Dans les montagnes de Veliko Tarnovo

Nous sommes parties dans la matinée pour rejoindre en bus le centre du pays; Nous nous rendons dans une ville au milieu de petites montagnes, une ville au nom qui fait rêver comme une formule magique : Veliko Tarnovo. C’est en sens inverse le chemin que j’ai fait pour venir à Varna, je suis bien heureuse de n’avoir pas vu l’état de la route alors : il y a des trous partout,  et des engins qui, d’après moi, ne devraient pas se trouver sur ce type de route. Les montagnes défilent au loin, difficile de les rater, la Bulgarie abrite cinq chaînes de montagnes, nous nous dirigeons vers celle des Balkans, la plus célèbre. Arrivées en début d’après-midi à Veliko, il nous faut trouver l’auberge, mais sous cette chaleur estivale sans souffle de vent, je ne me sens pas de prendre une décision quant au chemin à emprunter. Je suis Margot sans discuter, on se trompe un peu mais on finit par parvenir à une petite allée au fond de laquelle se trouve notre destination, notre ashram pour les deux prochains jours.

4ème jour: départ en bus pour Veliko Tarnovo, ville dans les montagnes. Chaleur étouffante. Je découvre avec joie cette petite ville, pourtant l'une des grandes villes du pays, au soleil de fin d'après-midi.

4ème jour: bus pour Veliko Tarnovo et découverte de la ville sous la lumière du soir. Il fait bon vivre dans ces montagnes.

Si j’utilise le terme d’ashram c’est que cette petite escapade de deux jours était un moment de réflexion, de méditation, et de complicité pour nous deux je crois.  Un jardin, de grandes chambres, une terrasse avec balancelle où bouquiner en sirotant une bonne camomille, et une salle à manger où le repas était servi chaque soir : soupe chaude, pain, limonade. Simple, mais a-t-on besoin de plus ? Un petit air de refuge de montagne dans ce havre de paix au milieu de la verdure. On n’entend rien, ou du moins le croit-on, car au moment de se coucher, comment trouver le sommeil sous le chant d’un oiseau inconnu qui pousse son solo au milieu d’une symphonie pour grillons, grenouilles et autres animaux de Veliko Tarnovo.

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  • Veliko Tarnovo : la vieille ville

Il fait bon sortir à partir de 18h, et sous la chaleur de la journée j’ai peine à croire qu’en hiver il est parfois impossible de se rendre dans cette ville pour cause de neige et de gel. Nous parcourons alors en flânant le vieux quartier de Veliko Tarnovo, passant devant la citadelle nous remontons lentement vers le village en hauteur. Veliko, ce lieu majestueux construit face à la colline du Tsarevets, ancienne capitale du second Empire Bulgare – entre le XIIe et le XIVe siècle – tous ces noms bulgares me parlent et me donnent de plus en plus envie de me plonger dans leur histoire si méconnue.

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La particularité de Veliko c’est son incroyable richesse de Street Art qu’on ne s’attend pas à trouver dans une région reculée. Dans chaque rue on croise de superbes fresques et ce mélange de moderne et d’ancien est surprenant et ravissant à la fois. Tout est très calme dans la vieille ville, nous longeons des maisons de bois, la végétation reprend ses droits par endroits, devant les maisons des Lada sont encore garées, je n’en ai jamais vu autant qu’ici, au point de me demander s’il est intéressant de visiter la Bulgarie si ce n’est pas en Lada. A certains endroits les points de vue sur les montagnes environnantes et sur la forteresse du Tsarevets encore ensoleillée sont à couper le souffle. La vie est sereine, les montagnes sont belles, les maisons sont vieilles. Au loin la nouvelle ville se chauffe le dos au soleil. Les villes bulgares ont la faculté d’être belles malgré leurs HLM, ces pyramides d’immeubles forment un charmant tableau dont les couleurs changent selon les heures de la journée et nous les contemplons attablées à une terrasse, un café frappé à la main. Je ne cesse de me répéter que j’aime Veliko Tarnovo.

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5ème jour: A la découverte du village-musée d'Etar, dans le centre de la Bulgarie. On  découvre la vie bulgare du début du XXe siècle.

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  • Le village musée d’Etar

Je m’en veux un peu de revoir avec mon amie des lieux qu’elle a déjà vus, nous partons donc le lendemain pour le village musée d’Etar, un village censé représenter la vie bulgare au XIXe et début du XXe siècle. Les villages musées se sont essentiellement développés dans les régions les plus orientales de l’Europe, pour mettre en valeur un patrimoine immatériel, architectural et agricole  qui a tendance à disparaître avec les grands projets d’industrialisation et d’urbanisme. Même si nous en trouvons aussi de plus en plus en Europe de l’ouest – en Alsace par exemple.

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Et nous voici à nouveau confrontées aux transports bulgares. Margot parle quelques mots, je ne comprends rien et malgré ma pratique assidue du cyrillique – je me force à lire chaque enseigne que je croise – nous nous trouvons bloquées à Gabrovo après un trajet en bus en compagnie de jeunes Roms  où je peux éprouver pour la première fois la réelle tension qui existe entre les Bulgares et cette communauté. Enfin un taxi nous prend en stop, il ne parle pas anglais mais espagnol, il raconte son histoire à Margot pendant que je relâche le stress, prête à profiter de notre prochaine halte.

