Interview littéraire – Livia et les livres d’Art jeunesse

Je me suis vite aperçue que je n’étais pas la seule dans mon entourage à nourrir une certaine passion pour la littérature jeunesse. Alors j’ai eu envie d’interroger mes proches pour savoir ce qui leur plaisait dans cette littérature, comment ils en étaient venus à là. Plus généralement j’aime beaucoup interviewer les gens sur leurs passions, leur vie et je compte publier plus souvent ce genre de questionnaire sur la littérature, les expatriations ou plein d’autres choses.

Aujourd’hui je vous laisse avec Livia, ma copine éditrice, avec qui ce fut l’amitié au premier regard, elle a une vision bien particulière de l’édition jeunesse, une vision à laquelle tout le monde ne pense pas…

Depuis quand tiens-tu une collection de livres jeunesses ? Quand t’est venue cette idée ?

Je dirais qu’il y a eu plusieurs étapes. La première fois que je me suis rendue compte que ce type de livres pouvait m’intéresser, j’avais 21 ans. J’étais en stage au Mac/Val, le musée d’art contemporain du Val de Marne. Il y a là un centre de documentation qui présente un panorama de l’art des XXe et XXIe siècle. Les documentalistes y présentaient le travail  de l’artiste Philippe UG, connu notamment pour ses livres animés. J’ai trouvé son travail intéressant et surtout abordable : j’étais étudiante.

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La collection de Livia

 

 

Quelques mois plus tard, mon père, qui s’intéresse depuis longtemps aux constructivistes et aux suprématistes russes, nous a offert à ma sœur et à moi deux duplicatas de livres d’art jeunesses parus aux éditions MeMo dans la collection « Les Trois Ourses » : Les 2 carrés d’El Lissitzky et Les Animaux à mimer d’Alexandre Rodtchenko. Il m’a également offert Filourdi le dégourdi, conte yiddish illustré par El Lissitzky et édité par Le Sorbier. C’est donc par le biais de l’art moderne et contemporain que j’en suis venue à m’intéresser au livre jeunesse, ou plutôt au livre d’art jeunesse.

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J’ai ensuite continué à explorer ce secteur en grande partie grâce à mon filleul. Depuis qu’il est enfant, il adore l’origami. Avec ma sœur, on s’est dit qu’il fallait qu’il se rende compte du don qu’il avait et des merveilles qu’il pourrait faire s’il persévérait dans cette voie. Alors pour titiller sa curiosité, nous lui avons offert de magnifiques livres animés. Nourrir sa passion a nourri la mienne. Et en regardant les ouvrages qui pourraient lui plaire, je suis tombée sur des artistes remarquables. J’ai commencé à acheter leurs livres, et c’est comme ça qu’un embryon de collection est né.

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Abécédaire de Kveta Pacovska – A l’infini

As-tu un auteur favori ? Pourquoi ?

J’aime beaucoup  le travail de Kveta Pacovska. Ça été immédiat. Le premier ouvrage que j’ai acheté est un abécédaire paru aux éditions du Panama : A l’infini. J’adore cet ouvrage. Il commence par une adresse à l’enfant :

« Les lettres : l’architecture du plaisir. Tu peux envisager ce livre de plusieurs façons : soit comme un livre classique, et en tourner les pages, soit comme une sculpture de papier à travers laquelle tu vas te promener.

Tu peux regarder chaque lettre, toucher chaque lettre, considérer chaque lettre de façon formelle ou lire chaque lettre à haute voix.

Chaque lettre a son propre son, sa propre forme et sa propre couleur. Note leurs différences quand tu les prononces, quand tu écoutes le son de ta voix. Voici donc ma ville de papier : amuse-toi bien ! »

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Kveta Pacovska – Hansel et Grëtel

L’expérience que l’artiste propose au lecteur n’est pas seulement visuelle ; elle est totale : on voit, on touche, on entend. Et on réfléchit à la question du langage, à la représentation du son. L’enfant n’apprend donc pas que les lettres et les chiffres. C’est peut-être récurrent dans les livres de ce type, mais celui-ci se démarque par sa fantaisie et sa diversité. Il recèle de surprises. Et surtout, il est truffé de références visuelles à l’art du XXe siècle. Impossible de ne pas penser à Paul Klee, à Malevitch, aux dadaïstes en le parcourant. Un vrai bonheur pour les yeux et une initiation ludique à l’histoire du regard. J’ai ensuite acheté Après le Pont noir et Couleurs du jour aux éditions Les Grandes Personnes, et une version d’Ansel et Gretel chez minedition.

