Strasbourg comme une New-Yorkaise

Pendant qu’il pleut des cordes à Paris et dans une grande partie de la France, une petite région à l’est résiste encore, et je peux donc vous écrire cet article depuis mon balcon où je contemple pour le dernier jour les montagnes de la Forêt-Noire au loin. J’en profite pour vous écrire mon avant-dernier article de « bonnes adresses à Strasbourg » sous un angle un peu particulier : après 8 mois de travail l’envie de voyager se faisant de plus en plus forte  j’ai pensé que, à défaut de partir, il pourrait être bon de visiter la ville à la recherche d’ activités « à l’Américaine » – à force de regarder Enjoy phoenix et Coline, ça donne des idées. Je vous propose donc aujourd’hui de découvrir Strasbourg à la New-Yorkaise. Allons-y let’s go, c’est parti les amis !

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  • Footing au parc de l’Orangerie

Un bon week-end new-yorkais commence obligatoirement par un footing. En tout cas c’est ce que nous vendent les séries et films américains: on n’est pas un vrai New-Yorkais si on ne fait pas son footing du matin à Central Park, et par conséquent: est-on un vrai Strasbourgeois si on ne va pas faire son footing au parc de l’Orangerie?

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Je ne suis pas la seule à avoir fait le rapprochement entre les deux parcs : la marque strasbourgeoise « erasmooth » a produit pour sa collection de l’an dernier des sweats intitulés « Central Park – Orangerie ». Et comment ne pas faire ce rapprochement? L’Orangerie est le plus grand parc de Strasbourg, d’une forme presque ronde,et   suffisamment vaste pour abriter un lac avec une cascade, un pavillon où sont organisés des événements divers et variés ET SURTOUT un petit zoo où vous pouvez rencontrer des tortues, des lynx, et des flamands roses. Le zoo s’occupe également de cigognes dont les nids sont répartis dans tout le parc et le quartier de l’Orangerie. Levez la tête, vous devriez en apercevoir sur les cheminées des belles demeures du début du siècle.

L’Orangerie est un coin parfait pour un rendez-vous galant mais c’est aussi le paradis des runners, on en trouve tous les 10 mètres, autrement dit” the place to be” !

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  • Brunch au Wawa bar

Courir c’est bien, mais manger c’est encore mieux, et Strasbourg dispose d’un super bar/resto américain qui fait aussi brunch le dimanche matin. Un conseil : pensez à réserver, il n’est pas rare que des groupes viennent occuper toute la place. Ce brunch américain est un peu plus cher que d’autres – 22€ – mais consiste en un buffet à volonté, on en a donc pour son argent! Outre les œufs brouillés, pochés, à la coque, et leur traditionnel bacon, vous pourrez vous remplir l’estomac avec moult pancakes, gaufres, carotcake, etc. En fait vous pouvez trouver ici absolument tout ce que vous voulez, en plus du café et du thé à volonté bien sûr. Typiquement américain.

Le lieu rappelle un peu le central perk de Friends avec ses canapés et ses fauteuils mous dans lesquels il fait bon s’affaler. Pour  peu qu’il pleuve dehors, il devient alors très très difficile d’en ressortir !

Wawa bar, place Saint-Nicholas aux Ondes, Strasbourg

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  • MoMA ou MAMCs

Après la pause brunch, il est impensable de ne pas faire une activité culturelle et là vous avez le choix : soit le MoMA strasbourgeois, appelé ici MAMCS, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, soit une galerie d’Art Contemporain. Je n’en ai jamais visité, et pourtant l’une des plus connues se situe sous mon appartement : le CEAAC.

Le MAMCS possède une belle collection, malheureusement pour vous je n’y entends rien en art contemporain, j’ai donc surtout aimé les collections d’Art Moderne et en particulier la partie « Art nouveau » où des pièces entières sont aménagées pour montrer en grandeur nature à quoi pouvait ressembler ces intérieurs du début du siècle.

Le CEAAC, Centre Européen d’Activité et d’Art Contemporain, abrite plusieurs artistes et différentes expositions temporaires, notamment des expos en partenariat international car des artistes étrangers sont logés sur place : 2015 était par exemple l’année de la Corée. N’hésitez pas à aller vous renseigner sur le site de la CEAAC.

CEEAC, 7 rue de l’Abreuvoir, Strasbourg

MAMCS, 1 rue Jan Harp, Strasbourg

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  • Pause donuts à l’American Break

Encore un foodporn à l’américaine : une boutique spéciale donuts où les donuts sont colorés et hyper bons ! En tout cas moi qui n’aime pas le gras et en mange rarement je suis devenue une grande fan de ceux-ci : mon préféré ? Celui à la fraise, sucré à souhait !

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  • Brooklyn Bridge  ou le Pont des deux rives

Strasbourg n’est pas une île, Strasbourg n’a pas besoin d’un pont pour la relier à un autre quartier de la ville, en revanche Strasbourg est au bord du Rhin et depuis quelques années elle est reliée à sa voisine allemande Kehl par un joli pont qui n’est pas sans rappeler les impressionnantes constructions américaines.

« Il suffit de passer le pont » pour être dans un autre pays, et ça vaut le coup. Le pont des deux-rives qui sert de passerelle entre la rive française et allemande du jardin des deux-rives est utilisable à pied comme à vélo, un autre pont pour les voitures se trouve à quelques mètres. La rive allemande du jardin  est la  plus jolie et la  plus agréable, et c’est une activité estivale géniale que d’aller pique-niquer en Allemagne en regardant le soleil se coucher sur le pont.

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  • Un verre à Brooklyn : la Kulture

Pas de Brooklyn à Stras’ mais un quartier : la Krutenau, et dans ce quartier un bar branché à l’ambiance tout à fait brooklynienne : La Kulture. Ce bar-disquaire a ouvert en septembre, juste au moment où je suis arrivée et il est déjà bondé. En plus d’avoir une déco très épurée et une salle de musique au sous-sol où chacun peut choisir un vinyl pour danser sur la chanson de son choix, la Kulture s’est distinguée par ses partenariats culturels avec les centres d’art, organisant des événements, comme une séance de graffiti pour sensibiliser les élèves de diverses écoles à cet art urbain contemporain.

Enfin n’hésitez pas à vous promener dans la Krutenau, c’est le quartier où vous trouverez le plus d’adresses « à la New-yorkaise », entre bars, coffee shops, restos asiatiques branchés. Un quartier où il fait bon vivre. Vous l’aurez deviné : c’est mon quartier !

Un seul regret pour cette visite de Strasbourg à la New-Yorkaise : il n’existe pas encore de rooftop ! Mais l’idée est lancée, et j’ose croire qu’elle ne tardera pas à faire des adeptes : un rooftop avec vue sur la cathédrale et les montagnes, voilà de quoi ramener les foules !

La Kulture, 9 rue des Bateliers, Strasbourg

L’Alsace au fil des saisons

La fin de mon périple alsacien arrive à grands pas et je suis bien heureuse d’avoir enfin pu profiter du soleil et de la douceur printanière. J’ai sorti mon vélo, gonflé et tout propre pour sillonner Strasbourg en profitant de la légère brise du moment et avoir le temps de faire tout ce que je veux : c’est-à-dire rester glandouiller sur mon lit aussi longtemps que possible tout en ne ratant pas les séances cinés qui m’intéressent.

