La montagne oui, mais depuis son canapé!

Cette année aura été une année très propice à la lecture et j’ai pu découvrir plusieurs pépites qu’il me semble de bon ton de vous présenter en cette période hivernale. La neige sur Paris, les vacances scolaires qui commencent et tout ce blanc sur instagram ça donne envie d’aller à la montagne non? Tant mieux c’est ce que j’ai prévu aujourd’hui! Alors on chausse ses crampons, on s’encorde bien et c’est parti pour une virée dans la Grande Montagne… bien assis dans son canapé avec un plaid et un chocolat chaud.

 

 

 

Premier de Cordée – Roger Frison-Roche ou le maître des romans d’alpinisme

J’ai toujours bien aimé la montagne mais je ne pensais pas qu’on puisse vraiment écrire un roman là-dessus: déjà que regarder mon papa grimper me lasse assez vite alors me coltiner tout un bouquin dessus bof bof. Et puis ma soeur a lu Frison Roche et elle a passé un certain temps à chercher sur internet comment devenir guide de haute montagne. Ma soeur étant plutot du genre à aimer le ski en grande partie pour le café viennois du restau d’altitude, ça m’a intrigué. Je suis allée chercher le livre en bibli et là ce fut la révélation!


Premier de cordée, c’est l’histoire de Pierre Servettaz, fils et petit-fils de guides de Chamonix, parti en course avec son oncle Joseph qui apprend la mort d’un des leurs sur la terrible voie des Drus. Alors qu’il tente de récupérer le corps du mort avec d’autres volontaires il fait une grave chute et souffre à partir de ce moment du vertige, incompatible avec sa vocation de guide de haute montagne.

J’ai été immédiatement happée par le récit de Pierre, depuis la triste révélation de la mort du guide jusqu’à la lutte de Pierre contre sa maladie – oui le vertige est ici considérée comme une maladie. Le roman se divise d’ailleurs en deux parties: la première se situe sur les cimes de la haute montagne, la seconde dans le village et les pâturages de la vallée de Chamonix où on suit Pierre et ses amis dans leur vie quotidienne entre métier de guide et retour à la maison.

Dôme du goûter, Aiguille Verte, Mont-Maudit…Depuis toute petite j’ai été bercée par les noms des montagnes et des massifs alpins aussi poétiques les uns que les autres et c’est avec bonheur qu’on suit ici le récit passionnant des aventures d’ hommes partis à l’assaut de cette majestueuse, mais capricieuse, montagne, à travers la vie de la compagnie des guides de Chamonix qui accueille et guide les premiers touristes aux envies d’alpinisme en ce milieu de XXe siècle. Un roman à la fois haletant, profond et historique que je recommande à tous, et pas seulement aux fans de montagne! C’est sans aucun doute mon GROS coup de coeur de l’année.

Mon conseil: munissez vous d’une carte du massif du Mont-Blanc pour mieux situer les différents lieux du récit, et ça permet d’apprendre la géographie des Alpes, c”est toujours sympa.

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L’ascension de Saussure – un bel album pour admirer la montagne

Bibliothécaire jeunesse un jour, bibliothécaire jeunesse toujours! Je ne me voyais pas publier cet article sans y intégrer un ouvrage pour enfants et quel ouvrage!

Il ne s’agit pas d’un album à proprement parler mais presque d’un documentaire sur ce qui peut être considéré comme la première ascension du Mont-Blanc. Une expédition qui est au fondement de l’alpinisme, dirigée par Horace Bénédict de Saussure, géologue et naturaliste du XVIIIe siècle.

 

Le narrateur – que vous découvrirez à la fin de l’album – nous emmène en compagnie de l”expédition sur les pentes du Mont-Blanc, depuis le village de Chamonix jusqu’ au sommet. Au fil des pages on ressent l’atmosphère singulière de la montagne et en particulier des Alpes. Les dessins sont superbes, le choix des couleurs, de la composition de la page, laissent toute sa place à la flore, à la faune et à la montagne elle-même. On reconnait certains lieux comme la Mer de glace, et surtout on prend plaisir à observer chaque petit détail qui compose cette expédition. Un effort particulier est fait sur le matériel emporté, le type de vêtements utilisés, etc.

Loin d’être un récit cet album est avant tout une ode à la montagne qui devrait toucher les enfants – dans mon souvenir j’étais essentiellement sensible aux dessins et à l’atmosphère qui se dégageait d’un livre – et leur offrir une première expérience de la montagne. Et pour les parents qui aiment la montagne: le livre est vraiment trop beau, achetez-le au moins pour vous!

