Strasbourg comme une New-Yorkaise

Pendant qu’il pleut des cordes à Paris et dans une grande partie de la France, une petite région à l’est résiste encore, et je peux donc vous écrire cet article depuis mon balcon où je contemple pour le dernier jour les montagnes de la Forêt-Noire au loin. J’en profite pour vous écrire mon avant-dernier article de « bonnes adresses à Strasbourg » sous un angle un peu particulier : après 8 mois de travail l’envie de voyager se faisant de plus en plus forte  j’ai pensé que, à défaut de partir, il pourrait être bon de visiter la ville à la recherche d’ activités « à l’Américaine » – à force de regarder Enjoy phoenix et Coline, ça donne des idées. Je vous propose donc aujourd’hui de découvrir Strasbourg à la New-Yorkaise. Allons-y let’s go, c’est parti les amis !

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  • Footing au parc de l’Orangerie

Un bon week-end new-yorkais commence obligatoirement par un footing. En tout cas c’est ce que nous vendent les séries et films américains: on n’est pas un vrai New-Yorkais si on ne fait pas son footing du matin à Central Park, et par conséquent: est-on un vrai Strasbourgeois si on ne va pas faire son footing au parc de l’Orangerie?

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Je ne suis pas la seule à avoir fait le rapprochement entre les deux parcs : la marque strasbourgeoise « erasmooth » a produit pour sa collection de l’an dernier des sweats intitulés « Central Park – Orangerie ». Et comment ne pas faire ce rapprochement? L’Orangerie est le plus grand parc de Strasbourg, d’une forme presque ronde,et   suffisamment vaste pour abriter un lac avec une cascade, un pavillon où sont organisés des événements divers et variés ET SURTOUT un petit zoo où vous pouvez rencontrer des tortues, des lynx, et des flamands roses. Le zoo s’occupe également de cigognes dont les nids sont répartis dans tout le parc et le quartier de l’Orangerie. Levez la tête, vous devriez en apercevoir sur les cheminées des belles demeures du début du siècle.

L’Orangerie est un coin parfait pour un rendez-vous galant mais c’est aussi le paradis des runners, on en trouve tous les 10 mètres, autrement dit” the place to be” !

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  • Brunch au Wawa bar

Courir c’est bien, mais manger c’est encore mieux, et Strasbourg dispose d’un super bar/resto américain qui fait aussi brunch le dimanche matin. Un conseil : pensez à réserver, il n’est pas rare que des groupes viennent occuper toute la place. Ce brunch américain est un peu plus cher que d’autres – 22€ – mais consiste en un buffet à volonté, on en a donc pour son argent! Outre les œufs brouillés, pochés, à la coque, et leur traditionnel bacon, vous pourrez vous remplir l’estomac avec moult pancakes, gaufres, carotcake, etc. En fait vous pouvez trouver ici absolument tout ce que vous voulez, en plus du café et du thé à volonté bien sûr. Typiquement américain.

Le lieu rappelle un peu le central perk de Friends avec ses canapés et ses fauteuils mous dans lesquels il fait bon s’affaler. Pour  peu qu’il pleuve dehors, il devient alors très très difficile d’en ressortir !

Wawa bar, place Saint-Nicholas aux Ondes, Strasbourg

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  • MoMA ou MAMCs

Après la pause brunch, il est impensable de ne pas faire une activité culturelle et là vous avez le choix : soit le MoMA strasbourgeois, appelé ici MAMCS, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, soit une galerie d’Art Contemporain. Je n’en ai jamais visité, et pourtant l’une des plus connues se situe sous mon appartement : le CEAAC.

Le MAMCS possède une belle collection, malheureusement pour vous je n’y entends rien en art contemporain, j’ai donc surtout aimé les collections d’Art Moderne et en particulier la partie « Art nouveau » où des pièces entières sont aménagées pour montrer en grandeur nature à quoi pouvait ressembler ces intérieurs du début du siècle.

Le CEAAC, Centre Européen d’Activité et d’Art Contemporain, abrite plusieurs artistes et différentes expositions temporaires, notamment des expos en partenariat international car des artistes étrangers sont logés sur place : 2015 était par exemple l’année de la Corée. N’hésitez pas à aller vous renseigner sur le site de la CEAAC.

CEEAC, 7 rue de l’Abreuvoir, Strasbourg

MAMCS, 1 rue Jan Harp, Strasbourg

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  • Pause donuts à l’American Break

Encore un foodporn à l’américaine : une boutique spéciale donuts où les donuts sont colorés et hyper bons ! En tout cas moi qui n’aime pas le gras et en mange rarement je suis devenue une grande fan de ceux-ci : mon préféré ? Celui à la fraise, sucré à souhait !

