Sophia et le Monastère de Rila: dernière étape d’un séjour aux confins de l’Europe.

Nous patientons en terrasse avant de prendre le bus pour Sofia, il est à peine 10h et déjà la chaleur m’incommode. Margot en est à son troisième Café pourtant je suis sûre qu’elle arrivera à dormir dans le bus, et malgré les routes toujours aussi inconstantes de la Bulgarie je pense bien que je dormirai aussi : les crapauds et autres bestioles inconnues m’ont à nouveau empêché d’avoir une bonne nuit de sommeil. Mais une légère inconnue me perturbe : il n’y a pas de trace de notre réservation pour l’AJ à Sophia. Nous sommes en Bulgarie, ne paniquons pas, nous trouverons surement une place, tout comme ce couple de québécois et ce touriste brésilien qui nous accompagnent depuis Varna.

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Sofia est une grande ville, Sofia est occidentale même si elle conserve ce je-ne-sais quoi bulgare. Elle me fait penser à Budapest et à Berlin, une ville à découvrir en parcourant les rues au petit bonheur la chance. Il fait toujours chaud mais le soleil commence à tomber et la température avec lui, nous sommes à l’Est, ça ne fait aucun doute. Nous arpentons la rue principale au fond de laquelle se dresse la montagne Vitosha, poumon vert de la ville, les filles sont en jupe, les jeunes jouent autour d’une vieille église, les magasins sont adorables, le marché aux livres me donne envie de tout fouiller, j’espère y trouver un vieux classique français qui aurait eu une fantastique histoire pour se retrouver à des kilomètres de chez lui. Déjà je sens que la tristesse, le poids de l’Est s’estompe un peu, où alors est-il seulement mieux caché. En quelques heures je peux déjà affirmer que j’aime Sofia. Je l’arpenterai à nouveau au pas de courses par un free-tour dont les pays de l’est sont si friands, Sofia est suffisamment petite pour y voir vite tout ce qui vaut le coup : la  très sombre cathédrale Alexandre Nevski et ses toits d’or, l’église russe, le square de la tolérance qui abrite mosquée, église catholique, église orthodoxe et synagogue, le quartier des ministères et les ruines romaines qui ont été découvertes en-dessous lors de la construction du métro. Je recommande chaleureusement ce free tour où on en apprend beaucoup sur la religion orthodoxe, sur les coutumes bulgare et sur l’histoire de Serdika, l’ancienne Sofia, mais aussi de toute la Bulgarie – en particulier de son histoire communiste et post bloc communiste. Parce que je ne résiste pas à donner une anecdote, saviez-vous que la Bulgarie est le seul pays à avoir élu démocratiquement son ancien roi Syméon. Fun isn’t it ?

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Malheureusement j’ai peu de temps pour découvrir la ville : nous partons le lendemain pour le Monastère de Rila avec un chauffeur perso. Peut-être parce que je sais que c’est mon dernier trajet en Bulgarie ou parce que je quitte Margot le soir mais je me sens l’esprit léger, prête à profiter de chaque instant. Les routes qui contournent Vitosha pour s’engouffrer dans le massif de Rila ont pour moi la voix de Manu Chao qui passe en boucle sur l’auto-radio. Le vent qui passe par les fenêtres entre-ouvertes, les champs, les montagnes qui se rapprochent. Le taxi devient guide avec son anglais hésitant : « là-bas vous voyez les monts bleus de Pirin, il faut y aller ! Et par ici il y a une montagne qui monte jusqu’à 3000m. Beaucoup de neige ici l’hiver, beaucoup de froid. » On croise une veille remise de deux chevaux, des ânes, des paysans avec leurs faux et aux abords d’un village un nombre croissant de Lada de toutes couleurs. Des maisons avec treilles s’étendent le long de l’unique rue du village et ombragent les cours et les trottoirs. La route montagneuse commence ici, le chauffeur ne compte pas ralentir et je ne donne pas cher de notre peau si une voiture arrive en sens inverse. Heureusement nous arrivons à la grotte de je ne sais plus quel saint où nous pouvons laisser un vœu coincé entre les pierres pour demander un retour avec tous nos membres. Il parait que les Bulgares sont très spirituels, une amie de Margot dépose chaque soir un mot sous son oreiller, un mot définissant ce qu’elle souhaiterait être le lendemain : « courageuse », « compréhensive », « optimiste ». Depuis une semaine que je suis ici ça ne m’étonne plus, et j’en viens même à me demander pourquoi pas ?