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Le sommet des dieux – Le génie de Jiro Tanigushi qui nous transporte en Himalaya

J’ai ouvert le 1er tome de ce manga à Noël, période habituelle de lecture de BD intensive, et je suis allée fissa emprunter les quatre suivants en revenant de vacances. Ce manga est assez long, mais une fois que vous serez plongé dedans difficile d’en sortir.

Synopsis: Fukamashi, journaliste japonais, accompagne une expédition japonaise sur l’Everest en tant que reporter. Après l’échec de l’expédition il reste seul à Katmandou où il découvre dans un boui- boui un appareil photo qui aurait appartenu à Mallaury, un alpiniste ayant tenté l’ascension en 1924. Plus étonnant encore, cet appareil photo semble être lié à un autre alpiniste japonais, Habu Joji, disparu il y a plus de dix ans. De Katmandou à Tokyo le héros mène l’enquête sur ce fameux appareil photo et sur l’intrigant personnage de Habu qu’il découvre au fil des tomes.

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Je ne sais par quoi commencer pour dire combien ce manga est génial: l’histoire, les dessins, l’ambiance si particulière de la montagne et son appel incessant, tout sonne juste. L’enquête m’a captivée du début à la fin, il faut dire qu’elle s’appuie sur l’un des grands mystères de l’alpinisme: savoir qui a foulé pour la première fois l’Everest, le sommet des Dieux. Cette trame principale permet d’en apprendre beaucoup sur l’histoire de l’alpinisme, des expéditions et de l’emprise britannique sur cette région.

L’histoire secondaire, qui devient vite principale, autour du personnage de Habu est également passionnante car elle permet de comprendre l’attrait et la folie de la montagne. On suit Habu de sommets et sommets, le parcours finalement “typique” d’un alpiniste et, s’identifiant au héros, on est vite rattrapé nous aussi par cette envie de montagne. Même si on est bien content de grimper des cascades de glaces uniquement via le livre, car en vrai ça ne me tenterait pas trop.

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Ce manga est exceptionnel pour sa précision et sa bonne connaissance de la montagne: les termes, les techniques, les habitudes des alpinistes tout y est extrêmement bien documenté. Mon papa qui, sans être un grand  alpiniste, est tout de même assez connaisseur était épaté par la justesse du ton et de l’histoire. C’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé le livre.

Passionnant, haletant – l’oxygène est faible en altitude – et très bien renseigné,  pour moi ce manga est un chef d’oeuvre des récits d’alpinisme!

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Carnets à la Verticale – Carnet de voyage d’un grimpeur/dessinateur

Le dernier mais non le moindre! J’ai recu ce carnet de voyage lors d’un précédent anniversaire. J’aime faire confiance aux gens quand ils m’offrent des carnets de voyage, et j’ai raison puisque je fais à chaque fois de superbes découvertes comme celle-ci. Je vous ai d’ailleurs déjà parlé de cet ouvrage dans mon article sur l’inktober tant cet auteur est une source d’inspiration.

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Je récapitule: Jeremy Collins est un grimpeur et alpiniste très investi dans la protection de l’environnement mais aussi les droits des indiens d’Amérique, et il a rédigé il y a quelques années un carnet de voyage sur quatre de ses ascensions aux quatre coins du monde. Le résultat est un petit bijou d’écriture, de dessins, de photos, bref un carnet de voyage parfait qui fait voyager sur des parois rocheuses où on ne mettra jamais les pieds!

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Je suis totalement amoureuse de son style de dessin – n’hésitez pas à aller voir son instagram jercollins_com – mais son récit est également passionnant. Il raconte les difficultés de l’homme face à la nature dans ce qu’elle a de plus dangereux et de plus attirant, la perte de confiance, la peur, l’envie d’aller plus loin mais aussi les liens qui se créent entre les hommes qui partagent cette passion. Un immense coup de coeur dont je ne me remets pas!

En espérant que cet article vous aura donné envie de plonger dans la littérature d’alpinisme et de découvrir ce type particulier de littérature d’aventure / de voyage. J’ai grand hâte de pouvoir vous concocter bientôt un nouvel article à thème, si vous avez des idées ou des sujets littéraires dont vous aimeriez parler, n’hésitez pas à m’en faire part!

Interview littéraire – Livia et les livres d’Art jeunesse

Je me suis vite aperçue que je n’étais pas la seule dans mon entourage à nourrir une certaine passion pour la littérature jeunesse. Alors j’ai eu envie d’interroger mes proches pour savoir ce qui leur plaisait dans cette littérature, comment ils en étaient venus à là. Plus généralement j’aime beaucoup interviewer les gens sur leurs passions, leur vie et je compte publier plus souvent ce genre de questionnaire sur la littérature, les expatriations ou plein d’autres choses.

