“Au nord c’était les corons…” – Weekend dans le bassin minier

Comme je vous le disais dans un précédent article sur mes envies de voyage, j’avais une envie grosse comme ça et qui grandissait de plus en plus d’aller voir le bassin minier français. Depuis que j’ai étudié rapidement en licence d’histoire de l’art le patrimoine industriel j’étais super intriguée par tout ce patrimoine inconnu, et en particulier par le bassin minier qui, en plus de posséder des « monuments » superbes, avait des villes datant du Moyen-âge qui promettaient un beau voyage. Les vacances de Pâques et un grand soleil m’ont motivée pour barrer de ma travel liste cette destination et je suis partie 3 jours sur les routes du Pas de Calais entre Arras, Lens et Douai.

J’ai tellement aimé ce week-end que je n’ai pas réussi à faire un article plus court, trop de choses à vous dire, et encore je suis loin d’avoir tout dit!

Un pays de tours d’extraction et de terrils

Si comme moi vous n’avez jamais mis les pieds dans le nord (à part à Lille), les terrils et les chevalements sont des choses bien abstraites pour vous. Petit point vocabulaire et histoire pour poser l’ambiance.

Les chevalements :

Ce sont ces grandes tours la plupart du temps en fer forgé qui marquaient l’entrée des fosses dans lesquelles descendaient les mineurs. Si à la fin de l’exploitation des mines on trouvait des ascenseurs dans ces tours, pendant très longtemps les mineurs sont descendus dans de grands chaudrons, tout serrés, un peu comme dans la ligne 13. Sauf que là on pouvait descendre à plus de 400m de profondeur, bien en dessous du niveau d’un fleuve. 

 

 

Il y avait 150 chevalements dans le bassin minier du Nord Pas de Calais, 21 sont encore debout aujourd’hui. On voit très vite qu’ils sont tous différents. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fosse appartient un quartier fait de corons – ces maisons toutes pareilles – ou de cités ouvrières et ces tours sont le symbole du quartier, ce qui fait leur identité. Alors on ne lésine pas pour avoir une tour plus belle que celle du voisin, on y ajoute des ornements, des toitures particulières, et ces chevalements sont de véritables œuvres architecturales représentatives d’un style et d’une époque donnée.

Les terrils :

Ce sont ces montagnes artificielles toutes noires que l’on peut voir jaillir ici et là dans tout le bassin minier. Ils apparaissent en 1850 et sont la trace extérieure de ce qui s’est passé en sous-sol : ils sont constitués de résidus de charbon, c’est à dire de toute la matière impropre à l’exploitation, qu’on ramenait des mines. Le charbon était en effet remonté à la surface pour que des petites mains – des femmes et des enfants – trient le bon charbon du mauvais. Le mauvais était entassé à côté des fosses, remonté par des wagons.

Quand les terrils devenaient trop lourds ils s’affaissaient, c’est pourquoi on s’est mis à entasser de plus en plus de manière horizontale pour mieux répartir la charge. On a récemment perçu l’importance patrimoniale des terrils comme monuments de mémoire mais aussi leur intérêt écologique.

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Terril 74 de la base 11/19 de Loos en Gohelle

FUN FACT : les terrils parce qu’ils sont formés de résidus de charbon donc très noirs attirent d’avantage le soleil ce qui crée un micro-écosystème, On s’est aperçu qu’on trouvait sur les terrils des fleurs d’Afrique du sud et des espèces animales inconnues de la région.

Mais retournons à nos découvertes !

Les mines c’était le point central de ma visite ici. On ne peut de toute évidence pas tout voir alors on s’est contenté de deux visites principales : la base du 11/19 à Loos en Gohelle, près de Lens, pour y monter sur le terril ; puis la centre historique minier de Lewarde près de Douai.

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Deux périodes de l’histoire des mines et deux chevalements distincts: en fer forgé au XIXe et en béton armé depuis 1950

La base 11/19 de Loos en Gohelle

Les deux terrils jumeaux qui se dressent derrière Lens sont visibles d’un peu partout dans ce paysage plat, et ils sont pour le moins impressionnants. J’ai adoré conduire dans les cités ouvrières avec au bout de la rue ces montagnes qui s’agrandissaient.

Il n’y pas grand- chose à faire à part monter sur ces terrils à la base du 11/19 parce que si le site a été totalement conservé, avec ces deux chevalements du XIXe et post guerre mondiale, c’est parce qu’il abrite aujourd’hui des entreprises liées au numérique. L’idée étant de redynamiser la région qui connaît encore un très fort taux de chômage.

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Un système de rails et de wagonnets amenait les déchets de charbon en haut des terrils

Ce jour là il faisait peut-être un peu trop chaud pour monter un terril, mais on l’a quand même fait. Je vous épargne ma tête rougeaude en arrivant au sommet, il faut dire que la montée n’est pas si facile. Les terrils font facilement 200m de haut et la dernière montée est ultra raide. Tout le long du chemin on croise des gens qui viennent faire leur footing, leur cyclisme ou d’autres qui montent et descendent à toute allure, s’entraînant pour un trail.

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Vue sur la campagne environnante depuis le terril 74a. On voit au fond des terrils en plateaux
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Les fosses 1 et 3 de Liévin avec leurs chevalements

A l’arrivée au sommet, c’est un paysage que je n’ai pas du tout l’habitude de voir et qui surprend : ce pays est totalement plat et on voit par ci par là d’autres terrils et d’autres tours qui sillonnent le paysage. Ça ne donne qu’une petite idée de ce que ça devait être il y a 50 ans. Si vous regardez la série peaky blinders, on y parle souvent du « pays noir », on comprend aisément pourquoi quand on contemple le bassin du haut de ces terrils.

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Centre historique minier de Lewarde

Seconde étape : le centre minier de Lewarde. Ici vous aurez toutes les infos sur la vie de mineur de l’ouverture de la première mine, vers 1720 – oui c’est très tôt – jusqu’à la fermeture totale des mines en 1990. La visite vous mène dans les souterrains de la mine où le guide explique et montre le fonctionnement de celle-ci, vous pouvez ensuite vous balader dans les halls d’exposition et dans les autres bâtiments du site.

Vous pouvez également entendre le témoignage d’anciens mineurs en direct (même s’il commence à ne plus en rester beaucoup). Le site a été rénové pour la visite et il est vraiment très beau ! C’était à ce site là que je pensais en allant visiter le nord. Une belle architecture en brique, de vieilles machines d’acier et les deux chevalements qui nous guident de loin.

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Le carreau de la mine: là où on choisissait les mineurs le matin, ceux qui ne descendaient pas “restaient sur le carreau”  (on en apprend des choses!)

Si vous avez le temps, l’envie ou seulement que vous préferez un autre site , celui de Wallers-Arenberg, plus près de Valenciennes est extrêmement bien conservé et pour cause : c’est ici qu’a été tourné le film Germinal de claude Berri (avec Depardieu et Renaud). Avec ses trois chevalements le site est très impressionnant même de très loin. On est arrivé trop tard pour pouvoir s’y promener mais des visites sont organisées avec d’anciens mineurs, également figurants du film ; le site a d’ailleurs été associé à l’industrie du cinéma et, outre de nombreux tournages, elle accueille des associations ou des entreprises liées au cinéma.

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Les 3 chevalements de Wallers Arenberg. Le plus petit est visible dans le film Germinal.
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L’Estaminet c’est le bar où se retrouvent les mineurs, mais aussi le lieu du synidcalisme. Toute une politique du loisir a été faite pour éviter que les mineurs n’aillent trop à l’estaminet.

Les villes du Nord

Avant d’être connu pour sa houille, le bassin minier était connu pour ses villes drapières qui s’inscrivaient dans une région marchande entre Lyon et Amsterdam : c’est pour ça que beaucoup ont conservé des beffrois et des centre villes typiques des Flandres, même si un grand nombre ont été détruits par les bombardements des deux guerres.

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La place des héros

Arras

Notre point de chute : la superbe ville d’Arras. En fait Arras n’est pas vraiment située dans le bassin minier, elle en est la limite et on voit vite que la ville est plutôt bourgeoise et n’a pas hérité de la même culture que Lens ou Valenciennes. Je savais que la ville serait belle avec sa grande place qui rappelle les places belges et autant le dire : j’ai trouvé la place des héros d’Arras plus belle que les grandes places de Lille ou de Bruxelles ! Un ensemble architectural d’une harmonie rare qui s’étend sur deux places, un beffroi magnifique qui s’illumine à la nuit tombée. Il est aussi agréable de se promener à Arras de nuit que de jour, et pour cela je suis bien contente d’avoir choisi cette ville comme base pour rayonner.

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Grand’place d’Arras

Nous n’avons pas visité les musées et églises d’Arras, ce sera pour une prochaine fois, on avait juste envie de se balader en ville, de prendre une bonne bière sur la place centrale ou de chercher un bon restaurant (que nous avons trouvé), Seul bémol : j’ai trouvé la ville assez chère, on était très proche des prix parisiens.

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Notre airbnb était parfait avec vue d’un coté sur les jardins ouvriers, de l’autre sur le beffroi au loin. Dans un quartier calme et à 5minutes du centre ville. Et surtout il n’était pas difficile de se garer. Point important quand on vient en voiture !

Restaurant Carpe Diem: 8bis rue des petites Vieziers –>cuisine traditionnelle et oiginale en même temps, super bon, patron vraiment sympa!

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Douai

Surprise de ce voyage : l’architecture de Douai. Si Arras est la capitale de l’Artois, Douai est l’ancienne capitale des Flandres, la ville qui accueillait le parlement de la région. Je savais déjà que le beffroi avait été classé au patrimoine de l’Unesco – ce qui vaut dejà une visite – mais je ne m’attendais pas à ce style flamand tout en brique qui s’étend le long de la rivière, la Scarpe, et donne des allures de Venise à la ville. Certes la ville est très petite mais elle constituait une étape parfaite pour y déjeuner le midi et faire une rapide promenade. C’était aussi l’occasion de goûter les spécialités culinaires du coin, même si je ne mange pas de fromage je me suis forcée à tenter le maroilles pour ne pas mourir bête.

*Douai est au cœur du bassin minier et pas loin du site de Lewarde.

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Un vieux pont comme on en voit souvent aux Pays-Bas
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Ancien parlement des Flandres, aujourd’hui cour de justice

Lens 

Autant vous le dire, je n’ai pas trouvé de charme particulier au centre ville de Lens. Nous y passions essentiellement pour voir le Louvre-Lens qui vaut le détour, notamment parce qu’il y avait une exposition sur l’art iranien du XIXe siècle et que je suis passionnée par l’Iran. (Mais aucun rapport avec le thème du voyage). En revanche j’ai été sacrément émue par les cités ouvrières qui se déploient tout autour de la ville, plus particulièrement dans la ville voisine de Liévin où deux chevalements subsistent toujours.

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La base 11/19, la ville de Lens et ses citès minières et d’autres terrils en fond. Ils sont encore 200 dans la région.
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La grande salle du Louvre-Lens: sur la droite une frise permet de situer chronologiquement les oeuvres.

Pour la petite histoire, le chevalement qui se trouve sur l’actuel parking du Carrefour indiquait l’entrée de la fosse 3, c’est dans cette fosse que le célèbre joueur de foot Kopa a travaillé avant de se faire repérer puis de jouer au Real Madrid. Cette anecdote a son importance car elle témoigne du lien fort qui existe entre le bassin minier et le foot. Le stade de Lens est d’ailleurs visible de partout aux alentours et a été construit par les mineurs. Si l’occasion se présente je pense que c’est une expérience incroyable d’aller voir un match du RC Lens à domicile et d’entendre le stade chanter leur hymne : les corons.

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Les corons devant le site de Wallers-Arenberg

Les corons

Tout au long de notre périple nous avons croisé des corons et des cités ouvrières qui sont sortis de terre dans l’ombre des immenses terrils. Si vous avez vu Billy Eliott ça vous rappellera forcement quelque chose. Il y a une certaine beauté dans ces cités, symboles de tout une culture et de tout un mode de vie. Elles ont souvent été réalisées par des architectes auxquels faisaient appel les compagnies minières : le but était de montrer pourquoi SA cité était la meilleure, la plus hygiénique, la plus agréable pour vivre.

 

 

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Jolies maison d’Arras

Les corons sont ce qui m’a le plus ému dans tout ce voyage, ça vous prend au ventre, parce qu’il ne s’agit pas d’un mode de vie qui a disparu il y a bien longtemps, c’était presque hier et on s’aperçoit qu’on n’y connaissait rien, que ce passé minier a longtemps été quelque chose dont on ne parlait pas, qu’on n’a pas eu autant de considération qu’ils le méritaient pour ces hommes et pour ces familles alors qu’on leur doit tant.