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  • Brooklyn Bridge  ou le Pont des deux rives

Strasbourg n’est pas une île, Strasbourg n’a pas besoin d’un pont pour la relier à un autre quartier de la ville, en revanche Strasbourg est au bord du Rhin et depuis quelques années elle est reliée à sa voisine allemande Kehl par un joli pont qui n’est pas sans rappeler les impressionnantes constructions américaines.

« Il suffit de passer le pont » pour être dans un autre pays, et ça vaut le coup. Le pont des deux-rives qui sert de passerelle entre la rive française et allemande du jardin des deux-rives est utilisable à pied comme à vélo, un autre pont pour les voitures se trouve à quelques mètres. La rive allemande du jardin  est la  plus jolie et la  plus agréable, et c’est une activité estivale géniale que d’aller pique-niquer en Allemagne en regardant le soleil se coucher sur le pont.

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  • Un verre à Brooklyn : la Kulture

Pas de Brooklyn à Stras’ mais un quartier : la Krutenau, et dans ce quartier un bar branché à l’ambiance tout à fait brooklynienne : La Kulture. Ce bar-disquaire a ouvert en septembre, juste au moment où je suis arrivée et il est déjà bondé. En plus d’avoir une déco très épurée et une salle de musique au sous-sol où chacun peut choisir un vinyl pour danser sur la chanson de son choix, la Kulture s’est distinguée par ses partenariats culturels avec les centres d’art, organisant des événements, comme une séance de graffiti pour sensibiliser les élèves de diverses écoles à cet art urbain contemporain.

Enfin n’hésitez pas à vous promener dans la Krutenau, c’est le quartier où vous trouverez le plus d’adresses « à la New-yorkaise », entre bars, coffee shops, restos asiatiques branchés. Un quartier où il fait bon vivre. Vous l’aurez deviné : c’est mon quartier !

Un seul regret pour cette visite de Strasbourg à la New-Yorkaise : il n’existe pas encore de rooftop ! Mais l’idée est lancée, et j’ose croire qu’elle ne tardera pas à faire des adeptes : un rooftop avec vue sur la cathédrale et les montagnes, voilà de quoi ramener les foules !

La Kulture, 9 rue des Bateliers, Strasbourg

L’Alsace au fil des saisons

La fin de mon périple alsacien arrive à grands pas et je suis bien heureuse d’avoir enfin pu profiter du soleil et de la douceur printanière. J’ai sorti mon vélo, gonflé et tout propre pour sillonner Strasbourg en profitant de la légère brise du moment et avoir le temps de faire tout ce que je veux : c’est-à-dire rester glandouiller sur mon lit aussi longtemps que possible tout en ne ratant pas les séances cinés qui m’intéressent.

Durant ces huit mois j’ai pu connaître non seulement Strasbourg mais l’Alsace sous différentes saisons avec ses couleurs, ses températures et ses événements qui rythment l’année, j’ai donc décidé de vous faire ici un petit résumé de ce que vous pouvez faire en Alsace selon l’époque de l’année, en commençant par mon arrivée sous le merveilleux automne.

L’Automne : L’Alsace en couleurs

C’est de loin la saison que j’ai préférée, notamment parce que j’ai pu me promener dans les villages et dans les Vosges là où les forêts sont de toutes les couleurs. On dit parfois que les Vosges ressemblent au Québec, sans être allée au Québec ou en Nouvelle-Angleterre j’ai trouvé dans les Vosges ce que je chercherais dans les forêts du nouveau monde : des vastes espaces où la forêt s’étend à perte de vue sur de petites montagnes avec de belles couleurs chaudes et vivantes. Pour voir un peu ces couleurs je vous renvoie à mon article sur mes randos dans les Vosges ici. C’est donc selon moi LA saison où visiter l’Alsace. Mais pas seulement parce que le temps est encore assez agréable pour se promener et parce qu’il y a moins de touristes, il y a une autre raison, non négligeable : c’est la saison de la fête du vin.