Durant ces huit mois j’ai pu connaître non seulement Strasbourg mais l’Alsace sous différentes saisons avec ses couleurs, ses températures et ses événements qui rythment l’année, j’ai donc décidé de vous faire ici un petit résumé de ce que vous pouvez faire en Alsace selon l’époque de l’année, en commençant par mon arrivée sous le merveilleux automne.

L’Automne : L’Alsace en couleurs

C’est de loin la saison que j’ai préférée, notamment parce que j’ai pu me promener dans les villages et dans les Vosges là où les forêts sont de toutes les couleurs. On dit parfois que les Vosges ressemblent au Québec, sans être allée au Québec ou en Nouvelle-Angleterre j’ai trouvé dans les Vosges ce que je chercherais dans les forêts du nouveau monde : des vastes espaces où la forêt s’étend à perte de vue sur de petites montagnes avec de belles couleurs chaudes et vivantes. Pour voir un peu ces couleurs je vous renvoie à mon article sur mes randos dans les Vosges ici. C’est donc selon moi LA saison où visiter l’Alsace. Mais pas seulement parce que le temps est encore assez agréable pour se promener et parce qu’il y a moins de touristes, il y a une autre raison, non négligeable : c’est la saison de la fête du vin.

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Vous le savez surement l’Alsace est une région viticole et le principal circuit touristique, en dehors de Colmar et de Strasbourg est ce qu’on appelle la route des vins, à faire en voiture, ou à vélo pour les plus courageux – je vous rappelle que ça monte et ça descend beaucoup. Si cette route est très belle en été, elle est absolument magnifique en automne. Que de superlatifs ! Mais c’est à la hauteur de ce que j’ai ressenti en visitant ces petits-villages de la route du Haut-Rhin – Ribeauvillé, Kaysersberg, Eguishem, etc – où les vignes dorées sous le soleil d’octobre donnaient au paysage un air un peu fantastique. Enfin, outre les superbes vignes que vous trouverez sur les coteaux des Vosges, il vous faut assister à au moins une fête des vendanges. Dès mon premier week-end ici une amie m’a emmenée à Barr pour y goûter le vin nouveau, ou plutôt le Riesling nouveau, très sucré, qui se boit comme du jus de pomme…on n’étaient pas sures de pouvoir reprendre la route derrière. Mais dans ces villages on ne se contente pas de boire du vin, on peut aussi suivre la visite guidées de vignes, assister au défilé de la ville – avec cortèges alsaciens, allemands, italiens, tous en costumes -, manger d’excellentes tartes flambées, des vraies faites dans un grand four et dégustées dans la petite cour d’une vieille maison, et SURTOUT voter pour l’élection de Miss vendange !

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L’Hiver : l’Alsace en fête

Décembre et Noël

C’est en Hiver qu’on entend le plus parler de l’Alsace, c’est là où la région fait son plus gros chiffre d’affaire niveau tourisme et on peut dire qu’ils mettent le paquet. Cette année la question était sur toutes les lèvres pendant les deux semaines qui ont précédé les attentats de Paris : va-t-on maintenir les marchés de Nöel ? Et si oui comment vont-ils se dérouler ? Heureusement après que Colmar ai annoncé le maintien de la fête la plus importante de l’année, les autres villes ont peu à peu décidé d’installer elles aussi leur marché, avec une nette restriction des exposants pour Strasbourg, et surtout une grande surveillance un peu pénible pour les strasbourgeois. Mais qu’importe, en cette période où il fait nuit tôt et où l’Alsace est encore brumeuse et froide c’est un vrai plaisir de pouvoir se rendre au marché de Noël. En bonne strasbourgeoise je les ai fuis autant que possible durant le week-end, sauf amis venant spécialement pour l’occasion, afin d’en profiter le reste de la semaine quand il n’y a plus de touristes. Alors plutôt que de rentrer chez soi après une bonne journée de travail pour s’affaler devant une série j’ai préféré arpenter régulièrement les étales de la place Broglie ou de la Cathédrale, en donnant rendez-vous aux copines chez le vendeurs de vin chaud habituel – le meilleur et le moins cher, même si le vin est bien corsé – avant de manger sur le pouce une tartine, des spaetzle ou tout ce qu’on peut trouver de typiquement alsacien sur les marchés. C’est aussi l’occasion de faire ses courses et rapporter à la famille des friandises von Elsass : les bredele, les manele – ces brioches en forme de petits-bonhommes et qui sont devenus mon péché-mignon ici, ou encore un kouglehopf.

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P1020290P1020294P1020317J’ai profité de vivre ici pour visiter d’autres marchés de Noël : ceux de Colmar, tout en finesse, et celui d’Obernai. Mon préféré reste celui de Strasbourg. Je n’ai pas apprécié la foule de Colmar et celui d’Obernai est surtout un marché pour les produits locaux – vins, charcuteries, fromages, etc.

En décembre se tient aussi la fête de la Saint-Nicolas : pays germanique l’Alsace continue de fêter cette fête qui se déroule le 6 décembre et qui est au départ bien plus importante que Noël. Sankt-Niklaus apporte encore dans de nombreuses familles alsaciennes des livres ou des chocolats pour les enfants, c’est aussi le jour où tout le monde mange des Menele !

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Février : Strasbourg in love

En février il fait froid, l’hiver dure depuis trop longtemps, on n’en peut plus, on veut du soleil ou quelque chose qui réchauffe le cœur. Qu’à cela ne tienne ! Depuis quelques années Strasbourg organise un festival pour la Saint-Valentin intitulé « Strasbourg mon amour », c’est certes l’occasion pour les grandes marques, les magasins et les restaurateurs de se faire beaucoup d’argent, mais c’est aussi deux semaines avec des bonnes initiatives en peu partout dans la ville qui changent le quotidien.

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Patinoire de rivetoile, soirées cinémas, journées spéciales dans les musées, concerts au Zénith ou à l’Opéra, toute la ville vit durant deux semaines sur le thème de l’amour, du romantisme, de l’érotisme. Cette année  a innové en installant place Kléber le café des amours, un café/restaurant/chapiteau ouvert toute la journée et jusqu’à tard la nuit où se déroulent des événements gratuits. Des lectures au show burlesque en passant par la boum réservée aux enfants, vous trouverez forcément une soirée qui vous intéresse au café des amours, à accompagner par une bière ou un verre de crémant. Je suis allée à 3 soirées : une mini halte à la soirée slow – guimauve donc géniale -, une soirée guinguette et la soirée de lancement. Le genre d’ambiance qu’on aimerait trouver dans tous les bars ou boîtes : de la musiques de toutes les époques, des gens de tous âges, une déco sympa, une soirée bon enfant à faire avec ses copines ou même avec son mec.

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Février-Mars : Carnavals en Alsace !