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Un lieu paradisiaque. Comme toujours je suis ébahie de cette capacité des religieux à construire leurs chefs d’œuvre dans les endroits les plus beaux du monde. Les grands murs extérieurs du célèbre monastère de Rila, classé au patrimoine de l’Unesco, ne laisse pas présager l’intérieur majestueux de cette enceinte : les fresques pourraient paraitre un peu trop kitsch, un peu trop tout, et pourtant tout semble parfaitement à sa place pour couper le souffle à ceux qui pénètrent ici. Même l’afflux de touristes n’entache pas le calme et la beauté du lieu. Je me sens bien petite ici.

Tout ici date du XIXe siècle. En Europe occidentale cette période est plutôt vue comme une période d’importantes copies. Ici le XIXe siècle est le siècle de la lutte contre les Ottomans, lutte au cours de  laquelle les monastères orthodoxes se sont distingués comme de grands centres de résistance. C’est le siècle de l’indépendance. Un siècle d’or avant les années communistes. Voilà qui m’apprendra à juger d’une oeuvre d’art en fonction de son ancienneté.

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Le Saint a exaucé mes prières et nous sommes revenues saines et sauves à Sofia. Je n’ai pas senti de danger, épuisée je me suis endormie sans pousser plus loin mes réflexions sur l’orthodoxie bulgare. La voiture chantait à nouveau « Me gustas tu » et moi j’aimais cette fin d’après-midi, les champs secs qui défilaient et la voix de Margot hésitant entre le bulgare et l’anglais. Le soir même nous allions nous quitter et je devrais m’approprier seule ces quelques heures à Sofia. Il était temps de ne pas y penser et de savourer la Bulgarie.

Dans les montagnes de Veliko Tarnovo

Nous sommes parties dans la matinée pour rejoindre en bus le centre du pays; Nous nous rendons dans une ville au milieu de petites montagnes, une ville au nom qui fait rêver comme une formule magique : Veliko Tarnovo. C’est en sens inverse le chemin que j’ai fait pour venir à Varna, je suis bien heureuse de n’avoir pas vu l’état de la route alors : il y a des trous partout,  et des engins qui, d’après moi, ne devraient pas se trouver sur ce type de route. Les montagnes défilent au loin, difficile de les rater, la Bulgarie abrite cinq chaînes de montagnes, nous nous dirigeons vers celle des Balkans, la plus célèbre. Arrivées en début d’après-midi à Veliko, il nous faut trouver l’auberge, mais sous cette chaleur estivale sans souffle de vent, je ne me sens pas de prendre une décision quant au chemin à emprunter. Je suis Margot sans discuter, on se trompe un peu mais on finit par parvenir à une petite allée au fond de laquelle se trouve notre destination, notre ashram pour les deux prochains jours.

4ème jour: départ en bus pour Veliko Tarnovo, ville dans les montagnes. Chaleur étouffante. Je découvre avec joie cette petite ville, pourtant l'une des grandes villes du pays, au soleil de fin d'après-midi.

4ème jour: bus pour Veliko Tarnovo et découverte de la ville sous la lumière du soir. Il fait bon vivre dans ces montagnes.

Si j’utilise le terme d’ashram c’est que cette petite escapade de deux jours était un moment de réflexion, de méditation, et de complicité pour nous deux je crois.  Un jardin, de grandes chambres, une terrasse avec balancelle où bouquiner en sirotant une bonne camomille, et une salle à manger où le repas était servi chaque soir : soupe chaude, pain, limonade. Simple, mais a-t-on besoin de plus ? Un petit air de refuge de montagne dans ce havre de paix au milieu de la verdure. On n’entend rien, ou du moins le croit-on, car au moment de se coucher, comment trouver le sommeil sous le chant d’un oiseau inconnu qui pousse son solo au milieu d’une symphonie pour grillons, grenouilles et autres animaux de Veliko Tarnovo.

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  • Veliko Tarnovo : la vieille ville

Il fait bon sortir à partir de 18h, et sous la chaleur de la journée j’ai peine à croire qu’en hiver il est parfois impossible de se rendre dans cette ville pour cause de neige et de gel. Nous parcourons alors en flânant le vieux quartier de Veliko Tarnovo, passant devant la citadelle nous remontons lentement vers le village en hauteur. Veliko, ce lieu majestueux construit face à la colline du Tsarevets, ancienne capitale du second Empire Bulgare – entre le XIIe et le XIVe siècle – tous ces noms bulgares me parlent et me donnent de plus en plus envie de me plonger dans leur histoire si méconnue.