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Vous le savez surement l’Alsace est une région viticole et le principal circuit touristique, en dehors de Colmar et de Strasbourg est ce qu’on appelle la route des vins, à faire en voiture, ou à vélo pour les plus courageux – je vous rappelle que ça monte et ça descend beaucoup. Si cette route est très belle en été, elle est absolument magnifique en automne. Que de superlatifs ! Mais c’est à la hauteur de ce que j’ai ressenti en visitant ces petits-villages de la route du Haut-Rhin – Ribeauvillé, Kaysersberg, Eguishem, etc – où les vignes dorées sous le soleil d’octobre donnaient au paysage un air un peu fantastique. Enfin, outre les superbes vignes que vous trouverez sur les coteaux des Vosges, il vous faut assister à au moins une fête des vendanges. Dès mon premier week-end ici une amie m’a emmenée à Barr pour y goûter le vin nouveau, ou plutôt le Riesling nouveau, très sucré, qui se boit comme du jus de pomme…on n’étaient pas sures de pouvoir reprendre la route derrière. Mais dans ces villages on ne se contente pas de boire du vin, on peut aussi suivre la visite guidées de vignes, assister au défilé de la ville – avec cortèges alsaciens, allemands, italiens, tous en costumes -, manger d’excellentes tartes flambées, des vraies faites dans un grand four et dégustées dans la petite cour d’une vieille maison, et SURTOUT voter pour l’élection de Miss vendange !

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L’Hiver : l’Alsace en fête

Décembre et Noël

C’est en Hiver qu’on entend le plus parler de l’Alsace, c’est là où la région fait son plus gros chiffre d’affaire niveau tourisme et on peut dire qu’ils mettent le paquet. Cette année la question était sur toutes les lèvres pendant les deux semaines qui ont précédé les attentats de Paris : va-t-on maintenir les marchés de Nöel ? Et si oui comment vont-ils se dérouler ? Heureusement après que Colmar ai annoncé le maintien de la fête la plus importante de l’année, les autres villes ont peu à peu décidé d’installer elles aussi leur marché, avec une nette restriction des exposants pour Strasbourg, et surtout une grande surveillance un peu pénible pour les strasbourgeois. Mais qu’importe, en cette période où il fait nuit tôt et où l’Alsace est encore brumeuse et froide c’est un vrai plaisir de pouvoir se rendre au marché de Noël. En bonne strasbourgeoise je les ai fuis autant que possible durant le week-end, sauf amis venant spécialement pour l’occasion, afin d’en profiter le reste de la semaine quand il n’y a plus de touristes. Alors plutôt que de rentrer chez soi après une bonne journée de travail pour s’affaler devant une série j’ai préféré arpenter régulièrement les étales de la place Broglie ou de la Cathédrale, en donnant rendez-vous aux copines chez le vendeurs de vin chaud habituel – le meilleur et le moins cher, même si le vin est bien corsé – avant de manger sur le pouce une tartine, des spaetzle ou tout ce qu’on peut trouver de typiquement alsacien sur les marchés. C’est aussi l’occasion de faire ses courses et rapporter à la famille des friandises von Elsass : les bredele, les manele – ces brioches en forme de petits-bonhommes et qui sont devenus mon péché-mignon ici, ou encore un kouglehopf.

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P1020290P1020294P1020317J’ai profité de vivre ici pour visiter d’autres marchés de Noël : ceux de Colmar, tout en finesse, et celui d’Obernai. Mon préféré reste celui de Strasbourg. Je n’ai pas apprécié la foule de Colmar et celui d’Obernai est surtout un marché pour les produits locaux – vins, charcuteries, fromages, etc.

En décembre se tient aussi la fête de la Saint-Nicolas : pays germanique l’Alsace continue de fêter cette fête qui se déroule le 6 décembre et qui est au départ bien plus importante que Noël. Sankt-Niklaus apporte encore dans de nombreuses familles alsaciennes des livres ou des chocolats pour les enfants, c’est aussi le jour où tout le monde mange des Menele !

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Février : Strasbourg in love

En février il fait froid, l’hiver dure depuis trop longtemps, on n’en peut plus, on veut du soleil ou quelque chose qui réchauffe le cœur. Qu’à cela ne tienne ! Depuis quelques années Strasbourg organise un festival pour la Saint-Valentin intitulé « Strasbourg mon amour », c’est certes l’occasion pour les grandes marques, les magasins et les restaurateurs de se faire beaucoup d’argent, mais c’est aussi deux semaines avec des bonnes initiatives en peu partout dans la ville qui changent le quotidien.

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Patinoire de rivetoile, soirées cinémas, journées spéciales dans les musées, concerts au Zénith ou à l’Opéra, toute la ville vit durant deux semaines sur le thème de l’amour, du romantisme, de l’érotisme. Cette année  a innové en installant place Kléber le café des amours, un café/restaurant/chapiteau ouvert toute la journée et jusqu’à tard la nuit où se déroulent des événements gratuits. Des lectures au show burlesque en passant par la boum réservée aux enfants, vous trouverez forcément une soirée qui vous intéresse au café des amours, à accompagner par une bière ou un verre de crémant. Je suis allée à 3 soirées : une mini halte à la soirée slow – guimauve donc géniale -, une soirée guinguette et la soirée de lancement. Le genre d’ambiance qu’on aimerait trouver dans tous les bars ou boîtes : de la musiques de toutes les époques, des gens de tous âges, une déco sympa, une soirée bon enfant à faire avec ses copines ou même avec son mec.