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La cité 9 de Lens, jute à côté du Louvre-Lens: un bon exemple d’organisation hiérarchique des cités ouvrières. Le terril 74a en fond.
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Cité 9 – Eglise Saint-Théodore: inspirée des maisons scandinaves mais la brique remplace le bois. Edifiée par l’architecte Louis-Marie Cordonnier qui a réalisé de nombreuses cités ouvrières.

J’ai appris que la plupart des droits économiques et sociaux qui font désormais partie de notre constitution ont été acquis suite à des grèves et des revendications des mineurs. Zola s’est d’ailleurs inspiré d’une grève réelle, celle des mineurs d’Anzin en 1884, pour écrire son roman Germinal; il est lui même descendu dans la mine – roman naturaliste oblige – et on peut toujours voir le terril renard dont il parle dans le livre. Cette grève a permis de mettre en place la loi Waldeck-Rousseau autorisant les syndicats.

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Le bassin de la première guerre et le carnage de la bataille d’Arras

Dernière thématique imprévue de ce week-end : les lieux de mémoire de la grande guerre. Vous saviez que s’était déroulée en 1917 une importante bataille à Arras ? Non ? Et bien moi non plus !

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La carrière Wellington

C’est pourtant la première chose qu’on a  visité à Arras. Notre logement se trouvait pas loin d’un lieu appelé « la carrière Wellington » et comme mon copain adore descendre sous terre, c’était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cette fameuse bataille.

Si on ne connait rien à cet épisode de la guerre c’est qu’Arras a été confiée durant 2 ans au commandement britannique et que cette bataille devait se dérouler en même temps que la bataille du Chemin des Dames (là normalement vous en avez entendu parlé) pour prendre les allemands en tenaille. Je vous passe les détails de la statégie, le résultat c’est que les britanniques ont réussi leur mission, ils ont fait recuer les allemands de 12km au prix de…250 000 morts.

Voilà.

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L’une des sorties pour donner l’assaut. Les écritures en noire datent de la 1ère Guerre Mondiale.

Les souterrains d’Aras ont été creusés par les tunneliers néo-zélandais pour créer tout un réseau qui permettrait d’arriver derrière les lignes ennemies. Une semaine avant l’assaut 24 000 soldats sont restés terrés dans les souterrains. On y voit aujourd’hui les traces de leur passage, et ces traces donnent souvent envie de pleurer.

Ce qui était le plus surprenant c’était que nous étions les seuls Français lors de cette visite : des Britanniques, des Canadiens ou encore des membres de l’armée néo-zélandaises etaient présents et on sentait l’ambiance de recueillement, de pèlerinage que revêtait cette visite. Nous avions honte de ne rien en savoir alors qu’elle s’est déroulée chez nous.

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Jolis trous d’obus qui forment un paysage vallonné; il faut imaginer que le 9 avril 1917 il neigeait et cette belle herbe verte était un mélange de boue et de gel.
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La zone neutre entre les camps français et allemand séparés de 20m par de grands trous d’obus.

Le mémorial de Vimy

Plusieurs lieux de mémoire étant accessibles entre Arras et Lens, nous avons décidé de nous rendre au mémorial canadien de Vimy qui rend hommage aux 66 000 morts canadiens. La crête de Vimy a été reprise par les Canadiens lors de cette fameuse bataille et on comprend pourquoi : d’en haut on a vu sur toute la région. Le terrain est jalonné de trous d’obus recouverts d’une belle herbe bien verte. Je ne veux même pas pensé à ce  qui se trouve sous cette belle forêt où la nature a repris ses droits. Reste que ce terrain n’est pas accessible aux marcheurs, il a été impossible de déminer. Autre particularité, ce lieu a été cédé au Canada, vous vous retrouvez donc en terre canadienne et la visite est assurée par des Québécois! Ici aussi nous avons croisé une majorité de touristes Américains ou de Canadiens.

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Symbole du passage vers la vie éternelle. Ce monument massif est sincèrement émouvant.

Je ne m’étais jamais intéressée à la première guerre mondiale parce qu’on nous bassine trop avec ça au lycée, mais ces lieux de mémoire m’ont  touché et je réfléchis déjà à un pochain weekend ou juste une journée pour aller visiter Verdun, la Somme ou encore me rendre sur cette zone morte, non déminée, encore pleine de tranchées dont j’ai vu récemment un thread sur twitter (je vous mets le lien plus bas.)

Comme vous pouvez le voir ce week-end de découverte a été au delà de mes espérances, il faut dire que nous avons profité d’un temps superbe qui rend toute visite plus agréable. Je ne peux que chaudement recommander à tous les passionnés d’histoire de venir passer quelque jours dans ce coin, il y a tant à apprendre, tant de lieux de mémoire (de la guerre mais aussi des mines). J’ai été sur-stimulée intellectuellement et émotionnellement durant 3 jours, parce que cette histoire est encore récente et on se rend bien compte de tout ce qu’elle a de terrible.

Bref. Allez dans le bassin minier, c’est trop bien !

P.S : je ne suis passée que rapidement à Valenciennes pour prendre l’apéro donc pas de photos de la ville, mais j’ai aussi été agréablement surprise, j’ai trouvé la ville dynamique et je sais qu’il y a de nombreux sites à voir autour.

Liens:

Pour en savoir plus sur cette histoire fascinante: le site de l’Unesco sur le bassin minier

Les corons chantés par les supporters du RC Lens:

La zone rouge française 

Je réponds au sunshine blogger award

Si tu devais revivre un de tes voyages lequel ce serait et pourquoi?

Peut-être le tout premier voyage de “grande” à Istanbul. C’était notre premier voyage avec Jéromine, l’archivoyageuse – on en est à six depuis – et on avait décideé de se poser 10 jours à Istanbul. Un bon compromis pour être dépaysées et prendre ses marques en même temps. A l’époque on n’avait pas encore de wifi, et encore moins de réseau itinérant alors c’était la vraie aventure, celle où tu ne contactes personne pendant 10 jours. j’en garde un excellent souvenir et un grand amour pour la ville d’Istanbul.

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Istanbul – Premier voyage à deux aux confins de l’Europe

Tu es plutôt voyage en solo ou en groupe?

Plutôt voyage à deux ou en petit groupe. Je n’ai voyagé seule qu’un fois: pour aller à Londres consulter mes archives. J’avais adoré ça mais c’est sans doute parce que je connaissais des gens sur place et j’avais l’occasion d’aller boire des verres le soir. Je préfère en général partir avec quelqu’un: une amie ou mon copain, ou encore mes parents par moments. C’est sûrement avec eux que je voyage le mieux, par habitude et parce qu’ils sont vraiment à la cool.

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Partner in crime lors du dernier voyage au Belize

Es-tu déjà partie pour une destination qui ne t’attirait pas plus que ça et qui t’a beaucoup plu finalement?

La Chine sans hésiter. Je n’étais pas du tout mais alors du tout attirée par ce grand pays dont je ne connaissais rien. Mais quand Jéromine a proposé d’y passer un mois je me suis dit que c’était l’occasion, je n’y serais jamais allée par moi même. En me plongeant dans les guides j’ai découvert quelques endroits qui me faisaient sacrément rêver: le Yunnan par exemple. J’ai adoré ce pays, pas seulement pour ses paysages ou ses monuments mais vraiment pour l’ambiance générale qui s’en dégage. Maintenant que j’en ai vu un bout la Chine ne me paraît plus si inaccessible et j’ai beaucoup d’idées d’endroits à découvrir ou redécouvrir la bas. J’ai su le jour de mon départ que je voudrais y retourner un jour.

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La Chine – plus que les paysages ou les monuments c’est une ambiance générale qui m’a happée.

Comment t’organises -tu pour préparer tes articles?

Comme pour le reste de ma vie: je ne m’organise pas. Ce n’est pas tout à fait vrai, même si je n’écris rien et que je ne tiens pas de programme, ce qui m’empêche d’ailleurs d’être régulière, j’ai toujours une idée des futurs articles que je dois écrire. J’essaie de varier les styles d’articles pour que ce soit plus dynamique. Par exemple je fais rarement plus de deux articles purement récits de voyage de suite, j’aime y intercaler des articles de critique littéraire, ou un mélange de ce que j’ai pu faire à Paris dernièrement, ou encore des interviews de voyageurs.

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Entre deux destinations lointaines je visite Paris et sa région

Que fais-tu dans la vie?

La plus dure des questions. En général je réponds “pas grand chose” parce que j’ai une immense confiance en moi et que j’ai toujours peur que la personne face à moi me considère comme une chômeuse assistée, c’est pouquoi je préfère prendre les devants. En vrai en ce moment j’essaie de réviser des concours pour devenir bibliothécaire. J’ai travaillé pendant un an dans des bibliothèques et c’est impossible d’avoir une situation pérenne sans concours dans ce travail donc je me lance, assez sérieusement pour une fois.

Quel est le dernier livre que tu as lu et que tu as vraiment aimé?

J’ai lu “Lady Helen” quand j’étais au Guatemala, j’ai aimé comme un livre bonbon dont on a très très envie de lire la suite parce que ça rappelle les premiers émois adolescents.

Je pense que le dernier livre que j’ai vraiment eu du mal à quitter, qui m’a ouvert un tout nouveau champ de littérature c’est “Premier de cordée” de Frison-Roche dont j’ai parlé dans un précédent article. Je ne m’attendais pas à aimer à ce point ce roman d’alpinisme.

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Dans le patio de Flores au Guatemala, je dévore Lady Helen.

Quel est l’article de ton blog qui est le plus consulté par tes lecteurs?

“Randonnées dans le massif du Durmitor”, chaque semaine sans exception c’est l’article le plus lu, c’est aussi celui qui arrive dans les premières pages google quand on tape le mot clé “durmitor”. Ceci explique cela. Je suis assez contente de cet article, les photos sont jolies et je pense que ce rapide résumé de quelques randos est simple mais apporte beaucoup d’indications à qui veut se rendre au Monténégro. J’aimerais refaire des articles qui fonctionnent aussi bien.

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Randonnées dans le superbe massif du Durmitor au Monténégro. Une belle découverte.

Si tu pouvais aller n’importe où là tout de suite?

Dans ces cas là il faut toujours répondre: en Norvège, et plus précisément aux îles Lofoten.

Quelle est ta bande son parfaite pour un long trajet en bus, en train ou en avion?

Tout dépend du lieu. En Ecosse ou en Norvège j’aime écouter du métal ou de la musique classique, je trouve que les paysages s’y prêtent particulièrement. Pour le reste j’écoute généralement du folk: Alela Diane, Agnes Obel, First Aid Kit, Bob Dylan. Et quand j’en ai assez j’écoute le mp3 de Jéromine qui n’a pas du tout les mêmes musiques que moi, sauf pour la chanson française (vive Renaud).

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Le train en Chine, le bus en Amérique centrale: les moyens de transports sont une partie importante du voyage.

Qu’est ce que tu préfères dans le fait de tenir un blog?

J’aime avoir des idées pour des articles et voir la réalisation de ces idées. J’aime aussi que bloguer implique d’avoir toujours quelque chose à faire, à améliorer. Je ne crois pas que je pourrais vivre en n’ayant aucune contrainte, ce blog c’est la contrainte que je m’impose toute seule, une contrainte créative qui me permet d’avoir toujours la sensation de produire quelques chose. Et quand on est souvent au chômage comme moi c’est important pour sa propre santé psychologique de se sentir créateur de quelque chose.

Quel est ton blog préféré?

Le blog de Mathilde. Je suis toujours ravie et jalouse de ses articles. Depuis des années son ton reste sympa, comme une bonne copine qui nous parle, et elle nous abreuve en même temps de photos magnifiques, de très bonnes explications, de récits très personnels et en même temps indicatifs juste comme il faut. C’est THE blog voyage à mon goût.

Comme la plupart des blogueurs que je suis ont déjà été mentionnés pour le sunshine blogger award je ne vais pas leur rajouter une tâche supplémentaire et je m’abstiens donc de nommer des gens (et de trouver des questions à poser ahah). C’était en tout cas un plaisir de lire tous vos questionnaires et toutes vos réponses, j’espère que les miennes vont intéresseront de même.

Un grand week-end dans le Yucatan ou du bleu, du bleu et encore du bleu

Etes-vous prêts à vous prendre une bonne dose de bleu ? Avec un grand soleil, les cocotiers et tutti quanti ? Oui ? Alors vous pouvez lire la suite de cet article et partir le temps de quelques photos dans les eaux magnifiques du Yucatan, où commence ce voyage de deux mois en Amérique centrale.