Aujourd’hui je vous laisse avec Livia, ma copine éditrice, avec qui ce fut l’amitié au premier regard, elle a une vision bien particulière de l’édition jeunesse, une vision à laquelle tout le monde ne pense pas…

Depuis quand tiens-tu une collection de livres jeunesses ? Quand t’est venue cette idée ?

Je dirais qu’il y a eu plusieurs étapes. La première fois que je me suis rendue compte que ce type de livres pouvait m’intéresser, j’avais 21 ans. J’étais en stage au Mac/Val, le musée d’art contemporain du Val de Marne. Il y a là un centre de documentation qui présente un panorama de l’art des XXe et XXIe siècle. Les documentalistes y présentaient le travail  de l’artiste Philippe UG, connu notamment pour ses livres animés. J’ai trouvé son travail intéressant et surtout abordable : j’étais étudiante.

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La collection de Livia

 

 

Quelques mois plus tard, mon père, qui s’intéresse depuis longtemps aux constructivistes et aux suprématistes russes, nous a offert à ma sœur et à moi deux duplicatas de livres d’art jeunesses parus aux éditions MeMo dans la collection « Les Trois Ourses » : Les 2 carrés d’El Lissitzky et Les Animaux à mimer d’Alexandre Rodtchenko. Il m’a également offert Filourdi le dégourdi, conte yiddish illustré par El Lissitzky et édité par Le Sorbier. C’est donc par le biais de l’art moderne et contemporain que j’en suis venue à m’intéresser au livre jeunesse, ou plutôt au livre d’art jeunesse.

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J’ai ensuite continué à explorer ce secteur en grande partie grâce à mon filleul. Depuis qu’il est enfant, il adore l’origami. Avec ma sœur, on s’est dit qu’il fallait qu’il se rende compte du don qu’il avait et des merveilles qu’il pourrait faire s’il persévérait dans cette voie. Alors pour titiller sa curiosité, nous lui avons offert de magnifiques livres animés. Nourrir sa passion a nourri la mienne. Et en regardant les ouvrages qui pourraient lui plaire, je suis tombée sur des artistes remarquables. J’ai commencé à acheter leurs livres, et c’est comme ça qu’un embryon de collection est né.

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Abécédaire de Kveta Pacovska – A l’infini

As-tu un auteur favori ? Pourquoi ?

J’aime beaucoup  le travail de Kveta Pacovska. Ça été immédiat. Le premier ouvrage que j’ai acheté est un abécédaire paru aux éditions du Panama : A l’infini. J’adore cet ouvrage. Il commence par une adresse à l’enfant :

« Les lettres : l’architecture du plaisir. Tu peux envisager ce livre de plusieurs façons : soit comme un livre classique, et en tourner les pages, soit comme une sculpture de papier à travers laquelle tu vas te promener.

Tu peux regarder chaque lettre, toucher chaque lettre, considérer chaque lettre de façon formelle ou lire chaque lettre à haute voix.

Chaque lettre a son propre son, sa propre forme et sa propre couleur. Note leurs différences quand tu les prononces, quand tu écoutes le son de ta voix. Voici donc ma ville de papier : amuse-toi bien ! »

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Kveta Pacovska – Hansel et Grëtel

L’expérience que l’artiste propose au lecteur n’est pas seulement visuelle ; elle est totale : on voit, on touche, on entend. Et on réfléchit à la question du langage, à la représentation du son. L’enfant n’apprend donc pas que les lettres et les chiffres. C’est peut-être récurrent dans les livres de ce type, mais celui-ci se démarque par sa fantaisie et sa diversité. Il recèle de surprises. Et surtout, il est truffé de références visuelles à l’art du XXe siècle. Impossible de ne pas penser à Paul Klee, à Malevitch, aux dadaïstes en le parcourant. Un vrai bonheur pour les yeux et une initiation ludique à l’histoire du regard. J’ai ensuite acheté Après le Pont noir et Couleurs du jour aux éditions Les Grandes Personnes, et une version d’Ansel et Gretel chez minedition.

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J’ai dernièrement découvert aux Trois Ourses un autre artiste passionnant : Katsumi Komagata, un Japonais. Ses livres sont très poétiques. Je pense par exemple à l’ouvrage a cloud. Dans ce travail tout en blanc, on suit de page en page l’évolution d’un nuage. C’est très simple ; magnifique. Le livre Du Bleu au bleu retrace la vie des petits saumons, de la rivière à la mer. Chaque page est réalisée dans un papier différent, dans la gamme des bleus. J’ai pu admirer d’autres ouvrages de cet artiste à la galerie du Boulevard Voltaire. Ils sont tout aussi beaux.

 

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Philippe UG – Tout au fond

 

Comment choisis-tu les livres que tu achètes ?