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La particularité de Veliko c’est son incroyable richesse de Street Art qu’on ne s’attend pas à trouver dans une région reculée. Dans chaque rue on croise de superbes fresques et ce mélange de moderne et d’ancien est surprenant et ravissant à la fois. Tout est très calme dans la vieille ville, nous longeons des maisons de bois, la végétation reprend ses droits par endroits, devant les maisons des Lada sont encore garées, je n’en ai jamais vu autant qu’ici, au point de me demander s’il est intéressant de visiter la Bulgarie si ce n’est pas en Lada. A certains endroits les points de vue sur les montagnes environnantes et sur la forteresse du Tsarevets encore ensoleillée sont à couper le souffle. La vie est sereine, les montagnes sont belles, les maisons sont vieilles. Au loin la nouvelle ville se chauffe le dos au soleil. Les villes bulgares ont la faculté d’être belles malgré leurs HLM, ces pyramides d’immeubles forment un charmant tableau dont les couleurs changent selon les heures de la journée et nous les contemplons attablées à une terrasse, un café frappé à la main. Je ne cesse de me répéter que j’aime Veliko Tarnovo.

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5ème jour: A la découverte du village-musée d'Etar, dans le centre de la Bulgarie. On  découvre la vie bulgare du début du XXe siècle.

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  • Le village musée d’Etar

Je m’en veux un peu de revoir avec mon amie des lieux qu’elle a déjà vus, nous partons donc le lendemain pour le village musée d’Etar, un village censé représenter la vie bulgare au XIXe et début du XXe siècle. Les villages musées se sont essentiellement développés dans les régions les plus orientales de l’Europe, pour mettre en valeur un patrimoine immatériel, architectural et agricole  qui a tendance à disparaître avec les grands projets d’industrialisation et d’urbanisme. Même si nous en trouvons aussi de plus en plus en Europe de l’ouest – en Alsace par exemple.

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Et nous voici à nouveau confrontées aux transports bulgares. Margot parle quelques mots, je ne comprends rien et malgré ma pratique assidue du cyrillique – je me force à lire chaque enseigne que je croise – nous nous trouvons bloquées à Gabrovo après un trajet en bus en compagnie de jeunes Roms  où je peux éprouver pour la première fois la réelle tension qui existe entre les Bulgares et cette communauté. Enfin un taxi nous prend en stop, il ne parle pas anglais mais espagnol, il raconte son histoire à Margot pendant que je relâche le stress, prête à profiter de notre prochaine halte.

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Evidemment le village est touristique mais il est charmant, dans chaque maison un métier d’antan est représenté et manipulé : le tissage, la forge, etc. Cette idée des villages-musées est vraiment excellente, il est tellement plus facile de se faire une idée avec des reconstructions. Après avoir bien mitraillé les maisons avec nos appareils photos nous reprenons le chemin pour Veliko  qui serpente entre les montagnes. Le chemin semble plus court qu’à l’aller et en arrivant à Veliko nous savons tout de suite retrouver notre chemin. Je commence déjà à être nostalgique de cette ville à laquelle je me suis si vite habituée. Demain nous serons à Sophia.

Varna – La perle de la mer Noire

Varna - Perle de la Mer Noire

Je suis partie en Bulgarie sans aucun plan, je savais seulement que je devais rejoindre mon amie en traversant le pays en bus. Sur le papier ça ne semblait pas bien compliqué, j’avais pourtant oublié un point primordial : non seulement je ne parlais pas le bulgare, mais je ne connaissais pas non plus l’écriture cyrillique. Ma première impression de la Bulgarie a donc été cette immense gare vide et en travaux où tout était écrit dans des signes qui m’étaient inconnus, et où perdue sous un soleil de plomb j’ai pu péniblement déchiffrer ces cinq lettres V.A.R.N.A indiquant que mon bus partait dans 5 minutes et que je n’avais donc pas de temps à perdre. Assise confortablement j’ai pu profiter de ces 6 heures de route pour dormir, malheureusement Varna n’était pas le dernier arrêt et n’était pas non plus le premier mais dans la nuit comment savoir où mon bus s’arrête ? C’est donc avec ce seul mot « Varna », répété à chaque arrêt à mes voisins qui se contentaient de hocher la tête négativement, que j’ai pu descendre à minuit, paniquée, sur un parking de centre commercial en pleine Bulgarie et apercevoir enfin les mèches blondes de Margot qui m’assuraient que le périple était fini et que je m’en étais sortie. Nous sommes reparties en taxi, je me suis laissée conduire, j’ai visité l’appartement sans le voir, et je me suis mise au lit. Une voiture au dehors passait « All that she wants » de Ace of Base. La Bulgarie était restée en partie dans les années 90’s. Je me suis endormie en souriant, rassurée par ce cliché auquel je m’attendais.