Je vous ai déjà parlé dans mon article précédent du grand carnaval de Bâle qui se déroule sur trois jours, mais l’Alsace n’est pas en reste niveau carnaval. Je me suis renseignée là-dessus un peu tard et je n’ai pu assister qu’au festival de Strasbourg qui, bien que petit, accueille tout de même à peu près 30 000 personnes. Coup de chance ce dimanche-là il faisait beau, et assez chaud pour qu’il soit plaisant de rester dehors à regarder le cortège. Musique, bonne ambiance, depuis la place de l’étoile jusqu’à la place Kléber défilaient dragons, clowns, danseuses avec fanfares. Je vous poste les quelques photos que j’ai pu faire avec mon portable en croisant le défilé.

 

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Plusieurs carnavals ont lieux en Alsace entre Février et Mars, le plus souvent le week-end d’après mardi gras :  celui de Sélestat dit « le carnaval des Machores » voit défiler pus de 70 chars avec musique et dégustations de plats typiques de la ville ;  Mulhouse par sa proximité avec Bâle possède elle aussi un grand carnaval très populaire qui se déroule fin février sur plusieurs jours ; Saverne organise elle aussi un carnaval international apparemment assez renommé ; vous pourrez trouver des cavalcades du carnaval dans la plupart des villes d’Alsace et du Bade-Wurtemberg, la tradition y est encore très vivace !

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Printemps/été : douceur de vivre et religion en bord de Rhin

 

Le printemps des bretelles

Quand l’Hiver finit Illkirch-Graffenstaden, ville de la banlieue de Strasbourg, organise son festival : le printemps des bretelles, plus d’une cinquantaine de groupes se produisent durant une dizaine de jours dans cette petite ville accessible par tram. La musique m’a l’air surtout orientée musique balkanique et traditionnelle, le chapiteau principal, le magic mirror, est le même que celui du café des amours pour le festival « Strasbourg mon amour », de quoi promettre une super soirée et une super ambiance. Encore une fois, je n’ai pas pu y assister mais on me l’a chaudement conseillé, donc à faire si vous êtes dans le coin à cette période.

Fêtes religieuses

L’Alsace est une région très fière d’avoir conservé ses privilèges religieux et notamment les jours fériés relatifs à certaines fêtes, je ne m’en plaindrais pas cette année, j’étais bien contente d’avoir droit à 4 jours pour Pâques. Moi qui pensait que l’Alsace était catholique j’ai donc pu apprendre qu’elle était à majorité protestante, et que ces fêtes qui étaient ici conservées, comme la célébration du vendredi saint, étaient en fait des vestiges de la période germanique. Le vendredi saint est en effet fêté essentiellement dans les pays protestants et en premier lieu en Allemagne.

J’ai pu grâce à ma super copine Anne-Laure en apprendre un petit peu plus sur la semaine pascale et sur ce que tout ça signifie : vous savez surement, vous qui n’êtes pas ignares comme moi, que le jeudi Saint – avant le week-end de Pâque – est le jour de la mort de Jésus, les cloches s’arrêtent donc de fonctionner avant sa résurrection le lundi qui suit. Le vendredi saint, jour bien triste pour les croyants, est l’occasion de se remémorer les souffrances du Christ et des chemins de croix sont ainsi organisés par plusieurs paroisses dans les villes alsaciennes. M’étant réveillée à 14h ce jour-là, j’ai bien sûr raté le chemin de croix de Strasbourg qui pourtant m’aurait appris beaucoup de chose sur la Bible, vu que je n’y connais rien. Tant pis pour moi.

Mais j’ai pu découvrir deux autres spécialités pascales de l’Alsace : la décoration des œufs, et l’agneau pascal. Vous trouverez en effet dans la plupart des ménages alsaciens des petits arbres auxquels sont accrochés des œufs décorés, que vous pouvez aussi acheter chez la plupart des fleuristes, sous ces arbres à œufs on retrouve l’agneau pascale, une sorte de gâteau en forme d’agneau qui se déguste à plusieurs, puisque assez bourratif à mon goût.

Depuis deux ans Colmar organise chaque printemps à l’occasion de pâques une fête du printemps qui dure deux semaines, je n’y suis pas allée mais je pense que c’est à tenter.

 Mai : le début de l’été

Mai signifie un peu le retour de l’été ici qui est symbolisé par la réinstallation de « la Guinguette du Rhin », ce bar saisonnier où sont organisées des soirées guinguettes au bord du Rhin dans le jardin des deux-rives – coté français bien entendu. Outre cette guinguette qui fermera ses portes en septembre, plusieurs événements sont organisés : le festival celtique de Strasbourg, qui se déroule le premier week-end de mai, comprend, outre des spectacles et des concerts, une parade celtique le samedi après-midi dans le centre de Strasbourg où l’on voit défilé cercles celtiques, Bagad et autre pipe-bands de toute la région rhénane, d’Heidelberg à Bâle en passant par Nancy.

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Le dimanche précédant la pentecôte je vous conseille d’aller visiter Wissembourg où se tient un traditionnel défilé alsacien avec des costumes typiques, une ambiance sehr sympa pour visiter cette ville encore très bien conservée.

Juillet/août : je ne suis venue en période estivale que pour les vacances, je ne peux pas dire vraiment quels événements sont organisées hormis le feu d’artifice du 14 juillet au parc de la citadelle, et le bal traditionnel de la place de l’étoile. En revanche tous les soirs la cathédrale est illuminée dans un spectacle d’une demi-heure, et moi qui était assez réticente à ce spectacle son et lumière, je suis vraiment tombée sous le charme. C’est une façon géniale de voire la cathédrale autrement et d’être attirée par tous les petits détails qu’on ne remarque pas.

Si vous décidez de passer des vacances ou seulement un week-end en Alsace, peu importe la ville ou le village, je vous conseille de vous rendez à l’office du tourisme, il est rare qu’une fête ou un grand marché ne soient pas organisés le week-end, il serait dommage de rater cette animation.

Art Nouveau à la Robertsau: visite d’un quartier strasbourgeois

Aujourd’hui j’avais envie de vous faire découvrir un des quartiers de Strasbourg, et pas n’importe lequel : celui dans lequel je travaille. Il n’est pas facile de faire un article de ce genre : d’abord parce qu’on ne pense pas forcément à prendre des photos d’un lieu qu’on arpente chaque jour de long en large, ensuite parce qu’en revenant dudit travail on n’a pas forcément envie d’écrire dessus.

Pour le premier problème je l’ai résolu en me forçant un beau soir du début du mois à prendre mon appareil et à matraquer autant que possible les maisons devant lesquelles je passe tous les jours. Pour le second problème, je ne vous parlerai QUE du quartier et non du Travail, bien que la plus belle demeure du quartier soit mon lieu de travail.

Ce quartier c’est l’Orangerie. Depuis les rives de l’Oos jusqu’au parc de l’Orangerie en passant par la grande avenue de la Robertsau, ce quartier regroupe un ensemble de belles demeures du début du siècle, certaines un peu farfelues, et pour la plupart très typées Art Nouveau. Un lieu sympa où se promener si vous avez déjà tout fait à Strasbourg et que le beau temps invite à la flânerie. Et, si vous voulez vous la jouer un peu en vous promenant avec vos amis, voici un minuscule cours d’Art Nouveau qui ajoutera un petit côté « pédagogique » à cet article.

