A vélo sur le Rhin. Etape 1: les environs de Mayence

WP_20150709_001Faire du vélo sur le Rhin fait partie des ces choses que j’ai mise dans ma liste des « Choses à faire dans ma vie » pour l’oublier instantanément puisque ce n’était tout de même pas ma priorité. Et – comme la danse irlandaise, comme l’apprentissage du suédois – ce sont justement ces choses-là que j’ai pu barrer de ma liste. En février dernier une amie a eu l’idée géniale de partir faire du cyclotourisme près de Strasbourg. Intéressant… Quand on fait du vélo, ce qui n’est pas DU TOUT mon cas. Mais cette amie ayant des capacités de persuasion et de motivation hors du commun j’ai embrayé en proposant de remonter le Rhin entre Mayence et Coblence. L’organisation a été chaotique – 7 filles venant d’un peu partout dans le monde qui se retrouvent à Mayence pour louer des vélos – mais les vacances valaient le coup. Et on a pu apprendre que 60km par jour c’était un peu trop pour nos petites cuisses.

P1010724 P1010734

Avant d’enfourcher nos vélos nous sommes restées quelques jours à Mayence histoire de se mettre en jambe. ET il y  a des choses à faire autour de Mayence (comme dans toute l’Allemagne)

  • Visite de Mayence : Ancienne ville romaine, Mayence a pris de l’importance durant le Saint-Empire-Romain-Germanique quand son archevêque est devenu l’un des princes-électeurs de l’Empire. Mais la ville est surtout connue pour être le lieu de naissance de Gutenberg, et de l’imprimerie. Il paraît que le musée de l’imprimerie est très bien… C’est évidemment la seule chose que nous n’avons pas vue.  Le centre-ville est petit mais très mignon, organisé sur plusieurs rues autour de la cathédrale et de sa grande place, il ressemble à celui de beaucoup de villes allemandes. Enfin, l’église Saint-Stéphane qui se situe dans la haute ville abrite des vitraux de Chagall.

P1010733 P1010735

  • Les vignes : Mayence est la capitale de la Rhénanie-Palatinat et au centre du plus grand vignoble d’Allemagne. Le gérant de notre auberge nous a prêté des vélos pour qu’on visite la région en pédalant. Cadre idyllique entre le Main et les Vignes, nous sommes allées jusqu’à la ville de Erbach avant de remonter vers les collines pour visiter l’Abbaye d’Erbach où a été filmé une partie du « Nom de la  Rose ». On n’y reconnait absolument rien mais rien que pour la descente à vélo jusqu’au Rhin je suis contente d’y être allée.

P1010759 P1010761

P1010782

P1010783 P1010793

  • Francfort : dernier jour vers Mayence, comme on a – déjà – mal aux fesses et qu’on n’a pas envie de refaire tout de suite du vélo on profite du réseau de chemins de fer allemand pour aller visiter Francfort qui ne se situe qu’à 1 heure de Mayence. Il faisait très très beau, et même pas trop chaud, ça a du contribuer au fait que j’ai bien aimé Francfort. Juste derrière le mini centre-ville historique se dressent les tours – architecturalement pas vraiment réussies – de la bourse allemande. Les berges du Main sont aménagées et comme partout en Allemagne les gens se déplacent à Vélo, ce qui donne une atmosphère de vie bien plus agréable.

P1010826P1010801 P1010804

  • A voir surtout à Francfort : les musées. Il y en a plusieurs, on s’est contentées du Städel Museum. Prix élevé mais collection immense allant de la 1ère Renaissance Italienne à l’art contemporain qui occupe tout le sous-sol.

WP_20150710_008

 

Escapades dans la région d’Amsterdam

11061262_10153406256094430_1784692272719314053_oEnfin arrive le printemps et son joli mois de mai, direction Amsterdam pour un long week-end avec Jéromine . On s’était un peu voilée la face sur la météo, mais après deux jours où on s’est bien habituées aux averses de grêle qui peuvent subvenir n’importe quand, on n’a plus peur et on prend nos k-way pour s’éloigner de la capitale deux jours de suite.