Notre avion atterrissait à Cancun, c’était moins cher et ça avait un quelque chose de follement exotique pour moi d’arriver à Cancun – tout en étant bien consciente que cette ville est un symbole du tourisme all inclusive, donc rien de fort dépaysant.

Il y a tellement de choses à faire dans la péninsule du Yucatan que j’ai vite compris que je ne pourrais pas tout faire et qu’il me faudrait revenir pour plus longtemps alors on a décidé de se contenter du principal : la mer et la farniente. Longer la côte des caraïbes durant 5 jours, voilà de quoi faire une rupture totale avec l’hiver parisien.

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  1. Cancun et Isla Mujeres

A Cancun on a eu la chance de loger chez une Mexicaine, loin du complexe touristique. Des quartiers avec de petites maisons colorées aux portes ouvertes sur la rue en soirée. Aller chercher les tacos au coin de la rue et héler nos premiers taxis nous ont permis de nous remettre dans un rythme de road trip de longue haleine et de redécouvrir avec joie cette liberté.

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Nous n’avions prévu qu’une journée ici pour nous rendre à Isla Mujeres – l’île des femmes. Sur la playa del norte – la plage gratuite au nord de l’île – nous étions pratiquement seules le matin, et malgré une nette augmentation de la densité sur la plage dans l’après-midi, la plage méritait son titre de « plage paradisiaque ». La mer était d’un bleu que je n’avais jamais vu, le sable d’un doux blanc qui brulait légèrement les pieds, les palmiers sous lesquels nous avions posé nos serviettes faisaient l’ombre idéale dont nous avions besoin, et j’aurais sans doute pu me passer des yachts avec leur musique à fond mais ils font ici aussi partie du paysage.

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A part la sieste et la baignade il n’y a pas grand-chose à faire à Isla Mujeres : l’ile est petite et se traverse à pied ou en camionnette de golf mais peu d’activités y sont proposées contrairement à l’île de Cozumel connue pour la plongée. Proche de Cancun les prix y sont plus élevés que dans d’autres îles et vous devrez débourser pour manger dans les restaurants à la cool sur la plage, sans que ce soit de la grande qualité.

Isla Mujeres n’est surement pas la plus belle île des Caraïbes, Cozumel et Isla Holbox ont notamment plus de charme ou plus d’activités, mais c’est par cette île que j’ai abordé les Caraïbes pour la première fois et elle me semble une bonne entrée en matière pour cette région, loin du complexe balnéaire de Cancun.

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  1. Playa del Carmen

Après une journée à Cancun, direction Playa del Carmen, autre ville très touristique de la riviera Maya. Je ne m’attendais pas à ce que la route depuis Cancun jusqu’à Playa del Carmen soit entièrement entourée de jungle. A vrai dire je ne savais même pas qu’il y avait de la jungle dans la péninsule du Yucatan, je la situais plutôt uniquement au Guatemala. Ce trajet en collectivo – ou taxi collectif – s’est avéré déjà être une sorte de dépaysement : j’adore regarder le paysage en voiture et là il s’agissait d’un paysage que je n’avais jamais vu. Le pied!

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Playa del Carmen est bien différente de ce que j’ai pu voir de Cancun et me rappelle plutôt les villes balnéaires françaises avec leur grande rue centrale bordée de café et de magasins banana moon ou Quicksilver – sauf qu’ici il y a aussi de l’artisanat. J’ai globalement aimé l’ambiance de Playa del carmen ; dès qu’on s’éloigne du centre les rues deviennent plus « authentiques » avec beaucoup de cafés et de petits restos qui ont l’air vraiment sympa. Très colorée, très vivante, il semble que la ville attire beaucoup la jeunesse mexicaine qui vient ici pour travailler autant que pour s’amuser, nous avons d’ailleurs été logées par un Mexicain originaire de Mexico et qui travaillait comme serveur dans les grands hôtels all inclusive de la riviera Maya. C’est grâce à lui que nous avons découvert la plus belle plage du voyage (ok ex aequo avec Chacahua) : Xpu-HA.

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Sur la plage abandonnée…

Il faut prendre un collectivo pour aller à Xpu-Ha, et en vous arrêtant à peu près au milieu de nulle part au bord de la jungle, vous arriverez sur une immense plage (payante) de sable fin et d’eau turquoise avec pratiquement personne ! Un endroit où j’aimerais pouvoir me transplaner à loisir. Je vous laisse juger.

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  1. Les cenotes – Bejil-ha

Si j’avais une seule adresse à vous conseiller pour ces 5 jours ce serait celle-ci : Bejil-ha ou comment visiter les cenotes de façon responsable et en aidant l’économie locale.

Le Yucatan possède de nombreux cenotes, ces immenses trous emplis d’une eau pure et d’un bleu profond. Les cenotes que vous font visiter Bejil ha sont peut-être moins phénoménaux que les plus célèbres cenotes mais cette visite vous en apprendra beaucoup plus sur ce phénomène étrange et vous aurez en prime de superbes photos de vous sous l’eau.

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Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins…

Les deux guides de Bejil-Ha, Einner et Ivan, sont originaires du village de Chemuyil – entre Playa del Carmen et Tulum – et ont commencé à nettoyer les cenotes autour du village il y a quelques années, conscients du potentiel touristique de ces lieux et de l’importance de conserver la faune et la flore de leur région. Mettant à contribution les écoles du coin – qui s’occupent de faire par exemple les panneaux de prévention pour maintenir les lieux propres – ils ont monté leur propre organisation pour faire visiter ces cenotes à vélo.

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Cenote vu du dehors
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Le même vu du dedans.

Vous visiterez 5 cenotes assez différents les uns des autres et vous pourrez nager, presque toujours seul, dans chacun d’eux, découvrant la profondeur incroyable de ces grottes souterraines reliées entre elles.

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Vue de dehors: c’est beau mais ça semble minuscule
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Il y a en fait une profonde grotte où des plongeurs s’entrainent

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En prime des photos de vous sont faites sous l’eau, il faut savoir nager et aimer se prendre au jeu de la caméra mais comme vous pouvez le voir le résultat vaut le coup et la séance de photo est vraiment amusante.

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Dernier cenote: on peut voir tous les plongeurs qui visitent les cenotes par en dessous

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Ca ne parait pas haut mais ca l’était un peu, et pourtant on a sauté!

P.S: vous pouvez suivre Bejil-Ha sur instagram pour vous donner une idée des photos auxquelles vous aurez droit.

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  1. Bacalar : la lagune aux sept couleurs

On m’avait dit tant de bien de Bacalar que j’ai forcément été un peu déçue, ce n’est pas tellement que le lieu n’est pas magnifique mais j’imaginais plus d’endroits pour se baigner et surtout je pensais y avoir très chaud. Erreur, on a eu du mal à dépasser les 20 degrés, et c’est frustrant de voir cette eau magnifique et de grelotter de froid.

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MAIS qu’on se le dise, il faut passer à Bacalar. D’abord parce que c’est calme, et ce calme peut faire du bien après l’agitation de Cancun, Playa del carmen ou Tulum. Ensuite parce qu’il s’agit d’un endroit unique au monde : cette lagune aux couleurs si changeantes, abritant quelques cenotes et le fameux canal de pirates à l’eau presque laiteuse.

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Nous avons décidé de prendre un bateau qui faisait le tour de la lagune, une bonne idée pour voir les différents bleus et faire de belles photos à différents points de vues, on peut aussi y voir les stromatolithes, ces étranges organismes vivants qui grossissent de plusieurs centimètres par an. Il est également possible de louer un vélo et de se promener le long de la lagune – mais alors vous ne verrez pas le canal des pirates.

 

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Conseils :

Rien de difficile pour se déplacer dans le Yucatan : une grande route traverse du nord au sud le long de la mer des Caraïbes, vous trouverez des collectivos pour vous emmener facilement d’une ville à l’autre, et pour les plus longs trajets (Playa del carmen-Bacalar) la compagnie de bus ADO assure les liaisons dans de supers bus. On a d’ailleurs repris cette compagnie pour la plupart de nos déplacements par la suite.

Bateau pour Isla Mujeres : depuis l’embarcadère de Puerto Juarez ; 300 pesos A/R (30 minutes de traversée)

Collectivo pour Xpu-Ha : 35 pesos (30 minutes)

Collectivo pour Chemuyil : 40 pesos (45 minutes)

Bejil-Ha : 500 pesos la visite ; 300 pesos les photos – Les deux valent ce prix.

Pour vous rendre au Belize ce n’est pas bien compliqué non plus : vous trouverez des bus directs jusqu’à Belize City (4h) depuis le terminal de la compagnie ADO (sur la grande route). Pensez juste à vous munir d’argent liquide pour passer la frontière.

Mes voyages idéaux en 2018

« C’est quoi le prochain voyage ? »

Dernier repas du dernier jour de voyage, voici la question rituelle qu’on se pose Jéromine et moi, depuis près de 10 ans. Ça fait deux mois qu’on parcourt l’Amérique centrale, un voyage qu’on n’a pas encore digéré mais on pense déjà à « après ». Il faudrait profiter de l’instant présent, réfléchir à ce qu’on vient de vivre mais c’est plus fort que nous : on a toujours mille idées de destinations et chaque voyage en appelle un autre.

Le retour à Paris n’étant pas forcément le plus facile pour moi – vive le chômage et l’absence de stimulation qui m’avait portée pendant les deux derniers mois – c’est autant un moyen de rebondir que de rêver à mes prochaines escapades. Je suis loin d’être une folle de l’organisation et je me retrouve en général à partir dans des pays ou des régions auxquels je n’avais jamais pensé et qui sont d’excellents souvenirs- La Nouvelle-Orléans (merci Jeanne), la Chine, le Monténégro – mais j’éprouve toujours autant de plaisir à établir des wishlist qui ne cessent de s’agrandir, comme autant de possibilités de vie, de découvertes.

J’ai trouvé cet article sur le blog de Mango & Salt et je me suis dit: pourquoi ne pas partager moi aussi mes envies. Certaines me trottent dans la tête depuis un moment, d’autres sont toutes nouvelles et ne seront peut-être plus d’actualité le mois prochain, je vous présente mes dix destinations de rêve pour cette année 2018 :

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  1. Ethiopie/Djibouti

Ce mois-ci lonely planet a sorti son premier guide sur l’Ethiopie, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir sur google image tous les « incontournables » et depuis je rêve de me rendre dans ce pays. Je ne m’attendais pas à une telle diversité de paysages et de patrimoine : des cascades, des parc nationaux dignes de Yellowstone, un héritage italien, d’anciens châteaux, et la mer turquoise de Djibouti. Depuis je suis passée à la librairie Voyageurs du monde pour consulter le guide et me faire une idée du temps et du montant d’un tel voyage. Résultat : je doute que ce soit pour maintenant mais ça ne m’empêche pas de le garder dans un coin de ma tête.

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  1. Bassin minier français

J’y pensais depuis longtemps, un second visionnage de la série Peaky Blinders qui se déroule dans la ville industrielle de Birmingham m’a convaincue : mon prochain weekend sera dans le bassin minier du nord de la France. J’avais beaucoup apprécié pouvoir prendre la voiture et être libre de nos mouvements pour aller visiter la Normandie en mars. On avait remis le couvert en Octobre pour voir les châteaux de la Loire et je m’étais dit que pour notre prochain weekend amoureux je voulais changer du tourisme habituel et découvrir le patrimoine industriel. Cette région n’est pas loin de Paris et regorge de villes au passé industriel qui retrouvent une seconde vie grâce au tourisme, j’ai déjà prévu une visite de la mine de Lewarde et un passage par les villes de Lens et/ou Arras.

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  1. Madrid

Après avoir vu Antigua, Oaxaca, Mexico et d’autres villes au passé colonial espagnol j’ai eu envie de voir d’où venaient toutes ces villes et de me rendre aux origines de cette colonisation : Madrid. J’aime les villes méditerranéennes, Madrid à l’avantage d’être assez proche et les billets d’avion ne sont pas trop chers. Même si je n’en ai pas entendu des critiques dithyrambiques je suis vraiment curieuse de goûter à l’ambiance de la capitale espagnole.

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  1. Isthme de Courlande et Lituanie

Des goûts bizarres moi ? Pas du tout. Bon d’accord j’avoue que je n’avais jamais entendu parler de cette région de la Baltique avant d’avoir un cours de géopolitique avec une ambassadrice de la Lituanie. Je suis allée sur google image et ce paysage m’a séduite : une longue bande de forêt bordée de plage, le genre de paysage apaisant. Au-delà de ce lieu très particulier situé à la fois en Lituanie et sur l’enclave russe de Kaliningrad, je pense qu’un voyage en Lituanie me plairait beaucoup : je connais peu les pays slaves et le paysage de Lituanie a de quoi me plaire : lacs, forêts, vieilles villes. Tout ce que j’aime.