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L’Art Nouveau est un courant artistique de la fin du XIXe et du début du XXe qui est né à Bruxelles et s’est propagé dans le reste de l’Europe de telle sorte que vous trouvez des exemples d’Art Nouveau un peu partout dans la vieille Europe. La particularité de ce mouvement c’est qu’il a beaucoup influencé l’architecture puisque le Manifeste de l’Art Nouveau n’est autre qu’une maison – vous pouvez lire à ce propos mon très vieil article sur l’Art Nouveau à Bruxelles. Les plus célèbres artistes de ce mouvement sont bien sûr Gaudi à Barcelone, Hector Guimet à Paris – celui qui a créé les entrées du métro – mais aussi McKintosh à Glasgow qui a développé un Art Nouveau très épuré et bien loin des courbes originelles.

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Quelles sont les caractéristiques de l’Art Nouveau ?

J’ai ressorti mes cours de fac pour ne pas vous dire –trop- de bêtises mais on peut résumer comme ça : tout ce qui vous rappellera la nature, que ce soit la flore, la faune aquatique – par exemple à  la Casa Batllo de Barcelone – tout ce qui est organique est Art Nouveau. Des fenêtres et des portes rondes, façon trou de Hobbit, de la déco qui ressemble à des plantes ou à des os ; mais aussi des façades figurées ressemblant un peu aux affiches de Mucha. On peut remarque aussi l’emploi de matériaux  différents : beaucoup de fer forgé, beaucoup de bois, mais aussi de la céramique, des matériaux considérés comme peu nobles mais auxquelles on se plait à donner des formes plus organiques avec toujours beaucoup de courbes censées représenter la nature. Les demeures Art Nouveau sont en général des demeures bourgeoises voire des magasins qui indiquent donc dans quel domaine s’est enrichi le propriétaire -par exemple les ateliers de céramique à Lille. Enfin aucun détail n’est ignoré, les architectes de l’Art nouveau utilisant comme objets décoratifs tous les éléments pratiques de la maison:  les poignées de portes, les rampes d’escalier, les barreaux de fenêtres, les cheminées, etc. La maison est conçue comme un être vivant où tout est Art.

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La plus belle, ou du moins la plus typique des demeures Art Nouveau: mon lieu de travail!

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L’Alsace se situe entre deux écoles d’Art Nouveau : celle de Bruxelles et le Jugenstilj germanique – rappelons qu’à l’époque Strasbourg est en Prusse – et l’Art Nouveau s’est donc essentiellement développé dans les quartiers de la nouvelle ville ou le quartier dit « impérial ». Les maisons de l’allée de la Robertsau ne sont pas toutes Art Nouveau, certaines marquent déjà un passage vers l’Art Déco avec des façades beaucoup plus géométriques et droites – un peu comme ce qu’on voit à Glasgow -, d’autres semblent être de simples fantaisies d’architectes, comme cette demeure à moitié normande qui abrite la résidence de l’Ambassadeur d’Italie.

Le dernier truc sympa du quartier c’est qu’il abrite tous les consulats, ambassades  et institutions européennes, et personnellement je m’amuse beaucoup à essayer de reconnaître les drapeaux plantés sur le fronton de certains immeubles. Enfin si vous poursuivez le long de l’Oos vous atteindrez le Parlement Européen par une petite promenade au bord de l’eau paradis des coureurs et de ceux qui promènent leur chien.

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La très étrange ambassade de Roumanie avec sa haute tour de brique
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Ambassade d’Italie, la Normandie à Strasbourg

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Le voilà tout de verre vêtu: le Parlement Européen

Il y a des exemples d’Art Nouveau un peu partout à Strasbourg, dans les quartiers périphériques – Krutenau, Neudorf, Quartier Impérial – mais aussi dans le centre ville et je vous invite vraiment à visiter la ville en levant la tête pour voir tous ces petits détails auxquels on ne fait pas forcément attention. Enfin je ne peux pas résister à vous mettre une photo de la plus belle maison Art Nouveau de Strasbourg qui abrite aujourd’hui le lycée international.

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Mes bonnes adresses à Strasbourg #2

Deuxième session de cette revue des endroits sympas que j’ai pu découvrir à Strasbourg : aujourd’hui je vous emmène bruncher, faire les boutiques et boire un verre pour se reposer de cette grosse journée!

L’HEURE DE BRUNCHER

Rite incontournable du triptyque dominical strasbourgeois – brunch, musée, messe – et le seul que je respecte assez fréquemment,  depuis quelques années de nombreux bars, restos et salons de thé ont ouvert leurs portes le dimanche pour bruncher et les Strasbourgeois s’y précipitent parce qu’il faut bien le dire il n’y a pas grand-chose d’autre à faire le dimanche à Strasbourg. Je n’ai pas encore pu tester tous les brunchs que je voulais mais je peux déjà vous donner mes petits préférés. Sachez que quelque soit l’endroit où vous irez , vous vous en sortirez globalement pour moins cher qu’à Paris, mais s’il fait beau allez-y plutôt vers 11h car c’est vite plein; pour certains brunchs, et  surtout si vous êtes nombreux,  je vous conseille de réserver.

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  • Bistrot & Chocolat ou le brunch veggie

Je n’ai pas une tendance très végétarienne/vegan mais c’est difficile de ne pas aimer Bistrot & Chocolat, et leur brunch en particulier. Vous pouvez choisir entre plusieurs formules plus ou moins chères mais toutes entièrement végétariennes et bio –donc exit le bacon pour ceux qui en raffolent – mais on se rattrape largement sur les mini-cakes, les super bons œufs brouillés et toutes les autres petites mignardises qu’on vous présente. Ça ne parait pas copieux mais je vous assure qu’on se remplit bien la panse. Pour la boisson vous avez le choix entre café – expresso-, thé et chocolat, je regrette un peu qu’il n’y ait pas de cappuccino ou de grand crème MAIS il parait que leur chocolat chaud est absolument délicieux donc à goûter très prochainement. Coincé juste derrière la cathédrale le lieu est vraiment sympa, mignon, chaleureux et vous pouvez vous poser en terrasse dès que les beaux jours arrivent.

Pas de réservation.

Bistrot & Chocolat, 8 rue de la râpe, 67 000 Strasbourg

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  • L’Atlantico

Mon QG du brunch, non pas qu’il soit incroyablement meilleur qu’ailleurs mais je le trouve bien moins cher – 14€ pour le plus gros brunch qui mélange sucré et salé. Brunch très simple mais avec assez de choix pour faire plaisir à tout le monde : viennoiseries, brioche, cookies, saumon, bacon, confitures, fromage et du choix en boissons. Ce qui vaut la palme d’or à l’Atlantico c’est surtout le fait que le resto soit une péniche et moi qui adore les bateaux cet intérieur tout en bois avec de vieilles lampes à huile ça me fait chavirer, surtout quand en fond passe une playlist folk. Vous pouvez vous poser également sur les ponts avant et arrière du bateau ainsi que sur la terrasse juste devant, très prisée quand il fait beau. La vue est une de celle que j’aime le plus à Strasbourg : le temple protestant d’un côté, l’Ill de l’autre avec le quai des pêcheurs. Petite astuce : la terrasse est totalement ensoleillée à partir de 11h30/12h.