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Février-Mars : Carnavals en Alsace !

Je vous ai déjà parlé dans mon article précédent du grand carnaval de Bâle qui se déroule sur trois jours, mais l’Alsace n’est pas en reste niveau carnaval. Je me suis renseignée là-dessus un peu tard et je n’ai pu assister qu’au festival de Strasbourg qui, bien que petit, accueille tout de même à peu près 30 000 personnes. Coup de chance ce dimanche-là il faisait beau, et assez chaud pour qu’il soit plaisant de rester dehors à regarder le cortège. Musique, bonne ambiance, depuis la place de l’étoile jusqu’à la place Kléber défilaient dragons, clowns, danseuses avec fanfares. Je vous poste les quelques photos que j’ai pu faire avec mon portable en croisant le défilé.

 

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Plusieurs carnavals ont lieux en Alsace entre Février et Mars, le plus souvent le week-end d’après mardi gras :  celui de Sélestat dit « le carnaval des Machores » voit défiler pus de 70 chars avec musique et dégustations de plats typiques de la ville ;  Mulhouse par sa proximité avec Bâle possède elle aussi un grand carnaval très populaire qui se déroule fin février sur plusieurs jours ; Saverne organise elle aussi un carnaval international apparemment assez renommé ; vous pourrez trouver des cavalcades du carnaval dans la plupart des villes d’Alsace et du Bade-Wurtemberg, la tradition y est encore très vivace !

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Printemps/été : douceur de vivre et religion en bord de Rhin

 

Le printemps des bretelles

Quand l’Hiver finit Illkirch-Graffenstaden, ville de la banlieue de Strasbourg, organise son festival : le printemps des bretelles, plus d’une cinquantaine de groupes se produisent durant une dizaine de jours dans cette petite ville accessible par tram. La musique m’a l’air surtout orientée musique balkanique et traditionnelle, le chapiteau principal, le magic mirror, est le même que celui du café des amours pour le festival « Strasbourg mon amour », de quoi promettre une super soirée et une super ambiance. Encore une fois, je n’ai pas pu y assister mais on me l’a chaudement conseillé, donc à faire si vous êtes dans le coin à cette période.

Fêtes religieuses

L’Alsace est une région très fière d’avoir conservé ses privilèges religieux et notamment les jours fériés relatifs à certaines fêtes, je ne m’en plaindrais pas cette année, j’étais bien contente d’avoir droit à 4 jours pour Pâques. Moi qui pensait que l’Alsace était catholique j’ai donc pu apprendre qu’elle était à majorité protestante, et que ces fêtes qui étaient ici conservées, comme la célébration du vendredi saint, étaient en fait des vestiges de la période germanique. Le vendredi saint est en effet fêté essentiellement dans les pays protestants et en premier lieu en Allemagne.

J’ai pu grâce à ma super copine Anne-Laure en apprendre un petit peu plus sur la semaine pascale et sur ce que tout ça signifie : vous savez surement, vous qui n’êtes pas ignares comme moi, que le jeudi Saint – avant le week-end de Pâque – est le jour de la mort de Jésus, les cloches s’arrêtent donc de fonctionner avant sa résurrection le lundi qui suit. Le vendredi saint, jour bien triste pour les croyants, est l’occasion de se remémorer les souffrances du Christ et des chemins de croix sont ainsi organisés par plusieurs paroisses dans les villes alsaciennes. M’étant réveillée à 14h ce jour-là, j’ai bien sûr raté le chemin de croix de Strasbourg qui pourtant m’aurait appris beaucoup de chose sur la Bible, vu que je n’y connais rien. Tant pis pour moi.

Mais j’ai pu découvrir deux autres spécialités pascales de l’Alsace : la décoration des œufs, et l’agneau pascal. Vous trouverez en effet dans la plupart des ménages alsaciens des petits arbres auxquels sont accrochés des œufs décorés, que vous pouvez aussi acheter chez la plupart des fleuristes, sous ces arbres à œufs on retrouve l’agneau pascale, une sorte de gâteau en forme d’agneau qui se déguste à plusieurs, puisque assez bourratif à mon goût.

Depuis deux ans Colmar organise chaque printemps à l’occasion de pâques une fête du printemps qui dure deux semaines, je n’y suis pas allée mais je pense que c’est à tenter.