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J’ai dernièrement découvert aux Trois Ourses un autre artiste passionnant : Katsumi Komagata, un Japonais. Ses livres sont très poétiques. Je pense par exemple à l’ouvrage a cloud. Dans ce travail tout en blanc, on suit de page en page l’évolution d’un nuage. C’est très simple ; magnifique. Le livre Du Bleu au bleu retrace la vie des petits saumons, de la rivière à la mer. Chaque page est réalisée dans un papier différent, dans la gamme des bleus. J’ai pu admirer d’autres ouvrages de cet artiste à la galerie du Boulevard Voltaire. Ils sont tout aussi beaux.

 

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Philippe UG – Tout au fond

 

Comment choisis-tu les livres que tu achètes ?

Je fonctionne à l’émotion. Il ne suffit pas que je trouve un ouvrage intéressant pour l’acheter. Il faut qu’il me transporte. L’idée n’est pas d’acheter tous les livres animés pour faire collection. Non, je n’achète que ce qui m’emballe. Je feuillète, je lis. Parfois, souvent même, ça ne donne rien. Je regarde les ouvrages essentiellement en librairie. Pouvoir les toucher, les regarder sous tous les angles, apprécier leur fabrication participe de l’expérience. Je ne suis pas une passionnée. Je ne connais pas grand-chose à l’histoire de l’illustration et ne fais rien pour combler cette lacune. Connaître tous les illustrateurs ne m’intéresse pas. Ce que j’aime, c’est aller en librairie, faire une découverte presque fortuite et ramener mon trésor chez moi.

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Yusuke Oono – 360° Mont Fuji

 

Quel est ton rapport à l’objet livre ?

Je le feuillète parfois seule mais surtout j’aime le montrer, partager ma découverte. Je le fais avec mes proches, ceux susceptibles d’apprécier le livre autant que moi. Mettre les ouvrages en exposition ne m’intéresse pas car il faut les tenir dans les mains pour vraiment les apprécier.

Les livres que je m’achète ne sont pas forcément ceux que j’offre, et vice-versa. Quand j’offre un ouvrage, je prends beaucoup de temps à le chercher. Et je ne le fais pratiquement qu’avec ma famille. Je dois connaître la personne intimement pour que le cadeau résonne en elle. Le livre est un don que je fais à la personne mais également à notre amitié. Parfois le livre s’impose à moi comme une évidence. Je l’achète alors et j’attends une occasion pour l’offrir.

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A part les livres jeunesses, as-tu une autre passion livresque ?

En fait, comme je te l’ai dit, je ne collectionne pas les livres jeunesses mais les livres d’art. Le livre jeunesse est un incroyable terrain de jeu pour les artistes. Mais il y en a d’autres : les bandes dessinées par exemple. J’adore ça. J’ai pratiquement appris à lire avec Tintin et Alix. Au collège, ma mère m’a achetée tous les Névé de Dieter et Lepage. Ce n’est plus ce que je préfère aujourd’hui mais qu’est-ce que j’ai pu les aimer. J’aime le travail graphique des dessinateurs mais également le rapport du texte et de l’image ; l’humour aussi.

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J’ai des BD assez différentes les unes des autres. J’adore Pinocchio de Winshluss paru chez Les Requins Marteaux, moins pour le dessin que pour l’histoire. Cet ouvrage me fait vraiment rire ; j’aime son côté provocateur.

Dans un tout autre style, j’aime la série d’Emmanuel Guibert sur Alan paru à L’Association. Cette fois son propos m’intéresse moins que le traitement de la page. Son travail en noir et blanc est impressionnant dans les deux premiers volumes. Et ensuite, quand il repasse à la couleur dans Martha et Alan, que c’est beau ! Comme un réalisateur qui passerait des films en noir et blanc aux films en couleurs.

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El Lissitzky – Les deux carrés

Je n’achète pas que des livres. J’ai également quelques lithographies et tableaux. J’ai beaucoup de travaux de ma sœur qui est architecte et plasticienne, mais également des œuvres de plusieurs artistes comme Bernard Jouanne, un extraordinaire peintre qui vit au Vigan, dans le Gard. Les livres jeunesses ne sont donc que la face émergée d’un iceberg formé par mon intérêt pour les arts visuels et la création contemporaine dans toute sa diversité.

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Libraire du Livre animé. Quand vous poussez la porte c’est un immense atelier empli de livres qui vous attend.

 

As-tu une librairie à conseiller ?

Comme je te le disais plus haut, je ne suis pas une spécialiste. Je ne connais pas énormément de lieux. Néanmoins, il y a quelques librairies que j’apprécie. La première est la boutique du livre animé située au 3 rue Pierre l’Ermite, dans le 18e arrondissement. Tu ne la vois pas de l’extérieur. Il faut sonner, et quand tu pousses la porte… Ils organisent régulièrement des expositions. J’aime bien ce lieu.