Atlantico, Quai des pêcheurs, 67000 Strasbourg

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L’HEURE DE SHOPPER

Globalement vous pouvez tout trouver à Strasbourg. Si les Galeries, le Printemps et autres boutiques du centre-ville ne vous conviennent pas il vous suffit de vous rendre aux centres commerciaux des Halles ou de Rivétoile à quelques minutes du centre pour y faire du shopping chez les grandes marques habituelles. Mais comme dans toute ville on y trouve aussi des petites boutiques indépendantes qui vendent un peu de tout et qui font mon bonheur.

 

  • Céleste

Au bout de la Grand’Rue cette petite boutique devrait attirer l’œil de toutes les blogueuses lifestyle : une petite table de jardin avec des fleurs est installée devant l’entrée, dans les vitrines des pièces Nat&Nin, des bijoux un peu ethniques et PLEIN DE PAPETERIE  de chez Season Paper. Je préfère ne pas compter combien j’ai pu dépenser dans cette boutique à acheter des cartes, des petits bloc-notes et à lorgner sur les carnets et agendas. On peut même craquer sur les sacs, les plateaux ou la vaisselle. Heureusement cette boutique est assez loin de chez moi, donc je n’y vais qu’en cas d’extrême urgence et quand je sais exactement ce que je veux.

Céleste, 30 Grand’Rue, 67000 Strasbourg

  • Monogram

Encore une papeterie. Oui j’adore ça. Celle-ci est un peu différente de la première, elle m’a attiré l’œil d’abord parce qu’elle vendait des cartes assez amusantes, ensuite pour ses boîtes et classeurs. Le genre de classeurs qui vous donnent envie de faire des fiches pour avoir le plaisir de les ranger dedans. Et des boîtes auxquelles on est sûre de trouver une utilité sur le moment, alors que, soyons sérieux, on ne saura jamais quoi ranger dedans. Vous y trouverez aussi tout ce qu’il faut pour faire du scrapbooking, de l’aquarelle, un peu de peinture et d’autres activités manuelles à propos desquelles je m’y connais bien peu.

Monogram, 6 rue des Juifs, Strasbourg

  • Le petit Souk

La boutique dans laquelle je n’emmènerais pas mon cher et tendre, il risquerait de se poser des questions sur mes intentions. Il s’agit ici d’une boutique pour enfants avec plein de petits trucs mignons, et encore une fois très inutiles, que vous pourrez acheter à votre enfant, ou plutôt à ceux des autres : des vêtements mais aussi des jouets. Dans la deuxième partie de la boutique vous trouverez davantage d’objets vous concernant, par exemple des mugs, des thermos et d’autres petits ustensiles choupi-trognons.

Le petit souk, 113 Grand’Rue, Strasbourg

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  • Hic & Nunc, bijouterie création

Coincée dans une ruelle entre la petite France et la Grand’Rue, cette boutique n’est pas facile à trouver et pourtant elle vaut vraiment le coup: des bijoux abordables, originaux et tendance à la fois,  souvent à  motifs géométriques. On y trouve un peu tout ce qu’on veut: boucles d’oreilles, sautoirs, bracelets…. Toutes les amies que j’ai emmenées là ont trouvé leur bonheur – ou plutôt ont craqué. Génial pour faire des cadeaux, surtout que les collections changent assez régulièrement.

Hic&Nunc, 10 rue du Bouclier, Strasbourg

L’HEURE DE BOIRE UN VERRE

  • Jeannette et les cycleux

Le bar simple, sympa et bien placé. Rien de particulier chez Jeannette et les cycleux, mais l’ambiance y est agréable, on y boit et on y mange pour pas trop cher : des knacks si vous êtes de vrais alsaciens, leur fondant au chocolat est aussi très bon. Vous pouvez goûter à un choix très large de mojitos : fraise, framboise, pim’s, c’est un peu la spécialité de la maison.

Jeannette et les cycleux c’est un peu le bar où on donne rendez-vous à ses copines en fin de journée pour se raconter nos vies et finir un tout petit peu pompettes.

Ma sœur y a également testé le déjeuner à midi et elle m’en a dit grand bien, donc n’hésitez pas, c’est très bien placé pour les touristes qui restent dans le centre-ville et qui commencent à en avoir plein les jambes.

Jeannette & les cycleux, 30 rue des Tonneliers, Strasbourg

  • Le Barco-latino

Avec le printemps qui arrive c’est le grand retour du Barco Latino sur la scène strasbourgeoise. Relativement délaissées pendant l’hiver la péniche et sa terrasse sont à nouveau prises d’assaut dès que les beaux-jours reviennent, au point que les serveuses ne savent plus trop où donner de la tête. Le pont avec les palmiers, les tonneaux de bois et les petites guirlandes donnent un air de vacances au quai des bateliers et on savoure son mojito ou sa pina colada autour de nachos même pas trop chers. Certains soirs des cours de Salsa sont donnés dans la cale de la péniche où vous pouvez danser la plupart du temps.

Barco Latino, Quai des pêcheurs, Strasbourg

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  • Le XX, bar à vins

Autre ambiance, autre lieu. Place Saint-Nicolas-aux-Ondes vers l’Université venez déguster planchettes et bon vin dans ce bar à vin vraiment sympa. J’aime en particulier pouvoir m’affaler dans un des gros canapés. Un endroit parfait pour un verre entre amoureux ou pour fêter une bonne nouvelle avec ses amis. Le serveur/caviste vous conseillera et il vous conseillera bien. Le dernier vin que j’y ai goûté était plus qu’excellent, la carte est très large, change souvent, donc c’est un lieu idéal pour les amateurs de vin, et même pour les autres qui n’y connaissent rien. Ce qui est mon cas.

Le XX, 3 rue des planches, Strasbourg

Le musée de l’Oeuvre Notre-Dame

Le premier dimanche du mois c’est l’occasion d’aller visiter les musées nationaux qui coûtent si cher à Strasbourg – malgré mes 25 ans je ne peux pas bénéficier de réduction puisqu’il faut être AUSSI étudiant – du coup je me limite à un musée par mois puisque tout est gratuit. En contrepartie il est impossible d’avoir un audioguide on doit donc se contenter des panneaux explicatifs, souvent très bien faits. MAIS Strasbourg a trouvé une super idée pour rendre ces visites un peu plus funky : à partir de 14h30 commence le « Musée pour tous », des étudiants en histoire et histoire de l’art sont présents dans les salles pour analyser, expliquer et répondre aux questions de ceux qui veulent. Ils sont jeunes, s’y connaissent et sont souvent très sympas ça rend la visite un peu plus chaleureuse. Je n’ai pas trop envie de demander s’ils sont payés ou non, quand on fait ce genre d’études l’exploitation semble la règle.