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J’ai passé trois jours à Varna, sur internet j’en avais vu des images pas vraiment glorifiantes d’une cité balnéaire avec de gros immeubles bétonnés, et pourtant Varna m’a enchantée. La Perle de la mer Noire. Connue principalement pour son activité touristique estivale, Varna vaut vraiment le coup d’être visitée. Berceau de la civilisation thrace, carrefour entre l’Europe et l’Asie, la ville a vu s’implanter tour à tour des Grecs, des Romains puis des Ottomans, autant de vestiges qui se sont recouverts les uns les autres et qui donnent à la ville une identité particulière et qui reprennent peu à peu vie après la longue période communiste.

 

  • Le centre-ville

J’ai arpenté le centre-ville en long et en large : pour flâner, pour y faire du shopping, pour y manger, pour le visiter avec un free-tour – très en vogue en Bulgarie -, pour le traverser en allant à la plage. Je ne m’attendais pas en venant ici à y découvrir des maisons de style Habsbourg suffisamment décaties pour en tirer du charme. Le centre de Varna n’est pas gris et bétonné comme je m’y attendais : c’est un centre piéton qui est bordé de vieilles maisons colorées, de cafés qui donnent sur rue, le tout menant au jardin qui longe le bord de mer et offre à la ville un grand et bel espace vert.

 

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Non loin de ces maisons et immeubles d’il y a deux siècles on peut apercevoir tour à tour une vieille maison turque, puis des ruines de thermes romains, et enfin pénétrer dans le quartier grec qui mène au port industriel. Ainsi va Varna, une ville historique dont le patrimoine n’a pas encore été sacralisé à la mode occidentale, il est bien vivant, bien que peu mis en valeur et entretenu.

Pour nous plonger encore davantage dans l’histoire de la ville, Varna a ouvert il y a quelques années un musée archéologique qui retrace les grandes périodes de l’histoire de la région avec un grand nombre de pièces : bijoux –magnifiques-, vaisselle, armes, etc. Nous n’avons pas tout à fait compris le sens de visite du musée, ni pourquoi on se retrouvait tout à coup face à des pièces égyptiennes mais le musée vaut vraiment le coup, peu cher, intéressant, et qui donne envie de se plonger dans cette histoire trop peu connue.

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  • Derrière le bitume : la plage

 

Varna est la 3ème ville de Bulgarie mais est surtout connue à l’étranger pour être l’une des principales cités balnéaires de la mer Noire, pourtant les Bulgares vous le diront : il faut éviter de s’y baigner, l’eau n’y est pas sûre, le port industriel trop proche pour que l’on sache vraiment ce qui s’y déverse. Les Bulgares préfèrent profiter des petites plages qui se trouvant dans la banlieue de la ville – ce que nous avons fait – tandis que les touristes, allemands pour la plupart séjournent dans d’immenses complexes hôteliers aux noms évocateurs tels que « GoldenSand » qui permettent de ne voir de la Bulgarie que la mer, la plage, les boîtes de nuits et les gogos danseuses. Golden Sand est la personnification de la débauche occidentale où la jeunesse européenne se pavane alcoolisée et sûre de sa supériorité sur ces pays de l’est tout aussi européens mais moins riches. Les Bulgares détestent ces lieux qu’ils ne fréquentent que l’été pour y travailler.

Si on ne s’y baigne pas, Varna possède tout de même un front de mer très agréable ! Le long du jardin maritime de Varna des murs de béton qui semblent abandonnés en hiver reprennent des couleurs dès le printemps pour donner naissance à une enfilade de bars et de restaurants avec terrasse donnant sur la plage. Une couche de peinture, des hamacs, des canapés, des chaises longues et quoi de plus reposant et jouissif que de siroter son café frappé en dissertant sur la vie face à la mer Noire ? Nous nous sommes posées au « Menthol » le bar préféré de mon amie, qui est devenu ponctuellement mon QG pour 3 jours – j’aurai pu y passer mes journées avec un bon bouquin ou un carnet d’écriture. Le soir ces bars deviennent des boîtes ou des scènes de concert,  Mojito et reggae au rendez-vous.

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Jolie Bulgarie: Agenda d’un road trip dans l’Est

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Je vous avais promis qu’en ces jours frileux de janvier j’allais tenter de me réchauffer, et vous avec, en vous parlant d’un pays peu touristique et pourtant superbe, un pays où il fait très chaud l’été, un pays dépaysant: la Bulgarie.