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Librairie personnelle de Livia

Je vais également souvent à la librairie Le Monte-en-L’air, au 71 rue de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement. Au fond de la boutique, il y a un espace consacré aux arts graphiques. Il faut fouiller ; on peut trouver des œuvres assez surprenantes. Les Trois Ourses ont une librairie-galerie au 200 Boulevard Voltaire dans le 11e arrondissement. Tous leurs ouvrages sont intéressants. Et puis il y a également les librairies des musées. Elles tendent de plus en plus à développer la partie livre jeunesse.

 

 

Le monde merveilleux de la littérature jeunesse

Il y a six mois je suis devenue par le hasard des choses bibliothécaire jeunesse. Je ne dirais pas que j’ai pénétré dans un monde inconnu, mais j’ai redécouvert plus en profondeur un univers singulier de la littérature et j’en suis tombée amoureuse. J’ai toujours aimé pousser les portes des librairies jeunesse à commencer par la célèbre librairie Chantelivre de l’Ecole des loisirs : un immense magasin rempli de livres pour tous les âges où ma maman aimait nous emmener à deux pas du Bon Marché. J’avais d’ailleurs commencé une petite collection de livre jeunesse à Strasbourg : dans la magnifique librairie de la rue des Juifs j’avais craqué pour « Oh non Georges ! » après l’avoir feuilleté moult fois.

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Deux découvertes poétiques: “l’Ourse”, illustrations magnifiques et “Les collectionneurs”, une très bonne idée, une histoire très bien menée.

Alors quand on m’a proposé le poste je me suis dit pourquoi pas. Et j’avais raison parce que la littérature jeunesse c’est canon et ça devrait être bien plus mis en avant – notamment auprès des adultes. Vous trouverez donc à partir de maintenant – et aussi régulièrement que possible – des chroniques de littérature jeunesse, et pour commencer : pourquoi cette passion soudaine pour la littérature jeunesse ?

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  1. Parce qu’on a tous commencé par là !

Qu’il s’agisse d’albums, de contes, de documentaire ou de romans il ne s’agit jamais d’une découverte puisque nous avons tous eu entre nos mains des ouvrages de jeunesse. Se replonger dedans c’est avant tout se replonger dans son enfance, l’un des meilleurs moyens de conserver sa part d’enfance peut-être ! Il nous reste toujours l’intonation des phrases de maman ou de papa lorsqu’ils racontaient pour la énième fois la même histoire qu’on aimait tant – « Gargouilligouilla » pour ma part – on se souvient des albums qui nous ont un peu transporté et qu’on aimait regarder encore et encore, et surtout on se souvient des premiers romans dans lesquels on s’est plongé entièrement sans pouvoir en sortir, ceux qui nous ont donné le goût de la lecture. Harry Potter pour ne pas le citer.

Et bien surprise ! S’il y a beaucoup de nouveautés, de bonnes nouveautés, il en va de la jeunesse comme de la littérature adulte : elle a ses grands classiques. D’une génération à l’autre ce sont finalement souvent les mêmes auteurs qui aident les enfants à grandir et à développer leur imagination et on s’aperçoit vite qu’on les connait bien, et qu’on apprécie de les retrouver.

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“Moabi” – un ouvrage poétique sur l’écologie et l’homme par le talentueux Mickaël El Fathi
  1. Parce que c’est esthétique et poétique

La littérature jeunesse s’affranchit de certaines règles et se permet une certaine poésie beaucoup plus facilement que la littérature adulte. J’ai l’impression que les enfants sont plus réceptifs à l’association de mots, d’images, d’odeur, de sons, à des métaphores qui nous paraissent pourtant difficiles mais qu’ils intègrent très vite. Les histoires peuvent être douces et belles, expliquer le monde de la façon la plus jolie possible et amoindrir les maux les plus durs.

A côté du texte, souvent travaillé et très fin, il y a les illustrations et je ne vais pas mentir c’est avant tout ça qui m’attire vers tel ou tel livre. A force je finis par connaitre les illustrateurs et j’ai fait de superbes découvertes au point de me mettre moi-même au dessin. On ne peut pas rester six mois à admirer des planches sans avoir envie de se tester à son tour, ça ne fait pas fonctionner que l’imagination des enfants !

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“L’Ascension de Saussure” – à mi chemin entre l’album et le documentaire. Voyage au pays du Mont-Blanc.