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Ce dimanche je suis donc allée au Musée de l’œuvre Notre-Dame, en face de la Cathédrale Notre-Dame, juste à côté du palais Rohan. Ce musée crée en 1931 abrite depuis sa création certaines des sculptures et autres œuvres de la statuaire médiévale de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg pour les conserver des intempéries. Des copies ont été réinstallées sur la cathédrale pour remplacer les originaux. On pourrait râler un peu d’avoir une cathédrale « fake » mais la plupart de ces statues sont situées dans des lieux presque inaccessibles de la cathédrale et les avoir dans le musée permet d’apprécier le travail de l’artiste et les détails de l’ornementation et du décor de l’art médiéval.

Evidemment après avoir suivi des études d’histoire et d’histoire de l’art, notamment avec un UE sur l’art gothique, mon avis n’est pas tout à fait objectif : j’ai donc ADORE le musée. Les premières salles m’ont un peu fait penser à The Cloister à New-York, d’ailleurs l’une des statues de la cathédrale y est actuellement abritée, avec pour seule différence que le lieu est plus adapté à la présence d’un cloître gothique que les faubourgs de Harlem. La découverte des salles se fait dans l’ordre chronologique, depuis le Roman – XIIe siècle, la cathédrale ayant été construite en 1130,  jusqu’au au XVIIe siècle. On y admire, outre les sculptures, des vitraux, des pièces d’orfèvrerie, des tableaux, des tapisseries, et depuis peu, des dessins d’architecture médiévaux.

Toute cette collection n’est pas issue uniquement de la cathédrale de Strasbourg mais de toute la région du Rhin supérieur, et offre un excellent aperçu de la richesse de l’art gothique dans cette région. Les dernières salles concernent davantage la Réforme, puis la contre-réforme, et les difficultés des artistes auparavant engagés pour des œuvres figuratives religieuses qui doivent alors faire face à l’iconoclasme – la destruction ou l’enlèvement des images saintes – officialisée par un mandement de 1530 à Strasbourg.

La partie la plus intéressante était sans-doute la salle de didactique des dessins architecturaux. Le musée de l’œuvre Notre-Dame dispose en effet de la 3ème plus grande collection de dessins architecturaux médiévaux du monde, les premières étant à Vienne et à Ulm, même s’il ne s’agit que d’une trentaine de dessins sur parchemins puis papiers. Pour être exacte ces œuvres sont la propriété de la fondation de l’œuvre Notre-Dame. Cette fondation a été créée à peu près en même temps que la cathédrale, il s’agit de l’institution chargée de l’administration du chantier de la cathédrale qui possède donc toutes les ébauches, projets, sculptures de la cathédrale. Cette fondation existe toujours et a conservé ses locaux dans cette vieille bâtisse gothique qui abrite le musée. Les dessins ne sont visibles que le samedi après-midi entre 15h et 17h et sur réservation – pas plus de 15 personnes, la visite dure 30min – pour des raisons de conservation. Je n’ai donc pas pu les voir. En revanche une salle « didactique » propose quelques reproductions de ces dessins avec, en l’occurrence, un guide pour expliquer les différentes étapes de construction de la cathédrale ainsi que les méthodes de dessin et d’architecture. Enfin les documents ont tous été numérisés et une tablette permet de les visualiser. Un petit texte commente le document et il est possible de zoomer pour mieux voir le dessin. Sehr Sehr interessant !

Je ne peux malheureusement pas me contenter de ces reproductions, je suis donc bien décidée à réserver ma place un prochain samedi pour aller voir les originaux, et je ne devrais pas avoir trop de mal à motiver mes copines archivistes pour m’accompagner.

Je vous conseille d’achever cette visite par une redécouverte de la cathédrale, dont l’entrée est gratuite,cette fois et par l’ascension de la tour la plus haute de France – et je pense que vous les regarderez d’un autre œil maintenant qu’elles n’ont plus de secrets pour vous.

PS: Toutes les photos sont prises avec mon smartphone tout cassé, je n’avais pas vraiment prévu de faire des photos.

Mes bonnes adresses à Strasbourg #1

 

 

Déjà cinq mois que je vis à Strasbourg et il ne m’en reste plus que trois, j’ai l’impression que je n’aurai jamais assez de temps pour tout voir et tout faire même si je pense être en mesure de dire que je connais assez bien la ville, sans être pour autant une parfaite strasbourgeoise. Strasbourg est très vivante : des bars, des restos et des cafés  semblent ouvrir tous les jours, je ne peux donc pas vous donner une liste exhaustive des bonnes adresses à Strasbourg mais je commence à avoir des QG. J’avais donc envie de vous présenter mes bonnes adresses à la façon de Victoria de Mango and Salt en plusieurs fois, d’autres sessions de « bonnes adresses » devraient donc suivre dans les mois à venir.

 

L’Heure de la culture

  • Presqu’île André Malraux

L’une des premières choses que j’ai faite après avoir eu mon appart c’est de m’inscrire à la Médiathèque André Malraux située à quelques centaines de mètres de chez moi. La nouvelle presqu’île André Malraux qui abrite, outre l’immense Médiathèque du même nom, le cinéma UGC juste en face du centre commercial de Rive Etoile est l’un des nouveaux lieux culturels de Strasbourg. Sur la presqu’île des bars et des cafés commencent à s’ouvrir, mêlés à des habitations et des magasins. Pour ceux qui connaissent Paris ce quartier me fait vraiment penser au quartier de la BnF – surtout avec ce grand corridor qui prend le vent.

La Médiathèque est immense – 4 étages – une cathédrale de la connaissance et de la découverte : je flâne aussi bien dans les allées de littérature que dans celles d’ethnologie ou d’histoire. En prime la médiathèque est reliée aux autres médiathèques de l’Eurométropole de Strasbourg, ce qui double presque le nombre de volumes ou de films auxquels on a accès.

  • Cinéma Odyssée

Situé dans le centre de Strasbourg, à côté de la place Kléber, c’est un vieux cinéma qu’il a fallu rénover notamment pour sa salle typique des années 30, il a été finalement décidé d’en faire un cinéma, ou plus exactement un cinéma pédagogique et éducatif. La particularité de l’Odyssée c’est qu’il y a un festival constant : ce mois-ci est par exemple le mois du cinéma irlandais ; sont déjà passés la quinzaine du cinéma roumain, du cinéma coréen, … Le cinéma organise également régulièrement des projections de vieux chefs d’œuvres, ce qui me permet de me refaire une culture cinématographique : j’ai pu voir entre autres Le Guépard et Out of Africa. Et c’est toujours plus sympa de le voir en salle que chez soi sur son petit ordinateur.

L’odyssée travaille beaucoup avec les écoles, les collèges ou les lycées; bénéficiant d’aides de l’Etat ce cinéma a un rôle réellement pédagogique, un peu différent des cinémas d’art et d’essai que l’on trouve dans le centre de Strasbourg.