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  1. Thessalonique

Après mon road trip en Grèce continentale de cet été j’ai envie de découvrir encore plus la Grèce et l’article de Marie sur la capitale de la région de Chalcidique donne clairement envie de prendre un avion immédiatement. La ville est riche d’un passé macédonien puis ottoman et à quelques kilomètres de là se trouvent des plages parmi les plus belles de Grèce. Que demande le peuple?

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  1. Colombie

Pendant deux mois j’ai entendu parler de la Colombie comme le pays le plus beau du monde. Impossible de ne pas piquer ma curiosité. Un petit tour sur google image m’a montré combien la Colombie avait des paysages divers et tous sublimes – désert, plages de caraïbes, montagnes – et les récentes photos de Mi-fugue mi-raison qui y sont pour plusieurs mois ne font que conforter cette idée.

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  1. Nord de l’Espagne : la Navarre et Saragosse

5h40 – c’est le temps que met le train pour arriver à Hendaye, la frontière espagnole depuis Paris. J’adore le train, j’adore aussi les road trip. Il me semble que partir en Navarre espagnole est un bon moyen de mixer les deux. Mon objectif numéro un c’est bien entendu le désert de Bardenas Reales, ou comment découvrir l’ambiance des grands déserts américains sans aller trop loin. J’ai aussi repéré la ville de Saragosse à mi-chemin entre Hendaye et le désert, qui semble vraiment belle. En règle générale c’est une région qui vaut bien une grosse semaine et dans laquelle on ne peut pas s’ennuyer.

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  1. Georgie

Puisqu’on est parti dans les paysages désertiques voici mon obsession de l’année : la Géorgie. Je rêve de ses montagnes vertes, de ses monastères perdus au milieu de rien, de la vivante Tbilissi, des grottes rappelant Petra. Plus généralement on ne m’a fait que de très bons retours de ce pays. Encore une fois sa relative proximité et sa superficie « humaine » (ce n’est pas la Chine ou le Kazakhstan) en font une destination idéale pour un voyage montagnard.

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  1. Les Pouilles

De l’eau turquoise, des villes historiques et l’une des meilleures gastronomies du monde. Ajoutez à cela que l’Italie est devenue presque mon second pays : je ne peux que rêver d’aller dans les Pouilles, d’ailleurs j’ai déjà le guide chez moi. Une seule chose me freine : j’ai peur qu’il y fasse beaucoup beaucoup trop chaud en été. Mais après les 45 degrés à Athènes, tout devrait paraître supportable.

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  1. York

Encore une très vieille envie, de toutes les villes anglaises York est sûrement celle qui m’attire le plus. Petite, calme mais néanmoins vivante, elle semble réunir tout ce que j’aime de l’Angleterre. Entourée de collines verdoyantes, de vieilles propriétés qui rappellent Downtown abbey ou les œuvres de Jane Austen, York est une constante de ma wishlist voyage.

11. (Parce que pourquoi pas) Toulouse et sa région

Je n’avais pas particulièrement apprécié Toulouse lors de ma première visite il y a quelques années. Maintenant que j’ai un membre de la famille de mon copain qui y vit j’aimerais laisser une deuxième chance à la ville. ET alors que le temps reste grisâtre à Paris j’avoue que l’idée d’un weekend au soleil pour pas cher me tente beaucoup!

sources de photos: Ethiopie / Bassin minier / Madrid / Colombie – les autres photos sont libres de droit.

La montagne oui, mais depuis son canapé!

Cette année aura été une année très propice à la lecture et j’ai pu découvrir plusieurs pépites qu’il me semble de bon ton de vous présenter en cette période hivernale. La neige sur Paris, les vacances scolaires qui commencent et tout ce blanc sur instagram ça donne envie d’aller à la montagne non? Tant mieux c’est ce que j’ai prévu aujourd’hui! Alors on chausse ses crampons, on s’encorde bien et c’est parti pour une virée dans la Grande Montagne… bien assis dans son canapé avec un plaid et un chocolat chaud.

 

 

 

Premier de Cordée – Roger Frison-Roche ou le maître des romans d’alpinisme

J’ai toujours bien aimé la montagne mais je ne pensais pas qu’on puisse vraiment écrire un roman là-dessus: déjà que regarder mon papa grimper me lasse assez vite alors me coltiner tout un bouquin dessus bof bof. Et puis ma soeur a lu Frison Roche et elle a passé un certain temps à chercher sur internet comment devenir guide de haute montagne. Ma soeur étant plutot du genre à aimer le ski en grande partie pour le café viennois du restau d’altitude, ça m’a intrigué. Je suis allée chercher le livre en bibli et là ce fut la révélation!


Premier de cordée, c’est l’histoire de Pierre Servettaz, fils et petit-fils de guides de Chamonix, parti en course avec son oncle Joseph qui apprend la mort d’un des leurs sur la terrible voie des Drus. Alors qu’il tente de récupérer le corps du mort avec d’autres volontaires il fait une grave chute et souffre à partir de ce moment du vertige, incompatible avec sa vocation de guide de haute montagne.

J’ai été immédiatement happée par le récit de Pierre, depuis la triste révélation de la mort du guide jusqu’à la lutte de Pierre contre sa maladie – oui le vertige est ici considérée comme une maladie. Le roman se divise d’ailleurs en deux parties: la première se situe sur les cimes de la haute montagne, la seconde dans le village et les pâturages de la vallée de Chamonix où on suit Pierre et ses amis dans leur vie quotidienne entre métier de guide et retour à la maison.

Dôme du goûter, Aiguille Verte, Mont-Maudit…Depuis toute petite j’ai été bercée par les noms des montagnes et des massifs alpins aussi poétiques les uns que les autres et c’est avec bonheur qu’on suit ici le récit passionnant des aventures d’ hommes partis à l’assaut de cette majestueuse, mais capricieuse, montagne, à travers la vie de la compagnie des guides de Chamonix qui accueille et guide les premiers touristes aux envies d’alpinisme en ce milieu de XXe siècle. Un roman à la fois haletant, profond et historique que je recommande à tous, et pas seulement aux fans de montagne! C’est sans aucun doute mon GROS coup de coeur de l’année.

Mon conseil: munissez vous d’une carte du massif du Mont-Blanc pour mieux situer les différents lieux du récit, et ça permet d’apprendre la géographie des Alpes, c”est toujours sympa.

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L’ascension de Saussure – un bel album pour admirer la montagne

Bibliothécaire jeunesse un jour, bibliothécaire jeunesse toujours! Je ne me voyais pas publier cet article sans y intégrer un ouvrage pour enfants et quel ouvrage!

Il ne s’agit pas d’un album à proprement parler mais presque d’un documentaire sur ce qui peut être considéré comme la première ascension du Mont-Blanc. Une expédition qui est au fondement de l’alpinisme, dirigée par Horace Bénédict de Saussure, géologue et naturaliste du XVIIIe siècle.

 

Le narrateur – que vous découvrirez à la fin de l’album – nous emmène en compagnie de l”expédition sur les pentes du Mont-Blanc, depuis le village de Chamonix jusqu’ au sommet. Au fil des pages on ressent l’atmosphère singulière de la montagne et en particulier des Alpes. Les dessins sont superbes, le choix des couleurs, de la composition de la page, laissent toute sa place à la flore, à la faune et à la montagne elle-même. On reconnait certains lieux comme la Mer de glace, et surtout on prend plaisir à observer chaque petit détail qui compose cette expédition. Un effort particulier est fait sur le matériel emporté, le type de vêtements utilisés, etc.

Loin d’être un récit cet album est avant tout une ode à la montagne qui devrait toucher les enfants – dans mon souvenir j’étais essentiellement sensible aux dessins et à l’atmosphère qui se dégageait d’un livre – et leur offrir une première expérience de la montagne. Et pour les parents qui aiment la montagne: le livre est vraiment trop beau, achetez-le au moins pour vous!

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Le sommet des dieux – Le génie de Jiro Tanigushi qui nous transporte en Himalaya

J’ai ouvert le 1er tome de ce manga à Noël, période habituelle de lecture de BD intensive, et je suis allée fissa emprunter les quatre suivants en revenant de vacances. Ce manga est assez long, mais une fois que vous serez plongé dedans difficile d’en sortir.

Synopsis: Fukamashi, journaliste japonais, accompagne une expédition japonaise sur l’Everest en tant que reporter. Après l’échec de l’expédition il reste seul à Katmandou où il découvre dans un boui- boui un appareil photo qui aurait appartenu à Mallaury, un alpiniste ayant tenté l’ascension en 1924. Plus étonnant encore, cet appareil photo semble être lié à un autre alpiniste japonais, Habu Joji, disparu il y a plus de dix ans. De Katmandou à Tokyo le héros mène l’enquête sur ce fameux appareil photo et sur l’intrigant personnage de Habu qu’il découvre au fil des tomes.

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Je ne sais par quoi commencer pour dire combien ce manga est génial: l’histoire, les dessins, l’ambiance si particulière de la montagne et son appel incessant, tout sonne juste. L’enquête m’a captivée du début à la fin, il faut dire qu’elle s’appuie sur l’un des grands mystères de l’alpinisme: savoir qui a foulé pour la première fois l’Everest, le sommet des Dieux. Cette trame principale permet d’en apprendre beaucoup sur l’histoire de l’alpinisme, des expéditions et de l’emprise britannique sur cette région.

L’histoire secondaire, qui devient vite principale, autour du personnage de Habu est également passionnante car elle permet de comprendre l’attrait et la folie de la montagne. On suit Habu de sommets et sommets, le parcours finalement “typique” d’un alpiniste et, s’identifiant au héros, on est vite rattrapé nous aussi par cette envie de montagne. Même si on est bien content de grimper des cascades de glaces uniquement via le livre, car en vrai ça ne me tenterait pas trop.

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Ce manga est exceptionnel pour sa précision et sa bonne connaissance de la montagne: les termes, les techniques, les habitudes des alpinistes tout y est extrêmement bien documenté. Mon papa qui, sans être un grand  alpiniste, est tout de même assez connaisseur était épaté par la justesse du ton et de l’histoire. C’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé le livre.

Passionnant, haletant – l’oxygène est faible en altitude – et très bien renseigné,  pour moi ce manga est un chef d’oeuvre des récits d’alpinisme!

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Carnets à la Verticale – Carnet de voyage d’un grimpeur/dessinateur

Le dernier mais non le moindre! J’ai recu ce carnet de voyage lors d’un précédent anniversaire. J’aime faire confiance aux gens quand ils m’offrent des carnets de voyage, et j’ai raison puisque je fais à chaque fois de superbes découvertes comme celle-ci. Je vous ai d’ailleurs déjà parlé de cet ouvrage dans mon article sur l’inktober tant cet auteur est une source d’inspiration.

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Je récapitule: Jeremy Collins est un grimpeur et alpiniste très investi dans la protection de l’environnement mais aussi les droits des indiens d’Amérique, et il a rédigé il y a quelques années un carnet de voyage sur quatre de ses ascensions aux quatre coins du monde. Le résultat est un petit bijou d’écriture, de dessins, de photos, bref un carnet de voyage parfait qui fait voyager sur des parois rocheuses où on ne mettra jamais les pieds!

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Je suis totalement amoureuse de son style de dessin – n’hésitez pas à aller voir son instagram jercollins_com – mais son récit est également passionnant. Il raconte les difficultés de l’homme face à la nature dans ce qu’elle a de plus dangereux et de plus attirant, la perte de confiance, la peur, l’envie d’aller plus loin mais aussi les liens qui se créent entre les hommes qui partagent cette passion. Un immense coup de coeur dont je ne me remets pas!

En espérant que cet article vous aura donné envie de plonger dans la littérature d’alpinisme et de découvrir ce type particulier de littérature d’aventure / de voyage. J’ai grand hâte de pouvoir vous concocter bientôt un nouvel article à thème, si vous avez des idées ou des sujets littéraires dont vous aimeriez parler, n’hésitez pas à m’en faire part!