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Evidemment le village est touristique mais il est charmant, dans chaque maison un métier d’antan est représenté et manipulé : le tissage, la forge, etc. Cette idée des villages-musées est vraiment excellente, il est tellement plus facile de se faire une idée avec des reconstructions. Après avoir bien mitraillé les maisons avec nos appareils photos nous reprenons le chemin pour Veliko  qui serpente entre les montagnes. Le chemin semble plus court qu’à l’aller et en arrivant à Veliko nous savons tout de suite retrouver notre chemin. Je commence déjà à être nostalgique de cette ville à laquelle je me suis si vite habituée. Demain nous serons à Sophia.

Jolie Bulgarie: Agenda d’un road trip dans l’Est

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Je vous avais promis qu’en ces jours frileux de janvier j’allais tenter de me réchauffer, et vous avec, en vous parlant d’un pays peu touristique et pourtant superbe, un pays où il fait très chaud l’été, un pays dépaysant: la Bulgarie.

Il y a assez peu d’articles de magazines de voyages ou de blogs qui parlent de la Bulgarie, à mon sens je ne connais que Jéromine de l’archivoyageuse qui y a consacré deux articles, pourtant ce pays gagne vraiment à être connu, même s’il comporte un gros défaut: les routes sont assez mauvaises, il ne faut pas avoir peur. Berceau des Thraces, les Bulgares ont vu s’installer sur leurs terres plusieurs civilisations allant des Romains aux Ottomans qui rendent le pays culturellement très riche. Des musées archéologiques et monastères, en passant par des paysages montagneux magnifiques, tout le pays est à voir et savourer et je vous incite fortement à vous y rendre dans les années qui viennent!

Je suis partie en Bulgarie en juillet dernier pour y rejoindre mon amie Margot qui y était alors en poste à Varna. Je suis partie sans appareil photo, sans savoir ce que j’allais y faire et presque sans un sou en poche – légère frayeur au départ puisque ma carte était bloquée, heureusement tout est très vite rentré dans l’ordre. Avant de vous faire des articles un peu plus détaillés de ce que j’ai pu voir et aimé là-bas je souhaitais faire, à l’instar de Mathilde, un debriefing sur ce voyage de huit jours, temps un peu court pour dire que je connais bien la Bulgarie, mais suffisant pour dire que je veux y retourner.

1er jour – Varna la perle de la mer Noire. Déambulations dans Varna et Ice coffee sur le bord de Mer. La belle vie!
3ème jour: farniente à la plage. Mon seul bain de mer de l'année, dans la mer noire.
2ème jour: Visite Free Tour de la ville et farniente à la plage. Mon seul bain de mer de l’année, dans la mer Noire!
3ème jour: visite du Musée archéologique et boutiques dans le centre de Varna. Trois jours bien remplis et pourtant reposants.
3ème jour: visite du Musée archéologique et boutiques dans le centre de Varna. Trois jours bien remplis et pourtant reposants.
4ème jour: départ en bus pour Veliko Tarnovo, ville dans les montagnes. Chaleur étouffante. Je découvre avec joie cette petite ville, pourtant l'une des grandes villes du pays, au soleil de fin d'après-midi.
4ème jour: départ en bus pour Veliko Tarnovo, ville dans les montagnes. Chaleur étouffante. Je découvre avec joie cette petite ville, pourtant l’une des grandes villes du pays, au soleil de fin d’après-midi.
5ème jour: A la découverte du village-musée d'Etar, dans le centre de la Bulgarie. On découvre la vie bulgare du début du XXe siècle.
5ème jour: A la découverte du village-musée d’Etar, dans le centre de la Bulgarie. On découvre la vie bulgare du début du XXe siècle.
6ème jour: à nouveau sur les routes bulgares pour se rendre à Sophia, en bus toujours, 6h de route, c'est long mais je veux voir la capitale.
6ème jour: à nouveau sur les routes bulgares pour se rendre à Sophia, en bus toujours, 6h de route, c’est long mais je veux voir la capitale.
7ème jour: On n'en fini plus de faire de la route. Cette fois pour se rendre au monastère de Rila, classé au Patrimoine de l'Unesco, un détour qui vaut vraiment le coup!
7ème jour: On n’en fini plus de faire de la route. Cette fois pour se rendre au monastère de Rila, classé au Patrimoine de l’Unesco, un détour qui vaut vraiment le coup!
8ème et dernier jour: mon amie est repartie chez elle à Varna. Je profite de mes derniers moments à Sofia pour faire un Free tour de la ville. à 15h me voilà à l'aéroport prête à quitter le soleil et la chaleur bulgare.
8ème et dernier jour: mon amie est repartie chez elle à Varna. Je profite de mes derniers moments à Sofia pour faire un Free tour de la ville. à 15h me voilà à l’aéroport prête à quitter le soleil et la chaleur bulgare.

Puisque je suis partie sans appareil photo, ou plus exactement, puisque j’avais perdu le chargeur d’appareil photo juste AVANT le départ, les photos sont prises soit de mon téléphone, soit de Margot. Je les ai regardées un nombre incroyable de fois je ne parviens donc pas à me souvenir quelles photos sont de qui. Cette façon de voyager n’étais pas plus mal puisque j’ai mis en avant les instantanés en faisant avant tout des polaroïds, et en profitant davantage du moment présent. Je m’étais d’ailleurs coupée d’internet et de la France pendant ces huit jours pour me dépayser un peu. Une déconnexion qui a fait du bien.

 

PS: j’étais toujours autant addict en revenant bien sûr.