Cinéma Odyssée, 3 rue des francs bourgeois, Strasbourg

L’heure du Café

  • Le Café Bretelle

LE coffee shop de Strasbourg, il a ouvert il y peu dans le quartier de la Krutenau – à 5 mètres de chez moi – dans une ambiance chaleureuse très new-yorkaise, avec des murs en briques, c’est ici qu’il faut venir pour déguster de bons cafés qui changent chaque semaine. Pour ma part, je ne connais rien au café et je prends des  cappuccini ou des mocchas avec en prime une sucrerie. La spécialité de la maison c’est le gâteau twix, que je n’ai toujours pas goûté, me limitant pour le moment au cheesecake – très bon. Le lieu est souvent plein, il faut absolument réserver le midi, pour le reste du temps mieux vaut arriver en milieu d’après-midi ou milieu de matinée si on veut une place libre. Au printemps et en été la terrasse est installée et on peut profiter du côté place de village de la Krutenau.

Café Bretelles, 2 rue Fritz, Strasbourg

  • Oh my goodness!

Issu d’un financement participatif ce café a vu le jour en septembre 2015 et s’intitule lui-même “café associatif”. Très très bobo il reste que ce café situé près de la porte de l’hôpital est super sympa : là encore, mieux vaut arriver tôt pour pouvoir profiter des sucreries qui ont l’air vraiment bonnes, pour les cafés/cappucino et autre rien de particulier, tout paraît assez peu cher pour une parisienne comme moi, c’est bon, c’est chaud, et il est très plaisant de pouvoir s’enfoncer dans de bons fauteuils et canapés en lisant un bouquin, en travaillant ou en parlant de nos prochaines vacances avec les copines. Des soirées concerts ou jeux sont parfois organisées – génial pour faire des rencontres -, mais fort de son côté “associatif” ce café organise aussi des événements plus solidaires, par exemple des cours de discussion en anglais ou des ateliers co-searching pour aider à chercher un emploi. Il est enfin possible de privatiser le café pour une soirée anniversaire ou autre, un concept auquel je dis OUI!

Pour en savoir plus n’hésitez pas à aller sur la page web du café Oh my goodness!

Oh my goodness, 13 rue de la 1ère armée, Strasbourg

L’heure du Thé

  • Salon de Thé « Grand’Rue »

Le salon de thé par excellence du centre de Strasbourg. S’il ne paie pas de mine au premier regard – on peut facilement passer devant sans le voir – le salon de thé Grand’Rue est le premier salon de thé à tester quand vous venez  à Strasbourg : des super desserts, un grand choix de boissons, un intérieur très très cosy où on voudrait rester quand il fait froid ou qu’il pleut – et cette année on a plutôt eu droit à la pluie.

Salon de Thé Grand’Rue, 80 Grand Rue, Strasbourg

  • What the cake?

J’étais déjà passée plusieurs fois devant ce petit salon de thé qui de l’extérieur me semblait très tentant mais j’ai fini par y aller comme second plan après avoir raté un autre salon que je voulais tester – ce n’est que partie remise. What’s the cake est un salon de thé très girly, légèrement british avec des pâtisseries – un cup cake au nutella entre autres – pour se remplir la panse tout en buvant un bon thé au Jasmin après une dure journée de travail. Cosy, tout en pastels, il n’y a pas vraiment de choix de thé – donc je ne recommande pas pour un grand amateur – mais c’est le genre d’endroit où j’emmène les copines avec plaisir, pour y discuter de tout et de rien.

What the cake, 51 rue du Fossé des Tanneurs, Strasbourg

 

 

L’Heure de MANGER

  • Chez Mon Ex – le resto branché du moment

Le resto qui vient d’ouvrir avenue de la Victoire tout près du tram et qui est un peu « the place to be », forcément – ça nous amuse toujours beaucoup de placer au détour d’une conversation « hier j’ai mangé chez mon ex, c’était super ». Déco à thème avec assiettes brisées, scènes de ménages, et ambiance appartement – manger sur un canap c’est très mode à Strasbourg. Repas un peu cher mais bon, et copieux. Parfait pour un repas entre copines.

Chez mon Ex, 17 boulevard de la Victoire, Strasbourg

  • Le Pont aux Chats

Un resto qui se veut classe sans être trop cher, pas une grande variété de choix mais très bien cuisiné, là où  emmener sa copine sans se ruiner. Situé rue de la Kruntenau dans une vieille bicoque à la déco amusante, difficile de la rater, un resto que je conseille vraiment.

Le Pont aux Chats, 42 rue de la Krutenau, Strasbourg

Je ne dispose pas de photos pour chacun de ces endroits puisque je ne pense pas toujours à prendre en photo les lieux où je suis, surtout quand j’y mange bien et en bonne compagnie; je n’ai pas non plus toujours le bon appareil pour prendre des photos, et surtout je me sens toujours un peu ridicule à tout mitrailler quand mes copines veulent juste manger.

Vous trouverez notamment des articles plus détaillés sur certains de ces lieux dans le blog de Camille: les rendez-vous de Camille , ou sur le blog  qui teste toutes les nouveautés strasbourgeoises: pokaa.

Expatriation en … Alsace

Strasbourg – jour 35

Un peu plus d’un mois que je suis à Strasbourg. Le temps de faire un point. En théorie il ne s’agit pas vraiment d’une expatriation puisque je ne quitte pas ma « patrie », la France, mais s’installer dans une autre région, et encore plus dans une région avec une très très forte identité comme l’Alsace reste dépaysant.

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Il y a ici beaucoup de choses nouvelles. Pour commencer le temps : j’étais déjà venue plusieurs fois à Strasbourg, en été et en hiver, je pensais bien connaître la ville, être prête à endurer le froid de l’hiver et la chaleur de l’été. J’avais juste oublié les autres saisons. J’ai pu me délecter d’un début d’automne magnifique, les arbres très colorés, le soleil qui réchauffe, la lumière dorée, et je découvre depuis peu la fin d’automne un peu gloomy : du brouillard matin, midi, soir.

Après m’être dit que c’était « passager, ça va c’est normal le brouillard fin octobre. » J’ai compris que non, le fog à Strasbourg c’est presque tout le mois de novembre, la ville entière est dans un nuage et il en va de même pour les villages du Bas-Rhin. La faute au Rhin ? Aucune idée, mais le fait est qu’en sortant d’Alsace le brouillard s’évapore et qu’il y a enfin ce grand ciel bleu qui « rayonne sur toute la France » comme nous dit madame Météo. Preuve que Strasbourg c’est pas vraiment la France.

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Autre découvert: l’identité strasbourgeoise. Je m’attendais au rejet habituel des parisiens, à la forte identité de région, mais j’ai découvert qu’à Strasbourg on était certes alsacien, mais aussi européen. La ville ne cherche pas à rivaliser avec Paris : Paris est capitale de la France, Strasbourg se veut capitale de l’Europe. Sa véritable rivale c’est Bruxelles. Et d’ailleurs on ne parle pas de la mairie de Strasbourg mais de l’Eurométropole. Ce n’est pas pour rien si certains souhaitent appeler la nouvelle région « Eurorégion » , mais personnellement je préfère le nom d’Austrasie…

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Strasbourg est une grande ville avec banlieue mais… les villages sont à deux pas. Issue de ma banlieue parisienne pour moi un village c’est ce trou paumé au fin fond de l’Essonne ou des Yvelines avec 6000 pauvres habitants. Attention, ici il s’agit d’une ville, et elle est à moins de 10 minutes de Strasbourg, les gens y vivent, certains y travaillent. Et oui, dès qu’on sort de l’agglomération on est dans les vignes, puis dans les Vosges. La nature est à côté et avec elle les randos, les châteaux, et le grand air. Et peut être même un peu de ski cet hiver.