 Mai : le début de l’été

Mai signifie un peu le retour de l’été ici qui est symbolisé par la réinstallation de « la Guinguette du Rhin », ce bar saisonnier où sont organisées des soirées guinguettes au bord du Rhin dans le jardin des deux-rives – coté français bien entendu. Outre cette guinguette qui fermera ses portes en septembre, plusieurs événements sont organisés : le festival celtique de Strasbourg, qui se déroule le premier week-end de mai, comprend, outre des spectacles et des concerts, une parade celtique le samedi après-midi dans le centre de Strasbourg où l’on voit défilé cercles celtiques, Bagad et autre pipe-bands de toute la région rhénane, d’Heidelberg à Bâle en passant par Nancy.

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Le dimanche précédant la pentecôte je vous conseille d’aller visiter Wissembourg où se tient un traditionnel défilé alsacien avec des costumes typiques, une ambiance sehr sympa pour visiter cette ville encore très bien conservée.

Juillet/août : je ne suis venue en période estivale que pour les vacances, je ne peux pas dire vraiment quels événements sont organisées hormis le feu d’artifice du 14 juillet au parc de la citadelle, et le bal traditionnel de la place de l’étoile. En revanche tous les soirs la cathédrale est illuminée dans un spectacle d’une demi-heure, et moi qui était assez réticente à ce spectacle son et lumière, je suis vraiment tombée sous le charme. C’est une façon géniale de voire la cathédrale autrement et d’être attirée par tous les petits détails qu’on ne remarque pas.

Si vous décidez de passer des vacances ou seulement un week-end en Alsace, peu importe la ville ou le village, je vous conseille de vous rendez à l’office du tourisme, il est rare qu’une fête ou un grand marché ne soient pas organisés le week-end, il serait dommage de rater cette animation.

Mes bonnes adresses à Strasbourg #2

Deuxième session de cette revue des endroits sympas que j’ai pu découvrir à Strasbourg : aujourd’hui je vous emmène bruncher, faire les boutiques et boire un verre pour se reposer de cette grosse journée!

L’HEURE DE BRUNCHER

Rite incontournable du triptyque dominical strasbourgeois – brunch, musée, messe – et le seul que je respecte assez fréquemment,  depuis quelques années de nombreux bars, restos et salons de thé ont ouvert leurs portes le dimanche pour bruncher et les Strasbourgeois s’y précipitent parce qu’il faut bien le dire il n’y a pas grand-chose d’autre à faire le dimanche à Strasbourg. Je n’ai pas encore pu tester tous les brunchs que je voulais mais je peux déjà vous donner mes petits préférés. Sachez que quelque soit l’endroit où vous irez , vous vous en sortirez globalement pour moins cher qu’à Paris, mais s’il fait beau allez-y plutôt vers 11h car c’est vite plein; pour certains brunchs, et  surtout si vous êtes nombreux,  je vous conseille de réserver.

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  • Bistrot & Chocolat ou le brunch veggie

Je n’ai pas une tendance très végétarienne/vegan mais c’est difficile de ne pas aimer Bistrot & Chocolat, et leur brunch en particulier. Vous pouvez choisir entre plusieurs formules plus ou moins chères mais toutes entièrement végétariennes et bio –donc exit le bacon pour ceux qui en raffolent – mais on se rattrape largement sur les mini-cakes, les super bons œufs brouillés et toutes les autres petites mignardises qu’on vous présente. Ça ne parait pas copieux mais je vous assure qu’on se remplit bien la panse. Pour la boisson vous avez le choix entre café – expresso-, thé et chocolat, je regrette un peu qu’il n’y ait pas de cappuccino ou de grand crème MAIS il parait que leur chocolat chaud est absolument délicieux donc à goûter très prochainement. Coincé juste derrière la cathédrale le lieu est vraiment sympa, mignon, chaleureux et vous pouvez vous poser en terrasse dès que les beaux jours arrivent.

Pas de réservation.

Bistrot & Chocolat, 8 rue de la râpe, 67 000 Strasbourg

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  • L’Atlantico

Mon QG du brunch, non pas qu’il soit incroyablement meilleur qu’ailleurs mais je le trouve bien moins cher – 14€ pour le plus gros brunch qui mélange sucré et salé. Brunch très simple mais avec assez de choix pour faire plaisir à tout le monde : viennoiseries, brioche, cookies, saumon, bacon, confitures, fromage et du choix en boissons. Ce qui vaut la palme d’or à l’Atlantico c’est surtout le fait que le resto soit une péniche et moi qui adore les bateaux cet intérieur tout en bois avec de vieilles lampes à huile ça me fait chavirer, surtout quand en fond passe une playlist folk. Vous pouvez vous poser également sur les ponts avant et arrière du bateau ainsi que sur la terrasse juste devant, très prisée quand il fait beau. La vue est une de celle que j’aime le plus à Strasbourg : le temple protestant d’un côté, l’Ill de l’autre avec le quai des pêcheurs. Petite astuce : la terrasse est totalement ensoleillée à partir de 11h30/12h.