1ère échappée en vélo, il parait que quand on fait fonctionner les cuisses et les mollets ça aère la tête, alors on n’hésite pas et on se prend pour de vraies hollandaises avec nos bicyclettes. Surprise : non seulement on passe toute la journée à l’air libre mais en plus au soleil. Seul jour – quelle chance – où il n’y aura pas une goutte de pluie. Le trajet initial était d’aller déjeuner à Haarlem puis de reprendre la route vers les champs de tulipes. Erreur, arrivée à Haarlem on s’aperçoit que les tulipes c’est trop loin pour nous. Plan B : on roule jusqu’à la mer.

P1010469 P1010461

  • Haarlem

Haarlem c’est une vraie ville, petite, parce qu’ici rien n’est très grand, mais une vraie ville tout de même avec grand centre piéton autour de la cathédrale et restaurant de burgers. Ici les canaux ont été construits pour faire plaisir à la bourgeoisie locale, il n’y a pas vraiment la mer, seulement une belle rivière qui découpe la ville avec en son bord de belles maisons, un vieux moulin et pour la traverser des ponts qui se soulèvent ou qui se tournent. Ca finira par devenir  une vision habituelle que de voir une pont à la vertical devant nous.

On s’est bien reposées à Haarlem, le temps de prendre une gaufre, de dessiner, d’errer en prenant des photos et de décider de notre prochain itinéraire : the beach baby !

P1010472 11312617_10153406255424430_5198121198744843570_oP1010447

  • La mer du nord

Les Pays-Bas sont l’un des seuls pays du monde où il faut monter pour aller à la mer. Certes la montée est très petite, elle se fait à travers la banlieue résidentielle d’Haarlem qui nous transporte tout droit dans une comédie américaine pour teenagers avec des maisons gigantesques. Puis on sort de la ville est là on longe un paysage assez étrange, une réserve naturelle à ce qu’il parait, à moitié désertique avec des taureaux à certains endroits. Au loin on distingue bien les digues derrières lesquelles on devine la mer.

10433865_10153362425789430_3113941244177943734_n

La dernière montée je la fais en marchant, mais quel bonheur de voir la mer à l’arrivée ! La plage de Bloemendaal an Zee est comme je me l’imaginais, une grande étendue de sable avec des éoliennes au bout. Il y fait pas chaud, juste assez pour y faire une sieste allongée dans le sable pas encore réchauffé par le soleil. Il y a des surfeurs, des gens qui font du cerf-volant, et il y a surtout ces vagues ramenant l’écume qui reste sur le rivage. Ca fait du bien d’être ici.

P1010476 P1010487 P1010491

  • Les villages du Waterland

Deuxième jour d’escapade, on a beaucoup trop mal aux fesses, et le vélo c’est cher. Pour se rendre dans les villages du Waterland on teste donc le bus :  10e pour la journée, prix abordable surtout si on peut visiter plusieurs villages dans la journée. L’avantage du bus c’est qu’on peut regarder le paysage défiler sans faire d’effort et se laisser porter dans ses rêveries. Un peu trop apparemment puisqu’on rate notre arrêt. Le bus nous emmène jusqu’au terminus, le village d’Edam…Fort bien, on commencera par celui-ci.

Le Waterland  est la région entre Amsterdam et le Zuiderzee, une région de polder avec des grandes prairies, des moutons, des jolis villages très touristiques. Le village d’Edam est celui qu’on a préféré, plus calme mais aussi plus vivant, dans le sens où les gens semblaient vraiment y vivre. Il est construit autour de petits canaux, d’églises et de maisons toutes mignonnes et toutes très bien décorées, car décorer ses fenêtres ça semble être le sport national ici. On en est ressorties avec tout plein d’idées de déco pour chez nous.

P1010528

P1010507

Après Edam on reprend le bus en direction de Monnickendam, plus touristique, le village est connu pour être un ancien chantier naval, en bord du Zuiderzee il possède un port avec des beaux voiliers. On a mangé dans un restau/salon de thé de la rue principale : Coffee & Cacao, super sandwichs cuisinés et bonne ambiance.

Il y a d’autres villages à voir mais ils semblent plus touristiques encore puisqu’ils ne vivent presque que de ça.

P1010541 P1010548 P1010542

Les deux escapades à l’Est et à l’Ouest valent vraiment le coup, ça fait un bien fou de sortir d’Amsterdam, la campagne est à deux pas. Tout ça m’a donné envie de visiter les Pays-Bas de fond en comble.