WP_20151104_003Un mois donc et j’en découvre encore beaucoup. Je ne m’habitue pas encore à écouter les vieux passer de l’alsacien au français comme s’il s’agissait d’une même langue, ou à entendre cet accent encore plus abrupt que l’allemand dans les bouches des jeunes – il paraît qu’on l’attrape vite, prévenez-moi si jamais. Je ne m’habitue pas non plus à partager mon espace avec des vélos, partout, tout le temps, même si j’en ai un aussi et que j’ai hâte de m’en servir pour embêter les piétons. Je suis toujours heureuse et étonnée de traverser les vieilles rues aux noms pittoresques – la rue-au-vieux-cochon-de-lait – avec des maisons à colombage et je ne me lasserai jamais de contempler la cathédrale.

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Ici les gens commandent vraiment des Bretzels chez le boulanger – super et pas cher pour caler une petite faim. Je suis toujours incapable de prononcer certains mots comme « Spaetzle ». Je n’ai pas encore bien compris ce que c’était que les « Stammtischs ». Je n’ai encore jamais lu les DNA, Dernières Nouvelles d’Alsace, mais ça ne saurait tarder. Je trouve ça incroyable d’être en Allemagne en quelques minutes de vélo et d’aller y faire ses courses comme si tout était normal. Je me moque encore d’eux parce qu’ils ne savent pas dire correctement « Krutenau »  et « Broglie » et pourtant j’ai pris l’habitude de faire la même chose.

Mais surtout, surtout : je ne m’habitue pas au fait que mes cheveux se soient mis à boucler sous ce climat.

Europa Park: escapade en Allemagne

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Ca y est, j’ai fait ma première sortie hors de Strasbourg et même hors de la France, et après avoir bien goûté à la vie culturelle de l’Alsace pendant la semaine, on a pris la voiture direction : Europa Park !

Europa Park – pour ceux qui ne connaitraient pas – est un parc d’attraction situé dans le Bade-Wurtemberg, pas loin de la France et de la Suisse, seulement à une petite heure de Strasbourg. Europa Park a été créé il y a 40 ans par la famille Mack, des forains qui construisent des attractions. Le parc est au départ censé être une vitrine pour les attractions à vendre mais dès le début le parc attire les foules.

 

Le Principe

Le parc est construit autour du thème de l’Europe (grosse surprise). Au départ seulement quelques pays étaient représentés : Autriche, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni … Le but était simple : représenter des pays d’Europe en créant des ambiances typiques avec architecture, restaurants traditionnels, musiques du pays, etc. On retrouve par exemple en France une place parisienne avec café parisien vraiment réalistes. Le parc n’a jamais cessé de s’étendre et aujourd’hui nombre de pays ou de régions ont été rajoutés : la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France, l’Allemagne la Russie, la Scandinavie, l’Islande – le petit dernier. Le quartier irlandais serait en préparation pour 2016.

On y trouve aussi des quartiers sur d’autres thèmes : la forêt des contes de Grimm ou le quartier colonial lié à l’histoire de l’Europe.

On s’y croirait

Tout dépend des pays mais la plupart du temps on a l’impression de changer de pays en quelques mètres. Si la France, l’Allemagne ou l’Angleterre sont assez moyennement réussi car ce sont les premiers à avoir été crées, préparez vous pour les autres « quartiers » à passer votre temps à vous dire « Oh j’irai bien en Suisse! » « Ca donne vraiment envie de retourner en Grèce ». Mes petits favoris étaient la Russie avec ses isbas trop joliment décorées et ses fresques orthodoxes, et l’Islande avec ses petites maisons colorées en bois, les enfants peuvent même y faire un peu de bateau brise-glace sur une petite mer où on pêche la baleine. Tout est adorable, super bien fait et en une journée je n’ai clairement pas eu le temps de tout voir !

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La nourriture est elle aussi censée correspondre aux pays : café en France, pizzas et pâtes en Italie, gyros pita en Grèce, fondue en Suisse. Sans que ce soit excellent, tout est plutôt bon et  ça permet de manger un peu ce qu’on veut, enfin SURTOUT, nous ne sommes pas dans un parc français, les prix sont allemands, c’est-à-dire que ça ne coûte presque rien !

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Les attractions

Comme pour le reste elles sont supposées être liées à la région où elles sont implantées : on trouvera des attractions d’eau en Grèce et au Portugal par exemple, ou encore une piste de Bobsleigh en Suisse. Mais bien sûr elles sont localisées là où il y avait de la place, pourtant elles portent presque toujours un nom en rapport avec leur place et les décos sont ici encore très recherchées. L’attraction Wodan, en Islande, ressemble beaucoup au Tonnerre de Zeus du parc Astérix, avec en plus une musique très wagnérienne tout le long de la file d’attente, des quizz en rapport avec la mythologie scandinave et une décoration qui créée une ambiance très très nordique : on ne s’ennuie pas en faisant la queue !

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L’attraction phare du parc c’est « silverstar » une montagne russe de 73m de hauteur. Je suis habituée aux montagnes russes et aux attractions en tant que fidèle cliente du parc Asterix et de Disney, et là j’ai eu peur. Mais vraiment peur. Ca ne servirait à rien de vous décrire, mais pour ceux qui aiment les sensations fortes : faites-le !

Il y en a pour tous les goûts à Europa Park, il y a tellement d’attractions qu’il est impossible de tout faire en une journée, même s’il y a peu de queue, même si vous ne vous intéressez qu’à un type d’attraction. Et à vrai dire, même les attractions pour « enfants » valent le coup : la grosse attraction du moment : « Arthur et les Minimoys » – quel rapport avec l’Europe, aucune idée – pour les plus de 4 ans, mais même les grands poussent des petits cris d’admiration.

 

Le petit plus : les décorations temporaires

Si vous y allez à l’automne ou en début d’hiver le parc arbore ses vêtements d’Halloween et de Noël, et là encore on ne lésine pas sur la déco : des milliers de citrouilles et de coloquintes jusqu’à fin octobre, et en prime les « nuits de l’horreur » qui se déroulent non loin du parc. Le but est de visiter des maisons hantées sur différents thèmes avec des acteurs qui déambulent pour faire peur. Je n’y suis pas allée mais apparemment ils obtiennent de bons résultats.

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Europa Park a été élu meilleur parc de loisir du monde en 2014/2015 et je comprends bien pourquoi. Ca faisait longtemps que je n’avais pas autant ressemblé à une gosse en découvrant un parc d’attraction.