Chronique parisienne – Un printemps à Paris

C’est avec grand plaisir que je m’attelle à nouveau à vous rédiger une chronique parisienne. Je n’en avais pas fait depuis novembre dernier, et pour cause : deux mois en Amérique centrale ne m’ont pas permis de faire de grandes découvertes hivernales dans la capitale. Bien qu’étant de retour depuis début mars la recherche d’emploi puis le début d’un nouveau travail ne m’ont pas laissé le temps  et l’envie, d’écumer les musées et les bibliothèques – je m’y remets timidement depuis une semaine – en revanche je me suis largement rabattue sur les podcasts et je reprends une activité cinématographique intense. Le programme du jour : une balade dans un quartier de rêve, des réflexions sur le genre et des découvertes de grands classiques ! J’espère que ces chroniques printanières vous plairont !

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  • Une balade à Paris : le quartier de la Mouzaïa

On a profité d’un de ces beaux jours de mai pour se retrouver au métro Place des fêtes avec ma copine Margot et découvrir enfin ce quartier de la Mouzaïa dont j’entendais parler depuis des années sans avoir jamais eu le courage d’y aller. Oui je parle de courage parce qu’il est à l’autre bout de Paris sur une ligne de métro inaccessible, j’ai d’ailleurs décidé de ne pas prendre cette satanée ligne 7bis, et de juste marcher plus longtemps. C’était une bonne idée.

 

 

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1ère remarque : je comprends pourquoi la plupart des gens m’ont dit qu’ils rêvaient de vivre dans ce quartier. C’est un coin calme, avec des maisons charmantes et des fleurs qui poussent dans tous les jardins. On n’entend pas la circulation ET on n’est pas loin du parc des Buttes-Chaumont. Conclusion : je n’ai même pas osé regarder les prix des loyers tant ce doit être élevé.

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2ème remarque : je ne m’attendais pas à ce que ce quartier soit si grand ! Dans un plan en damier les ruelles se succèdent sur plusieurs étages jusqu’au parc. Certes elles se ressemblent toutes mais c’est agréable de ne pas faire une balade bucolique qui ne permet de parcourir que deux rues. Nos pas nous ont menées jusqu’aux buttes Chaumont que nous avons traversées avant de sortir côté canal et de marcher jusqu’au pavillon des canaux. Une bonne marche dans le XIXe qui demeure à mes yeux l’un des arrondissements les plus sympas de Paris !

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  • Abonnée à France Culture : découverte de nouveaux podcasts.

Mon travail peut se révéler par moment un peu répétitif, quoi de mieux que d’écouter des podcasts pour rendre le temps passé au boulot plus enthousiasmant ? J’ai eu l’occasion ce dernier mois d’être régulièrement branchée sur France culture à la recherche de nouveaux podcasts et très vite j’ai croulé sous le nombre d’émissions qui me donnaient envie. Je ne vous parlerai ici que de trois découvertes : La Série documentaire, Les chemins de la philosophie, et Le Feuilleton.

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LSD – LA série documentaire

Vous avez sûrement entendu parler de La série documentaire, ou LSD, notamment pour son émission de 4 épisodes consacrés au genre masculin diffusée il y a deux semaines. Cette émission qui parlait aussi bien du changement de sexe que de l’éducation ou de la construction de la virilité était passionnante. Ce thème de la masculinité est très exploité par l’historiographie actuelle (la virilité au Moyen-Âge, la vision du soldat durant la 1ère Guerre mondiale, etc…) et cette façon de faire un reportage en donnant juste la parole aux gens permet de varier le propos et d’entendre différents sons de cloche sans jugement.

L’émission de la semaine dernière parlait des marins, je n’ai écouté que l’épisode consacré aux femmes marins pour le moment, mais je peux d’ores et déjà dire que je suis assez fan de ce podcast. J’en apprends beaucoup, ça élargit l’horizon, ça permet de reviser ses clichés et de voir d’un autre œil certaines problématiques contemporaines. J’aime particulièrement découvrir des univers que je ne connais pas du tout et m’imprégner de l’ambiance qui passe à travers certains épisodes – typiquement celle des femmes marins.

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Les chemins de la philosophie

La philo et moi ça fait deux. Je n’ai jamais beaucoup aimé ça,  donc a priori le podcast Les chemins de la philosophie ne m’attirait pas. Mais, quand la page de France culture s’est ouverte sur mon écran j’ai vu que l’émission d’il y a deux semaines traitait des westerns. Et moi j’adore les westerns même si j’en connais bien peu. Et puis faire de l’analyse cinématographique ça m’a toujours ravie, j’aime regarder les films avec de nouveaux codes. J’ai donc lancé le podcast et je me suis également procuré dans la foulée les quatre films qui y sont analysés. Parce que le cowboy, le shérif et la conquête de l’ouest soulèvent plein de questions existentielles sur la formation de l’homme et de la société.