Interview d’expat – Lucie à Venise

En 2018, parmi toutes mes bonnes résolutions il y a celle de continuer les interviews d’expats. D’abord parce que j’aime toujours autant ça, ensuite parce que les #HistoiresExpatriées, rendez vous mensuel crée à l’initiative de Lucie du blog L’occhio di Lucie m’ont donné envie d’en savoir encore plus sur tout ces expatriés et tout ces lieux d’expatriation auxquels je n’aurai jamais pensé. Et aujourd’hui c’est justement Lucie qui se prête au jeu du questionnaire d’expat! Si vous voulez en savoir plus sur la vie en Italie, c’est par ici:

  1. Bonjour Lucie! Depuis combien de temps vis-tu en Italie, qu’est ce que tu y fais ?

Buongiorno ! Je suis en Italie irrégulièrement depuis 2011, date de mon Erasmus. Depuis, j’ai posé mes valises à Rome, Ischia, Naples ou Venise… j’y voyage, j’y enseigne le français, j’y ai étudié, j’y ai écrit, j’y ai fait baby-sitter ou jeune fille au pair… beaucoup de choses !

  1. Depuis un an tu nous régales de photos et d’anecdotes sur Venise, mais est-ce qu’il n’y a pas certaines difficultés à vivre dans une ville “musée”?

Beaucoup de villes italiennes sont de véritables musées à ciel ouvert. Il suffit de penser au centre ville de Florence ou aux ruines en plein air de Rome. C’est justement ce que j’aime en Italie : la richesse et la beauté du patrimoine, vraiment hallucinants.

La différence de Venise, c’est que la ville est petite et très, très fréquentée des touristes, bien sûr. C’est désagréable quand je dois marcher dans la rue pour aller au travail, car il faut sans arrêt se contorsionner pour se faufiler entre les badauds qui encombrent les calle étroites ! Mais à part ça, vivre à Venise est un délice et quelque chose de vraiment exceptionnel. Je ne pense pas y passer toute ma vie mais je profite de cette expérience précieuse.

 

  1. Quelles différences évidentes entre Venise et les autres villes d’Italie où tu as pu vivre?

Venise ne ressemble à aucune autre ville. On ne peut la comparer sur aucun point, tout est différent ici ! La vie quotidienne, mais aussi la mentalité, les rythmes, les sons, la lumière… Il n’y a pas que les aspects pratiques qui diffèrent.

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Venise – Le Grand Canal
  1. Comment rencontre-t-on des vrais gens à Venise?

C’est l’obsession de tous les touristes : mais où sont les “vrais” Vénitiens ? Bon, tous les gens sont vrais, qu’on habite Venise depuis 3 jours, 10 ans ou la naissance, mais je comprends ta question. D’ailleurs, à Venise, on parle de « veneziano D.O.C. », d’origine contrôlée, comme pour la nourriture, je trouve ça plus rigolo.

Comme partout, en vivant sur place on rencontre les gens qui vivent aussi à Venise, que ce soit au travail ou dans les commerces. Mais j’ai dit que Venise était différente en tous points, donc pour être cohérente, il y a quand même des particularités en termes de sociabilisation. Comme la ville est petite, et qu’on fait tout à pied, on rencontre très facilement du monde. On n’arrête pas de croiser et recroiser les gens ! Et comme on est souvent dans la rue, il est fréquent de tomber sur une connaissance et de s’arrêter boire un verre au hasard en rentrant du travail.

  1. Est-ce qu’après toutes ces années certaines choses typiquement françaises te manquent encore?

D’un point de vue culturel, certaines choses me manquent, comme l’accès aux livres en français en bibliothèque (j’ai testé la liseuse, je ne suis pas très fan). Le cinéma en V.O. avec des sous-titres en français me manque aussi.

 

  1. Quelles sont les meilleurs habitudes que tu as prises ici et dont tu ne voudrais pas te passer?

Des habitudes alimentaires certainement, j’adore aller manger dehors en Italie. Et ma façon de cuisiner a été transformée radicalement par la découverte de la cuisine italienne, il n’y a pas moyen de revenir sur ça.

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Rome – L’île Tibérine

 

  1. Quelles découvertes as-tu faites aux alentours? Quels sont les prochains voyages prévus?

Récemment, j’ai visité Bassano del Grappa et j’ai découvert un village absolument adorable. Je crois que la Vénétie est pleine de surprises et j’ai l’intention d’approfondir le sujet dans les mois à venir. J’ai aussi prévu d’aller explorer la région des grands lacs au printemps.

 

  1. La question à mille dollars: comment peut-on visiter Venise sans être un gros touriste et participer aux problèmes soulevés par cette industrie?

Ahaha dure question. Cependant, je crois que partout, quand on voyage, on doit se poser la question des effets de nos choix sur les lieux que l’on visite. Ce qui veut dire : s’informer, lire, se questionner ! Avant, j’aimais bien l’idée de faire un voyage sans rien connaître d’un lieu, d’aller à la découverte sans à priori.  Je crois maintenant qu’il faut au contraire chercher à comprendre ce qu’on visite en voyage, et que pour des villes complexes comme Venise, cela passe par comprendre les dynamiques d’une ville qui est unique. Et donc par rapport à cette lecture de la ville, se positionner différemment : déjà, ne pas avoir une attitude de consommateur, comme c’est souvent le cas. Ne pas croire que Venise est un zoo et ses habitants des spécimens en voie d’extinction.

Pour prendre des exemples concrets, si je devais visiter Venise, je ne louerais pas sur Airbnb, j’irais visiter autre chose que la place Saint Marc, j’éviterais de photographier les gens dans leur vie quotidienne, je prendrais mon temps, je renoncerais à l’idée de tout voir et à celle de tout photographier… c’est assez banal en fait, je ne sais pas si j’arrive à m’exprimer clairement.

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Un marché en Sicile

 

 

  1. Quelles sont les idées  politiques ou économiques pour sauver Venise du désastre? Et ton avis là -dessus?

Décidément tu aimes les questions rigolotes 😀 Je ne suis pas trop la politique ici, mais j’ai la sensation que le mouvement général tend plutôt à vendre toujours plus. Quand de nouvelles boutiques ouvrent, ce sont souvent des pizzerias ou des magasins de bonbons chimiques. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait un véritable plan pour préserver le tissu des quartiers.

Cette année, la municipalité a lancé une campagne pour l’année du tourisme durable qui m’a franchement fait rire. On y demande, par des affiches et sur les réseaux sociaux, de ne pas s’asseoir sur les ponts, de ne pas faire de vélo, de ne pas se baigner dans les canaux… en bref, d’avoir un comportement civil et normal. Que cela soit la réponse de la Sérénissime à la thématique bien plus profonde du tourisme durable m’a semblé effarant. En gros, un hashtag, #EnjoyRespectVenice devrait régler les problèmes de la ville ? Il y a probablement d’autres volets à l’initiative mais ils ne sont pas visibles. Les Vénitiens sont pessimistes et c’est peut être une des choses qui me gonfle le plus dans la vie ici : ce poids et ce fatalisme face aux problèmes de la ville.

  1. Régale-nous: quelle est ta spécialité culinaire favorite en Italie?

Mammamia ! Une seule ? Je ne vais pas vraiment être originale, mais si je devais choisir, la pasta alle vongole, les pâtes aux palourdes, a une place spéciale dans mon cœur. Sans parmesan bien sûr !

 

  1. Quelles sont les régions que tu conseillerais de visiter absolument en Italie pour avoir un avant-goût de toute la richesse de ce pays?

Pour moi, n’importe quelle région d’Italie vaut le coup. Ce pays est fascinant, et je ne crois pas qu’il faille nécessairement voir les classiques comme la Toscane plus que les régions méconnues comme la Calabre. Tout est une questions d’envies et de goûts, personnellement je suis une fille du Sud et la Sicile ou la Campania me font tout de suite vibrer, c’est clair. Mais l’année dernière j’ai parcouru l’Ombrie, par exemple, et j’ai halluciné face à la beauté parfaite des paysages qui semblent avoir été peints à la main par un artiste de la Renaissance.

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Naples – Le Castel del’Ovo
  1. Se déplacer en Italie: à velo, en bateau, en train? Ton moyen de transport favori pour voyager ici?

J’adore le train. La lenteur des trains régionaux italiens, qui s’arrêtent dans chaque ville et traversent des paysages bien souvent intéressants, est un régal pour moi.

Mais le traghetto a aussi son charme, surtout parce qu’il permet d’arriver jusqu’aux îles dont le nom en lui-même est déjà un dépaysement et un voyage, comme Ischia, le Tremiti, Ponza ou Pantelleria…

Pour certains voyages, cependant, la voiture me semble indispensable pour arriver jusqu’à certains sites qui ne sont pas desservis, à moins de faire du stop (mais l’Italie est un pays ou le stop marche très mal).

  1. Comment t’y prends tu pour réaliser un guide de voyage?

Olala, j’ai écrit un article entier sur la question ! Déjà, je n’ai jamais créé de guide, seulement mis à jour des éditions déjà établies. Mon travail est donc d’abord de documentation, de recherche, puis d’organisation. Je programme l’enquête, les lieux à visiter, pointe les choses à vérifier, à partir d’une version du guide précédent fournie par l’éditeur. Ensuite vient l’enquête sur le terrain et le relevé des informations. Toutes les techniques sont bonnes : photos, notes, dessins, et accumuler brochures, dépliants, etc. De retour d’enquête on passe à l’élaboration, la mise en forme et la rédaction. Puis viendront les questions de l’éditeur, les modifications, demande de précision, révisions, pour arriver à un résultat le plus pertinent possible.

  1. Dernière question : D’autres villes Italiennes où tu te verrais t’installer?

Bologne, Gênes, Palerme, Naples, Lecce ou Syracuse… certaines villes m’attireraient bien pour quelques mois, d’autres un peu plus longtemps, mais la condition est pour moi toujours la même : pas trop loin de la mer…

Ciao 2017

J’avais moyennement envie de faire mon bilan 2017. Il ne s’est pas passé grand-chose cette année et la nouvelle de la mort de Julie Sarperi du merveilleux blog les carnets de traverse m’a beaucoup choquée. Julie doit être la première blogueuse que j’ai suivie, elle m’a fait rêver et m’a donné envie d’ouvrir un blog pour parler voyage. J’aimais sa poésie, j’aimais son idée des stickers voyageurs et j’en avais commandé quelques-uns. Aujourd’hui j’ai toujours ce mot écrit de sa main dans ma boîte à souvenirs, heureuse de cette gentille attention et de faire partie d’une petite communauté de blogueurs voyageurs. Mourir si jeune après avoir eu un enfant force à se poser des questions et à réfléchir un peu à l’essentiel.

Pendant quelques jours je n’avais plus trop envie de bloguer et de voyager mais seulement de rester chez moi avec famille et amis. Les hommages qui ont été faits sur les différents blogs m’ont redonné envie  et en lisant les nombreux bilans je me suis dit que c’était tout de même bien et que j’aimais résumer mon année en photos. Alors allons-y.

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Invention importante de 2017 – Le cappuccino préparé par l’amoureux tous les dimanches

2017 une année assez stressante mais moins angoissante

Malgré tout le stress que la recherche d’emploi peut produire, surtout le fait de ne jamais savoir si son contrat va être renouvelé, cette année fut moins propice aux doutes : j’ai trouvé un emploi en Bibliothèque Universitaire dans le quartier latin jusqu’en avril et je savais que je souhaitais postuler derrière en bibliothèque municipale, où j’ai vite trouvé un petit contrat. Je ne suis jamais sûre d’avoir du travail, d’ailleurs j’en cherche actuellement, mais je sais vers où orienter mes recherches.

 

 

J’ai véritablement découvert cette année le travail de bibliothécaire et je peux dire que ça m’a plu. Peut-être que je ne ferais pas ça toute ma vie mais je me suis sentie agréablement dans mon élément et en même temps un monde tout nouveau s’est ouvert à moi. Ce fut un bon équilibre entre travail, loisirs et découvertes.

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Une journée de catalogage en Bibliothèque

La littérature oui, beaucoup !

En travaillant en bibliothèque on croise forcément beaucoup de passionnés qui nous transmettent des envies de lire certains livres, de voir certains films. J’avais l’impression d’ajouter chaque semaine une dizaine de livres sur ma pile à lire et c’est une chose qui me manque depuis que je ne travaille plus. Je ne me souviens pas avoir autant lu que cette année et j’ai lu un peu de tout : des récits de vie, des fictions, des essais et beaucoup beaucoup de livres jeunesse. Certains livres ne m’ont laissé aucun souvenir, mais beaucoup m’ont complétement accrochée. Premier de cordée, de Frison-Roche ; L’ombre du vent, de Carlos Luis Zafon, Désorientale de Negar Djavadi, sont probablement mes trois préférés avec un amour particulier pour le 1er.