Il y a assez peu d’articles de magazines de voyages ou de blogs qui parlent de la Bulgarie, à mon sens je ne connais que Jéromine de l’archivoyageuse qui y a consacré deux articles, pourtant ce pays gagne vraiment à être connu, même s’il comporte un gros défaut: les routes sont assez mauvaises, il ne faut pas avoir peur. Berceau des Thraces, les Bulgares ont vu s’installer sur leurs terres plusieurs civilisations allant des Romains aux Ottomans qui rendent le pays culturellement très riche. Des musées archéologiques et monastères, en passant par des paysages montagneux magnifiques, tout le pays est à voir et savourer et je vous incite fortement à vous y rendre dans les années qui viennent!

Je suis partie en Bulgarie en juillet dernier pour y rejoindre mon amie Margot qui y était alors en poste à Varna. Je suis partie sans appareil photo, sans savoir ce que j’allais y faire et presque sans un sou en poche – légère frayeur au départ puisque ma carte était bloquée, heureusement tout est très vite rentré dans l’ordre. Avant de vous faire des articles un peu plus détaillés de ce que j’ai pu voir et aimé là-bas je souhaitais faire, à l’instar de Mathilde, un debriefing sur ce voyage de huit jours, temps un peu court pour dire que je connais bien la Bulgarie, mais suffisant pour dire que je veux y retourner.

1er jour – Varna la perle de la mer Noire. Déambulations dans Varna et Ice coffee sur le bord de Mer. La belle vie!
3ème jour: farniente à la plage. Mon seul bain de mer de l'année, dans la mer noire.
2ème jour: Visite Free Tour de la ville et farniente à la plage. Mon seul bain de mer de l’année, dans la mer Noire!
3ème jour: visite du Musée archéologique et boutiques dans le centre de Varna. Trois jours bien remplis et pourtant reposants.
3ème jour: visite du Musée archéologique et boutiques dans le centre de Varna. Trois jours bien remplis et pourtant reposants.
4ème jour: départ en bus pour Veliko Tarnovo, ville dans les montagnes. Chaleur étouffante. Je découvre avec joie cette petite ville, pourtant l'une des grandes villes du pays, au soleil de fin d'après-midi.
4ème jour: départ en bus pour Veliko Tarnovo, ville dans les montagnes. Chaleur étouffante. Je découvre avec joie cette petite ville, pourtant l’une des grandes villes du pays, au soleil de fin d’après-midi.
5ème jour: A la découverte du village-musée d'Etar, dans le centre de la Bulgarie. On découvre la vie bulgare du début du XXe siècle.
5ème jour: A la découverte du village-musée d’Etar, dans le centre de la Bulgarie. On découvre la vie bulgare du début du XXe siècle.
6ème jour: à nouveau sur les routes bulgares pour se rendre à Sophia, en bus toujours, 6h de route, c'est long mais je veux voir la capitale.
6ème jour: à nouveau sur les routes bulgares pour se rendre à Sophia, en bus toujours, 6h de route, c’est long mais je veux voir la capitale.
7ème jour: On n'en fini plus de faire de la route. Cette fois pour se rendre au monastère de Rila, classé au Patrimoine de l'Unesco, un détour qui vaut vraiment le coup!
7ème jour: On n’en fini plus de faire de la route. Cette fois pour se rendre au monastère de Rila, classé au Patrimoine de l’Unesco, un détour qui vaut vraiment le coup!
8ème et dernier jour: mon amie est repartie chez elle à Varna. Je profite de mes derniers moments à Sofia pour faire un Free tour de la ville. à 15h me voilà à l'aéroport prête à quitter le soleil et la chaleur bulgare.
8ème et dernier jour: mon amie est repartie chez elle à Varna. Je profite de mes derniers moments à Sofia pour faire un Free tour de la ville. à 15h me voilà à l’aéroport prête à quitter le soleil et la chaleur bulgare.

Puisque je suis partie sans appareil photo, ou plus exactement, puisque j’avais perdu le chargeur d’appareil photo juste AVANT le départ, les photos sont prises soit de mon téléphone, soit de Margot. Je les ai regardées un nombre incroyable de fois je ne parviens donc pas à me souvenir quelles photos sont de qui. Cette façon de voyager n’étais pas plus mal puisque j’ai mis en avant les instantanés en faisant avant tout des polaroïds, et en profitant davantage du moment présent. Je m’étais d’ailleurs coupée d’internet et de la France pendant ces huit jours pour me dépayser un peu. Une déconnexion qui a fait du bien.

 

PS: j’étais toujours autant addict en revenant bien sûr.