 Certains n’apprécieront peut-être pas le ton très enjoué de la présentatrice, mais il me plaît pour le moment car il me donne envie de m’intéresser à ce que va dire le spécialiste invité. Même s’il s’agit effectivement de philosophie, les réflexions menées sont très concrètes et liées au quotidien, ce n’est pas un cours de philo du collège de France. Cette semaine l’émission portait sur les héros. J’ai hâte de l’écouter mais avec un papier et un crayon pour noter tout ce que j’apprends cette fois ci !

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Le feuilleton

Quand le travail nécessite une trop grande concentration pour écouter attentivement un podcast qui est supposé m’apprendre quelque chose mais que j’ai tout de même envie d’avoir un truc dans les oreilles, ma solution c’est le feuilleton !

On entend beaucoup parler de livre audio ces derniers temps et l’écoute de ce podcast est, je pense, un bon moyen de tester cette méthode de « lecture ». Le Feuilleton se propose de lire en plusieurs épisodes un roman avec des acteurs qui font les voix, un bruitage et surtout une musique qui permet immédiatement d’entrer dans la fiction. J’ai écouté cette semaine « Retour à Kyllibegs » de Sorj Chalandon, une histoire d’Irlande et d’IRA. Dès les premières minutes retentit la musique irlandaise qui me plonge dans les grands espaces verts aux côtes déchiquetées, dans les bars enfumés où résonne le gaélique, bref je suis transportée. Cette écoute ne me demande pas de concentration, on me raconte une histoire et j’avais oublié à quel point c’était agréable !

C’est donc pour moi un essai réussi, sans compter que je suis moins exigeante que lorsque je choisis un livre. Je lance le podcast et je vois si j’accroche à l’histoire sans qu’au départ le titre ou le sujet ne m’interpelle particulièrement. Un bon moyen pour découvrir de nouveaux auteurs !

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  • Un film : L’Homme qui tua Liberty Valence – John Ford

Après ma session podcast j’ai eu envie de me refaire une culture classique, et surtout classique western. J’ai jeté mon dévolu sur le célèbre «L’Homme qui tua Liberty Valence » un des grands films à voir dans sa vie. Pourquoi ? Parce que ce film raconte la naissance de la démocratie dans les terres de l’Ouest et comment le droit va finalement vaincre le pistolet…ou pas.

On retrouve tous les principaux éléments du western : le jeune citadin qui arrive dans un village de bric et de broc bien décidé à faire régner la loi, le vilain bandit auquel personne n’ose s’opposer, la lutte entre les grands éleveurs et les petits propriétaires. Une batterie de personnages allant du shérif marié à une Mexicaine au rédacteur du journal, seul à vraiment soutenir le héros, donne une vraie complexité et une profondeur au village et à la vie dans l’ouest. John Ford (le réalisateur) montre bien les nuances et les difficultés de cette vie-là mais aussi la difficile création de la démocratie à travers la liberté de la presse, le début du vote mais aussi la mise en scène de la démocratie.

Si vous ne l’avez pas encore vu je recommande très chaudement ce grand classique qui est, de toute façon, une bonne entrée dans le genre du western !

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INFO : LA SEMAINE ITALIENNE

Jusqu’au 3 juillet la mairie du XIIIe organise comme chaque année un festival italien : rencontres littéraires, films, musique, conférences, beaucoup de rendez-vous ont l’air passionnants. Vous pourrez notamment voir au cinéma l’Escurial de grands classiques italiens mais aussi en avant-première les futures sorties et les derniers films et documentaire primés. Je vous mets le lien du programme là.

 

 

Chronique parisienne – Un automne à Paris

Déjà l’époque des calendriers de l’Avent et je n’ai même pas eu le temps de poster sur l’automne à Paris. Il s’agit pourtant de ma période préférée : quand la douceur des premiers jours d’octobre croise les couleurs chatoyantes des arbres qui perdent leurs feuilles. Malgré tout j’ai envie de faire un petit pêle-mêle de ce dernier mois avant de plonger dans la période Noël.

En vivant dans différents quartiers de Paris on se crée de nouveaux QG et en ce moment c’est au Sud du Vème arrondissement que j’ai élu domicile. Entre la bibliothèque spécialisée dans les métiers du Livre et le super cinéma La Clef qui passe toujours les films que j’ai oublié d’aller voir, je passe mon temps au café de la Grande Mosquée. Contre le froid des bâches ont été installées et des convecteurs électriques chauffent agréablement. Le thé n’est pas cher, les gâteaux sont bons et on se croirait presque en vacances. La neige est arrivée et c’est un temps idéal pour profiter du hammam entre copines. Bien sur ce n’est pas un hammam typique, on y trouve surtout des Parisiennes ou des touristes, rien de très dépaysant mais je le recommande chaudement !

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Depuis la bibliothèque Buffon une nouvelle vue de Paris s’offre à moi. La tour de Jussieu au loin, le jardin des plantes au premier plan.
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Fascinée par l’ambiance XIXe siècle qui se dégage de ce jardin et de ses bâtiments. Si on observe bien on voit des crânes de rorquals ou de tyrannosaures depuis les fenêtres.

Vous reprendrez bien un podcast?