Atlantico, Quai des pêcheurs, 67000 Strasbourg

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L’HEURE DE SHOPPER

Globalement vous pouvez tout trouver à Strasbourg. Si les Galeries, le Printemps et autres boutiques du centre-ville ne vous conviennent pas il vous suffit de vous rendre aux centres commerciaux des Halles ou de Rivétoile à quelques minutes du centre pour y faire du shopping chez les grandes marques habituelles. Mais comme dans toute ville on y trouve aussi des petites boutiques indépendantes qui vendent un peu de tout et qui font mon bonheur.

 

  • Céleste

Au bout de la Grand’Rue cette petite boutique devrait attirer l’œil de toutes les blogueuses lifestyle : une petite table de jardin avec des fleurs est installée devant l’entrée, dans les vitrines des pièces Nat&Nin, des bijoux un peu ethniques et PLEIN DE PAPETERIE  de chez Season Paper. Je préfère ne pas compter combien j’ai pu dépenser dans cette boutique à acheter des cartes, des petits bloc-notes et à lorgner sur les carnets et agendas. On peut même craquer sur les sacs, les plateaux ou la vaisselle. Heureusement cette boutique est assez loin de chez moi, donc je n’y vais qu’en cas d’extrême urgence et quand je sais exactement ce que je veux.

Céleste, 30 Grand’Rue, 67000 Strasbourg

  • Monogram

Encore une papeterie. Oui j’adore ça. Celle-ci est un peu différente de la première, elle m’a attiré l’œil d’abord parce qu’elle vendait des cartes assez amusantes, ensuite pour ses boîtes et classeurs. Le genre de classeurs qui vous donnent envie de faire des fiches pour avoir le plaisir de les ranger dedans. Et des boîtes auxquelles on est sûre de trouver une utilité sur le moment, alors que, soyons sérieux, on ne saura jamais quoi ranger dedans. Vous y trouverez aussi tout ce qu’il faut pour faire du scrapbooking, de l’aquarelle, un peu de peinture et d’autres activités manuelles à propos desquelles je m’y connais bien peu.

Monogram, 6 rue des Juifs, Strasbourg

  • Le petit Souk

La boutique dans laquelle je n’emmènerais pas mon cher et tendre, il risquerait de se poser des questions sur mes intentions. Il s’agit ici d’une boutique pour enfants avec plein de petits trucs mignons, et encore une fois très inutiles, que vous pourrez acheter à votre enfant, ou plutôt à ceux des autres : des vêtements mais aussi des jouets. Dans la deuxième partie de la boutique vous trouverez davantage d’objets vous concernant, par exemple des mugs, des thermos et d’autres petits ustensiles choupi-trognons.

Le petit souk, 113 Grand’Rue, Strasbourg

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  • Hic & Nunc, bijouterie création

Coincée dans une ruelle entre la petite France et la Grand’Rue, cette boutique n’est pas facile à trouver et pourtant elle vaut vraiment le coup: des bijoux abordables, originaux et tendance à la fois,  souvent à  motifs géométriques. On y trouve un peu tout ce qu’on veut: boucles d’oreilles, sautoirs, bracelets…. Toutes les amies que j’ai emmenées là ont trouvé leur bonheur – ou plutôt ont craqué. Génial pour faire des cadeaux, surtout que les collections changent assez régulièrement.

Hic&Nunc, 10 rue du Bouclier, Strasbourg

L’HEURE DE BOIRE UN VERRE

  • Jeannette et les cycleux

Le bar simple, sympa et bien placé. Rien de particulier chez Jeannette et les cycleux, mais l’ambiance y est agréable, on y boit et on y mange pour pas trop cher : des knacks si vous êtes de vrais alsaciens, leur fondant au chocolat est aussi très bon. Vous pouvez goûter à un choix très large de mojitos : fraise, framboise, pim’s, c’est un peu la spécialité de la maison.

Jeannette et les cycleux c’est un peu le bar où on donne rendez-vous à ses copines en fin de journée pour se raconter nos vies et finir un tout petit peu pompettes.

Ma sœur y a également testé le déjeuner à midi et elle m’en a dit grand bien, donc n’hésitez pas, c’est très bien placé pour les touristes qui restent dans le centre-ville et qui commencent à en avoir plein les jambes.