Je fonctionne à l’émotion. Il ne suffit pas que je trouve un ouvrage intéressant pour l’acheter. Il faut qu’il me transporte. L’idée n’est pas d’acheter tous les livres animés pour faire collection. Non, je n’achète que ce qui m’emballe. Je feuillète, je lis. Parfois, souvent même, ça ne donne rien. Je regarde les ouvrages essentiellement en librairie. Pouvoir les toucher, les regarder sous tous les angles, apprécier leur fabrication participe de l’expérience. Je ne suis pas une passionnée. Je ne connais pas grand-chose à l’histoire de l’illustration et ne fais rien pour combler cette lacune. Connaître tous les illustrateurs ne m’intéresse pas. Ce que j’aime, c’est aller en librairie, faire une découverte presque fortuite et ramener mon trésor chez moi.

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Yusuke Oono – 360° Mont Fuji

 

Quel est ton rapport à l’objet livre ?

Je le feuillète parfois seule mais surtout j’aime le montrer, partager ma découverte. Je le fais avec mes proches, ceux susceptibles d’apprécier le livre autant que moi. Mettre les ouvrages en exposition ne m’intéresse pas car il faut les tenir dans les mains pour vraiment les apprécier.

Les livres que je m’achète ne sont pas forcément ceux que j’offre, et vice-versa. Quand j’offre un ouvrage, je prends beaucoup de temps à le chercher. Et je ne le fais pratiquement qu’avec ma famille. Je dois connaître la personne intimement pour que le cadeau résonne en elle. Le livre est un don que je fais à la personne mais également à notre amitié. Parfois le livre s’impose à moi comme une évidence. Je l’achète alors et j’attends une occasion pour l’offrir.

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A part les livres jeunesses, as-tu une autre passion livresque ?

En fait, comme je te l’ai dit, je ne collectionne pas les livres jeunesses mais les livres d’art. Le livre jeunesse est un incroyable terrain de jeu pour les artistes. Mais il y en a d’autres : les bandes dessinées par exemple. J’adore ça. J’ai pratiquement appris à lire avec Tintin et Alix. Au collège, ma mère m’a achetée tous les Névé de Dieter et Lepage. Ce n’est plus ce que je préfère aujourd’hui mais qu’est-ce que j’ai pu les aimer. J’aime le travail graphique des dessinateurs mais également le rapport du texte et de l’image ; l’humour aussi.

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J’ai des BD assez différentes les unes des autres. J’adore Pinocchio de Winshluss paru chez Les Requins Marteaux, moins pour le dessin que pour l’histoire. Cet ouvrage me fait vraiment rire ; j’aime son côté provocateur.

Dans un tout autre style, j’aime la série d’Emmanuel Guibert sur Alan paru à L’Association. Cette fois son propos m’intéresse moins que le traitement de la page. Son travail en noir et blanc est impressionnant dans les deux premiers volumes. Et ensuite, quand il repasse à la couleur dans Martha et Alan, que c’est beau ! Comme un réalisateur qui passerait des films en noir et blanc aux films en couleurs.

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El Lissitzky – Les deux carrés

Je n’achète pas que des livres. J’ai également quelques lithographies et tableaux. J’ai beaucoup de travaux de ma sœur qui est architecte et plasticienne, mais également des œuvres de plusieurs artistes comme Bernard Jouanne, un extraordinaire peintre qui vit au Vigan, dans le Gard. Les livres jeunesses ne sont donc que la face émergée d’un iceberg formé par mon intérêt pour les arts visuels et la création contemporaine dans toute sa diversité.

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Libraire du Livre animé. Quand vous poussez la porte c’est un immense atelier empli de livres qui vous attend.

 

As-tu une librairie à conseiller ?

Comme je te le disais plus haut, je ne suis pas une spécialiste. Je ne connais pas énormément de lieux. Néanmoins, il y a quelques librairies que j’apprécie. La première est la boutique du livre animé située au 3 rue Pierre l’Ermite, dans le 18e arrondissement. Tu ne la vois pas de l’extérieur. Il faut sonner, et quand tu pousses la porte… Ils organisent régulièrement des expositions. J’aime bien ce lieu.

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Librairie personnelle de Livia

Je vais également souvent à la librairie Le Monte-en-L’air, au 71 rue de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement. Au fond de la boutique, il y a un espace consacré aux arts graphiques. Il faut fouiller ; on peut trouver des œuvres assez surprenantes. Les Trois Ourses ont une librairie-galerie au 200 Boulevard Voltaire dans le 11e arrondissement. Tous leurs ouvrages sont intéressants. Et puis il y a également les librairies des musées. Elles tendent de plus en plus à développer la partie livre jeunesse.