Les couleurs, les textures, les techniques, autant de choses qui donnent une ambiance si particulière et qui conduisent ces ouvrages enfantins à flirter avec les livres d’arts. Certains sont d’ailleurs de vrais livres d’artistes travaillant sur l’objet livre et on finit par se demander s’il s’agit de livres pour enfants ou pour adultes ! Ces ouvrages coûtent en général un bras et permettent surtout une vraie réflexion sur ce qu’est le livre et ce qu’est l’artiste.

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Les livres pour enfant voyagent: on reconnait immédiatement le tramway de Lisbonne et on embarque pour une très belle histoire.
  1. Parce que c’est drôle !

Il y a en littérature jeunesse un humour singulier, une touche d’absurde qui me parle beaucoup. Outre les codes habituels du comique que les enfants abordent très tôt, on trouve souvent dans ces ouvrages un humour un peu grinçant, ironique, qui se moque du monde des adultes ou qui le défie. J’aime que les auteurs jeunesse ne s’adressent pas aux enfants comme à des idiots, loin de là puisque c’est souvent l’adulte qui est considéré comme tel. Ça m’est arrivé souvent de franchement rire en découvrant un album : pour n’en citer qu’un j’ai adoré les histoires de Courgette la grenouille.

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“Le sorcier vert” sur le photographe Salgado et son projet de reconstruire une forêt: Le très drôle “La mouette à la croustille” pour sensibiliser les enfants à l’écologie quotidienne!
  1. Parce que ça concerne tout le monde.

Des histoires enfantines ? Surement pas ! J’ai été étonnée de voir combien la littérature jeunesse s’attaquait à tous les sujets du plus anodin au plus grave. J’ai acheté de nombreux livres sur le deuil, la séparation, la guerre, l’écologie, et d’autres histoires simplement drôles mais qui touchaient souvent à des sujets bien plus complexes qu’il n’y paraissait. A mon sens il y a toujours plusieurs niveaux de lecture dans ces ouvrages, ils racontent bien souvent des histoires universelles qui touchent à la tolérance, l’amour, le respect, etc. J’adorerai créer un fonds de bibliothèque pour attirer les adultes vers ces albums soit-disant pour enfants mais qui concernent vraiment tout le monde.

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Des livres sur des thématiques moins fun: ici “Coton Blues” sur l’esclavage dans le sud des Etats-Unis. Superbes illustrations et belle évocation des croyances vaudous.

5 . Parce qu’on découvre des choses

Il n’y a pas que les enfants qui apprennent et s’ouvrent à des nouvelles choses avec cette littérature. Certains livres sont des véritables invitations au voyage – pour quelqu’un qui comme moi adore les récits de voyages illustrés, c’est une aubaine – New-York, la montagne, Paris, Lisbonne, il y en a pour tous les goûts. Et les documentaires tirent très bien leur épingle du jeu. Le retour ces derniers temps à des illustrations plus vieillottes fonctionne très bien: en feuilletant les encyclopédies animalières, les livres d’histoire ou même des imagiers on a envie d’aller voir plus loin. Les enfants se spécialisent souvent sur un domaine: les dinosaures, les planètes, les animaux de la mer et devinez quoi…ils en savent bien plus que nous à ce propos et on a donc beaucoup à apprendre de ces ouvrages!

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Passion livres pop-up! Ici sur la préhistoire.

Enfin parce qu’on s’évade, on entre dans des mondes merveilleux qu’on avait oubliés depuis longtemps et ça fait franchement du bien !

Nous avons la chance en France d’avoir un monde de l’édition jeunesse très compétent, qui publie régulièrement de très bonnes choses avec d’excellents illustrateurs et autant de supers auteurs. L’offre éditoriale est bien moins importante que dans le secteur adulte mais à mon sens de meilleure qualité : il est en effet très rare qu’il y ait de mauvais livres qui sortent. On peut ne pas en aimer certains, en critiquer d’autres sur leur message, leur rigueur mais il s’agit souvent seulement d’une question de goût.

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Dernière trouvaille “Le voyage d’Osvaldo” – Une mignonne histoire pour affronter ses peurs et vivre de grandes aventures!

Quelques adresses et liens:

Avant de vous faire des articles plus complets sur le sujet et pour aller plus loin je vous conseille vivement un blog superbe qui donne envie: La route des briques jaunes tenu par Vicky et Mathilde. Beaux, épurés, les livres choisis sont variés, originaux et très bien critiqués. Une référence pour les blogs jeunesse.

La librairie chantelivre de l’Ecole des loisirs: 13 rue de Sèvres, Paris, Metro Sèvres-Babylone

Librairie La Bouquinette, 28 rue des Juifs, Strasbourg : les devantures sont faites par des artistes et changent régulièrement. Mieux que les vitrines de Noel des Galeries

*Le dessin de la vignette de l’article est de moi.