Jeannette & les cycleux, 30 rue des Tonneliers, Strasbourg

  • Le Barco-latino

Avec le printemps qui arrive c’est le grand retour du Barco Latino sur la scène strasbourgeoise. Relativement délaissées pendant l’hiver la péniche et sa terrasse sont à nouveau prises d’assaut dès que les beaux-jours reviennent, au point que les serveuses ne savent plus trop où donner de la tête. Le pont avec les palmiers, les tonneaux de bois et les petites guirlandes donnent un air de vacances au quai des bateliers et on savoure son mojito ou sa pina colada autour de nachos même pas trop chers. Certains soirs des cours de Salsa sont donnés dans la cale de la péniche où vous pouvez danser la plupart du temps.

Barco Latino, Quai des pêcheurs, Strasbourg

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  • Le XX, bar à vins

Autre ambiance, autre lieu. Place Saint-Nicolas-aux-Ondes vers l’Université venez déguster planchettes et bon vin dans ce bar à vin vraiment sympa. J’aime en particulier pouvoir m’affaler dans un des gros canapés. Un endroit parfait pour un verre entre amoureux ou pour fêter une bonne nouvelle avec ses amis. Le serveur/caviste vous conseillera et il vous conseillera bien. Le dernier vin que j’y ai goûté était plus qu’excellent, la carte est très large, change souvent, donc c’est un lieu idéal pour les amateurs de vin, et même pour les autres qui n’y connaissent rien. Ce qui est mon cas.

Le XX, 3 rue des planches, Strasbourg

Un automne en couleur: randonnées vosgiennes

 

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Je poursuis ma découverte de l’Alsace par une visite dans les Vosges. C’était le grand but de mon automne ici : faire une randonnée dans la forêt vosgienne, avec de superbes points de vue sur toute cette étendue multicolore. Vision idyllique de l’Alsace, de la nature et de l’automne. J’ai réussi à faire cette randonnée et avoir ces super points de vue, mais petite déception : je n’avais pas pensé qu’en faisant une balade en forêt ce que je verrais ce serait surtout des arbres, des racines, encore des arbres et le tout en quantité suffisamment dense pour apercevoir assez peu le paysage. Alors j’ai séparé le plaisir en deux : une journée pour s’en mettre plein les mirettes – enfin surtout une petite heure sur un super point de vue du mont Saint-Odile, où je suis retournée par la suite pour une vraie balade-, et une autre pour faire une balade dominicale dans les bois dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines avec parcours historique à la clé. C’était tout comme je l’avais voulu avec la bonne soupe forestière dans une ferme vosgienne en prime !

Attention, article un peu long!

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  • Le mont Sainte-Odile

C’est la première rando qu’on m’a conseillée quand je suis arrivée ici. Il en existe plusieurs qui débutent au mont Saint-Odile ou qui y passent. Ce mont, qui s’élève à 764m d’altitude est l’un des plus connus d’Alsace et offre une vue imprenable à la fois sur les Vosges et sur la plaine d’Alsace. C’est beau. Pourquoi le plus connu d’Alsace ? Parce que au sommet du mont se tient un monastère abritant le tombeau de Sainte-Odile, la patronne de l’Alsace, et c’est le lieu de pèlerinage numéro 1 en Alsace.

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Pour ne pas mourir idiote j’ai pris quelques notes sur cette fameuse sainte-Odile, et parce que les histoires de saints sont toujours plutôt sympas et rocambolesques, je vous raconte ça en quelques mots : Sainte-Odile est la sainte patronne de l’Alsace, née dans le village d’Obernai à l’époque mérovingienne – son papa s’appelle très simplement Etichon-Adalric, nom typiquement Austrasien – et il lui est arrivé, comme à la plupart des saints, quelques bricoles. Elle commence par naître aveugle, déshonorant la famille par son handicap; elle est donc envoyée dans un monastère où elle est guérie par l’évêque Erhard de Ratisbonne, mais elle reste exilée. Son frère prend sa défense et la fait revenir, le papa, pas content qu’on lui désobéisse, tue sa progéniture, ce qu’il regrette amèrement par la suite et décide alors de pardonner à sa fille.

C’est à ce moment qu’Odile reçoit la visite de saint Jean-Baptiste qui lui demande de fonder l’abbaye de Hohenbourg, aujourd’hui Sainte-Odile, sur un mont des Vosges qui surplombe Obernai. Ses ennuis ne sont pourtant pas finis : elle meurt quelques temps plus tard mais trop rapidement pour qu’on puisse lui administrer les derniers sacrements. Quelle injustice pour cette sainte qui avait, entre temps, accompli deux, trois miracles ! Les religieuses parviennent à faire revenir son âme pour recevoir ENFIN la communion portée par un ange. S’éteint alors Sainte-Odile qui deviendra la figure de l’Alsace canonisée par le pape Léon IX – pape lui-même alsacien – au XIe siècle, puis désignée patronne de l’Alsace par Pie XII au XXe siècle.

