Une demi-journée à Bâle

Le TER serpente entre la Forêt Noire et les Vosges, traversant les villes alsaciennes dont les noms me sont aujourd’hui familiers : Sélestat, Erstein, Colmar, Mulhouse… Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pris ce TER pour longer le Rhin et parcourir l’Alsace du nord au sud durant ces quelques mois. Aujourd’hui je descendrai au dernier arrêt et après l’Allemagne je vais franchir l’ultime frontière de cette grande région du Rhin supérieur pour aller en Suisse, au-delà même de l’Union Européenne.

A 1h en TER de Strasbourg, et 15 min de Mulhouse, la ville de Bâle se trouve aux portes de l’Alsace et du Bade-Wurtemberg : deuxième grande ville de la Suisse Allemande, elle est surtout connue pour son intense activité culturelle : musée des Beaux-Arts, musée Tingeli – le même que celui qui a fait la fontaine Stravinsky à Paris –diverses fondations d’art contemporain il vous faudra plusieurs jours pour visiter tout Bâle.  La langue allemande, l’architecture rhénane, le grès rouge des églises dévoilent bien que nous sommes dans la même région historique qu’à Strasbourg ou qu’à Freibourg, pourtant dès l’arrivée du train on sent qu’on sort de cette espace européen : la douane est encore active à la sortie de la gare, et il vaut mieux changer ses euros pour des francs suisses.

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Je n’avais jamais vraiment entendu parler de Bâle avant de voir qu’elle était au bout de ma ligne TER – à part à propos du terrible tremblement de terre que la ville a subi au moyen-âge. Cette ville située au niveau des trois frontières et qui s’étend largement sur les deux rives du Rhin m’a vraiment charmée et après un rapide tour fait après la visite de l’Usine Vitra – article ici – j’ai décidé d’y retourner pour mieux en profiter et faire quelques photos.

Malgré les nombreux musées, fondations et parcours architecturaux de la ville je me suis contentée de flâner dans la vieille ville et sur les quais, le prix des musées étant légèrement prohibitifs – environ 15l’entrée. Je regrette cependant de n’avoir pas été au musée Tingueli, mais celui-ci étant excentré les 2 degrés qu’affichait alors le thermomètre m’ont dissuadée de faire une longue marche pour le trouver. Qu’importe le centre-ville vaut déjà largement le détour et vous occupera une bonne partie de l’après-midi !

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Les ruelles, les grandes places, les mignonnes maisons avec leurs fenêtres décorées et de minuscules jardins parfaitement aménagés encouragent à tout photographier. Après être montés à la cathédrale qui offre depuis sa terrasse une superbe vue sur le fleuve et sur la rive orientale avec la Forêt Noire en fond, nous sommes redescendus par un petit escalier jusqu’au fleuve là où se cache un bac : il s’agit d’une barque tirée par un fil qui traverse le Rhin. Cette traversée très étonnante dure quelques minutes et ne coûte pas si cher que ça, c’est encore le meilleur moyen pour parvenir sur l’autre rive où vous attend une balade plus qu’agréable. C’est par cette promenade que j’ai vu pour la première fois Bâle; après avoir errer en voiture dans la ville nouvelle, entre les grandes constructions contemporaines, nous étions arrivées soudainement sur les rives du fleuve avec la majestueuse rive occidentale qui se dressait sur son rocher, les façades s’empilant comme dans tetris avec au sommet la cathédrale. Comment ne pas être séduit ?

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Outre les musées, Bâle est aussi connue pour son street art; pour l’apercevoir il suffit de s’éloigner un peu des sentiers touristiques, ce que je n’ai pas fait lors de cette deuxième visite, donc point de photo. Mais prenez garde à ne pas trop vous perdre, la ville monte, descend et est bien plus grande qu’elle ne semble, un vrai labyrinthe.

Enfin la grande célébrité de Bâle c’est son carnaval! La région du Rhin supérieur possède depuis longtemps cette tradition carnavalesque, et bien qu’elle se perde au nord du Rhin – même si vous pouvez encore profiter du carnaval de Sélestat encore vivace dans la région – elle demeure bien vivante à Bâle. Pendant trois jours la ville est traversée de cortèges et de musique avant de redevenir la très propre ville Suisse que l’on connaît. Qui a dit que les Suisses ne savaient pas s’amuser ? C’est un moyen de vivre un vrai carnaval sans se rendre à Rio ou La Nouvelle Orléans.

Pour toutes ces raisons je vous conseille chaleureusement un week-end à Bâle ! Seul petit bémol, nous sommes en Suisse et tout est bien plus cher qu’en France ou en Allemagne, il vaut donc mieux prévoir un petit budget.

Europa Park: escapade en Allemagne

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Ca y est, j’ai fait ma première sortie hors de Strasbourg et même hors de la France, et après avoir bien goûté à la vie culturelle de l’Alsace pendant la semaine, on a pris la voiture direction : Europa Park !