J’ai passé l’essentiel de mon temps chez moi, parce qu’avec le temps gris c’est dur de sortir de son plaid, mais j’ai tout de même découvert quelques nouveautés culturelles ce mois-ci, à commencer par un certain nombre de podcasts – facile en période d’hibernation :

  • La fabrique de l’Histoire : Les jeunes filles – La fabrique de l’Histoire c’est cette émission historique sur France culture qui change de thème chaque semaine. Des  historiens ou des thésards se succèdent pour parler d’un sujet en lien avec leurs travaux de recherche. C’est souvent très précis et en tant qu’ancienne étudiante en histoire j’adore. Le thème des jeunes filles s’est avéré forcément un peu féministe mais surtout passionnant : les émissions concernaient les jeunes filles de la campagne au début du XXe, l’éducation sentimentale et sexuelle des jeunes filles au XIXe et les jeunes filles rebelles du XXe. Trois sujets assez variés et qui permettent d’en apprendre beaucoup !
  • La Poudre – émission de Christine Bard – Je n’écoute pas tous les épisodes de La Poudre, mais difficile d’éviter celui de Christine Bard à la fois féministe et professeur d’histoire spécialisée dans l’Histoire des femmes. J’adore quand ce sont des universitaires qui sont reçues par Lauren Bastide parce que les questions de l’animatrice parfois un peu naïve – comme nous toutes – se complètent bien avec les réponses très nuancées et réfléchies des interviewées. Cet épisode est absolument à écouter !
  • La compagnie des auteurs : J.K. Rowling – J’ai découvert cette émission de France culture il y a peu et j’ai envie d’écouter toutes les émissions maintenant. 4 épisodes sur J.K. Rowling et Harry Potter sous toutes ses facettes : la politique, la philosophie, la société. C’est l’occasion de s’interroger sur les littératures du merveilleux et de la fantasy et sur leur apport. Passionnant pour tout ceux issus de la génération Harry Potter.

 

 

 

 

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Avant l’averse de neige le jardin des plantes est désert.

 

 

 

Le cinéma d’automne en berne

Malgré le froid des derniers jours – dernières semaines – je me suis aussi forcée à sortir un peu : je suis retournée au cinéma, même si ça demande une motivation hors du commun, pour ENFIN voir Téhéran Tabou  qui était aussi peu drôle que je le pensais mais fichtrement intéressant. Moins dur j’ai vu La Villa de Robert Guediguian. Sans être wahou j’ai passé un bon moment dans les calanques, il faut aimer le travail de Guédiguian pour apprécier vraiment ce film qui est un peu lent peut-être, et très théâtral. Je le conseille cependant, et comme l’a précisé le réalisateur : il faut aller voir un film dans la première semaine, c’est là que le nombre d’entrées compte pour savoir si le film restera en salles.

 

 

 

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La saison des livres, pas celle des musées

Côté musée j’ai été assez molle : j’ai renoncé à l’expo Dior toujours blindée et je me suis reportée sur l’expo Pastels au Petit Palais. Il y avait la queue et beaucoup trop de monde. Le travail des pastels est impressionnant et on se demande toujours comment ces artistes ont pu faire de telles œuvres avec cette technique. Ca donne carrément envie de tenter à son tour. Je n’ai été vraiment subjuguée par aucune œuvre, à part les œuvres symbolistes (Odilon Redon en premier toujours), mais pour ceux qui s’essaient à diverses techniques de dessin, cette expo est très intéressante.

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Enfin arrive décembre. Avec la neige la magie de noël est bien présente, on commence à courir dans les magasins et à rédiger des listes pour soi et pour les autres. A s’étonner du thème bizarre des vitrines de noël  cette année – les pigeons ? Vraiment ? Ils n’ont que ça pour représenter Paris ? J’adore acheter des cadeaux, j’adore en recevoir donc cette période me va très bien même si fort mercantiliste, je sais. Mais Noël c’est  l’occasion d’ acheter tout plein de livres pour les autres, et donc de les lire avant de les offrir. Un petit passage au salon du livre jeunesse de Montreuil m’a permis de dépenser tout l’argent que je n’avais pas et de découvrir de nouveaux éditeurs.

 

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Moment créatif au Palais Royal envahi par les étudiants en Art.

 

 

 

Les péchés mignons…

Décembre c’est aussi le moment où je cède à une obsession un peu honteuse : les miss. Je me suis abonnée à miss univers sur instagram et ne cesse de regarder les stories d’Iris Mittenaere. Allez savoir pourquoi, quelque part ça me fait rêver. Même si on ne trouve pas moins féministe comme programme télé, Madame Miss France a dit que c’était la seule émission où les femmes étaient en majorité à une heure de grande écoute, il serait intéressant d’en faire quelque chose et d’en profiter. Affaire à suivre…

Thank you @michael5inco for this amazing dress ❤️ #finalwalk #missuniverse

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Rempli de petits riens ce mois de novembre a été finalement assez riche et je suis motivée pour voir plus d’expositions ce mois-ci, il faut dire que la saison va bientôt se terminer. Entre la famille, les sorties et un weekend en Bourgogne le mois de décembre risque d’être bien occupé !