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Le Mont Sainte-Odile n’est  pas connu seulement pour son abbaye : tout autour du mont se dresse, ou plutôt se dressait, un mur appelé « Mur païen » antérieur à l’époque romaine. Ce mur serait une des grandes énigmes archéologiques, encerclant la montagne autrefois lieu de culte païen – pour les Celtes comme pour les Alamans. Il reste assez peu de vestiges de ce mur, ou en tout cas pas suffisamment pour se faire une idée de ce que ça pouvait être lors de sa construction.

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Plusieurs balades permettent de longer le mur sur un nombre variable de kilomètres et de faire ainsi un petit tour sur le mont pour observer le panorama sur la plaine d’Alsace, lorsqu’il fait très beau on peut même voir la forêt noire. La rando que j’ai faite durait une heure, rien de bien méchant, parfait pour un dimanche en famille. Il faisait beau et beaucoup trop doux pour un milieu de mois de novembre, on entendait le vent qui grondait sur les cimes des sapins mais beaucoup trop d’arbres pour qu’il n’arrive jusqu’à  nous. La vue depuis le Mont est toujours aussi belle, mais deux semaines plus tard il n’y a plus ces jolies couleurs d’automne. D’ailleurs à l’heure où j’écris il n’y a plus aucune couleur du tout puisque les Vosges dont devenues toutes blanches. Et j’ai hâte d’y retourner pour voir ça !

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  • Le Val d’Argent et Sainte-Marie-aux-Mines

La seconde rando que j’ai faite était dans le Haut-Rhin – au sud de l’Alsace donc – dans une vallée appelée le val d’argent. Sur le col de Sainte-Marie, situé au-dessus du village de Sainte-Marie-aux-Mines, coin un peu boudé par les alsaciens parait-il. Nous avons randonné sur le chemin des soldats, dans la forêt toujours, à l’emplacement de l’ancienne frontière entre la France et l’Allemagne, frontière actuelle entre le département du Haut-Rhin et celui des Vosges. La borne frontière de 1871 se dresse d’ailleurs toujours sur le parking. Ce n’est pas le seul vestige de cette rando : entre les bois, les fougères et les quelques supers points de vue sur la vallée, on trouve des blockhaus de la première guerre mondiale avec quelques panneaux justifiant le nom du chemin. Frontière disputée en 1914 des combats ont évidemment eu lieu à cet endroit stratégique, et ces ruines donnent froid dans le dos.

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Le col de Sainte-Marie a été un lieu de passage très fréquenté depuis le Moyen-âge: frontière, il est à la fois zone de dispute, les villages de part et d’autre du col sont souvent ravagés, et zone de transit en temps de paix. La région est notamment très touchée par les guerres que Louis XIV mène en Hollande et ses troupes passent à plusieurs reprises le col. Mais la grande guerre qui  est restée dans les esprits en Alsace c’est la guerre de Trente ans (1618-1648) qui a opposé les français aux Habsbourg d’Autriche et où se sont distingués les Suédois, alliés des Français, par leur habileté à tout détruire : des retranchements sont ainsi construits sur le col, pareils à ceux de la 1ère guerre mondiale, en prévision du péril suédois.

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Je me suis un peu étendue sur les indications historiques, on retrouve vite ses mauvaises habitudes, mea culpa. Au-delà de son intérêt historique la rando, en cette période du moins, offre un vrai dépaysement : loin de tout, dans une forêt qui arbore encore ses couleurs d’automne, dans une région d’Alsace peut-être un peu plus sauvage que le reste. Deux heures de calme avec même pas trop de montées, juste ce qu’il faut pour entretenir ses muscles fessiers. Ce que j’ai préféré ? Le pique-nique sur le col surplombant la vallée verte, orange et rouge, le soleil qui se montre juste à ce moment, idéalement pour piquer un petit somme en écoutant les bruits de la forêt.

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Dernière anecdote, et non des moindres : c’est de cette vallée que viennent les Amish. Alsace, le berceau des Amishs, qui l’eût cru ? Le fondateur du mouvement amish, Jacob Amman, n’est autre qu’un Suisse exilé en Alsace au XVIIe et qui a fondé ici une variante du culte protestant, plus austère. Mais à cette époque Louis XIV décide que non, vraiment, il n’aime pas les protestants et demande à ses sujets de changer de religion ou de s’exiler. Les Amish partent donc pour Amsterdam et de là prennent un bateau pour le nouveau monde afin d’y exercer leur liberté de conscience dans l’Etat tolérant de Pennsylvanie. Il parait même que certains Amishs parlent encore un dialecte ressemblant fort à l’Alsacien.

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