 

 

Je vous ai déjà parlé ici de mon amour pour la littérature jeunesse. J’ai osé me remettre à lire des livres qui ne sont à priori pas de mon âge, parce que c’était mon métier et parce que rien ne permet  de partir dans un univers fantastique comme les romans jeunesses.

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Inktober challenge

Cette année je me suis donc laissée du temps pour les activités créatrices : je vous ai parlé de l’inktober ici et j’espère continuer à dessiner en 2018. J’ai notamment acheté un kit complet d’aquarelle et j’espère bien réussir à créer de vrais carnets de voyage lors de mes prochaines excursions (l’une d’elles se prépare en ce moment même avec la seule et l’unique Jéromine de l’archivoyageuse). Mon prochain grand défi créatif sera sans doute le NaNoWriMo qui me fait de l’œil depuis des années, je me prépare psychologiquement, mais j’espère avoir le courage de me lancer dedans.

 

 

 

 

 

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Février – 1er weekend de l’année à Bourges!

Voyages encore et toujours

Comparée à d’autres années la catégorie voyage a été plutôt soft : pas de grand voyage au loin mais beaucoup de week-ends par ci par là. C’est une façon de faire qui me convient assez : partir un week-end permet de découvrir la France sans avoir à poser des jours. A part un road trip de 10 jours en Grèce, le premier avec mon amoureux, je ne suis jamais partie longtemps, ça m’a manqué bien sûr mais je n’ai pas été si frustrée que ça.

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Mars – Passage par la capitale normande: Rouen! Malgré la pluie j’ai adoré.

 

J’ai la chance d’avoir des copines aussi bizarres que moi et qui proposent des weekends improbables – Bourges et Dijon ne font a priori pas rêver – et j’ai découvert que mon copain aimait beaucoup partir en voiture avec toute la liberté que ça procure. Nous avons donc pu visiter Rouen et les abbayes du bord de Seine dont je vous parlais ici, et les fameux châteaux de la Loire pour le dernier superbe weekend de l’été indien.

 

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Avril –  organisé (pour moi) au dernier moment , weekend à Bologne et visite de la ville de Ferrare

J’ai quitté la France trois fois : j’ai commencé l’année 2017 à Edimbourg en grimpant Artur Seat, c’était une excellente ascension pour bien débuter l’année ! Je suis partie un long week-end avec Jéromine pour visiter la belle Bologne. Le choix était stratégique : à mi-chemin entre nos deux pays, mais c’était surtout une superbe découverte. J’avais oublié à quel point il est facile de se déplacer en Italie, à quel point j’aimais l’Italie, et comme c’était agréable de se donner du temps pour faire les choses. On a surtout bavassé, refait le monde, et testé mon nouveau filtre polarisant : vous pouvez lire tout ça ici.

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Mai – ENFIN je visite les serres d’Auteuil !

 

Ce fut ensuite la Grèce sous la chaleur et le beau temps, j’y ai dédié plusieurs articles avec mes coups de cœurs : Delphes, Mycènes et la péninsule du Pélion. Ces vacances m’ont donné envie de revenir très vite dans ce pays : Thessalonique me fait de l’œil, je ne connais rien de sa côte est,  et les ruines macédoniennes du nord semblent passionnantes. Je conseille ce pays à tous : pas si loin, pas si cher et magnifique !

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Juin – la Grèce aussi belle que prévue: ses îles, ses ruines, ses plages et ses villes!

 

 2018 je me fixe de continuer les weekends en France pour visiter les villes mais aussi certaines régions : je lorgne depuis quelques temps sur le bassin minier, j’aimerais aussi beaucoup retourner en Bourgogne au printemps. Si le portefeuille me le permet je serais bien tentée par un long weekend à l’étranger : je n’ai jamais vu Lisbonne, Stockholm et Dublin.

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Juillet – je retrouve l’Alsace pour y faire quelques randos. Ici le village de Kaysersberg vu du château.

 

Malgré un court séjour en Alsace je dirais que ce qui m’a le plus manqué en 2017 ce sont les montagnes et les randonnées. Ma bonne résolution c’est de me prévoir au moins un weekend de rando dans l’année : les calanques du sud ou le tour des aiguilles rouges, mon cœur balance encore.

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Août et septembre à Paris – c’est tellement agréable de se promener l’été dans cette ville!

 

 

Retourner en Italie. Ca a été ma grosse frustration de cette année : je n’ai pas pu retourner dans le village de mon copain. Ca m’avait tellement plu la première année que je ne pensais qu’à ça, j’avais envie de revivre les fêtes de village, le café au bar, la foule qui sort à 22h, et la farniente sans culpabilité. Malheureusement contrats en CDD obligent je n’ai pas toujours le choix de mes vacances et j’espère que cette année je pourrais m’y rendre !

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Octobre – Les châteaux de la Loire sous l’été indien.

 

Un petit bouleversement en 2018 ?

J’espère finalement continuer 2018 comme 2017 : approfondir ma connaissance du travail de bibliothécaire en trouvant un travail, profiter des moments à Paris, organiser des sorties, des weekends et des vacances. J’ai pris la résolution d’être plus manuelle : je voudrais conduire plus et surtout je me mets officiellement à la cuisine ! Une vie somme toute très simple, sans drama et avec beaucoup de routine.

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Décembre – On s’échappe un dernier weekend pour visiter Dijon et Beaune! Grosse envie de retourner en Bourgogne aux beaux jours.

 

Oui mais une routine qui va être un peu bousculée dès mars par l’arrivée de mon neveu. Je ne peux même pas dire combien j’ai hâte de voir sa tête et de l’aimer ! Mais avant ça un gros voyage m’attend, le genre qui valait bien le coup de rester de nombreux mois à Paris et qui fera forcément de 2018 une année pleine de promesses !

Blogs

J’avais envie de finir en vous parlant un peu des découvertes blogging que j’ai faites, je ne vais pas vous cacher qu’il y en a peu. Si je n’hésite pas à suivre les gens sur instagram, je ne suis en fait que très peu de blogs: Mathilde (le blog de Mathilde à Boston), Victoria Juliette (jenesaispaschoisir) et Lucie (l’occhio di Lucie) sont les principales. Cependant j’ai découvert récemment le blog de Mi-fugue, mi-raison et j’attends avec impatience chacun de leurs nouveaux articles. Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant accroché à un blog. Ça valait le coup d’en parler!

Enfin en ce qui concerne les stats du blog elles sont plutôt en baisse mais il est difficile de juger car le blog a changé de nom, d’adresse et a été invisible pendant près d’un mois. Si je m’en remets à wordpress vous avez été 3128 à venir ici depuis avril/mai dernier et vous avez effectué 4959 visites (en comparaison vous étiez 3104 pour près de 6000 visites en 2016).  Les articles les plus lus ont légèrement changé: même si l’article sur les randos dans le parc du Durmitor reste le number one de loin, vous avez aussi consulté mon article sur Naples et sur le XIIIe street art.

Pour achever ce (trop) long article je vous souhaite à tous une très bonne année 2018, pleine de voyages, de découvertes, de lectures, et comme on dit en Alsace… SURTOUT LA SANTE!

Inktober – retour d’expérience

Je n’ai jamais été très douée en dessin. Quand j’étais petite et qu’on faisait de la peinture avec ma cousine, ma grand-mère me félicitait toujours sur mon choix des couleurs. J’en étais très fière mais j’ai vite compris que cette qualité de coloriste montrait surtout que ça péchait pas mal ailleurs – j’ai toujours dépassé dans mes coloriages par exemple. Même si je me suis dès lors tournée vers une autre activité artistique – l’écriture – j’ai toujours eu envie de dessiner et surtout de faire jouer les couleurs !

J’avais regardé de loin l’Inktober 2016, j’avais aimé le concept mais ça ne me concernait pas encore. Cette année ma copine Jéromine – toujours la même – ne m’a pas trop laissé le choix : on le faisait ensemble et on allait jusqu’au bout. 

Spoiler alert: on n’est pas allées jusqu’au bout…

Même si finalement nous n’avons PAS réussi à faire tous les thèmes, cette expérience créative était vraiment enrichissante et ça valait bien un article!

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Liste des thèmes de l’Inktober 2017 – certains sont bien plus inspirants que d’autres.
  •  Inktober qu’est ce que c’est ?

C’est un challenge de dessin crée en 2009 par Jack Parker. Le principe est simple : faire un dessin à l’encre « Ink » par jour au mois d’octobre. A chaque jour correspond un thème, la liste des thèmes c’est Jake Parker qui la dévoile quelque jours avant le lancement du challenge.

Chacun fait son Inktober comme il le veut : le but est uniquement de se forcer à faire marcher sa créativité et s’entraîner chaque jour au dessin. Certains suivent leurs propres thèmes, d’autres n’utilisent pas que de l’encre mais de la peinture, du pastel, de l’aquarelle, …

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1er dessin de cette session d’Inktober. Je n’étais pas trop mécontente.

 

Pour ma part, même si j’ai essayé de  tenir le rythme j’ai vite été en retard : il suffit d’avoir un resto avec des copines après le travail pour ne pas avoir le temps de dessiner chez soi. Malgré ma volonté de finir il me reste trois thèmes auxquels je n’ai pas touché : United, Mask et Found. A la fin je les ai faits

dans le désordre – foutu pour foutu autant dessiner ce qui m’inspirait. Enfin je n’ai pas utilisé que de l’encre mais aussi beaucoup d’aquarelle.

Bref chacun fait comme il veut : tenter l’Inktober c’est s’astreindre à sa propre rigueur et l’adapter en fonction de ses envies et de ses capacités.

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J’avais envie d’un grand voilier avec moult détails, mais pour une fois je suis restée réaliste et je me suis contentée d’un bateau viking.

 

  • Soyons créatifs !

Comme vous le voyez certains thèmes sont très larges, d’autres très abstraits, et d’autres encore pas du tout inspirants, c’est ce qui fait l’une des difficultés de l’Inktober. En essayant de suivre les thèmes on peut parfois éprouver un grand vide, on n’a aucune idée de quoi dessiner.  Et ça fait partie de l’exercice !

On sait très bien aujourd’hui que la contrainte peut libérer la créativité: ne pas avoir d’idée immédiate force à faire travailler son cerveau, son intuition, son observation du monde et permet de trouver des ressources totalement inconnues. Quand je n’avais aucune idée pour le thème du jour je me mettais à regarder partout autour de moi : les gens dans le métro, les livres sur la devanture des librairies, les affiches des abri-bus, …

Surprise ! Les meilleurs idées arrivent souvent quand on n’en a pas.

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Inspiré de “La leçon” de Mickaêl Escoffier avec des illustrations de Kris Di Giacomo

J’ai souvent beaucoup mieux réussi les dessins qui me venaient d’une idée subite que ceux que j’avais déjà prévus des jours à l’avance. Cette contrainte, et le fait que je trouvais souvent mes idées tard le soir m’ont forcée à réaliser des dessins moins ambitieux et finalement plus rigoureux et concentrés sur des détails.

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Assez fière de mon grimpeur je l’avoue.

Enfin j’ai développé une astuce, que j’ai vue chez d’autres : j’ai choisi un personnage – dans mon cas il s’agit d’une petite fille avec un ciré jaune – que j’adaptais à chaque thème dès que je manquais cruellement d’idée. Je lui ajoutais des objets, je la plaçais dans différents décors. La réunion de ces deux contraintes – un thème, un personnage – permet à l’esprit de ne pas partir dans toutes les directions et de trouver plus vite l’inspiration.

 

 

  • Découvrir son style : constater ses points faibles et progresser.

Dessiner chaque jour c’est aussi l’occasion de faire le point, d’observer des similitudes entre ses dessins et de voir ses points faibles et ses points forts.

En comparant mes Inktober avec ceux de Jéromine on s’est aperçues que je voyais toujours les choses en très grand, et elle en bien plus petit. J’occupais l’intégralité de la page pour représenter des scènes, elle en occupait une partie pour présenter un détail. Résultat : mes dessins étaient peut-être plus ambitieux mais moins bien réalisés car je passais peu de temps sur les détails ; les siens étaient parfaits sur le plan de la réalisation mais auraient peut être mérité d’être compris dans une scène plus grande. Ce constat nous permet aujourd’hui de travailler sur ces défauts et d’apprendre de l’autre.

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2e jour d’inktober – Faisons simple, faisons Moïse qui divise les eaux.
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Je pensais à ce dessin depuis longtemps (squeak = le bruit des glaces qui se fendent), et je suis finalement assez déçue de mon brise-glace.