Europa Park – pour ceux qui ne connaitraient pas – est un parc d’attraction situé dans le Bade-Wurtemberg, pas loin de la France et de la Suisse, seulement à une petite heure de Strasbourg. Europa Park a été créé il y a 40 ans par la famille Mack, des forains qui construisent des attractions. Le parc est au départ censé être une vitrine pour les attractions à vendre mais dès le début le parc attire les foules.

 

Le Principe

Le parc est construit autour du thème de l’Europe (grosse surprise). Au départ seulement quelques pays étaient représentés : Autriche, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni … Le but était simple : représenter des pays d’Europe en créant des ambiances typiques avec architecture, restaurants traditionnels, musiques du pays, etc. On retrouve par exemple en France une place parisienne avec café parisien vraiment réalistes. Le parc n’a jamais cessé de s’étendre et aujourd’hui nombre de pays ou de régions ont été rajoutés : la Grèce, l’Espagne, le Portugal, la France, l’Allemagne la Russie, la Scandinavie, l’Islande – le petit dernier. Le quartier irlandais serait en préparation pour 2016.

On y trouve aussi des quartiers sur d’autres thèmes : la forêt des contes de Grimm ou le quartier colonial lié à l’histoire de l’Europe.

On s’y croirait

Tout dépend des pays mais la plupart du temps on a l’impression de changer de pays en quelques mètres. Si la France, l’Allemagne ou l’Angleterre sont assez moyennement réussi car ce sont les premiers à avoir été crées, préparez vous pour les autres « quartiers » à passer votre temps à vous dire « Oh j’irai bien en Suisse! » « Ca donne vraiment envie de retourner en Grèce ». Mes petits favoris étaient la Russie avec ses isbas trop joliment décorées et ses fresques orthodoxes, et l’Islande avec ses petites maisons colorées en bois, les enfants peuvent même y faire un peu de bateau brise-glace sur une petite mer où on pêche la baleine. Tout est adorable, super bien fait et en une journée je n’ai clairement pas eu le temps de tout voir !

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La nourriture est elle aussi censée correspondre aux pays : café en France, pizzas et pâtes en Italie, gyros pita en Grèce, fondue en Suisse. Sans que ce soit excellent, tout est plutôt bon et  ça permet de manger un peu ce qu’on veut, enfin SURTOUT, nous ne sommes pas dans un parc français, les prix sont allemands, c’est-à-dire que ça ne coûte presque rien !

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Les attractions

Comme pour le reste elles sont supposées être liées à la région où elles sont implantées : on trouvera des attractions d’eau en Grèce et au Portugal par exemple, ou encore une piste de Bobsleigh en Suisse. Mais bien sûr elles sont localisées là où il y avait de la place, pourtant elles portent presque toujours un nom en rapport avec leur place et les décos sont ici encore très recherchées. L’attraction Wodan, en Islande, ressemble beaucoup au Tonnerre de Zeus du parc Astérix, avec en plus une musique très wagnérienne tout le long de la file d’attente, des quizz en rapport avec la mythologie scandinave et une décoration qui créée une ambiance très très nordique : on ne s’ennuie pas en faisant la queue !

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L’attraction phare du parc c’est « silverstar » une montagne russe de 73m de hauteur. Je suis habituée aux montagnes russes et aux attractions en tant que fidèle cliente du parc Asterix et de Disney, et là j’ai eu peur. Mais vraiment peur. Ca ne servirait à rien de vous décrire, mais pour ceux qui aiment les sensations fortes : faites-le !

Il y en a pour tous les goûts à Europa Park, il y a tellement d’attractions qu’il est impossible de tout faire en une journée, même s’il y a peu de queue, même si vous ne vous intéressez qu’à un type d’attraction. Et à vrai dire, même les attractions pour « enfants » valent le coup : la grosse attraction du moment : « Arthur et les Minimoys » – quel rapport avec l’Europe, aucune idée – pour les plus de 4 ans, mais même les grands poussent des petits cris d’admiration.

 

Le petit plus : les décorations temporaires

Si vous y allez à l’automne ou en début d’hiver le parc arbore ses vêtements d’Halloween et de Noël, et là encore on ne lésine pas sur la déco : des milliers de citrouilles et de coloquintes jusqu’à fin octobre, et en prime les « nuits de l’horreur » qui se déroulent non loin du parc. Le but est de visiter des maisons hantées sur différents thèmes avec des acteurs qui déambulent pour faire peur. Je n’y suis pas allée mais apparemment ils obtiennent de bons résultats.

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Europa Park a été élu meilleur parc de loisir du monde en 2014/2015 et je comprends bien pourquoi. Ca faisait longtemps que je n’avais pas autant ressemblé à une gosse en découvrant un parc d’attraction.