais du Hofburg dans le centre de Vienne, pour vous faire une piqûre de rappel de l’histoire de l’Empire austro-hongrois.
  • Des Musées en veux-tu en voilà: Je me suis pour ma part contentée du Belvédère qui abrite la célèbre Judith de Klimt et surtout le fameux Baiser – mais l’attroupement autour permettant assez peu de le voir, autant se concentrer sur les autres Klimt de la salle. Je regrette un peu de n’avoir pas eu le courage de m’aventurer au Kunsthistorisches Museum, le musée d’Histoire de l’Art, sûrement le plus grand musée de Vienne, le Louvre autrichien, qui semble à la fois original et très complet. La plupart des musées se trouvent dans le Museum Quartier : musée d’histoire naturelle, Mumok, Leopold Museum, …  

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  • Parcours Sécession viennoise : toujours mon faible pour l’architecture que j’ai découverte en licence d’Histoire de l’Art: j’avais forcément envie de voir en vrai les lieux sur lesquels j’avais travaillé. Quand il fait froid c’est un peu moins sympa mais les parcours d’architecture ont l’avantage de changer un peu du tourisme habituel. Il n’existe pas de « parcours » à proprement parler, je me suis juste arrangée pour aller voir les uns après les autres les principaux monuments de cette période particulière. S’ensuivra probablement un article consacré spécialement à ce sujet !
  • Le nord de Vienne : Parc du Prater et île du Danube. Déception sur l’île du Danube, même si c’est une agréable promenade d’automne les guides nous la vendaient comme un endroit qui bouge…mais c’est surtout le cas en été. A faire absolument si vous visitez Vienne en juin ou juillet, des restos sont aménagés sur des minis plages, beaucoup d’activités sont proposées et un festival de musique s’y déroule en juin. Gros coup de cœur en revanche pour le Parc du Prater et son côté vintage, je regrette de ne pas avoir pris plus de photos. Je vous en parlerais probablement plus tard également.
  • Le centre de Vienne : balade dans le vieux Vienne, en calèche si vous le souhaitez, rues piétonnes, palais du XIXème, possibilité d’aller à l’Opéra, au bal si vous vous y prenez bien bien à l’avance, ou… de se régaler dans des cafés viennois.

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Où prendre un café viennois et un apfelstrudel ?

Je profite de cet article pour  établir la liste de mes cafés préférés à Vienne, on en a testé seulement 4 sur un grand nombre, 4 parmi les plus célèbres. On y propose toujours moult pâtisseries, des chocolats et cafés viennois et aussi des thés. Les deux spécialitéss sont l’apfelstrudel avec de la crème de vanille (sahne) et la sachertorte, un gâteau au chocolat avec de la gelée d’abricot. Miam miam !

  • Café Central: sûrement mon favori, le premier qu’on ait vu et aussi le plus célèbre de Vienne. Le jour de la fête nationale il y avait du monde mais raisonnablement, quand nous avons voulu y retourner la queue dépassait la rue. Les serveurs étaient aimables et efficaces, le côté rétro avec le pianiste qui jouait d’un vieux piano ajoutait sans doute au charme du lieu, et son architecture  qui témoigne du rôle de la ville comme porte de l’Orient rend le goûter exceptionnel.

Café central, Herrengasse 14.

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  • Demel : Plus qu’un café il s’agit d’une pâtisserie, impossible de ne pas baver devant l’étalage. Le café s’étend sur trois étages, chaque salle ayant son atmosphère propre se référant aux hôtels particuliers du XVIIIe et XIXe. Beau, classe et bon. Situé en face du Hofburg, près de la MichaelPlatz.

Demel, Kohlmarkt 14.

  • Café Hawelka : Un style bien plus cosy, des serveurs très affairés, ici on ne vous propose pas de carte, vous devez savoir déjà ce que vous prenez – dans le doute commandez un apfestrudel, il est excellent. Plus petit que les autres, plus chaleureux mais un service moins bon. Il reste très agréable de s’y poser en regardant la nuit tomber. Ce qu’on a fait le dernier jour de notre périple.

Café Hawelka,Dorotheergasse 6.

  • Café Museum : ma grosse déception puisqu’il ne ressemblait en rien au café construit par Adolph Loos. Les gâteaux restent bons, le service efficace, mais on n’y trouve pas la chaleur des autres. En revanche il est sûrement plus fréquenté par des Viennois que par des touristes.

Café Museum, Operngasse 7., métro Karlsplatz

 

J’arrête ici  le  résumé de ces six jours à Vienne, six jours c’est long, j’en ai des choses à raconter. Malheureusement mes photos sont assez peu réussies je vais donc me venger sur les mots et vous risquez d’avoir à nouveau beaucoup de lecture !

Aufwiedersehen Freunde !