J’ai trouvé que c’était aussi le moment de se forcer à dessiner des trucs qu’on n’aime pas ou qu’on n’a jamais fait. J’ai profité de certains thèmes pour apprendre à dessiner l’anatomie humaine et animale – le fait de n’avoir jamais eu de cours de dessins m’embête beaucoup, je ne sais pas du tout par où commencer, comment trouver les proportions, etc. Avec le recul ce sont peut-être mes dessins préférés. J’ai pris des modèles et je me suis appliquée, non pas pour faire un beau dessin, mais pour apprendre.

 

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Inspiration: une photo d’éléphant trouvée sur google, j’ai décoré à ma façon.

 

Je précise que j’ai presque toujours utilisé des modèles, des inspirations, sauf pour quelques dessins – notamment ceux de ma petite fille en cirée – je m’excuse d’avance si certains modèles ne sont pas cités, c’est que je ne m’en souviens plus.

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Nature morte. Ce n’est pas ce que je préfère mais c’est un bon moyen d’apprendre l’aquarelle.

 

  • Faire le plein de comptes instagram de dessinateurs

Chaque jour il suffisait de taper le thème et de trouver des milliers de dessins, certains magnifiques : et j’ai profité de ce mois pour découvrir des artistes, ou juste des gens qui aiment dessiner, et renouveler un peu mes abonnements instagram, je vous en présente quelques uns ici.

 

Inktober Day 21: FURIOUS – Grigor Bagrat, an influential land owner from the 2nd Kingdom, discovered that 3 days ago one of his southern sheep ranches was wiped out by hungry trolls. He's required by his insurance to personally travel there to assess the damage in order to make a claim. Which means he's missing the annual tri-kingdom poker tournament. To top it off, rain soaked his favorite pipe and he just can't even right now. #inktober2017 – Inktober shirts are back! Last round to get one then they won't be for sale until next year. Link in the profile⬆️⬆️ #inktober #furious #characterdesign #drawing #sketches #marker #brushpen #comicart #comicartist #inking #drawing #ink #drawingchallenge #pendrawing #sketch #illustration #jakeparker #copic #copicgasenfude #artistsoninstagram #artists #artnews #ink #brushpen #penandink – Pens and paper I'm using + more of my tools: @jakeparkertools

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L’instigateur de l’Inktober. Incontournable.

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Anastasia Malashonok est une artiste biélorusse (je crois) et je suis tombée amoureuse de certaines de ces illustrations. C’est une ambiance particulière, pas vraiment funky, avec des couleurs un peu sombres et des traits simples, presque naïfs. J’adore.

 

Yampiri

Photographe et artiste turc. Ces inktober sont très variés, en noir et blanc et assez inspirants. Le petit plus que je viens de découvrir : Yampiri fait des stories d’aquarelle. Parfait pour la novice que je suis, ce sont de bons entrainements.

 

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Même si l’Inktober n’est pas fini. Cet (cette) artiste a également utilisé un seul personnage pour chaque thème : un petit escargot adorable et j’avais très hâte de découvrir chaque jour à quoi il allait ressembler.

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tout n’est pas égal dans ce que fait cette illustratrice française, mais certains de ces dessins m’ont beaucoup parlé : notamment cette sorcière courbée tout droit sortie du conte de la sorcière de la rue Mouffetard !

 

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Ici encore les thèmes de l’Inktober se sont combinés avec le thème de l’artiste : les animaux. A chaque jour un nouvel animal souvent mignon et toujours très très bien réalisé. Un Inktober à conserver pour apprendre à dessiner les animaux !

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il s’agit ici de dessins d’architecture, de dessins de voyages, bref tout ce que j’adore. Détaillés comme pas possible, on s’y croirait. Je rêve de pouvoir dessiner comme ça un jour.

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C’est un monde bizarre mais des idées toujours très originales qui sortent de ces inktober. Mon favoris c’est ce parterre de parapluies qui traverse un passage piétons pour le thème « teeming ».

Day 31: mask #inktober #inktober2017

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lowrinah

Un monde de manga un peu torturé. Un mélange d’encre et d’aquarelle. Une ambiance à la fois dure et poétique se dégage de ses dessins, on sent une inspiration de Miyazaki.

 

#keepTheGrandWild ✊🏽♥️

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Jeremy Collins

Pour finir, je ne peux pas m’empêcher de vous partager aussi mon dessinateur préféré: Jérémy Collins, un grimpeur qui croque les paysages des USA avec de l’encre et de l’aquarelle. C’est sans doute lui ma première source d’inspiration. (Le poing par exemple je l’ai pris comme modèle chez lui).

Depuis que l’Inktober est officiellement fini je n’ai pas cessé de dessiner. Je me suis remise surtout à l’aquarelle: le but est d’être capable de dessiner en voyage, donc de dessiner vite et de dessiner beaucoup de choses différentes.

Je ne sais pas encore si je retenterai l’expérience l’année prochaine ou si je m’attaquerai à un autre défi: le NaNoWriMo. Les deux défis se suivent alors ça risque d’être un peu compliqué de faire les deux. J’encourage tous ceux qui auraient envie de tenter ce genre d’expérience, j’ai trouvé ça vraiment réjouissant même si c’était très contraignant, ça fait toujours plaisir de voir qu’on est capable de créer et de produire des choses artistiques!

Week-end dans le Val de Loire

En automne quand j’ai envie de partir j’ai toujours ce gros dilemme pour choisir la destination -oui je sais ma vie est terrible – : profiter des derniers moments d’été dans le sud ou s’imprégner de la super ambiance automnale avec ses magnifiques couleurs et ses soirées au coin du feu.

Les aléas de l’emploi m’ont vite fait oublier les destinations ensoleillées et j’ai donc opté pour la seconde solution avec en prime l’impératif « pas loin et pas longtemps » : la solution de repli qui marche toujours fut donc : LES CHÂTEAUX DE LA LOIRE.

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Les bords de Loire en fin d’après-midi.
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L’embarcation typique sur la Loire

Belle en toute saison, la région des châteaux de la Loire, inscrite à l’Unesco, est l’un des Must do touristiques en France. Alliant architecture, histoire de l’art et nature, c’était un peu la destination idéale, et comble du bonheur, on a profité des derniers jours de l’été indien avec un thermomètre à 25degrés. What else ?

Cette région est immense, un week-end ne suffit clairement pas pour tout voir : d’abord parce qu’on risque l’indigestion, ensuite parce que la région est très étendue, allant d’Orléans à Nantes à peu près. J’avais décidé de prendre Blois comme base pour rayonner autour, au programme les châteaux de Blois, Chambord et Chaumont-sur-Loire, en particulier parce que c’était la dernière semaine du festival international des jardins qu’on m’avait beaucoup vendu. C’est parti !

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L’escalier de Blois. Il est pas beau?
  1. Blois – Ville royale et camp de base

On est arrivés à Blois en fin d’après-midi, juste à temps pour visiter le château sous les derniers rayons du soleil. J’étais déjà allée à Blois l’an dernier pour les journées d’histoire dont je vous avais parlé ici. Malheureusement en courant de conférence en conférence je n’avais pas eu le temps de vraiment découvrir la ville. Alors j’étais contente de pouvoir enfin pénétrer dans ce château dont j’ai fait maintes et maintes fois le tour !

Le château de Blois est très bizarre , il est constitué de trois ailes qui reflètent trois époques distinctes : la fin du gothique flamboyant et les constructions de Louis XII, la Renaissance avec la fameuse façade des loges et le superbe escalier à vis de la cour, et l’époque classique.

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Chateau de Blois – Partie “Louis XII”
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Château de Blois – partie classique

On l’oublie souvent mais Blois est un lieu chargé d’histoire, il est devenu château royal quand Louis XII a succédé à son cousin Charles VIII comme roi de France. Et c’est surement ici qu’on voit le mieux le style « Louis XII »,  un style architectural à cheval entre le gothique moyenâgeux et le style Renaissance. Résidence royale pendant près d’un siècle, Blois est surtout connue pour avoir accueilli les Etats-Généraux en 1588, moment où le roi Henri III fait assassiner son rival Henri de Guise.

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La magnifique façade des loges au coucher du soleil. Au loin la cathédrale.

POINT HISTORIQUE – en très succinct.

Henri III est roi de France après les morts successives de ses frères François II et Charles IX (celui de la St-Barthélémy). Il est plus malin que ces derniers et a l’ambition de marquer plus clairement la frontière entre lui, le monarque élu, et les autres nobles, à une période où on ne parle pas encore de monarchie absolue.

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La salamandre – Symbole de François 1er.

En même temps ça fait déjà bien une vingtaine d’années que les catholiques et les protestants se tapent dessus : les chefs des catholiques intransigeants – on appelle ça la Ligue –  ce sont les Guise, et surtout leur aîné le duc Henri de Guise. Le roi veut être un super monarque mais il sent bien que les nobles le soutiennent bof bof. Il décide de réunir les Etats-Généraux – oui les même que pour la Révolution parce qu’à cette époque ça se fait encore – et là il frappe fort, il fait une sorte de putsch ou de répression interne : il fait assassiner au sein même du château son ennemi Henri de Guise, ainsi que le frère de celui-ci, et fait arrêter les principaux chefs de la Ligue.

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BREF.

Le XVI siècle est une période peu abordée dans les programmes scolaires, ou alors très rapidement, et j’ai découvert l’existence de Louis XII et le détail des guerres de religion en classe prépa. Mais guess what ? C’est passionnant et grâce à ça toute cette région de la Loire résonne différemment puisque c’est ici que TOUT se passe ! Alors je conseille fortement de faire un tour sur wikipédia avant, pendant ou après la visite pour se mettre bien dans l’ambiance.

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Il n’y pas que le Château à voir à Blois. La ville entière est agréable à visiter mais il faut avoir de bonnes cuisses : ça monte et ça descend. Construite sur deux collines, ses jolies rues anciennes montent au château et à la cathédrale dont les jardins offrent une superbe vue sur la Loire. Il faut prendre le temps d’errer et de se perdre un peu dans les rues pour trouver de bons restos et des cafés cosy comme on les aime, et trouver de quel point de vue la façade des loges est la plus belle.

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  1. Chaumont sur Loire et ses jardins

2ème jour  – 2eme château : on part de bon matin longer la Loire sous la brume en direction d’un château que je veux voir depuis longtemps : Chaumont ou plutôt le festival international des jardins.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ce jour-là mais la brume était épaisse, presque trop, et donnait une atmosphère très singulière. J’ai cru que c’était quelque chose de normal sur la Loire mais un passage sur instagram m’a fait comprendre qu’il y avait la même chose à Paris, à la seule différence qu’elle s’est rapidement évaporée dans le Loir et Cher.

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L’aubre (10h) sur la Loire
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Un vrai château de contes de fée, surtout sous cette brume!

Les chateaux de la loire sont connus pour être une destination phare du cyclotourisme, mais c’est aussi très agréable de parcourir la région en voiture – même si moins écolo – et la raison principale ce sont les deux départementales construites de part et d’autre du fleuve sur des digues. On longe la Loire, on voit passer les oiseaux, les pêcheurs, les villages et surtout les châteaux.

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On voit la brume qui s’éloigne au loin. Et mon doigt sur la photo aussi…

Il faut bien une journée pour voir Chaumont : entre le château, le parc, le festival et une pause bien méritée, c’est un château où il faut prendre son temps.

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Le parc de Chaumont et ses couleurs automnales

Château légèrement fantasmé à tendance Walt Disney, j’ai adoré l’allure extérieure du château, un peu moins l’intérieur car je m’attendais à plus de pièces d’époque, c’est-à-dire du XVe ou du XVIe, or presque tout a été refait au XIXe. On se promène plus dans un manoir du style de Downtown Abbey que dans la résidence de Catherine de Médicis. Mais à part cette légère déception ce château est top. Le parc resplendit des couleurs automnales, il est animé par diverses œuvres d’art contemporain sur le thème de la nature – certaines incompréhensibles, d’autres qui se veulent seulement amusantes et ça marche.

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LE vallon des brumes. On riait comme des enfants en y descendant.

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Mais le clou du spectacle c’était le festival des jardins qui s’achève la première semaine d e Novembre, on tombait donc à pic. Un thème différent mais certains jardins  restent d’année en année. On passe entre les bosquets qui racontent tous une histoire, une ambiance. C’est entre le jardin et l’art contemporain et je dois dire que je suis bien plus sensible quand il s’agit de jeux avec la nature que de toiles abstraites ou d’happenings. Mon « jardin » préféré est sans doute le vallon des brumes : une brume toute créée pour l’occasion, une jolie cascade, un chemin de bois qui permet de s’y promener. C’est très simple et ça marche à fond ! J’ai aussi beaucoup aimé le jardin de sorcière, un jardin aux plantes médicinales décoré comme une maison de sorcière – parfait pour halloween.

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Dernière découverte : le self du château, abrité dans une serre avec une grande terrasse à l’abri de quelques arbres. Il faisait si beau et si chaud ce weekend là que je n’imaginais pas manger en intérieur. Très bobo/écolo, ce self est entièrement bio avec couverts biodégradables. On y sert des soupes de curry, des jus de carottes/betteraves/autres légumes auxquels je n’aurais pas pensé. Bref c’était très bon, très bien placé et on aurait pu y passer l’après-midi.

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  1. Chambord – Palais mystérieux

Le roi des châteaux, celui qu’on ne présente plus, et pourtant celui que je n’avais jamais vu. On – mes parents- m’en avaient dit beaucoup de mal « Mais pourquoi tu vas à Chambord, c’est vide, il y a rien ». Mais j’avais envie de me faire ma propre idée parce qu’il avait l’air tout de même très beau ce château.

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Jardins à la française sur fond de plus grand domaine forestier d’Europe

Il s’agit du château le plus à l’est du Val de Loire, donc le plus proche de Paris, donc sur la route. Le temps était moins clément que les deux jours précédents mais j’espérais pouvoir faire de belles photos et me balader un peu dans le parc pour profiter de l’automne à défaut de voir un super château. Et finalement il m’a vraiment emballée ce palais. D’abord parce que de l’extérieur il a franchement de la gueule – l’arrivée à travers les bois est digne d’un film -, ensuite parce qu’il est amusant à visiter. Amusant ? Je m’explique.

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Construit par François 1er, ce château veut se donner des airs de fin moyen âge, il est donc organisé autour d’un donjon avec 4 tours … et un dédale de couloirs et d’appartements. Aucun intérêt à visiter Chambord selon un itinéraire précis, je n’ai jamais compris où je me trouvais vraiment dans le château mais j’ai adoré fouiner un peu partout et m’y perdre.

2ème amusement : le fameux escalier hélicoidale. Deux personnes peuvent y monter chacune de leur côté sans jamais se croiser – mais on se voit par les petites lucarnes, ce qui est assez rigolo.

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Enfin j’ai adoré le mystère qui entoure ce site : personne ne sait bien pourquoi François 1er à construit Chambord ici. Le château est loin de tout, même de la Loire, au milieu des marais et de la forêt. Il s’agit pourtant du second plus grand château de France après Versailles, il a d’ailleurs inspiré le Roi Soleil. Mais surtout François 1er n’a presque pas vécu à Chambord, jamais plus de deux semaines d’affilé, et si ses fils et petits-fils ont poursuivi les travaux d’aménagement, le palais était trop éloigné de la cour pour qu’ils y séjournent vraiment. C’est resté un pavillon de chasse traversé par les courants d’air et tellement grand qu’il était difficile à chauffer.

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Pose selfie/ blogueuse mode. LE fond n’est pas trop mal.
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Chambord est surtout l’un des plus gros domaines forestiers d’Europe, avec une faune et une flore préservée.  On y trouve des cerfs, des sangliers, mais aussi des poissons des marais.

Pour cette raison on a longtemps laissé Chambord tel qu’il devait être à l’époque : vide. MAIS la palais a en fait été habité bien plus tard : Louis XIV y a fait quelques séjours et il a servi de lieu de résidence à des princes en exil, des cousins du roi, etc. Aujourd’hui les monuments nationaux ont décidé de réaménager Chambord avec du mobilier du XVIIIe, époque où il a le plus été habité. Le contraste d’aménagement entre ces différentes époques est saisissant.

Mon copain a trouvé que le palais avait tout d’une belle coquille vide. Chef d’œuvre de l’art renaissance la façade extérieur peut paraître un peu too much : des tours de partout, de la dentelle à certains endroits et un massif mur d’enceinte. Je pense que Chambord est tout de même un château à voir justement parce qu’il est si impressionnant et mystérieux.

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En voiture sur la digue.
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Promenade matinale à Blois.

Ces deux jours dans la Loire étaient encore mieux que ce que j’avais prévu et j’ai vraiment très hâte de faire un deuxième séjour plus à l’Ouest, à la découverte de châteaux plus anciens : Loches, Amboise, Ussé, et tant d’autres !

 

 

 

 

Le monde merveilleux de la littérature jeunesse

Il y a six mois je suis devenue par le hasard des choses bibliothécaire jeunesse. Je ne dirais pas que j’ai pénétré dans un monde inconnu, mais j’ai redécouvert plus en profondeur un univers singulier de la littérature et j’en suis tombée amoureuse. J’ai toujours aimé pousser les portes des librairies jeunesse à commencer par la célèbre librairie Chantelivre de l’Ecole des loisirs : un immense magasin rempli de livres pour tous les âges où ma maman aimait nous emmener à deux pas du Bon Marché. J’avais d’ailleurs commencé une petite collection de livre jeunesse à Strasbourg : dans la magnifique librairie de la rue des Juifs j’avais craqué pour « Oh non Georges ! » après l’avoir feuilleté moult fois.

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Deux découvertes poétiques: “l’Ourse”, illustrations magnifiques et “Les collectionneurs”, une très bonne idée, une histoire très bien menée.

Alors quand on m’a proposé le poste je me suis dit pourquoi pas. Et j’avais raison parce que la littérature jeunesse c’est canon et ça devrait être bien plus mis en avant – notamment auprès des adultes. Vous trouverez donc à partir de maintenant – et aussi régulièrement que possible – des chroniques de littérature jeunesse, et pour commencer : pourquoi cette passion soudaine pour la littérature jeunesse ?

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  1. Parce qu’on a tous commencé par là !

Qu’il s’agisse d’albums, de contes, de documentaire ou de romans il ne s’agit jamais d’une découverte puisque nous avons tous eu entre nos mains des ouvrages de jeunesse. Se replonger dedans c’est avant tout se replonger dans son enfance, l’un des meilleurs moyens de conserver sa part d’enfance peut-être ! Il nous reste toujours l’intonation des phrases de maman ou de papa lorsqu’ils racontaient pour la énième fois la même histoire qu’on aimait tant – « Gargouilligouilla » pour ma part – on se souvient des albums qui nous ont un peu transporté et qu’on aimait regarder encore et encore, et surtout on se souvient des premiers romans dans lesquels on s’est plongé entièrement sans pouvoir en sortir, ceux qui nous ont donné le goût de la lecture. Harry Potter pour ne pas le citer.

Et bien surprise ! S’il y a beaucoup de nouveautés, de bonnes nouveautés, il en va de la jeunesse comme de la littérature adulte : elle a ses grands classiques. D’une génération à l’autre ce sont finalement souvent les mêmes auteurs qui aident les enfants à grandir et à développer leur imagination et on s’aperçoit vite qu’on les connait bien, et qu’on apprécie de les retrouver.

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“Moabi” – un ouvrage poétique sur l’écologie et l’homme par le talentueux Mickaël El Fathi
  1. Parce que c’est esthétique et poétique

La littérature jeunesse s’affranchit de certaines règles et se permet une certaine poésie beaucoup plus facilement que la littérature adulte. J’ai l’impression que les enfants sont plus réceptifs à l’association de mots, d’images, d’odeur, de sons, à des métaphores qui nous paraissent pourtant difficiles mais qu’ils intègrent très vite. Les histoires peuvent être douces et belles, expliquer le monde de la façon la plus jolie possible et amoindrir les maux les plus durs.

A côté du texte, souvent travaillé et très fin, il y a les illustrations et je ne vais pas mentir c’est avant tout ça qui m’attire vers tel ou tel livre. A force je finis par connaitre les illustrateurs et j’ai fait de superbes découvertes au point de me mettre moi-même au dessin. On ne peut pas rester six mois à admirer des planches sans avoir envie de se tester à son tour, ça ne fait pas fonctionner que l’imagination des enfants !

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“L’Ascension de Saussure” – à mi chemin entre l’album et le documentaire. Voyage au pays du Mont-Blanc.

Les couleurs, les textures, les techniques, autant de choses qui donnent une ambiance si particulière et qui conduisent ces ouvrages enfantins à flirter avec les livres d’arts. Certains sont d’ailleurs de vrais livres d’artistes travaillant sur l’objet livre et on finit par se demander s’il s’agit de livres pour enfants ou pour adultes ! Ces ouvrages coûtent en général un bras et permettent surtout une vraie réflexion sur ce qu’est le livre et ce qu’est l’artiste.

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Les livres pour enfant voyagent: on reconnait immédiatement le tramway de Lisbonne et on embarque pour une très belle histoire.
  1. Parce que c’est drôle !

Il y a en littérature jeunesse un humour singulier, une touche d’absurde qui me parle beaucoup. Outre les codes habituels du comique que les enfants abordent très tôt, on trouve souvent dans ces ouvrages un humour un peu grinçant, ironique, qui se moque du monde des adultes ou qui le défie. J’aime que les auteurs jeunesse ne s’adressent pas aux enfants comme à des idiots, loin de là puisque c’est souvent l’adulte qui est considéré comme tel. Ça m’est arrivé souvent de franchement rire en découvrant un album : pour n’en citer qu’un j’ai adoré les histoires de Courgette la grenouille.

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“Le sorcier vert” sur le photographe Salgado et son projet de reconstruire une forêt: Le très drôle “La mouette à la croustille” pour sensibiliser les enfants à l’écologie quotidienne!
  1. Parce que ça concerne tout le monde.

Des histoires enfantines ? Surement pas ! J’ai été étonnée de voir combien la littérature jeunesse s’attaquait à tous les sujets du plus anodin au plus grave. J’ai acheté de nombreux livres sur le deuil, la séparation, la guerre, l’écologie, et d’autres histoires simplement drôles mais qui touchaient souvent à des sujets bien plus complexes qu’il n’y paraissait. A mon sens il y a toujours plusieurs niveaux de lecture dans ces ouvrages, ils racontent bien souvent des histoires universelles qui touchent à la tolérance, l’amour, le respect, etc. J’adorerai créer un fonds de bibliothèque pour attirer les adultes vers ces albums soit-disant pour enfants mais qui concernent vraiment tout le monde.

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Des livres sur des thématiques moins fun: ici “Coton Blues” sur l’esclavage dans le sud des Etats-Unis. Superbes illustrations et belle évocation des croyances vaudous.

5 . Parce qu’on découvre des choses

Il n’y a pas que les enfants qui apprennent et s’ouvrent à des nouvelles choses avec cette littérature. Certains livres sont des véritables invitations au voyage – pour quelqu’un qui comme moi adore les récits de voyages illustrés, c’est une aubaine – New-York, la montagne, Paris, Lisbonne, il y en a pour tous les goûts. Et les documentaires tirent très bien leur épingle du jeu. Le retour ces derniers temps à des illustrations plus vieillottes fonctionne très bien: en feuilletant les encyclopédies animalières, les livres d’histoire ou même des imagiers on a envie d’aller voir plus loin. Les enfants se spécialisent souvent sur un domaine: les dinosaures, les planètes, les animaux de la mer et devinez quoi…ils en savent bien plus que nous à ce propos et on a donc beaucoup à apprendre de ces ouvrages!

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Passion livres pop-up! Ici sur la préhistoire.

Enfin parce qu’on s’évade, on entre dans des mondes merveilleux qu’on avait oubliés depuis longtemps et ça fait franchement du bien !

Nous avons la chance en France d’avoir un monde de l’édition jeunesse très compétent, qui publie régulièrement de très bonnes choses avec d’excellents illustrateurs et autant de supers auteurs. L’offre éditoriale est bien moins importante que dans le secteur adulte mais à mon sens de meilleure qualité : il est en effet très rare qu’il y ait de mauvais livres qui sortent. On peut ne pas en aimer certains, en critiquer d’autres sur leur message, leur rigueur mais il s’agit souvent seulement d’une question de goût.

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Dernière trouvaille “Le voyage d’Osvaldo” – Une mignonne histoire pour affronter ses peurs et vivre de grandes aventures!

Quelques adresses et liens:

Avant de vous faire des articles plus complets sur le sujet et pour aller plus loin je vous conseille vivement un blog superbe qui donne envie: La route des briques jaunes tenu par Vicky et Mathilde. Beaux, épurés, les livres choisis sont variés, originaux et très bien critiqués. Une référence pour les blogs jeunesse.

La librairie chantelivre de l’Ecole des loisirs: 13 rue de Sèvres, Paris, Metro Sèvres-Babylone

Librairie La Bouquinette, 28 rue des Juifs, Strasbourg : les devantures sont faites par des artistes et changent régulièrement. Mieux que les vitrines de Noel des Galeries

*Le dessin de la vignette de l’article est de moi.